IRAN – USA : la grande parodie
Article de Jean-Marc Desanti publié le 21 juin 2011
« Le pouvoir n'existe plus que comme parodie »
(Jean Baudrillard )
Il n'existe pas entre états stables de tensions irréductibles car il n'y a pas entre gouvernements de relations établies « une fois pour toutes ». Les adversaires d'hier deviennent les amis d'aujourd'hui et les alliés de demain, parce que la nature même de tout pouvoir est de survivre en développant une politique prioritairement conforme à ses intérêts, c'est à dire, en termes moins élégants, de tout faire pour durer.
Les USA et l'Iran ont , officiellement, connu une amitié réciproque jusqu'à la chute du Shah, puis en apparence, depuis vingt ans, de violentes tensions qui semblaient se cumuler durant le conflit Iran-Irak. En réalité l'administration américaine de Reagan misa très concrètement sur Téhéran en organisant des livraisons massives d'armes par l'intermédiaire d'Israël. Ce qu'on nomma « l'Irangate » apparaissait comme incompréhensible aux yeux de beaucoup de « spécialistes », l'explication était pourtant simple : Face au « matérialisme » soviétique l'islamisme était favorisé. En vendant des armes aux iraniens les États-Unis faisaient d'une pierre deux coups.
D'une part ils se servaient des profits engrangés pour soutenir « les contras » qui combattaient les Sandinistes soutenus par l'URSS au Nicaragua et d'autre part nourrissaient la lutte armée contre l'Irak, faisant plus de 500 000 morts, qui avait le soutien de Paris et de Moscou.
Puis, les évènements continuèrent à resserrer les liens très discrets mais très étroits entre Washington et Téhéran. En 1998, 70 000 hommes des forces terrestres et aériennes iraniennes, appartenant aux pasdaran (gardiens de la révolution) et aux bassidji (milices islamiques) se massèrent à une cinquantaine de kilomètres de la frontière afghane en menaçant d'intervenir pour écraser les talibans. C'est à cette époque que La Vevak ( services secrets iraniens ) établit des contacts avec le commandant Massoud. C'est à cette époque aussi que la Vevak et la CIA s'entendirent sur le plan de soutien et de secours aux forces de Massoud. Téhéran était, d'ailleurs, déjà engagé dans le conflit, ses avions ravitaillant en vivres et en armes depuis des mois l'Hazarajat, une région du centre de l'Afghanistan, tenue par les milices chiites hazaras, alliées de Massoud et que les talibans n'avaient pas encore conquises.
Aussi lorsque le premier décembre 2001 l'US Air Force commença les bombardements sur Tora Bora, elle put bénéficier de l'ouverture de l'espace aérien iranien pendant deux mois.
Mieux encore, en 2003, l'armée américaine est partie du Koweit vers Bagdad, via le désert de Nassiriyah, les brigades de l'organisation Badr avec leurs 15000 hommes ( réfugiés et transfuges chiites irakiens ayant combattu avec les iraniens pendant la guerre irano-irakienne ) étaient déjà entrées depuis la côte d'Al Imara et de Sa'd Algharbi pour protéger les arrières de l'armée américaine. C'est à ce moment-là aussi que les iraniens proposèrent aux Etats-Unis le fameux accord 6+6 , les six pays frontaliers de l'Irak, plus les USA et les pays du Conseil de sécurité, plus l'Égypte... Ce qui fut appliqué, dans les faits, malgré les dénégations embarrassées des diplomates US.
Pour le Pentagone, les iraniens sont des gens censés avec lesquels on peut faire « de bonnes affaires », la réciproque est vraie.
Depuis une dizaine d'années, il n'est pas de mois où l'on n'annonce une attaque américano-israélienne ou israélienne ou américaine contre l'Iran. Les experts les plus avisés nous exposent avec précision le déroulement des opérations futures, escomptant bien qu'avec le temps , ils auront forcément un jour raison …
Mais il n'en est rien et pour cause.
Les américains ont pu, grâce au puissant allié chiite, pacifier l'Irak, c'est à dire morceler le pays en le laissant sous forte influence iranienne.
Les iraniens, toujours inquiets et en opposition face au monde arabe sunnite, ont réussi par Gi interposés à détruire Bagdad l'orgueilleuse et même, par ricochet, à s'introduire et à remporter de grandes victoires en imposant le Hezbollah dans le jeu compliqué entre le Liban, la Syrie et Israël.
Le reste, recette médiatique rabâchée de l'intox et de la peur, n'est qu'un rideau de fumée , des gesticulations à usage interne.
Le USA PATRIOT Act n'est-il pas indispensable au capitalisme d'état américain pour expliquer ses atteintes aux droits fondamentaux face à l'apocalypse d'un nucléaire iranien ?
De même la répression de toute opposition par les bassidji ne trouve-t-elle pas sa parfaite justification dans les manœuvres supposées destructrices du « grand Satan » ?
Mais observons, de plus près, les dernières trouvailles des deux présumés protagonistes.
On parle de plus en plus du PJAK, groupe révolutionnaires armé kurde créé en 2004, d'inspiration marxiste et féministe ( la moitié des combattants sont des femmes ).
Ce groupe perpétrerait des attentats à la frontière de l'Irak et de l'Iran.
Le 4 Février 2009, Barrack Obama décréta le PJAK , comme groupe international terroriste. Cet acte gouvernemental américain n'est-il pas un soutien direct au gouvernement iranien ?
Quel genre de conception est-ce ? Pourquoi le président américain prend-t-il cette décision et choisit-il de ne pas soutenir la démocratie et les droits des groupes minoritaires en Iran comme les Kurdes, les Azéris, les Assyriens, les Juifs ou les Arabes ?
Le gouvernement américain sait pourtant bien que les droits des Kurdes n'ont pas été reconnus pendant un siècle. Comment se fait-il alors que le président Obama s'oppose aux droits fondamentaux tels que le respect de toute culture et le libre apprentissage de sa langue maternelle ?
Ce volontarisme politique soutient-il le gouvernement iranien pour lui permettre de continuer son « alliance » avec le Pentagone, et le gouvernements turc afin que la Turquie puisse rester membre de l'OTAN ?
Le régime iranien craint-il les militants du PJAK parce qu'ils sont pour la démocratie ?
Il semble, curieusement, que l'administration Obama ne supporte pas la lutte pour la démocratie en Iran.
De même, elle montre une patience peu commune et une prudence inhabituelle dans ses commentaires, concernant les évènements sanglants en Syrie. Le peuple kurde qui a vécu en Syrie des milliers d'années, avant même l'arrivée des Arabes au Moyen-Orient, n'a pas obtenu la citoyenneté syrienne, et est le premier à payer le prix du sang aujourd'hui.
Est-ce donc la raison pour laquelle on laisse la répression durer et se renforcer encore ?
«Nous avons des rapports de nos frères à l'intérieur de l'appareil de sécurité iranien qui démontrent que des généraux turcs sont venus en Iran pour préparer l'écrasement du PJAK et faire porter, à l'organisation, la responsabilité d'actes terroristes réalisés par des provocateurs», a déclaré Amir Karimi, membre du Comité de coordination du PJAK.
« Ce plan de terreur fait partie de leur tentative pour obtenir de l'Union européenne de rallier les États-Unis afin de répertorier le PJAK comme un groupe terroriste ».
Pendant ce temps, en Europe, le régime iranien a envoyé quelques tueurs à gages en l'Allemagne pour abattre le secrétaire général du PJAK, Rahman Haji Ahmadi.
« La police allemande a appelé la semaine dernière Ahmadi pour l'avertir que trois tueurs iraniens, utilisant des passeports turcs, avaient emménagé dans un appartement près de l'endroit où il vit », a déclaré le porte-parole du PJAK . « Ils lui ont demandé d'être prudent, mais ne lui ont offert aucune protection ».
Comment comprendre de telles circonvolutions ?
Il nous suffit de regarder une carte du « grand Moyen -Orient », projet US machiavélique déjà largement engagé.
Ainsi, si on y voit un Kurdistan « libre » avec pour capitale Kirkouk, où les kurdes représentaient les trois quarts de la population en 1897, avant d'être massacrés dès 1980 par le régime arabe d'Hussein, avec l'aide et la complicité des turcs et des iraniens, on observe aussi que l'Iran débarrassé au nord – ouest des kurdes, récupérerait, au sud-ouest, une vaste zone appelée « états arabes chiites », entourant le Koweït et ayant une frontière commune avec les « territoires intérieurs saoudiens indépendants », une partie de l'Arabie saoudite démembrée.
