NDA 2017

Discours de Nicolas Dupont-Aignan, président de DLF le 23/09/2018

Amoureux de la France, Unissons-nous !

Cet appel a été au cœur des travaux de notre congrès, comme en témoigne la table ronde dont je salue tous les intervenants.

Véronique Besse du MPF, Jean-Frédéric Poisson du PCD, Bruno North du CNIP, Hervé Fabre-d’Aubrespy de LR, Bernard Monot député européen, Emmanuelle Gave de l’Institut des Libertés et bien sûr, vous tous, mes chers compagnons de route de Debout la France.

Pourquoi cette expression des « Amoureux de la France » ?

Clemenceau affirmait : « une Nation est une âme ».

Et, justement c’est toujours quand on voit s’éloigner un être cher que l’on découvre à quel point on l’aime.

Les Français aujourd’hui sont de plus en plus nombreux à ressentir au fond de leur cœur, dans leur âme, dans leurs tripes, combien leur France, leur civilisation est menacée. Ils redécouvrent soudain combien ils l’aiment.

Et c’est cette passion de la France qui vous le verrez, deviendra le ressort du réveil collectif que nous attendons tous.

Quand son enfant est menacé, la mère puise en elle une énergie féroce pour le protéger.

Il en sera, j’en suis convaincu, de même pour le peuple de France.

Oui, de plus en plus de Français ne supportent plus la société désincarnée, inhumaine, déracinée que veut nous imposer à marche forcée, Emmanuel Macron.

Quand l’essentiel est en jeu, soudain nos compatriotes se lèvent, résistent, combattent et l’emportent.

Toute l’histoire de France le prouve.

Ce moment du sursaut est proche.

Nous avons d’ailleurs choisi cet emblème du coq, symbole des résistants pour dire que bientôt se lèverait le grand jour de la libération.

Mais aussi symbole de la victoire de notre pays lors de la coupe du monde de football.

Pour le foot, on a le droit de se sentir Français. Pour le reste, il faudrait s’en cacher.

Pourtant, nous sommes une majorité à être fiers de nos couleurs,

fiers de notre histoire,

fiers de nos terroirs,

fiers de notre civilisation,

fiers de notre devise : Liberté, Egalité, Fraternité.

Encore faut-il se donner les moyens de la faire vivre au quotidien !

Oui, Amoureux de la France, si nous ne voulons pas devenir étrangers dans notre propre pays, il faut nous unir !

Unir nos forces pour résister à ceux qui veulent nous coloniser économiquement, politiquement, culturellement, religieusement.

Unir nos forces pour vaincre ceux qui veulent détruire l’exception française, formulée par Romain Gary d’un trait clair et net : « Mon pays ce n’est pas la France, mon pays c’est la France libre ».

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Le rassemblement, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font.

N’oubliez pas que c’est en sélectionnant des joueurs de talent avec un bon esprit, plutôt que des vedettes capricieuses, que Didier Deschamps a préparé la future victoire de l’équipe de France. Et ce, contre tous les pronostics.

Vous tous ici, vous incarnez cette nouvelle forme de la résistance française. Vous incarnez ce qu’attendent les Français :

  • la droiture,
  • le souci de l’intérêt général,
  • la constance dans l’effort,
  • la cohérence,
  • la sincérité.

Comparé au règne de la frime et du fric, des Benalla et consorts… cela nous change !

Les Français n’en peuvent plus de cette politique de la communication pour la communication.

Le « Macronisme » n’aura été en définitive qu’un piège électoral.

J’en parle au passé car il est condamné tant il est arrogant et cynique.

Cynique, car derrière le masque du nouveau monde, le jeune Président a choisi la pire facilité voire la pire lâcheté : être faible avec les forts, et fort avec les faibles.

5 milliards de cadeaux à quelques milliers de privilégiés, financés par la baisse des pensions des retraités qui ont travaillé dur toute leur vie.

Une politique aussi inefficace que révoltante car le ruissellement attendu s’est évaporé dans les paradis fiscaux.

