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"Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve ! Ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler"a assuré Emmanuel Macron, samedi 15 septembre, face à un jeune demandeur d'emploi qui lui exprimait ses difficultés. La séquence a été largement commentée dans les médias et sur les réseaux sociaux, notamment par la classe politique, à gauche comme à droite.

"Un mépris de caste insupportable"

Quelques jours après la présentation du plan pauvreté, toute la gauche monte au créneau pour dénoncer les propos d'Emanuel Macron. A commencer par la gauche radicale. Ian Brossat, chef de file du PCF aux élections européennes, juge sur BFMTV "insupportables" les propos de Macron et estime que "le fameux 'virage social' aura duré trois jours". Le député France insoumise Eric Coquerel évoque "un mépris de caste insupportable". Enfin, la porte-parole de Lutte ouvrièreNathalie Arthaud s'est dit "révoltée" sur BFMTV"Macron devrait se faire embaucher à Pôle Emploi."

La gauche plus modérée tient également des propos très durs pour qualifier les conseils donnés par Emmanuel Macron"Ce présupposé permanent a l’encontre des chômeurs, qui ne trouveraient pas d’emploi car ils n’en cherchent pas ! Propos malheureux trois jours après la présentation du Plan Pauvreté", regrette la sénatrice PS Laurence Rossignol. "Méprisant de la République, épisode 143", estime simplement Benjamin Lucas, l'ancien président du MJS qui a rejoint Benoît Hamon. "Il y a vraiment quelque chose d''ancien régime' chez le chantre du 'Nouveau Monde'", ajoute l'eurodéputé PS Emmanuel Maurel.

"Glaçant"

A droite, les propos tournent également autour du "mépris" supposé du président de la République. La députée LR Valérie Boyer dénonce ainsi "l'art du mépris permanent". Même son de cloche du côté du sénateur LR Alain Houpert"Quelle distance et mépris ! C’est glaçant !

Pour trouver un soutien, Emmanuel Macron ne peut compter que sur ses propres troupes. Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le FigaroChristophe Castaner, délégué général de La République en marchea défendu le président de la République :  "Mais est-ce que ce que le président de la République dit est faux ? (...) Vous préférez la langue de bois ? Moi, je préfère un président de la République qui dit la vérité."

Le 16/09/2018

Franceinfo