Il est à craindre qu'une fois de plus, ayant toujours besoin de barbouzes pour leurs opérations très spéciales, la NSA, avec l'aide du MIT turc ( Millî İstihbarat Teşkilatı ) et de la Vevak n'ait encore créé, un nouveau Al Qaida ou une nouvelle UCK, manipulables à souhait, qu'elle agite , qui parfois lui échappe, mais qui donne l'impression, l'illusion fausse qu'il se passe « quelque chose » , que demain peut-être les rapports de force basculeront.
Mais tout est sous contrôle. Le logiciel suit sa progression. Tous les paramètres ont été rentrés, les hypothèses élaborées sont testées et corrigées en temps réel.
N'oublions pas, Oncle Sam ne sort de son grand chapeau que le meilleur scénario possible à ses yeux.
Pour les petits James Bond obéissants comme Oswald, Diem, Bakhtiar, Moro, Kabila ou Ben Laden , leurs destinées, nous le savons, est de finir truffés de plomb car les états ne s'opposent jamais. Il peut y avoir, seulement, des changements d'équipes, des rotations de mafias ( pour ceux qui transgressent les règles du Monopoly mondial ). On sort les « caves » de la salle de jeu pour ne garder que les « affranchis ».
Les états sont, ne l'oublions pas, le « game », le casino, la banque.
Le lieu où se décident les règles à suivre impérativement, les pauses, les clients qui gagnent un peu, les mensonges, les stratégies et les trahisons, bref ce qui fait que le banque ne perd jamais.
De Gaza à Tel Aviv nos frères de misère
Article de Jean-Marc Desanti publié le 7 juin 2011
« La terre n’appartient qu’aux hommes. L'oisif ira loger ailleurs.C'est de nos chairs qu'ils se repaissent ! Si les corbeaux si les vautours. Un de ces matins disparaissent....la terre tournera toujours.
S’ils s’obstinent, ces cannibales, a faire de nous des héros, Ils sauront bientôt que nos balles sont pour nos propres généraux. »
Eugène Pottier
« Un navire armé et financé par des apports français (dont le comité d’entreprise de la SNCF de la région PACA), se prépare à quitter le port de Marseille le 18 juin 2011 avec à son bord de nombreux Français », pour forcer « le blocus de Gaza ».Dans cette affaire à venir, sommes-nous condamnés au réflexe conditionnel du chien de Pavlov ? A ne réagir qu'avec notre cerveau primitif de reptilien ? A l'évidence tous les éléments de putréfaction intellectuelle sont réunis. Nous devrons choisir, nous serons sommés de le faire.Pour ou contre, et surtout aucune subtilité, aucun doute, aucune hésitation, aucune tentative d'élaboration d'une réponse complexe.Somme toute, c'est à un repos bovin que l'on nous convie. Vous êtes juifs ou philosémites ? alors hardi ! harponnons le bateau et si, en plus, il pouvait couler, malencontreusement, avec tous les occupants ... Vous êtes antisionistes ou antisémites ? Pourvu que les israéliens harponnent l'embarcation et s'il pouvait couler … en plus.
Donc, sur au moins une chose, tout le monde sera d'accord : du sang et des larmes.Moi aussi je veux bien que les dieux ( où est-ce que t'as vu « un » bon dieu ? ) frappent de leur foudre des humains mais d'abord les responsables de la catastrophe annoncée et universellement espérée.Qui sont-ils ? Hé bien que je périsse en me faisant beaucoup d'ennemis mortels, que les chasseurs de primes de tous les bords se préparent, que les fanatiques, en hordes d'assassins aiguisent leurs couteaux, trient leurs cartouches et huilent leurs chargeurs.Si vous voulez provoquer une bonne érection intellectuelle, dites à un juif qu'il est le plus intelligent, à un musulman qu'il est le plus fort , à un chrétien, puisqu'il pense être les deux à la fois, qu'il est le plus con et à un banquier que c'est lui le génie parce qu'il finance leurs malheurs à tous.Il y a les abrutis manipulés, les traîtres à leurs valeurs et les manipulateurs arrogants et cyniques : les abrutis d'imams, de rabbins, de ratichons bigots et dévots qui aiment leur prochain en cénacle bien verrouillé, un amour de l'humanité réservé à une quelconque tribu, pourcentage consternant au regard de notre univers , les traîtres chantres de la laïcité le jour et partisans politiciens dans l'ombre, on les comptera par centaines, les « nationalistes » qui confondent la nécessité des frontières pour protéger les populations et leur histoire et le repli haineux et nombriliste, et au dessus de tous ces cavaliers de l'apocalypse, les parrains de la finance trop heureux d'acheter le maintien des illusions pour mieux achever de sacrifier les réalités.
L'association de ces coquins ne se dénoue pas, elle se tranche ! Allons-nous sombrer dans la haine et l'indépassable sottise ? Quelle sidérante idée de faire partir de France un bateau sur-médiatisé pour une zone de conflit où se concentrent toutes les frictions lucifériennes des religions abrahamiques.S'il existe des volontaires pour combattre auprès du Hamas, qu'ils prennent donc l'arsenal du costume militaire et de la cagoule, là-bas.Qu'ils y aillent, je n'ai aucune objection sur le principe comme d'ailleurs à ce que les partisans d'Israël revêtent l'uniforme de Tsahal ( j'aurais, en ce domaine, mauvaise grâce à renier mes actions ) quoique j'accepte le débat sur l'opportunité de telles conduites.Mais internationaliser ces tensions meurtrières signifie-t-il vouloir en découdre sur le sol européen ? Cela veut-il dire qu'il soit envisageable qu'il y ait un vainqueur ici ? Là-bas ?Il y aura un gagnant par KO et par coup d'État, comme l'exprime Michel Drac : « On aligne l'Occident sur la Chine, et l'oligarchie occidentale se met en situation de verrouiller les peuples qu'elle domine comme le Parti Communiste Chinois verrouille l'immense Chine. On y vient doucement. Le coup d'État néolibéral du capital monopolistique global, c'est ça. »
C'est abject et génial, générer des tensions horizontales qui peuvent, en grande partie, neutraliser les tensions verticales.Et les braves volontaires des deux côtés s'imaginent-ils défendre l'indépendance de leur camp ? Que n'écoutent-ils pas Christine Lagarde, future patronne du FMI, qui fut à Chicago la présidente du premier cabinet d’avocats d’affaires américain, le cabinet Baker et Mackenzie, venter, sur Oumma TV la nécessité de la finance islamique, dans l'engrenage, pour la sécurisation du capitalisme mondial !
« fonds d'investissements absolument nécessaires et respectueux des prescription de la charia » !
C'est ainsi, diviser les populations, rendre inconciliable l'union des individualités contre le Léviathan, en provoquant la compétition des génocides entre les peuples.La Terre est-elle une propriété privée ? Existe-t-il une seule terre sacrée ? Une ville sacrée, une religion ou une nation sacrée ? J'avais cru comprendre que seule notre planète, aux yeux des divinités invoquées, était sacrée. J'avais cru comprendre que nous étions tous frères en Dieu. J'avais cru saisir que pour l'Éternel, la destinée de ses enfants était commune.J'ai dû rater un révisionnisme théologique. Les barbus monothéistes vont, comme le Joueur de flûte d' Hamelin, nous conduire hypnotisés vers l'abattoir, en grand troupeau.Nous serons bénis, chacun dans sa langue et dans son rite, par des bipèdes qui se prennent pour des démiurges et suffisamment stupides ou cupides pour ne pas gueuler à la face du monde les vérités qui dérangent les monarques profanes.Alors, comme nous avons des enfants, de la famille, des frères, des sœurs et des camarades d'un côté, nous allons continuer notre périple sauvage que nous menons depuis des millénaires : une masse de reptiles hideux, venant des quatre coins du monde, croisée avec une cohorte d'agneaux destinés au sacrifice rituel.
En ces temps héroïques, que l'on nous promet, beaucoup d'innocents vont périr, victimes de la « bonne discipline », de la passivité des « masses » devant l'absurdité.Alors moi, je veux bien finir au TPI, non pour un Srebrenica ou pour un Auschwitz de plus mais pour avoir pendu aux réverbères de nos cités tous les banquiers attelés au culte du veau d'or.