Il fallait un choc de compétitivité et plus de liberté pour les PME, les artisans, les commerçants, les agriculteurs.Mais la nécessaire baisse des impôts et des charges devait être réservée à ceux qui investissent, produisent et embauchent sur le sol français.

Cynisme, mais aussi arrogance.

L’avez-vous remarqué ?

Ce pouvoir n’accepte pas la règle du jeu démocratique qui consiste à respecter celui qui pense différemment.

Ce pouvoir prétend incarner un soi-disant« bien », le « nouveau monde », qui combattrait un soi-disant« mal », le « vieux monde ».

Mais qu’est-ce que le « monde ancien » pour Monsieur Macron ? C’est la France ! La France millénaire, c'est-à-dire nous les Français qui résistons pour la faire vivre.

Pour dissimuler sa soumission aux lobbies et aux intérêts financiers, le pouvoir se drape dans une bonne conscience pseudo morale.

Il a trouvé sa cause : les migrants. Il prétend les défendre en affichant une générosité de façade, alors qu’il ne fait que cautionner le déplacement d’une main d’œuvre bon marché au service des nouveaux marchands d’esclaves du XXIe siècle.

Même le Président sénégalais ne se lasse pas de répéter que la vocation des jeunes africains n’est pas de partir s’entasser dans des ghettos en Europe, mais de servir leur pays d’origine.

Comme je l’ai dit lors de l’émission « On n’est pas Couché », les donneurs de leçon du showbiz se félicitent de voir rentrer chaque année dans notre pays un nombre d’immigrés légaux supérieur à la population de la ville de Nice, 5ème ville de France. Sans même parler des clandestins.

Mais bien sûr, ils refusent de les accueillir dans leurs beaux quartiers.

Tout cela bien sûr aux frais des Français. Savez-vous que le Gouvernement a augmenté de 2 milliards d’euros les crédits pour l’accueil des migrants illégaux. 2 milliards d’euros financés par la réduction de vos aides au logement et la suppression de 150.000 emplois d’insertion.

Macron dénonce la préférence nationale mais applique la préférence étrangère en spoliant les Français les plus modestes et les retraités pour financer l’immigration clandestine.

Si gouverner, c’est choisir, alors moi je fais le choix de rendre l’argent aux Français, notamment à nos retraités qui ont travaillé toute leur vie au service de la collectivité, de la Nation.

Toutes celles et tous ceux qui s’opposent à l’appauvrissement des Français, au déracinement des êtres, au déménagement des peuples, sont caricaturés et salis.

Avoir travaillé 42 ans et se plaindre de voir sa retraite diminuée de 300 euros, c’est forcément être un affreux populiste !

Se faire flasher à 84km/h par un radar en roulant sur une route déserte en rase campagne, c’est forcément être un délinquant !

Habiter dans une petite ville et regretter de voir fermer la Poste, l’hôpital, la gendarmerie, c’est, rappelez-vous, être un gaulois réfractaire au progrès !

Etre artisan, commerçant, indépendant, agriculteur, travailler 70H par semaine pour à peine un SMIC et se plaindre de la concurrence déloyale d’un travailleur détaché polonais qui ne paye pas les cotisations sociales françaises, c’est forcément être xénophobe !

Etre une jeune femme et refuser de se faire insulter sous prétexte de porter une jupe, c’est forcément être raciste !

Combien de temps allons-nous accepter cette tyrannie de la pensée unique qui veut nous interdire non seulement de nous exprimer mais tout simplement de penser.  

Nous avons tous été bouleversés par le témoignage de Patrick Jardin qui a portécourageusement l’indignation étouffée de tout un peuple, scandalisé, outré, humilié d’apprendre que le rappeur Médine puisse venir chanter sa haine des Français dans la salle martyre du Bataclan. Comment accepter d’entendre au Bataclan le refrain « crucifions les laïcards » d’un homme qui a titréson deuxième album « djihad ».

Cher Patrick Jardin,vous pouvez être fier de vous, fier de votre combat qui a fait renoncer les organisateurs indignes de cette profanation.

Français, ne nous laissons plus faire ! Français, ne nous laissons plus menacer !

