Bay 6 sept 2017

Communiqué de presse de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen, Co-Président du groupe « Europe des nations et des libertés » du 12/10/2018

La réforme de la taxe d’habitation est partiellement entrée en vigueur cette année. Il ne s’agit pour l’heure que d’un abattement de 30% qui ne concerne qu’une partie des contribuables. En outre, de très nombreuses communes ont augmenté les taux de la taxe d’habitation (sanctionnant au passage les 20% qui ne sont pas concernés par l’allègement) car l’État n’a prévu aucune compensation à cette diminution de recette des collectivités locales.

La baisse puis la suppression annoncée de la taxe d’habitation, dont le produit annuel s’élève à 20 milliards d’euros, a conduit beaucoup de communes à compenser d’ores et déjà cette diminution de ressources en augmentant aussi la part communale de la taxe foncière ou en prévoyant de le faire sur les exercices budgétaires 2019 et 2020.

Macron donne donc de la main gauche ce qu’il prend de la main droite. D’autant plus que la suppression maintes fois annoncée de la taxe d’habitation ne correspond pas pour autant à une baisse globale des prélèvements obligatoires. Tout au contraire, la seule année 2018 a été marquée par 4,8 milliards d’euros d’impôts et de taxes supplémentaires. Le pouvoir d’achat des Français est d’autant plus en berne que cette année est marquée par une hausse importante de la CSG pour les retraités, du gel des pensions de retraite, de l’augmentation des tarifs du gaz, des péages autoroutiers, des timbres, du tabac, du forfait hospitalier, etc.

La hausse très importante des taxes sur le carburant, applicable au 1er janvier 2019, représentera à elle seule 3 milliards d’euros de fiscalité supplémentaire qui frappera très durement nos compatriotes habitant la ruralité et qui utilisent souvent leur véhicule par nécessité, pour travailler ou rechercher un emploi.

La philosophie fiscale du gouvernement est symptomatique des objectifs d’Emmanuel Macron : une fiscalité qui frappe toujours plus durement les classes populaires et moyennes avec des conséquences dramatiques sur l’économie réelle.

Rassemblement National