« Ne supprime jamais une parole de vérité de ma bouche, car je mets mon attente en tes jugements » Psaumes 119,43
Ni de droite, ni de gauche : « Democracia real ya »
Article de Jean-Marc Desanti publié le 29 mai 2011
« Peuple, toi que l'on craint, que l'on flatte et que l'on méprise; toi souverain reconnu, qu'on traite toujours en esclave, souviens-toi que partout où la justice ne règne pas, c'est que le peuple a changé de chaînes et non de destinées ! »
Robespierre dernier discours 8 Thermidor AN II
Surtout en parler le moins possible.
Tel semble être le mot d'ordre de la classe politico-médiatique concernant le mouvement des Indignés.
Après la Grèce, où de très violentes manifestations rythment, désormais, la cavalcade du gouvernement vers l'abime, le Portugal, c'est au tour de l'Espagne de voir pousser des campements sauvages de citoyens. Le mois de Mai est ensoleillé, il fait chaud et les « indignados » sont plutôt jeunes. Cela rassure les experts des polices européennes qui expliquent que pour l'instant nous naviguons entre Woodstock et Mai 68. Pas de quoi , en effet , affoler les parvenus qui scrutent avec délice la venue de l'enfant Sarkozy. Notre monarchie se porte à merveille, un héritier nous est promis. Carlitta l'italienne s'apprête à mettre au monde un nouveau roi de Rome au royaume de Napoléon le petit, dirait Hugo, dans l'enfer de Néron disent les "Jovenes sin futuro", les jeunes sans avenir . Tout va bien. On croit en l'essoufflement du petit peuple.
Sauf que.
Sauf que, la police, à la Puerta del Sol, a très violemment dispersé les 15000 puis 25000 personnes qui selon El Païs déployaient leurs slogans « Somos ciudadanos y tenemos derecho indignamos », « indignamos y organisados ! ».
Sauf qu'on veut étouffer la parole qui se libère : « Nous sommes la jeunesse de l'Europe de demain ? Oui avec 35% de chômeurs et la précarité comme horizon ».
Mais voilà qu'à Athènes 15000 grecs se retrouvent devant le siège du parlement aux cris de « Espagne, nous sommes réveillés! Quelle heure est-il ? L'heure qu'ils s'en aillent ! » , « Voleurs ! Dehors la junte du FMI ! »
A Paris, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Grenoble des comités de liaison s'organisent. Venus de Tunisie et d'Espagne des jeunes gens font remonter la révolte du printemps des peuples vers le Nord. Ils expliquent que la lutte continue au Maghreb, que rien n'a changé, que les manipulateurs des agences mondialistes répriment dans le silence des médias, en toute impunité cette fois-ci.
Alors on déploie des banderoles jusqu'à Rennes où 300 personnes hurlent devant la mairie: « Ils prennent l'argent ? Prenons la rue ! »
Alors le pouvoir use de jeux de masques. Le faux bipartisme des « socialistes » et des « libéraux » cache le vrai pouvoir des banques et du marché, véritables dictateurs de lois iniques de paupérisation : Germinal de Zola triomphe encore au vingt et unième siècle.
On comprend l'élan romantique de ces « Misérables » pour faire tomber l'Ancien Régime. Donc s'attaquer aux grands bourgeois du G8 de Deauville puis prise d'assaut de Bruxelles, de la city de Londres, de Wall Street et enfin de Washington ?
Brider de court les fous, qui se prétendant les successeurs légitimes des grands hommes, veulent entraîner la civilisation dans l'abîme de la ruine et de la barbarie ?
N'est-il pas là le piège ? Montrer l'ampleur d'une tache impossible ? Expliquer que frapper à la tête est insurmontable parce que tout est hors de portée ? Winston Churchill répondrait : « Agissez comme s'il était impossible d'échouer ! ». Car la vraie question est celle-ci : « Que veut-on ? ».
Les traditions ont largement évolué compte tenu d’une déconsidération pour les valeurs culturelles locales. La culture est de moins en moins transmise aux nouvelles générations, préférant les biens de consommation modernes. Nous sommes pourtant, encore et toujours, dans une logique de développement « matérialiste », et de préférence hédoniste,sans changer le modèle économique actuel qui passe par une croissance économique (que d’aucuns considèrent comme infinie) liée à une consommation de biens de plus en plus forte. Nous ne pourrons cependant plus ignorer très longtemps la notion de décroissance soutenable, de dématérialisation ou, plus simplement, de moindre consommation.
Fait-on une grande révolution pour plus ou moins d'écrans plats, pour plus ou moins de « portables », pour plus ou moins de bruits, pour plus ou moins de silence ? Savons-nous qu’il faut 0,9 kWh pour produire une canette en aluminium, soit l’énergie nécessaire pour faire fonctionner une lampe économique de 15W pendant 60 heures ? Que les émissions de gaz à effet de serre dues à la production d’un kg de bœuf équivalent à celles d’un parcours de 70 km en voiture ? Que fabriquer une voiture d’une tonne produit 5500 kg de CO2 ?
Voulons-nous vraiment être libre, manger à notre faim et investir notre énergie dans l'éducation qui ne rapporte rien ?
L'agriculture française et européenne peut alors réaliser ce programme. Mais convenons alors que nous ne serons pas bien « riches » et que notre République deviendra une sorte de socialisme autogestionnaire où l'industrie du luxe n'aura pas sa place.
Nous serons une nation de paysans-soldats, isolée, en but au risque « d'interventions étrangères », aux sabotages, aux déstabilisations, aux contre-révolutions financées par des agents à la solde des ploutocrates.
Le veut-on ?
En ont-ils pleinement conscience les braves indignados ?
Sommes-nous prêts à faire le coup de feu derrière les barricades dans un premier temps puis à organiser des milices populaires dans les villes, les campagnes et les montagnes ?
Sommes-nous prêts à déployer notre armée en maquis opérationnels sur tout le territoire ?
Sommes-nous prêts à construire des abris et des tunnels pour, si besoin est, nous enterrer et ainsi permettre une défense farouche contre les mondialistes ?
Notre jeunesse est-elle prête à cheminer, en armes, sur les routes et les sentiers , nuit et jour, par tous les temps et en toutes saisons ?
Sommes-nous prêts au scoutisme d'état ? Tout un peuple, jeunes et vieux qui campe sur sa terre, par rotation.
Sommes-nous prêts à accueillir les révolutionnaires du monde entier dans des camps de formation et de devenir les maudits résistants à l'ordre mondial ?
Sommes-nous prêts à être plus Suisse que les suisses et plus viets que les vietnamiens ?
Si la réponse est oui, alors c'est possible car personne ne veut mourir pour Georges Tron ou Nicolas Sarkozy. Il ne faudra alors pas plus de trois semaines pour que les marionnettes nous rejouent la fuite à Varennes …
Mais si c'est non, il est à craindre que les cyniques comme Poutine, qui soutiennent Christine Lagarde et abandonnent la Libye aux prédateurs, puissent contempler avec un méchant rictus de jeunes leaders singer Cohn-Bendit en attendant de vieillir en Bernard Tapie.
Un peuple prêt à supporter toutes les humiliations et à perdre tous ses droits pourvu qu'il n'est pas à prendre les armes et à risquer sa vie, se trouve à son dernier soupir.
Une authentique révolution ne laisse pas en héritage une nostalgique mode vestimentaire ou des posters « made in USA » pour des bipèdes en mal d'acné. Elle laisse des têtes comme Maximilien Robespierre. Pour l'instant on loue le pacifisme et l'esprit de responsabilité des indignados de tous les pays. On voit le résultat des « révolutions arabes ». Les mercenaires de l'empire encore plus puissants.
Ce n'est pas avec des fleurs que l'on va se payer l'OTAN, le FMI, l'UE, l'OMC et la NSA.
Oh que non ! Car il s'agit bien de ça !
No pasaran !
La libertad o la muerte ! La libertad y la muerte !
DSK Piégé ou Le chien abattu par ses maîtres
Article de Jean-Marc Desanti publié le 15 mai 2011
DSK inculpé d'agression sexuelle, bon, actons le fait. L'étalon qui courait les juments sans avoir la carrure d'un aigle avait les défauts de Napoléon sans avoir les qualités de Bonaparte. DSK aime les voitures de luxe,les villas de luxe, les montres de luxe et la luxure. C'est la loi du milieu. Les dorures, les femmes faciles, le droit de cuissage, les salaires indécents, les gardes du corps et les voyages en avion, tout ça ne sont que des avantages, en nature, consentis comme les premiers logements de fonction attribués au instituteurs de la troisième république, ces hussards noirs qui eux payèrent leur dû au peuple français en agonisant par milliers, durant la Grande Guerre, dans les tranchées.
