Julien Odoul

Communiqué de Julien Odoul, président du groupe RN au CR de Bourgogne-Franche-Comté du 14/09/2018

Le 13 septembre, Emmanuel Macron a annoncé la mise en œuvre d’un plan pauvreté pour 2020 et 2021, énième opération de communication destinée à camoufler l’ADN politique de l’ancien banquier de chez Rothschild devenu le président des très riches.

Par un communiqué de presse lapidaire, la présidente socialiste de la Région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, a osé étriller les orientations jupitériennes en déclarant « le tournant social de ce quinquennat n’est donc pas pour aujourd’hui ». Le revirement de celle qui fut l’une des premières à déclarer sa flamme au candidat En Marche en 2016 ne manque pas de sel. En effet,  le temps des illusions est désormais terminé. Place aux réalités d’un pouvoir autoritaire qui ne jure que par le dogme de l’ultra-libéralisme, la casse sociale et le matraquage des plus modestes.

Marie-Guite Dufay est en vérité totalement disqualifiée pour donner des leçons en matière de lutte contre la pauvreté. En effet, malgré des finances en apparence vertueuses d’un point de vue strictement comptable, la Région ne consacre pas une ligne budgétaire pour aider nos 370 000 pauvres. Bien au contraire, les choix de l’exécutif aggravent les fractures territoriales en favorisant la métropole de Dijon et les quartiers « prioritaires » au détriment des territoires ruraux où la précarité fait des ravages

Autre priorité de l’exécutif : soutenir et encourager l’immigration massive avec un total de 1,8 million d’euros dédiés à l’installation, l’entretien et la formation des migrants en Bourgogne Franche-Comté.

Pourtant des solutions concrètes existent pour soutenir les plus fragiles. Le groupe Rassemblement National avait notamment proposé la mise en place d’un chèque régional de solidarité pour les personnes âgées isolées, financé par le transfert des subventions octroyées aux migrants. Cette mesure avait été balayée d’un revers de main par la gauche et la droite régionales.

N’en déplaise à Marie-Guite Dufay, l’idéologie du « vivre-ensemble » est incompatible avec la lutte contre la pauvreté qui exige de donner la priorité aux nôtres plutôt qu’aux autres.

Publié dans Le Bien Public le 14/09/2018