Nicolas Dupont-Aignan

Par Nicolas Dupont-Aignan, président de DLF, député de l'Essonne le 12/07/2018

La conférence nationale des territoires s’est tenue ce jour en l’absence des principales associations d’élus, qui a juste raison l’ont boycottée.

Après les 80km/h, mesure stupide et sans fondement, qui va éloigner les Français des centres de décision, la fermeture des classes rurales qui condamne des villages entiers à la disparition de leurs habitants, la diminution drastique du nombre d’emplois aidés qui a exclu 166 000 Français de l’emploi, l’absence d’action pour lutter contre les déserts médicaux et le transfert des compétences des communes aux intercommunalités, le gouvernement et la haute administration s’obstinent mettre à mort les collectivités locales de notre pays !

Les régions se voient confisquer la gestion des CFA et plus largement de l’apprentissage, alors qu’elles gèrent les Lycées et la formation professionnelle.

Les départements, tributaires de la solidarité, sont contraints de compenser financièrement l’augmentation ahurissante du nombre de mineurs isolés qui arrivent en France, soit environ 1,25 milliards d’euros, en plus des 11 milliards que coûtent les prestations sociales, sans compensation intégrale de l’État.

Les communes qui appréhendent déjà la suppression de la taxe d’habitation, une de leurs principales ressources, sans que l’État ne soit en mesure de préciser les modalités exactes de la compensation, sont placées sous tutelle.

Alors que sur les 3 dernières années, les collectivités locales ont réalisé 34% d’économies à l’échelle de toutes les dépenses nationales, le gouvernement a annoncé qu’elles devront économiser 13 milliards d’euros supplémentaires d’ici à 2022. Soit 3 milliards de plus que prévu dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron, alors même qu’il augmente les dépenses et les impôts !

Les élus locaux ne sont pas dupes ! La stratégie du bouc-émissaire permanent, consistant à désigner des cibles, à dresser des catégories de Français les unes contre les autres, retraités, cheminots et aujourd’hui élus locaux, commence à s’émousser et n’abuse plus personne !

Le rôle du Président n’est pas de diviser, mais de rassembler les Français autour d’un projet commun.

Debout la France