Censeurs, inquisiteurs, c’en est assez, c’en est fini de votre intimidation morale qui veut que dès que l’on prononce les mots :honneur, Français,peuple, Nation, famille, on soit taxé de populisme, de fascisme, de racisme.

Expliquez-moi pourquoi un vote est « populaire » quand il est en faveurd’Emmanuel Macron et devient tout à coup « populiste » quand il est pour nous.

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Après un an de pouvoir, les Français ne sont plus dupes de cette manipulation permanente des esprits car la vérité apparaît ; les faits sont têtus.

La croissance s’essouffle,

le chômage ne baisse pas,

l’insécurité explose

et l’immigration clandestine s’accélère.

Rien d’étonnant puisqu’Emmanuel Macron ne traite pas les causes des problèmes. Il applique la feuille de route d’institutions comme la Commission européenne et de personnalités comme Mme Merkel, que vous n’avez jamais élues et qui servent donc leurs propres intérêts, pas les vôtres.

Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, une autre politique était possible, reste possible pour guérir la France et pour offrir une vie meilleure aux Français.

Il ne suffit pas de critiquer le Gouvernement. Les Français veulent savoir ce que nous ferions concrètement à sa place.

Nous aurions par exemple baissé les charges des PME pour gagner de la compétitivité et relancer la croissance. 

Nous aurions imposé des règles pour éviter que la Chine ou les Etats-Unis ne s’emparent des plus belles entreprises françaises, comme Alstom, Technip.

Nous aurions obligé les travailleurs détachés à payer les charges sociales françaises, mettant fin à leur concurrence déloyale. 

Nous aurions institué des prix garantis pour nos agriculteurs et refusé les traités de libre-échange déloyaux.

Nous aurions osé défier Monsanto sur le glyphosate  pour protéger la santé des Français.

Pourquoi Emmanuel Macron et son gouvernement ne l’ont-ils pas fait ? Par lâcheté.

Car ils n’ont pas eu le courage du général de Gaulle, de Mme Thatcher, de M Kohl, ou de M Salvini defaire passer l’intérêt national avant la bureaucratie bruxelloise.

Mais nous aurions aussi bloqué l’arrivée des migrants  en Europe et conditionné l’aide au développement de l’Afrique à la maîtrise de ses frontières.

Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Par idéologie.

Car ils cautionnent la déclaration de mars 2017 du Commissaire européen Dimitris Avramopoulos estimant que l’Europe a besoin de 6 millions de migrants supplémentaires.

Nous aurions rétabli la fouille des prisonniers pour éviter la violence dans nos prisons. 

Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Par démission

Car la jurisprudence des Cours de Justice européennes nous l’empêche. On a le droit de fouiller les passagers dans les aéroports mais pas les criminels dans les prisons !

Nous aurions fermé la centaine de mosquées salafistes et renvoyé leurs imams, prêcheurs de la haine, dans leur pays d’origine.

Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Par complaisance.

Car ilssont prisonniers de leur amitié avec les monarchies du golfe.

Je pourrais multiplier ainsi les exemples dans tous les domaines qui prouvent qu’il est vraiment possible d’agir autrement au service du seul intérêt général.

Mais à une condition : renégocier les traités européens qui nous paralysent.

Malheureusement, Emmanuel Macron veut se servir de l’élection européenne de 2019 comme blanc-seing pour aller plus loin.

Avec notamment la répartition autoritaire des migrants sans l’accord des Etats-membres,

la poursuite de l’élargissement de l’UE à la Turquie et aux Balkans

l’augmentation du budget européen,

et donc de la contribution nette de la France de 7 à 15milliards d’euros payés par les impôts des Français !

Et pourfaire accepter cette fuite en avant destructrice, Emmanuel Macron a inventé ce combat imaginaire entre les soi-disant « progressistes » et les soi-disant « nationalistes ».

Qui sont ces fameux « progressistes », les nouveaux alliés de notre apprenti sorcier ! Ses récents déplacements officiels en Europe nous l’apprennent.

Les paradis fiscaux comme le Luxembourg et l’Irlande qui détournent des milliards d’euros.

Les Pays Bas qui font du dumping pour attirer toutes les multinationales.

