Justice 2

Des actes d'une rare violence. Emmanuel Depic, procureur de Vesoul (Haute-Saône), a annoncé mardi la mise sous écrous de cinq personnes pour avoir imposé des sévices à une personne vulnérable en la séquestrant chez elle. Fourchette chauffée à blanc sur le corps, brûlures de cigarettes, menaces psychologiques: la victime, un homme de 39 ans placé sous curatelle était parvenue à s'enfuir après avoir subi un déchaînement de violences pendant deux jours, en septembre 2017.

Lors d'une conférence de presse, le procureur a précisé que l'homme était séquestré dans son logement, occupé par des marginaux, et que ses agresseurs lui ont aussi posé le visage contre une plaque chauffante électrique, l'un d'eux menaçant de lui "couper un doigt, s'il racontait son histoire".

Ils voulaient lui extorquer de l'argent

D'après le procureur, les cinq agresseurs sont tous "Hautsaônois qui zonent" qui voulaient extorquer à la victime de l'argent. Lundi, deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils ont ensuite été déférés devant un juge d'instruction à Vesoul et écroués. En avril, l'enquête avait permis de désigner deux frère et un troisième homme, également en détention provisoire, comme les trois premiers suspects de l'affaire.

Les cinq suspects, âgés de 23 à 40 ans, sont poursuivis pour "violences de plus de 8 jours avec trois circonstances aggravantes: utilisation d'une arme en réunion, sur une personne vulnérable et également pour extorsion", a précisé le procureur vésulien. Ils encourent 10 ans de prison et seront jugés en correctionnelle. L'enquête se poursuit pour identifier d'autres éventuelles victimes.

Suivie par l'Union départementale des associations familiales (Udaf) de Haute-Saône, l'homme avait pu dénoncer les faits en se confiant à son curateur.

Le 24/07/2018

BFM-TV