Collomb PSQ

Tribune libre du 3 octobre 2018 de Muriel Coativy, Déléguée départementale de la fédération RN du Rhône

C’était la mesure phare du quinquennat Macron. Après la « polprox » des années Jospin, reprise en 2012 par François Hollande, Emmanuel Macron avait promis « des forces de l’ordre respectées par des Français mieux protégés », grâce à la création d’une police de sécurité du quotidien (PSQ) déployée sur trente quartiers de reconquête républicaine (QRR). En fait, une énième vaste et grande fumisterie entrant en résonnance avec toutes les réformes précédentes lancées à coups de millions d’euros sans aucun résultat, faute d’avoir le courage politique de nommer les vrais maux de notre société.

En février dernier, le ministre de l’Intérieur aujourd’hui démissionnaire, Gérard Collomb, lance sans conviction cette nouvelle PSQ. Sept mois plus tard, en septembre dernier, les premiers effectifs prennent leurs fonctions dans huit des trente QRR. Sept autres quartiers devaient être couverts d’ici fin 2018 et quinze autres en 2019. Seulement voilà, Gérard Collomb quitte le navire en plein déploiement de la PSQ, remettant ainsi en cause l’esprit même de la politique sécuritaire d’Emmanuel Macron, réduite dès lors à de la simple poudre de perlimpinpin ! Cette fois, la montagne n’aura même eu le temps d’accoucher d’une souris.

40 ans d’émeutes à Lyon qui gangrènent progressivement tout le territoire français, 20 ans d’une politique sécuritaire désastreuse qui permet à la violence de gagner du terrain partout, 20 ans d’un laxisme judiciaire favorisant l’implantation du grand banditisme. Stop ou encore ?

Face à la menace terroriste, aux gangs et aux trafics en tous genres, face aux provocations quotidiennes, aux règlements de compte à coup d’armes automatiques, cette réforme est complètement hors-sol, digne de celles que la gauche nous sert depuis des décennies sans apporter la moindre solution crédible au mal qui ronge notre société.

Tous les responsables politiques savent que, avant même de commencer un travail de reconquête des quartiers sensibles, il faut casser les cartels de drogue, les structures criminelles bien établies. Pour désenclaver les zones de non-droit, le problème est donc avant tout un problème de réseaux avant d’être un problème d’ordre public. Mais quel homme ou quelle femme politique auront le courage de s’attaquer à ces réseaux mafieux ? Quel homme ou quelle femme politique auront le courage de lever l’omerta sur ces dysfonctionnements qui gangrènent notre économie et notre sécurité ?

La justice doit apporter une réponse ferme et sans concession à cette violence voulue et assumée par la racaille, même mineure. Et elle ne doit pas la banaliser, comme à Marseille, où les homicides au sein du crime organisé ne relèvent désormais que de la correctionnelle. Elle ne doit pas non plus banaliser les propos violents de certains rappeurs, justifiés au nom de la création artistique et qui prônent en chanson le racisme anti-blanc, l’antisémitisme ou encore le sexisme, avec la bénédiction des élus locaux qui souvent subventionnent cet électorat et s’acoquinent avec les responsables religieux.

L’Etat ne doit plus se rendre complice de l’économie souterraine des trafics de drogue qui font vivre des quartiers entiers. L’INSEE ne doit plus intégrer dans le calcul du PIB les 2,7 milliards d’euros générés annuellement par les trafics de drogue (= 0,1 point du PIB). L’Etat doit au contraire aider les populations dépendantes de ces réseaux mafieux à retrouver leur indépendance.

L’Etat doit soutenir ses forces de l’ordre. Elle doit leur donner les moyens d’agir, par un soutien matériel et moral. Lorsque le Président promet le recrutement de plus de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires d’ici 2022, c’est en omettant de dire que les départs à la retraite seront bien plus importants sur cette même période. Les nouveaux effectifs déployés sur les zones de sécurité prioritaire devront donc être pris sur d’autres territoires. Encore une fois, on déshabille Pierre pour habiller Paul. De même, la création des QRR est l’arbre qui cache la forêt car, l’agrandissement des circonscriptions entraîne la fermeture ou le regroupement des commissariats et des gendarmeries qui vont peser négativement sur la sécurité et éloigner un peu plus la police des citoyens.

Quant au soutien moral, nos gouvernants font tout pour que la peur ne change pas de camp. Au-delà du débat sur l’inversion de la légitime défense en faveur de nos forces de l’ordre, tout est fait pour ternir l’autorité de nos policiers et gendarmes. Absence de réponse judiciaire ferme en cas d’outrage ou d’agression envers nos forces de l’ordre. Haine anti-flics entretenue par les syndicats, les rappeurs et certains médias sans condamnation sans appel de la part des pouvoirs publics. Les Présidents de la République eux-mêmes adressent un message fort en préférant s’afficher avec des malfrats (F.Hollande avec Théo, E. Macron avec le gangster « repenti » et le dealer de Saint-Martin) plutôt qu’avec nos policiers agressés et blessés.

Enfin, l’Etat est politiquement irresponsable en défendant des réformes qui envoient sciemment nos policiers sur des terrains minés tels des moutons à l’abattoir.

Comment défendre encore les vertus salvatrices de rencontres débonnaires entre de gentils mais paumés délinquants et de valeureux policiers assistants sociaux, quand on sait que ces délinquants d’hier sont, pour partie, des criminels en devenir et qu’ils n’hésitent plus à tendre eux-mêmes des guets-apens meurtriers.

Je serais tentée de vous parler de cette grande femme politique française qui, inlassablement, courageusement, ne cesse de rappeler les règles simples mais fermes permettant un retour de la République dans tous les territoires :

* Rétablir l’ordre républicain.

* Rétablir l’autorité.

* Rétablir l’unité nationale.

Retrouvez nos propositions dans le Plan le Pen pour les banlieues et les travaux de nos élus et cadres du Rassemblement National au sein du forum Défendre et Protéger.

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