Au pire, les faits avérés, DSK risque vingt-cinq- ans de prison et au mieux l'exil à Abu Dhabi , où il s'épuisera obèse dépressif, entre deux danseuses du ventre et finira par claper d'un infarctus pour s'être trop gavé de rahat loukoum, à moins qu'il ne reste de lui qu'un gros tas de graisse arrogant jouant aux cartes à heures fixes et qui finira dominé par une femme lassée, qui, ne l'aimant plus, le gardera près d'elle, comme une sorte de chien en habit.
On pourrait s'amuser, indéfiniment, à composer des épitaphes du genre : « Ci- git l'homme sans qualités, une bonne fée s'était penchée sur son berceau mais malheureusement pour lui, c'était la bonne fée Lation ». Ce sera fait, n'en doutons point et c'est la rançon de la gloire bien moins douloureuse, tout de même, que de revenir « gueule cassée » du « chemin des dames » comme les 300 000 mutilés de 14-18.
Mais je crains que l'affaire ne soit plus sérieuse. Voilà un puissant de la terre, couvert d'éloges par l'éminence de Wall Street , encensé de Broadway à South Street et qui en à peine trois heures se trouve, intercepté dans un avion, ramené, enfermé et abandonné dans un commissariat de Harlem spécialisé dans les affaires de viol.
Le personnage ne m'inspire ni confiance, ni sympathie et si l'on ne peut totalement exclure une culpabilité, on peut tout de même se poser la question d'une manipulation.
Replaçons l'événement dans le contexte mondial économique catastrophique que nous vivons et qui ne cesse de nous apporter des nouvelles alarmantes. Le « spécialiste » Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, se trouve d'une part, contraint d'essayer de juguler la crise grecque, après avoir longtemps loué l'évolution de la situation à Athènes et d'autre part se prépare à devenir Président de la République française à un moment où, à tout moment, on risque un crise sociale majeure d'une violence inouïe.
Posons-nous cette incontournable question : Si nous étions les représentants du complexe militaro-industriel US, risquerions-nous de porter au pouvoir un homme dont personne ne doute, pas même les électeurs « socialistes » des attachements indéfectibles à nos intérêts ?
La réponse est non. La politique ultra-réactionnaire ne peut se permettre d'investir un homme déjà largement détesté par une partie du corps social. Pour imposer « des sacrifices » aux peuples, on sort plutôt un Obama de son chapeau, un type sympa, cool, qui fait peuple mais qui rassure les actionnaires et les spéculateurs .Qu'ont donc les socialistes à l'étal ?
Deux ou trois vaniteux jouant les Guevara en costume de ville? Une poupée automate ? Une fille à papa ?
On avait trouvé Mitterrand, contre Giscard, pour faire baisser la pression. Là, on a sous la main un ex rondouillard radical-socialiste, un gars qui ne fait pas New-York-Paris en première classe mais qui part de la Corrèze, avec son air bonhomme, un bâton de pèlerin à la main. Un voyage qui s'apparente au périple de Saint Jacques de Compostelle … François Hollande. Comme il a déjà perdu la rondeur d'Allende, on peut douter de sa volonté d'en découdre, comme le rêve Naomi Klein, avec les héritiers de Milton Friedman et de l'école de Chicago … Et, si ça tourne vraiment très mal, on jouera la carte du fascisme avec les classes moyennes paupérisées et apeurées par l'immigration destructive que nous avons provoquée. Il nous restera Marine Le Pen.
Ce que redoute vraiment le capitalisme transnational, c'est la révolution qui ne consiste pas, rappelons-le, à remettre à « une nouvelle classe » les leviers de commande de l'ancienne machine d'état mais bien de briser cette ancienne machine et gouverner à l'aide d'une « neuve ».
Jamais de prise de risque pour ces gens là … Ils lui ont dit à Dominique, mais à être trop sûr de soi et de sa toute puissance on en oublie l'adage :« Qui t'a fait roi ?»
Nos « amis » de Manhattan ne sont pas lâches, ils sont fous.
Ils veulent des gestionnaires lisses et proprets, dans chaque pays, surtout pas de loups prédateurs, de risque-tout, de visionnaires. C'est la politique du risque zéro.
Que nous reste-t-il alors, comme espace de liberté, à nous le peuple ?
Le peuple, oui le peuple qui pue et qui crève à la guerre ou au boulot. Et bien il désespère le peuple et il ne comprend plus rien à cette complexité qui, le crucifie. A force de manipulations machiavéliques on le poussera alors vers la sauvagerie. Borges disait :« Les dictatures fomentent l'oppression, la servilité et la cruauté ; mais le plus abominable est qu'elles fomentent l'idiotie. » Comprennent-ils cela nos dictateurs en rolex ou alors plus certainement vont-ils jusqu'à penser :« Que le pouvoir soit à nous ou qu'ils crèvent tous. » ?
Commémorer hier ou combattre demain ?
Article de Jean-Marc Desanti du 8 mai 2011
Nous vivons une époque épique. Mesurons-nous la chance que nous avons de partager des moments historiques tels que les commémoration de quatre années de Nicolas Sarkozy ou la célébration des trente ans du 10 mai 1981 ?
Et encore nous l'échappons belle ! Imaginons que Charles de Gaulle soit mort une année plus tard … Quoique.
Se trouveraient alors réunis en une messe laïque et baroque le gaullisme qui sauva l'honneur de la France en 1940 pour le perdre en 1962 à Alger; le mitterrandisme qui porta toutes les espérances des travailleurs en 1981 pour les trahir, de politique de rigueur en cohabitation, pendant 14 ans et le sarkozysme qui fait de notre pays un protectorat américain après s'être fait élire dans les costumes de Barrès, Jaurès et Clémenceau.
Le peuple de France après avoir été amputé de ses meilleurs fils durant les deux guerres mondiales, la campagne d'Indochine et les « évènements » d'Algérie n'a cessé depuis de se donner une série de grandes gueules à la tête de ce qui restait de nation. Mais une grande gueule, même gesticulante et tonitruante sur un corps invalide, c'est pitoyable et grotesque comme un pantin désarticulé.
Louis XVIII, gras dès sa jeunesse, attaqué par la goutte, obèse au point de pouvoir à peine se déplacer, faisant allusion à son successeur le comte d'Artois fringant mais « de cervelle point », dit un jour à ses conseillers :« Vous vous plaignez d'un roi sans jambes, vous verrez ce que c'est qu'un roi sans tête ».
Heureux mortels que nous sommes, nous avons les deux.
Singulièrement, depuis la V° république comme disait l'ermite de Colombey : « ce qui est à redouter, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein. » En effet, nous n'avons pas manquer et ne manquons pas de prétendants pour « porter le chapeau ».
Président de la république française : Valorisant peut-être ? Le sommet de la réussite à la Guizot : « Enrichissez-vous ! » ? Un lieu de bon plaisir ? Le triomphe d'une pathologie de l'orgueil ?
Mais pour nous citoyens, être dirigés par des névropathes à la solde de l'étranger ou par des vieillards en naufrage, nous fait passer de l'anorexie à la phase terminale. Ne nous y trompons pas : les gesticulations de tel ou tel n'empêchent en rien les barbares de piller et terroriser Marseille, ni les postures politiciennes hypocrites d'arrêter la destruction programmée, dans une lâche résignation, de l'identité française.
De Gaulle, Mitterrand ou Sarkozy ou plutôt Croquignol , Filochard et Ribouldingue ont ramassé les lambeaux que, très démocratiquement, le peuple français leur a abandonnés. N'en déplaisent aux tenants paranoïaques du « complot » , c'est bien en étant élus que nos présidents président.
C'est une galéjade de croire qu'il en sera autrement demain. Si, par exemple, DSK, l'expert en … Porsche, gagne la présidentielle , ce sera si une majorité de français le veulent , si et seulement si.
Manquent-ils d'informations ces compatriotes ? Sont-ils idiots ? Veules ?
Certainement pas, c'est en toute conscience qu'il font et feront leur choix, malgré toutes les conséquences catastrophiques prévisibles sur leur vie quotidienne. Bien sûr, les politologues assermentés, les sociologues médiatisés, les spécialistes autoproclamés, les psychologues de Secret story trouveront toutes les explications convenues et rassurantes incluant la nécessaire et inévitable évolution des temps, la sainte prise de conscience de l'utilité sans faille de la mondialisation, le respect des droits de l'homme, la victoire de la diversité.
Mais le peuple des catacombes, le plus éclairé, car vivant dans la nuit de l'abandon et de la pauvreté, y verra des réalités plus dérangeantes : la paresse, le conformisme et la peur.