Angela Merkel qui refuse la taxe sur les GAFA et qui a semé le chaos migratoire dans son pays. Sa folle politique d’immigration est en train de briser le consensus politique allemand de l’après-guerre. Le vrai barrage aux extrémistes, c’est la souveraineté nationale.

Faut-il qu’Emmanuel Macron soit aux abois, pour prétendre que les Danois soient ses alliés : eux qui ont justement refusé l’euro, eux qui contrôlent leurs frontières, eux qui maîtrisent leur politique migratoire !

Tel un canard sans tête, En Marche s’agite dans tous les sens, insulte certains de ses homologues européens plébiscités par leurs peuples, comme Salvini.

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L’élection européenne de mai 2019 est l’occasion unique de stopper cette machine infernale à broyer les Nations, les peuples et les êtres.

L’occasion unique de permettre à la France de retrouver sa liberté, sa personnalité, sa dynamique pour résoudre enfin les problèmes des Français.

L’occasion unique de reconstruire un nouveau modèle européen de coopération et de paix.

L’enjeu n’est pas d’être pour ou contre l’Europe, mais de choisir la bonne Europe ! Celle des Nations et des projets qui a fait ses preuves plutôt que celle de la finance et de la bureaucratie qui depuis 30 ans échoue.

Oui, l’enjeu est de ressusciter les Nations et donc les démocraties.

Oui, l’enjeu est de relancer de belles coopérations pour peser dans le monde de demain.

Pour la première fois dans l’histoire du parlement européen, l’élection des députés servira à quelque chose de concret.

Cela nous changera des mascarades précédentes.

Vous votiez en France pour l’UMP qui prétendait s’opposer aux socialistes, mais leurs députés respectifs siégeaient au PPE ou chez les sociaux-démocrates, qui se partageaient à tour de rôle les responsabilités et votaient les mêmes textes dans plus de 90% des cas !

Les accords de libres échanges déloyaux,

l’aide financière à la Turquie,

l’élargissement aux Balkans,

la suppression des visas pour la Roumanie et la Bulgarie,

les travailleurs détachés,

la destruction des services publics.

Républicains, centristes, socialistes :ils ont tout voté ensemble.

En mai 2019 pour la première fois, une majorité, oui, vous entendez bien, une majorité de députés « euro réalistes »peut redonner un sens au suffrage universel et changer le cours de l’histoire.

Partout sur le continent des mouvements, chacun bien sûr avec sa spécificité nationale, veulent remettre l’Europe au service des peuples.

En Pologne, en Hongrie, au Danemark, en Finlande, en Autriche, en République Tchèque, en Italie, ils sont déjà au Gouvernement car ils proposent un autre logiciel européen.

C’est une chance unique à saisir.

Alors que notre pays avait toujours vu loin, et porté haut l’étendard de la liberté en Europe,les dirigeants français penchent aujourd’hui du mauvais côté de l’histoire.

Après avoir piétiné les référendums populaires, ils s’entêtent à défendre l’indéfendable.

Sommes-nous condamnés à laisser l’Europe à Emmanuel Macron et Angela Merkel pour le plus grand malheur des peuples ? Non.

Sommes-nous pour autant obligés de confier nos intérêts à d’autres pays, fussent-ils gouvernés par des dirigeants amis euro-lucides comme en Italie ou en Hongrie ? Je ne le crois pas.

Face à une crise européenne majeure, l’effacement de notre pays porte atteinte à nos intérêts.

Quand les Nations se réveillent, quand les peuples se libèrent, la France fidèle à son histoire doit être au premier rang !

Vous avez lu comme moi, cet été dans la presse, quantités d’articles expliquant que la plupart des partis politiques français cherchent désespérément des têtes de liste pour les élections européennes de mai 2019.

Les leaders politiques qu’ils soient pour ou contre l’Union européenne ne souhaitent pas aller au combat. Tous aux abris !

Mais comment,à la veille d’une bataille aussi décisive pour l’Europe que pour la France, des généraux peuvent-ils rester ainsi en arrière de leurs troupes ?

