RN bleu rectangulaire

Communiqué du Rassemblement National du 25/09/2018

Le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire, a présenté son projet de budget pour 2019, annonçant d’emblée un gain de 6 Mds EUR de pouvoir d’achat pour les Français.

Les ménages bénéficieront bien du dégrèvement de la taxe d’habitation à hauteur de 3,8 Mds EUR (contre 3,2 en 2018) ainsi que du transfert des cotisations vers la CSG à hauteur de 4,1 Mds. S’agissant des mesures négatives, on note la hausse de la fiscalité énergétique pour 1,9 Md, ou la hausse des prix du tabac (0,4 Md).

Toutefois, le gouvernement n’a pas comptabilisé dans ces 6 Mds la sous-indexation des pensions de vieillesse et des allocations familiales, qui n’augmenteront que de 0,3% alors que l’inflation pour 2019 est prévue à 1,7%. Ces mesures, qui figureront au PLFSS 2019, s’élèvent, selon le ministre du Budget Gérald Darmanin, à 3 Mds EUR. De 6 Mds, la hausse annoncée du pouvoir d’achat tombe donc à 3 Mds seulement.

Si l’on passe en revue les alourdissements fiscaux, le pouvoir d’achat n’augmente que pour les Français qui ne sont ni retraités, ni étudiants, ni fonctionnaires, ni chômeurs, ni automobilistes, ni fumeurs, c’est-à-dire pour presque personne !

Cette progression plus que modeste du pouvoir d’achat, outre qu’elle n’est financée que par la dette, est à rapporter aux 18,8 Mds EUR de réductions d’impôts accordés aux entreprises, notamment les grandes, et aux 9 Mds de cadeaux fiscaux accordés aux très riches l’an dernier et qui n’ont entraîné aucun « ruissellement », malgré les nombreuses promesses en ce sens du président de la République.

Plus inquiétant encore, l’effort de la nation en matière d’immigration s’accroît fortement. La mission Immigration Asile et Intégration voit ses crédits exploser de 200 millions d’euros pour atteindre 1,58 Md EUR. Nos compatriotes pauvres ou au chômage ainsi que les classes moyennes doivent donc se serrer la ceinture pendant que l’argent du contribuable continue à aller en priorité à l’accueil des migrants, dans un contexte où le déficit budgétaire passe de 2,5% à 2,8% du PIB et où la dette publique dépassera probablement le seuil fatidique des 100% du PIB.

Cette véritable politique de préférence étrangère est d’autant plus sidérante que la main du gouvernement ne tremble pas pour raboter des budgets importants : les territoires perdent ainsi 1,16 Md EUR et l’agriculture 300 millions d’euros. Macron continue ainsi à déshabiller la France périphérique pour habiller les grandes métropoles, les grandes entreprises, les nantis et … les clandestins.

Sans réindustrialisation, seule à même de créer des activités nouvelles et donc des recettes nouvelles et une baisse des dépenses, le gouvernement est condamné à un bonneteau fiscal aussi incessant qu’inefficace, toujours au détriment des Français les plus modestes et des classes moyennes.

Dans un contexte où la dévaluation est impossible, il est vital comme le propose le Rassemblement National d’engager une baisse massive des charges sociales sur les entreprises, en particulier les TPE-PME, véritables poumons économiques, de mettre en place un protectionnisme intelligent permettant de lutter contre la concurrence internationale déloyale, de couper les pompes aspirantes de l’immigration massive et de combattre sans faille la fraude fiscale.

Rassemblement National