La paresse de se reconstruire une identité contre les médias, nouveaux professeurs Diafoirus d'un totalitarisme où comme écrivait corneille : « Les visages souvent sont de doux imposteurs, et où de beaux semblants cachent des âmes basses ! ».
Le conformisme avec comme idéal premier de naître avec les pompes funèbres payés d'avance et se fondre dans la masse des zombis, surtout sans se faire remarquer, pour suivre sa petite route avec sa petite auto jusqu'à sa petite maison préférant la chaleur bourgeoise du foyer à l'air pur des glaciers.
La peur de combattre dans nos rues les armes à la main pour conserver, oui conserver contre les assauts des vandales, les valeurs ancestrales de nos lignées.
Au fond ces commémorations, sans vergogne, des hontes d'hier, préparant celles de demain, sont une façon déguisée pour casser les rotules à l'animal et mépriser la loi naturelle.
Aucune bête au monde ne se laisserait manipuler, tourmenter ou martyriser, depuis des décennies comme notre peuple a pu l'accepter.
Les coups de griffes auraient jailli, les crocs auraient déchiqueté.
Aucune bête sauf le chien, ce loup brisé, apprivoisé, domestiqué comme esclave.
Sándor Petőfi, poète et âme de la révolution hongroise de 1848 qui trouva la mort au combat écrivit deux textes un pour les chiens l'autre pour les loups.
Les chiens : « Sous le ciel bas et nuageux, la tempête fait rage. Sans arrêt tombent pluie et neige.
Filles jumelles de l’hiver. Que nous importe, il fait si doux dans notre coin de cuisine, notre bon maître qui nous aime a permis que nous y restions. Aucun souci de nourriture quand finit le repas du maître, il reste toujours à sa table des reliefs qu’il nous abandonne … Le fouet il faut le reconnaître claque parfois sur nos échines. Cela fait mal, évidemment, mais plaie de chien se cicatrise. Une fois tombée sa colère, le maitre à nouveau nous appelle et nous venons lécher, ravis,la semelle de ses souliers. »
Les loups : « Sous le ciel bas et nuageux, la tempête fait rage. Sans arrêt tombent pluie et neige
Filles jumelles de l’hiver : Ici règne la désolation et un désert nous environne. Il n’y a même pas un petit buisson qui nous protège. Au dehors il y a le froid et la famine en dedans. Double ennemi, double tourment qui nous harcèle sans répit. Mais encore un ennemi, le chasseur et son fusil. Voyez la neige rougie par notre sang qui s'enfuit. Nous avons froid, nous avons faim et le flanc transpercé de balles. Voilà notre sort horrible, mais vivons et mourrons libres. »
A chacun librement de choisir quel sorte d'animal français nous voulons être.
Alors, au lieu, la larme à l'œil , de commémorer, de gémir, de regretter ou d'encenser, nous redeviendrons ce peuple fauve, renversant les idoles de mauvais plâtre.
Nous crierons de nouveau l'adresse du Commandant Changarnier à ses hommes le 24 novembre 1836 : « Soldats, ils sont six mille, vous êtes trois cents. La partie est donc égale. Regardez-les en face et tirez juste. »
Peu importe notre couleur de peau, notre religion, notre origine sociale et notre cosmogonie, nous repartirons ensemble à la conquête de l'Histoire.
Ben Laden ou l'autodafé d'un roman hérétique
Article de Jean-Marc Desanti publié le 4 mai 2011
« Le roman est une méditation sur l'existence vue au travers de personnages imaginaires. »
Milan Kundera
Il y a les apparences et ce à quoi nous invite notre condition d'homme, la traversée des apparences,long voyage initiatique , the voyage out.
L'opération « Géronimo » a donc été un grand succès. Opération, nous dit-on, menée par des phoques ( les seal de l'US Navy ) mais plus vraisemblablement par le JSOA , le service des opérations conjointes, comprenant les bérets verts de l'US army, le groupe d'action psychologique ( PSYOPS ), trois bataillons de rangers et diverses unités « fantômes » de l'US Air Force. Bref, les les Forces spéciales se sont entraînées quelque part entre San Diego, en Californie, Norfolk en Virginie et Fort Bragg en Caroline du Nord, le tout planifié par les logiciels de la NSA à Fort Meade dans le Maryland.
Le scénario, cependant, laisse un peu à désirer : A quelques mois du dixième anniversaire du 11 septembre, l'ingénieur milliardaire saoudien Oussama ben Laden, qui venait de fêter ses 54 ans, vivant depuis 5 ou 6 ans dans sa retraite de luxe au Pakistan, à cent kilomètres d'Islamabad, près d'une académie militaire,est malheureusement tué en se protégeant avec sa nouvelle jeune épouse. Miracle de la science, son identité est attestée par des tests ADN en quelques minutes et on balance son corps dans la mer à plus de mille kilomètres du lieu de l'attaque. De plus, le directeur de la CIA indique que les Etats-Unis n'ont pas informé le Pakistan de l'opération car ce pays "aurait pu alerter" le chef d'Al-Qaïda de l'imminence du raid.
Nous pourrions nous contenter de ces explications et des rebondissements spectaculaires à prévoir ne serait-ce que pour ne pas gâcher la joie bien compréhensible, quoique parfois puérile, de certains new yorkais. Cependant ce tintamarre médiatique peut aussi nous pousser à remettre en ordre les séquences d'une histoire que l'on cherche à nous simplifier jusqu'à la nausée.
Alain Marsaud, président de la fédération UMP de la Haute-Vienne, Ancien magistrat, notamment ancien chef du Service central de lutte antiterroriste au Parquet de Paris, a déclaré le 2 mai sur la chaine LCP :« les américains racontent n'importe quoi et vous journalistes vous reprenez ces informations ».
Et si nous essayions de sortir de ce « n'importe quoi » ?
S'il n'est pas envisageable de minimiser dans l'épopée ben Laden, sa participation à la lutte, dans la fin du vingtième siècle, avec les USA contre « le communisme mondial », on ne saurait s'en contenter pour accéder à une compréhension contemporaine des mécanismes mis en place par la « nébuleuse » Al Qaida et qui , aujourd'hui encore, présentent un intérêt indéniable pour mieux saisir les coulisses de la marche du monde.
Durant la guerre froide, les USA ont développé partout dans le monde une « contre idéologie » s'opposant au « communisme athée ».
C'était logique. Le capitalisme américain ne pouvait présenter une doctrine humaniste enthousiasmante seulement basée sur « la théorie de l'accumulation ». C'était idéologiquement pauvre, historiquement catastrophique et philosophiquement désespérant. Aussi, il investit le champ religieux. Tout d'abord avec GLADIO et CONDOR, il accorda diverses « aides » aux structures chrétiennes de droite jouant sur leurs positions politico-sociales communes.
On le vit en France, en Italie, en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Amérique du Sud évidemment.
Concernant le « monde arabo-musulman », il se contenta longtemps du double verrou : l'Iran du Shah et Israël. Mais il ne trouvait pas d'allié fiable dans le monde sunnite. Or en 1979 il se trouva confronté à un double séisme : la victoire de la révolution islamique à Téhéran et la prise de Kaboul par les soviétiques.
Sa réaction fut autant surprenante qu'admirable, nous devons bien l'admettre, stratégiquement et tactiquement parlant. Là où beaucoup d'autres auraient considéré qu'il fallait négocier ou faire une pause dans la guerre, il y vit la meilleure occasion d'abattre l'empire soviétique.
Le capitalisme et son complexe militaro-industriel , les USA n'avaient pas à chercher, pour une fois, des mercenaires ou à engager des troupes au sol pour atteindre leurs objectifs, car vinrent à eux les partisans du Djihad, non seulement les combattants mais aussi les capitaux.
Au milieu des années 80, le mariage de convenance entre les USA et le fondamentalisme sunnite se mua en un pacs à trois : direction américaine, argent saoudien et gestion pakistanaise. Le Pentagone injectait de fortes sommes dans la guerre mais cela ne suffisait jamais. Alors il entérina, par l'intermédiaire de la CIA, un accord politique avec Oussama ben Laden, acceptant ainsi une totale « privatisation » du financement de la guerre soviéto-afghane gérée par les islamistes des services secrets pakistanais de l'Inter-Services Intelligence ( l' ISI ).
Le Pakistan voyait tout l'avantage d'entrer dans cette alliance pour aider les tribus sœurs d'Afghanistan.
