Nicolas Bay PE tribune

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 9 juillet 2018

Depuis janvier 2018, le Parlement européen invite à chaque session plénière le chef de l’exécutif de l’un des 27 Etats membres de l’Union européenne pour un débat sur « l’avenir de l’Europe ».

Mercredi 4 juillet, c’était le tour du premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki. En réalité, le débat a vite tourné au réquisitoire contre le gouvernement démocratiquement élu de la Pologne. Les attaques se sont concentrées sur les différentes réformes du système judiciaire polonais, qui visent principalement au départ anticipé de juges d’obédience marxiste.

Soulignant à plusieurs reprises la fierté de la nation polonaise, M. Morawiecki a appelé les eurodéputés à respecter les spécificités nationales propres à chacun des peuples qui composent l’Union européenne.

Joignant le geste à la parole, il est ensuite allé visiter l’exposition consacrée à Jean-Paul II, organisée justement par un député de son parti, le PiS, Droit et Justice. En effet, la Pologne est très attachée à son identité chrétienne et entend défendre sa civilisation plutôt que les prétendues « valeurs » abstraites et désincarnées prêchées par la Commission de Bruxelles.

Plus de deux ans après la venue de Beata Sydło, du même parti que son successeur, c’est toujours avec la même arrogance que les tenants du fédéralisme européen cherchent à nier ce qui fait la vraie richesse de l’Europe : nos nations démocratiques, lesquelles se lèvent partout sur le continent pour en finir avec les dérives et les délires de la technocratie bruxelloise à bout de souffle.

ENL France