Roger-Petit

L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du RN, ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici

Causeur

Par Gilles Casanova le 28/07/2018

Il était très difficile d’égaler la performance de ce grand du rire qu’est Bruno Roger-Petit qui nous a fait son numéro « Joue-la comme Érich Honecker », il y a quelques jours en évoquant « La plus grave sanction donnée à l’Élysée depuis le début de la Ve République ».

Castaner, roi de la vanne

Cela semblait hors d’atteinte, on était dans une qualité une pureté de jeu et de style qui semblait inégalable. Il nous rappelait opportunément qu’entre l’Élysée et le théâtre Marigny, temple de « Au théâtre ce soir » il n’y avait qu’à traverser l’avenue de Marignan.

Lorsque Christophe Castaner entonna son « Avec les Bleus, il portait les bagages », bien sûr, on a ri de bon cœur, et on a applaudi, mais il n’y avait pas le décorum et les beaux costumes de Bruno Roger-Petit.

Mais il y a maintenant, une vraie concurrente, le défi est lancé par Mimi Marchand, qui se jette dans un solo remarquable« À l’interview d’Alexandre Benalla au Monde, j’étais là absolument par hasard ! Je rapportais les clés d’une location de vacances à Biarritz…» La concurrence est rude pour Bruno Roger-Petit mais il n’a pas dit son dernier mot.

On rit comme des baleines

Le danger c’est que le public a du mal à reprendre son souffle, on commence à avoir mal au ventre tant on rit.

Il faut dire qu’elle a lancé cela alors qu’on sortait à peine de « On a oublié de faire la déclaration de patrimoine des chargés de mission de l’Élysée » où Alexis Kohler était lancé dans la grande tradition du cirque, celle du clown blanc

On notera au passage que la maison d’en face, de l’autre côté de la place Beauvau, était restée très en retrait avec Gérard Collomb« Oui, je suis ministre de l’Intérieur ,mais on ne me dit jamais rien, ainsi je ne sais rien du tout ».

Qu’est-ce que tu fais pour les vacances?

On avait eu un sourire, mais franchement on sentait bien qu’on n’était pas dans la grande classe de l’Élysée. La transformation de l’Élysée en un cirque/café-théâtre avec des plaisanteries de plus en plus grasses est-elle un progrès ? On peut s’interroger.

Cette concurrence est délétère, et on voit bien qu’en s’y essayant le président de la République avec « Qu’ils viennent me chercher » et le très attendu « Alexandre Benalla non plus n’est pas mon amant » scie ce que Stéphane Rozès appelle « la verticalité ».

Ça peut plaire pour les vacances, mais les Français pourraient se lasser à la rentrée.