Mais aussi, mais surtout, grâce aux généreux donateurs et volontaires islamistes, la miraculeuse possibilité de contrôler et de disposer, en toute quiétude, des immenses bénéfices financiers générés par le commerce de la production d’opium tiré du pavot, le trafic de la résine d’opium brute et des dérivés narcotiques plus forts, comme la morphine, la codéine et l’héroïne, devenus des facteurs clé de l’économie de guerre , le tout blanchi par les banques et les œuvres charitables, sous la haute main de ben Laden.
L'ISI détourna ainsi une partie des ressources destinées à la guerre antisoviétique au profit du conflit séculaire opposant Inde et Pakistan au Cachemire et de la haine religieuse des islamistes contre l'hindouisme majoritaire en Inde.
Plus encore, l'ISI se servit et se sert encore du Cachemire comme base arrière du terrorisme pour déstabiliser la société indienne.
A Langley, au QG de la CIA, on se félicitait de cette réussite sur tous les plans, surtout qu'on ne faisait pas confiance au géant indien si indifférent et « non aligné » mais dangereusement proche des soviétiques. On invita même le fidèle allié israélien à apporter une contribution substantielle à l'armée islamique afghane. Le prix à payer fut lourd. Les nombreux combattants palestiniens anticommunistes, antisoviétiques donc anti-fatah devinrent plus tard les fondateurs du Hamas. C'est au Pakistan que ben Laden rencontra puis finança Abdallah Azzam l'inspirateur du Hamas, qui considérait l'OLP comme des laïques vendus au Satan soviétique. C'est aussi au Pakistan que ben Laden fit la connaissance, à la mosquée Binoori de Karachi, d'un jeune religieux blessé grièvement au combat dans les montagnes afghanes, qui deviendra le chef des Talibans : le mollah Omar et dont il épousera la fille.
Bien que ben Laden fit un cours séjour dans une unité militaire islamiste où il fut blessé dans la vallée du Laghmân, il était essentiellement le grand organisateur de l'intendance, un technicien de grande qualité pour les montages financiers et un fédérateur des mouvements islamistes mondiaux. On pourrait revenir sur ses actions en Algérie, Égypte, Tunisie, aux Philippines avec son ami Abu Sayyaf ou au Yemen dont sa famille était originaire. Contrairement à l'idée légèrement méprisante qu'il ne fut qu'un simple symbole pour des musulmans intégristes, il fut, avant tout, le créateur d'une véritable internationale, comparable au Komintern, avec ses groupes dissidents, ses actions « ponctuelles », ses luttes de pouvoir.
C'est précisément dans ce développement d'une organisation puissante, autonome et très structurée qu'il faut chercher le point de rupture apparent avec les USA.
Vu depuis Langley, le « programme » suivait les principes classiques et rassurants de la CIA. Les forces spéciales américaines et « alliés » forment les formateurs. Dans ses écoles et ses camps l'ISI entraîne la masse des simples moudjahidin et les convoie au combat, ben Laden se chargeant du trafic, de la distribution des armes ainsi que du convoyage et des émoluments des agents ( recruteurs ou provocateurs ), la CIA supervisant l'ensemble.
En réalité la Centrale s'aperçut qu'après une bonne dose de corruption, beaucoup d' armes remises à l'ISI se retrouvaient aux mains de groupes internationaux de fanatiques musulmans formés à la guérilla et au terrorisme urbain.
Ben Laden et l'ISI s'étaient progressivement émancipés de la tutelle US pour poursuivre ses propres buts de guerre.
D'ailleurs une fois l'URSS forcée à retirer ses troupes, il apparut que ben Laden et l'ISI voulait assoir leur pouvoir sur l'Afghanistan. Bien qu'une extension de pouvoirs sunnites prêts à en découdre avec un Iran chiite ne déplaisait pas, à priori, à Washington, il semble que les premiers sérieux craquements se firent entendre.
Le nouvel ennemi était devenu la Chine mais paradoxalement l'ISI et ben Laden semblaient ne plus prendre en compte le caractère « communiste-athée » du grand Dragon. Et pourquoi donc ?
Parce que la Chine, en conflit de puissance régionale avec l'Inde avait rapidement entamé une guerre révolutionnaire larvée, qui ne cesse de s' étendre, en soutenant des groupes maoïstes dans les provinces indiennes de Jharkand, Chhattisgarh ainsi que dans le Bengale occidental.
Les américains de leur côté, en lutte pour l'hégémonie sur la planète avec Pékin, s'étaient rapprochés de l'Inde et surtout avaient engagé toutes leurs forces pour l'asphyxie du géant chinois, par le contrôle total des ressources de gaz et d'hydrocarbures. Un nouveau siècle commençait, celui des guerres du pétrole et du pillage néo-colonial.
Il y eut le 11 septembre et les USA désignèrent ben Laden et la conspiration mondiale islamiste. On sait aujourd'hui où cela nous conduisit. Des alliances s'écroulèrent, les amis d'hier devinrent des ennemis, on abandonna les dictateurs.
Et si ce dernier point était la clé de la compréhension de la fin du chapitre Oussama ? Si les « révolutions arabes » , l'appel à la « démocratie » , au modèle universel et indépassable de l'économie libérale capitaliste anglo-saxonne marquaient le début d'une autre forme de combat ?
Si pour gérer et marginaliser la Chine, il était préférable, et finalement suffisant, de parler de « liberté », de « démocratie » et surtout de « bien-être » ?
Au fond, Al Qaida ne promettait-il pas que seul le véritable bonheur se trouvait dans l'Au-delà ? Le combat, la guerre, la mort et l'héroïsme, c'est par trop antique et hypothétique pour une jeunesse fut-elle « arabe » à qui on a fini par faire préférer plutôt « le vin d'ici … que l'Au-delà » ….
D'un point de vue Marketing, nous dirions que ben Laden était mal positionné sur le marché géopolitique, trop en décalage avec les aspirations de sa « cible » jeune. Il fallait donc en finir avec ce produit d'un autre siècle, d'un autre millénaire. Oussama plus vendeur, trop coûteux pour de lourds investissements qui ne rapportaient plus. On a retiré le produit de la vente. De toute façon, il était en rupture de stock depuis plusieurs années. Et puis les publicitaires commençaient à manquer d'idées. Il faut savoir terminer une grève, une guerre ou une propagande.
Il y aura encore des attentats car les frustrations et les injustices demeurent mais on pourra désormais aisément les qualifier de résidus d'un autre age. Et le temps passera. On s'apercevra, un jour, c'est certain mais trop tard, que ben Laden était un roman car le roman est l'art de créer un homme. On écriera alors, peut-être, une vraie biographie car la biographie est l'art de ressusciter.
Mais si ce jour arrive, si l'on ose affronter l'impensable, l'inénarrable, l'inimaginable alors nous nous ferons peur. Car selon le mot d'Aragon ce personnage pour toujours insaisissable « est la clef des chambres interdites de notre maison ».
Quelques leçons des débuts du mouvement indépendantiste
Article de Yves Ménard publié le 23 janvier 2010
Pour l’indépendance du Québec, l’unilinguisme français et la réduction de l’immigration
Je crois que pour mobiliser le peuple, il faut avoir des idées claires. Souvent nous commettons l'erreur de croire qu'une idée plus radicale va faire fuir les gens et qu'il faut se tenir dans la guimauve ultra modérée pour espérer rassembler - ce n'est pas vrai. Les débuts du mouvement indépendantiste le démontrent : avant 1960, les nationalistes se contentaient de réclamer davantage d'autonomie pour le Québec et de quêter un peu de respect pour le français, des timbres bilingues par exemple. Et ces revendications, bien qu’ultra modérées n'ont cependant donné lieu à aucun rassemblement de masse, les campagnes pour les défendre ne levaient pas.
Puis le mouvement indépendantiste est apparu (en 1957 avec Raymond Barbeau) et son petit mouvement a recruté et l'idée n'a cessé de progresser pendant au moins vingt ans. De leur côté les campagnes en faveur des timbres bilingues et du bon parler français ont fait place à la revendication de l'unilinguisme français et donné lieu elles aussi à des luttes épiques auxquelles nous devons notre survie. Mieux encore, les deux luttes – l’indépendance et la langue – se sont renforcées mutuellement.
Mais depuis deux décennies le mouvement marque le pas et je crois que c'est en bonne partie faute d’avoir répondu à une crainte justifiée et viscérale de bien des Québécois : nous risquons de disparaître et ce danger résulte directement de l’immigration massive. Or les Québécois que cela inquiète constatent que les groupes nationalistes n’ont pas le courage d’aborder cette lutte de front. Ils se disent alors que tout espoir est perdu et ils restent chez eux.