Ce n’est pas dans mon caractère de me défiler.

Surtout quand l’intérêt de mon pays est en jeu.

Aussi, j’ai l’honneur de vous annoncer ma candidature.

Je conduirai une liste d’union pour les élections européennes de 2019.

Un rassemblement inédit, de femmes et d’hommes intègres.

Un projet sérieux et solide.

Voilà les fondations sur lesquelles nous allons bâtir notre victoire !

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Avant de détailler la rupture que nous défendrons au Parlement européen, je veux insister sur la recomposition politique que nous incarnons.

Notre liste est l’occasion magnifique de rassembler tous les patriotes et républicains qui veulent changer d’Europe car ils aiment la France.

Partout en Europe, quand l’union se fait, la victoire est au rendez-vous.

Notre liste d’union sera un coup de tonnerre contre le système d’Emmanuel Macron qui divise pour mieux régner.

Cette recomposition politique, nous l’avons amorcée avec le rassemblement des Amoureux de la France.

C’est déjà un grand pas mais nous devons aller plus loin encore !

* * *

Je lance donc aujourd’hui un appel solennel : oui, j’ouvre grands les bras, aux membres, sympathisants, électeurs des Républicains comme à ceux du Rassemblement National qui partagent nos convictions, et veulent participer à cette nouvelle résistance française.

Soutenez-nous ! Résistons ensemble.

Je lance aussi un appel à leurs responsables.

Laurent Wauquiez, Marine Le Pen, vous n’êtes pas candidats aux élections européennes !

C’est votre choix. Et pourtant vous insistez tous les jours sur la crise européenne et la nécessité d’un nouveau leadership français.

Alors, en cet instant historique, soyez logiques avec vous-mêmes, soyez à nos côtés !

Soutenez notre liste d’union, la seule qui mettra une bonne droite à Macron et redonnera espoir aux Français !

Nos électeurs ne comprendraient pas que nous ne soyons pas capables de nous entendre autour des solutions urgentes qui font l’unanimité :

  • contrôler nos frontièrespour mettre fin à la submersion migratoire,
  • rétablir une concurrence loyalepour relancer l’emploi,
  • stopper l’élargissement sans fin notamment à la Turquie,
  • relancer de belles coopérationsscientifiques européennes.

Du côté des Républicains, le temps de la clarté et donc du choix est venu.

Qui faut-il croire ?

Le Laurent Wauquiez qui écrit le livre « Europe, il faut tout changer » et qui va féliciter Viktor Orban. 

Le Laurent Wauquiez, président d’un parti, les Républicains,dont les eurodéputés votent les traités de libre échange sauvage, les aides à la Turquie, ou encore les sanctions contre Orban.

De Nadine Morano qui soutient Orban ou de Valérie Pécresse qui s’en indigne, Laurent Wauquiez, quelle est votre ligne politique ?

Moi je sais ce qu’attendent vos électeurs et vos militants.

Du côté du Rassemblement National, n’est-ce pas le moment de dépasser l’esprit de parti ?

Aux élections européennes, je suis candidat, Marine le Pen a fait le choix de ne pas l’être.

Au second tour de l’élection présidentielle, en la soutenant pour faire barrage à Emmanuel Macron, j’ai prouvé que je faisais passer l’intérêt de mon pays avant le mien.

J’ai été d’une loyauté totale, avant comme après le fameux débat.

Aussi, je ne doute pas qu’à son tour, elle fera de même.

Je sais déjà que beaucoup de cadres, de militants et d’électeurs du Rassemblement National répondront à mon appel.

Aux Républicains, aux Patriotes, à tous les Français, je veux dire que notre liste d’union sera exigeante.

Exigeante sur les idées, mais aussi exigeante sur les personnes qui les porteront au Parlement européen et représenteront la France.

Nos compatriotes, mais aussi tous nos partenaires européens, et nous en avons rencontré beaucoup de toute nationalité, à Paris, Bruxelles, Strasbourg ou ailleurs, attendent le désintérêt et l’intégrité. C’est pourquoi aucune personne sérieusement mise en examen par la justice ne fera partie de notre liste.