Répondre à cela qu’il faut renforcer et d’abord appliquer la législation linguistique c’est répondre dans le vrai, mais seulement à moitié. Il est vrai que le laxisme linguistique favorise l’anglicisation des immigrants. Il est tout aussi vrai qu’avec des contingents de 55 000 immigrants par année nous serons rapidement submergés dans la région de Montréal. 55 000 immigrants par année, ça fait 550 000 en dix ans. Plus d’un demi million d’immigrants de plus que ceux qui sont déjà ici ! Une simple législation ne peut pas assimiler une telle masse d’un coup de baguette magique. La démographie garde ses droits.
Nous sommes un peuple qui fut graduellement mis en minorité par un autre peuple, les Canadiens anglais, lequel s’est essentiellement développé sur notre dos au moyen d’une immigration colonialiste massive. Nos efforts de libération politiquement corrects, bien épurés de tout ethnocentrisme, ont été mis en échec en 1995 par un vote massif et colonialiste non seulement des anglophones, mais aussi des allophones et même d’une forte majorité d’immigrants francisés comme les Haïtiens. On nous a eus par notre point faible. L’ennemi a fait pénétrer ses auxiliaires ethniques par le point de la forteresse que nous avons refusé de défendre : le front de l’immigration. L’on disait alors et l’on dit encore qu’une opposition à l’immigration des indépendantistes nuirait à la cause. C’est exactement le contraire qui est arrivé. C’est notre négligence ou notre faiblesse, voire notre lâcheté, à combattre l’immigration qui a causé la perte du référendum de 1995 et qui a causé le recul démographique que nous avons subi entre les recensements de 2001 et de 2006 aussi bien à Montréal et au Québec qu’au Canada. Et rien ne permet de croire que cet effondrement démographique ne se poursuit pas depuis 2006. L’immigration a d’abord enrayé notre émancipation nationale et maintenant elle met en cause notre survie même.
Nous nous dirigeons vers une fin rapide et misérable si nous n’ajoutons pas aux revendications historiques d’indépendance et d’unilinguisme français celle d’une réduction très marquée du nombre d’immigrants admis au Québec chaque année (division par quatre au moins) couplée à l’obligation que ces immigrants parlent le français et ne proviennent pas de pays dont les ressortissants alimentent les gangs de rue ou les revendications islamistes.
Je sais que bien des Québécois indépendantistes ont des amis ou même des conjoints immigrants, souvent de bien bonnes personnes, parfois même des nouveaux Québécois exemplaires. Qu’ils pensent un peu que pour chaque immigrant comme celui-là il s’en trouve facilement une dizaine de parfaitement indifférents ou même hostiles aux Québécois et au français dans les blocs appartements de Côte-des-Neiges, de Montréal-Nord, de Lasalle, de Brossard, de Parc-Extension, de Villeray, de Saint-Laurent, de Côte-Saint-Luc… Bref, leur ami qu’ils ont trouvé dans un quartier à majorité québécoise n’est pas nécessairement représentatif de l’immigration montréalaise.
Naturellement il se trouvera, chez ceux qu’une réduction importante de l’immigration dérangerait, des âmes serviles ou suicidaires ou des inconscients qui traiteront les opposants à l’immigration massive de xénophobes ou de racistes. De telles accusations n’ont d’autre force que celle qu’on leur donne nous-mêmes. Il suffit, dans bien des cas, de hausser les épaules et de continuer son petit bonhomme de chemin. Et ceux qui tombent à genoux et éclatent en sanglots lorsqu’ils se font traiter de xénophobes par le premier venu, je les ramènerai une nouvelle fois au début du mouvement indépendantiste, à une époque où le Québécois moyen entrait dans un état psychique similaire dès qu’il était condamné en chaire ou réprimandé par un évêque. Pierre Bourgault racontait que du jour au lendemain les Québécois ont cessé d’accorder la moindre importance à ce pouvoir à tendance théocratique et qu’en un an il s’est effondré. Belle attitude à appliquer aujourd’hui au totalitarisme mondialiste et immigrationniste. En outre un groupe et ses porte-parole peuvent s’afficher comme des opposants à l’immigration sans que chaque militant soit tenu d’en faire autant publiquement.
Il faut réformer l’indépendantisme, même celui qu’on appelle orthodoxe, pour ajouter aux revendications indépendantistes et unilinguistes toujours pertinentes celle d’une réduction marquée du taux d’immigration. Notre survie est à ce prix et seule la combinaison de ces trois revendications donnera la cohérence, la force et l’énergie nécessaires aux militants pour surmonter les obstacles que l’on ne manquera pas de dresser sur notre chemin.
Le Parti Indépendantiste... Une version Québécoise du Front National ?
Le texte envoyé le 25 novembre 2008 qui suit est de Simon Jodoin , Québécois, qui nous annonce plus ou moins qu'il y a au Québec un parti politique dont les idées pourraient ressembler ( de près, de loin, je vous laisse y penser ) au Front National. A noter que la province de Québec est appelée à choisir de nouveaux représentant à l'Assemblée nationale le 8 décembre à venir. Comme vous pouvez le constater, la désinformation et la dénonciation ne sont pas fonctionnelle qu'en France ! pour info je vous envoie sur le site du Parti Indépendantiste du Québec.
Le Parti Indépendantiste... Une version Québécoise du Front National ?
Vous
ne connaissez pas Jean-Roch Villemaire? Moi non plus je dois bien
avouer. C'est un jeune candidat du nouveau Parti Indépendantiste qui se
présente dans Hull. Comme on peut s'en douter, ce parti propose
essentiellement d'accomplir l'indépendance du Québec de manière plus
radicale que ne l'a fait traditionnellement le Parti Québécois,
notamment en rejetant l'étapisme.
Si je commence à connaître un
peu ce jeune aspirant à la politique, c'est qu'il défraie la manchette
depuis quelques jours, notamment à cause de son blogue,
(jeanroch.hautetfort.com) sur lequel il conviait les internautes, le 15
octobre dernier, à rendre hommage à Jorg Haider. Ce politicien
Autrichien décédé dans un accident de la route était connu pour ses
prises de positions favorables à l'endroit du IIIe Reich et des
politiques fascistes d'Adolf Hitler.
Cette nouvelle est apparue en premier lieu sur le site du 104.7 fm et a été reprise ensuite par Cyberpresse.
Bizarrement,
depuis la diffusion de ces informations, le blogue de Jean-Roch
Villemaire a été fermé. Mais nous ne sommes pas en reste puisque,
m'intéressant à cette affaire, j'avais archivée la page en question. Je
l'héberge en ce moment sur mon serveur et vous pouvez la visiter ici.
Ce n'est d'ailleurs pas le seul article de Villemaire qui pose
problème, j'ai pu constater aussi qu'il semble animé par un profond
désir de diffuser des communiqués de Jean-Marie Le Pen ?
Mais il
n'y a pas que ça qui est questionnable sur le blogue de Jean-Roch
Villemaire et qui permet de constater ses allégeances à l'extrême
droite.
On retrouve aussi bien en évidence une référence au
Nationalisme Révolutionnaire, école de pensée qui semble définir sa
position sur l'échiquier politique. Pour nous expliquer ce dont il est
question, Villemaire nous renvoie à un article sur Metapedia qui
introduit d'emblée François Duprat comme référence incontournable et
nous propose quelques noms des maîtres à pensée de cette idéologie,
comme celui de Jean-Gilles Malliarakis.
Or, wikipedia nous
apprend que François Duprat est « est une des principales figures de
l'extrême droite française des années 1960 et 1970 et un écrivain
spécialisé sur le fascisme et les mouvements d'extrême droite français.
Par ailleurs, selon Valérie Igounet, il fut l'«un des principaux
diffuseurs des thèses négationnistes au sein de l'extrême droite
française et internationale»
Jean-Gilles Malliarakis, de son
côté, est un éditeur et militant d'extrême droite français bien connu,
notamment en tant que directeur des Éditions du Trident et producteur
d'émissions de radio sur lumière101.com, site qui s'inscrit dans
l'idéologie chrétienne conservatrice.
Aussi, plusieurs liens sur
le site de Jean-Roch Villemaire permettent de faire certains
recoupements et constater à quelles rivières politiques s'abreuve ce
gentleman.
On retrouve par exemple un lien vers le mouvement «
égalité et réconciliation » , un think tank néonationaliste très proche
du Front National créé et administré par Alain Soral, connu entre autre
pour avoir soutenu Jean-Marie Le Pen lors des élections de 2007.