Un nouveau jour se lève sur la politique française.

Vous allez être surpris de l’ampleur des ralliements qui se dévoileront. En rassemblant des femmes et des hommes exemplaires, sincères et combatifs, nous allons bousculer les vieilles rentes partisanes, les structures stériles et impuissantes, et redonner espoir aux Français !

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L’union, pour être solide et durable, a aussi besoin d’un programme crédible.

C’est tout le sens du manifeste pour un nouveau modèle européen, que nous avons adopté ce matin.

Les Français ne veulent plus des euro-béats qui ont défiguré la construction européenne, mais ils ne veulent pas non plus des euro-destructeurs.

Ils veulent des euro-réalistes, des euro-constructifs.

Depuis le premier jour de ma vie politique, j’ai voté contre les traités qui dépossédaient le peuple français de la maîtrise de son destin. (ses frontières, sa monnaie, son budget, ses lois)

J’ai, avec d’autres, porté la victoire du NON à la Constitution européenne.

Lorsque l’UMP avec ses complices du PS ont adopté au Parlement le traité de Lisbonne et ainsi violé le NON du référendum de 2005, j’ai quitté ce mouvement qui n’était plus digne de se revendiquer du gaullisme pour créer avec vous Debout la République puis Debout la France.

Au second tour de l’élection présidentielle de 2017, j’ai pris mes responsabilités pour faire barrage à Emmanuel Macron et sa folle politique européenne.

Depuis des années, je propose avec vous tous des solutions alternatives concrètes pour garantir l’indépendance de la France et la bonne entente des peuples.

Vous l’avez bien compris, puisque nos partis respectifs ont préparé ce nouveau modèle européen.

Oui, notre manifeste présente un beau projet alternatif permettant aux Nations de retrouver leur indépendance tout en continuant cette fois-ci pour le meilleur, à travailler ensemble, mais à la carte, autour de programmes communs : scientifiques, industriels, environnementaux.

C’est un changement complet d’organisation européenne que nous proposerons aux Français.

A l’image d’une copropriété dont on changerait à la fois le syndic et le règlement. Au fil du temps, le précédent syndic avait pris l’habitude d’intervenir dans nos appartements, de nous obliger à l’aménager selon ses goûts et de nous envoyer des factures exorbitantes.

Il avait même été jusqu’à supprimer les portes de nos appartements sous prétexte que nous sommes voisins, sans même installer en bas de l’immeuble un code.

Tout le quartier venait se servir dans nos frigidaires et menacer nos familles chez nous. Notre immeuble était devenu un squat. Qui pourrait accepter un tel désordre ?

Notre projet européen, c’est la révolution du bon sens.

Le nouveau syndic ne s’occupera que des parties communes. Il sera contrôlé par les copropriétaires qui redeviendront maîtres chez eux.

Chacun pourra aménager son appartement comme il le souhaite et inviter à sa table qui il veut.

Cela n’interdira pas, tout au contraire, les voisins de rester bons amis et d’investir ensemble pour améliorer la copropriété.

J’ai pris cette image pour vous convaincre qu’il est indispensable et possible de renégocier l’ensemble des traités européens pour une France respectée dans une Europe utile.

Une France respectée, c’est une Nation qui pourra demain contrôler ses frontières, expulser les clandestins et préserver son mode de vie sans rendre de compte à personne.

Une France respectée, c’est une Nation qui ne versera plus 9 milliards d’euros à la Commission européenne qui finance des concurrents déloyaux. Nous récupèrerons chaque année 8 milliards d’euros, qui permettront d’annuler la hausse de la CSG dont ont été victimes nos retraités.

Le milliard restant sera octroyé au cas par cas à des projets d’intérêts européens.

Quant aux travailleurs détachés, ils devront s’acquitter des charges sociales françaises.

Les marchés publics pourront être réservés aux PME locales et les accords de libre-échange déloyaux seront renégociés.

Enfin, les importations de produits alimentaires qui ne respectent pas nos normes sanitaires et environnementales seront interdites. Il en va de la santé de nos enfants.

Une France respectée, c’est une Nation qui rapatriera au niveau national les compétences relatives à la famille, à l’éthique, au service public, à l’éducation, à la santé, à l’industrie.

La Commission de Bruxelles sera supprimée et remplacée par un secrétariat général allégé. Les lois seront nationales et les fonctionnaires européens devront enfin payer des vrais impôts comme tout le monde !

Des Nations libres et donc à nouveau démocratiques pourront additionner leurs énergies retrouvées pour coopérer ensemble et bâtir enfin une Europe utile.

Une Europe utile, c’est une Europe qui permet aux Nations de travailler ensemble sur la base du volontariat, autour de projets concrets, comme ce fut le cas pour Airbus ou Ariane.

Programmes, qui je le rappelle, sont nés en dehors du cadre de l’Union européenne et qui n’auraient aujourd’hui même pas le droit d’être lancés en vertu des règles des traités !

Partout de la Chine aux Etats-Unis, les stratégies de prédation industrielle et commerciale sont de plus en plus puissantes : 80% des acquisitions d’entreprises européennes par la Chine sont de haute technologie contre 0% aux Etats-Unis.

Nous investissons à peine 2% de notre PIB dans la recherche alors que la Corée du Sud investit près de 5%. Il est vital de remettre les pays européens dans la compétition scientifique et technologique du XXIe siècle.

Créer un champion numérique européen comme les Chinois l’ont fait face aux GAFA américain

Investir massivement dans l’intelligence artificielle.

  • Bâtir un plan de lutte contre le cancer et Alzheimer,
  • Investir dans le panneau solaire du futur à haut rendement énergétique,
  • Chercher des substituts non polluants aux glyphosates mais aussi au plastique, et encourager une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé.
  • Poursuivre la conquête de l’espace mais aussi la découverte des fonds marins, notamment en Outre-Mer.

Autant de chantiers fondamentaux pour la survie et la réussite des Nations d’Europe face aux 2 super puissances que sont la Chine et les Etats-Unis.

Vous le voyez, le travail de fond réalisé au cours de ces derniers mois nous permet d’offrir aux Français une alternative politique crédible.

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Oui, je crois en une France libre, audacieuse, exemplaire et éternelle.

Une France capable de remettre l’Europe au service des peuples qui la composent.

L’Union européenne, ce monstre bureaucratique a voulu se construire contre les Nations, contre les siens !

C’est un fiasco intégral.

Il n’y a aucune fatalité à subir un coup d’Etat permanent de quelques technocrates affairistes.

L’Europe est une trop belle idée pour être kidnappée au détriment des européens.

Encore faudrait-il se souvenir qu’elle n’est pas née en 1957.

Si l’Union européenne se perd aujourd’hui dans d’inextricables super structures bureaucratiques et d’incalculables faiblesses, si elle se laisse glisser aux marges de l’histoire, c’est qu’elle a oublié l’histoire, sa propre histoire et en particulier ses origines, ses racines, ses sources.

Pour déjouer le défaitisme, de Gaulle proclamait en 1940 que la France venait du fond des âges.

Je dis aujourd’hui que l’Europe aussi est venue du fond des âges.

Les sources de l’Europe sont multiples, magnifiques. Les penseurs grecs, la République de Rome, l’égale dignité de tous les êtres affirmée par la chrétienté, l’esprit des lumières, sans oublier bien sûr la Gaule à laquelle nous devons plus que nous croyons. La fierté d’un peuple libre et rebelle et ce coq dont je parlais tout à l’heure en mentionnant qu’il fut le symbole des résistants.

L’enjeu de cette élection européenne est au fond assez simple. La France doit redevenir une grande Nation politique capable de faire vivre et respecter chez elle ses valeurs. Une grande Nation politique capable de réécrire une nouvelle page européenne.

Les défis du monde sont devant nous.

Le défi écologique pour que notre planète survive.

Le défi technologique pour garantir la puissance du continent.

Le défi éthique pour que l’homme reste maître de son destin.

Notre mission est des plus exaltantes.

Libérons la France

Reconstruisons l’Europe des Nations et des projets

Vive la République !

Vive la France !

Debout la France