Aussi,
un lien vers La Nouvelle Revue d'Histoire, publication bimestrielle
Française au sein de laquelle les principaux collaborateurs sont
proches de la nouvelle droite et souvent membres du Groupement de
recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE) formé par
des militants intellectuels de l'extrême droite européens.
Encore,
un site vers un blogue intitulé « Synthèse Nationale », qui s'affiche
comme étant membre, ou sympathisant, du mouvement Nouvelle Droite
Populaire, mouvement fondé autour de cinq grands principes : Refus de
l'immigration et de l'islamisation, Défense des identités régionales,
nationale et européenne, Application de la préférence nationale et
européenne, Réhabilitation des valeurs familiales et des principes
fondamentaux de notre civilisation, libération des énergies
individuelles, politiques et économiques et Construction d'une Europe
politique indépendante et puissante, fidèle à ses racines helléniques
et chrétiennes.
Un lien vers Novopress, agence de presse bien
connue sur Internet qui a été fondée par le Bloc Identitaire ,
mouvement politique qui se situe dans la « mouvance identitaire »,
nouveau courant de l'extrême droite.
Jean-Roch Villemaire nous
propose aussi de visiter nationspresse.info, un site qui «entend
diffuser des informations précises (...) et en parfait accord avec
l'esprit du Mouvement national, dont le Front National de Jean-Marie Le
Pen est la principale composante.»
Certes, il faudrait sans
doute plus que de simples recoupements fondés sur une courte recherche
sur Internet pour comprendre à fond les objectifs et les aspirations de
ces différents mouvements auxquels Jean-Roch Villemaire nous propose de
s'intéresser. Mais nous devons bien constater, à tout le moins, que ce
partisan de l'indépendance semble avoir un fort penchant pour l'extrême
droite européenne et ses diverses ramifications. Cela peut, peut-être,
nous donner quelques indices de l'idéologie nationaliste et identitaire
à laquelle il nous convie dans sa lutte pour l'indépendance du Québec.
Jean-Roch
Villemaire n'est d'ailleurs pas le seul ? Sébastien Hotte, un autre
candidat au Parti Indépendantiste, écrivait le 15 avril dernier sur le
forum des Éditions du Québécois : "Si j'avais la nationalité française
et que j'avais à voter demain matin, entre Sarkozy ou Le Pen, je
choisirais sans y penser Le Pen..."
Soyons au moins prudent, rien
ne permet de généraliser les opinions politiques de Jean-Roch
Villemaire à tous ses compagnons d'arme au sein du Parti
Indépendantiste. Aussi, il serait sans doute excessif de juger des
jeunes politiciens inexpérimentés pour des propos tenus sans doute sans
trop avoir réfléchi ? Cela dit, la direction du Parti ne semble pas se
formaliser outre mesure des prises de position pour le moins
questionnables de son candidat et, le moins que l'on puisse dire, c'est
que les thèmes de l'immigration et de l'identité nationale semblent
être au centre de leurs préoccupations.
Il me semble ainsi
légitime de poser la question à ceux qui dirigent ce nouveau parti
politique : Est-ce que le Parti Indépendantiste est au Québec ce que le
Front National est à la France?
Ce n'est qu'une question? J'attends la réponse.
Simon Jodoin
http://www.latribuduverbe.com/archives/2008/11/post_6.html
L'heure est grave...
Article de France-Echos ( voir lien ) publié le 5 janvier 2007 et envoyée le 7 janvier 2007 par Maya.
L'heure est grave...
Le Conseil d'Etat impose la charia alimentaire aux Français.
L'heure
est grave. Sous la pression des politiciens UMPS, la plus haute
juridiction française a pris l'une des décisions les plus fascistes qui
soient : les Français n'ont plus le droit de distribuer des soupes au
cochon dans leur propre pays.
Après de longues délibérations
afin de pondre des attendus soviétoïdes, le Conseil d'Etat infirme ce
vendredi 5 janvier la décision du Tribunal Administratif de Paris, qui
avait par deux fois annulé les interdictions du préfet Pierre Mutz.
C'est
donc la preuve définitive que la « justice » française a perdu toute
indépendance par rapport au pouvoir politicien. Elle se soumet
totalement aux oukases de :
- Nicolas Sarkozy, le ministre de
l'Intérieur responsable du CFCM, qui avait demandé à la Préfecture de
faire appel auprès du Conseil d'Etat ;
- Bertrand Delanoë, maire de
Paris qui avait appuyé cet appel et qui organisa une grand-messe hallal
au Stade Charléty aux frais du contribuable parisien, sans compter les
« chorals pour tous » aidées par la Mairie de Paris ;
- Guillaume
Peltier, le n° 2 du MPF qui s'est rangé dans le camp des soumis à la
charia, trahissant ainsi les patriotes villiéristes ;
-
Marie-Georges Buffet, l'un des derniers fossiles du communisme aux 100
millions de morts, qui tente de survivre en flattant les barbus et les
voilées ;
- La Halde, nouvelle police politique de la Chiraquie, qui
s'était auto-saisie de la mission fascisante consistant à pourchasser
aux soupes au porc ;
- Mouloud Aounit, le hezbolliste du Mrap, idiot utile des islamistes, qui n'aime pas ni le cochon ni les Français ;
-
Les anti-soupes au lard de la Mairie de Strasbourg, la Licra, l'UMPS,
et toutes les officines collabos survivant grâce aux prébendes et aux
subventions piquées dans les poches des Français ;
- Etc.
Nous
reviendrons bien sûr sur ce jugement à caractère jurisprudentiel digne
des mollahs de Téhéran ou des princes saoudiens. Il faudra détailler
les attendus tortueux et ubuesques de la décision du Conseil d'Etat,
qui justifie contre toute attente le risque de trouble à l'ordre public
en prétendant que les distributions publiques de soupes au porc
comportent des « risques de réactions à ce qui est conçu comme une
démonstration susceptible de porter atteinte à la dignité des personnes
privées du secours proposé » (sic !) Sous ce charabia se cache tout
simplement un véritable procès de Moscou ou de Téhéran à l'encontre des
libertés publiques.
A cause de cette jurisprudence attentatoire
aux droits des Français, la justice française peut désormais attaquer
tous les acteurs de la filière porcine, depuis les producteurs
jusqu'aux charcutiers, tous les viticulteurs et marchands de vin, etc.
Bref, elle impose tout simplement une véritable charia alimentaire aux
Français, alors même qu'aucune organisation confessionnelle n'a
officiellement porté plainte contre les soupes au porc.
C'est
pire que Vichy soumis aux diktats d'une occupation étrangère : les
politiciens et la « justice » française anticipent par avance
l'application de la loi islamique à nos concitoyens.
Dans le
même temps, nous apprenons qu'un webmester est inculpé sur le sol
français pour de simples caricatures dénonçant l'islamisation de la
France, pour avoir dit que la propagande pro-arabe sévit au sein de
l'Education Nationale, et pour avoir publié des photos de décapitations
et de mutilations commises par des islamistes.
Ceux qui avaient
encore quelques illusions sur l'indépendance de notre justice, ceux qui
pensaient encore que Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal représentaient
une quelconque rupture par rapport à 30 ans de lente déconstruction de
la République française, doivent aujourd'hui se rendre à l'évidence.
Plus
que jamais tous les Français doivent entrer en Résistance par tous les
moyens légaux contre ce pouvoir politique et ses courroies de
transmission, qui vont à l'encontre de leurs libertés fondamentales et
qui nous prépare des lendemains de plus en plus noirs.
Plus que
jamais nous devons immédiatement cesser toute collaboration active avec
les mouvements, officines, partis, organisations, administrations et
entreprises qui participent à la destruction de notre pays, de ses
valeurs, de son identité, de ses principes fondamentaux et de ses lois.
Plus
que jamais tous les amoureux de la France, quels qu'ils soient, doivent
s'unir derrière les rares hommes et femmes politiques qui veulent
renverser cette dictature UMPS. L'heure n'est plus aux atermoiements et
aux querelles de clochers (ou de synagogues). Chacun doit choisir son
camp avec clarté et tous doivent unir leurs forces.
Plus que
jamais nous devrons participer à toutes les opérations de Résistance :
non seulement les élections, mais également les manifestations et
toutes les actions légales proposées par des Résistants, en mettant
définitivement de côté nos divergences d'opinion.
Plus que
jamais nous devrons informer les Français, mais aussi tous ceux qui
peuvent les aider depuis l'étranger, de la situation catastrophique de
notre pays et de l'irresponsabilité de ses dirigeants et de l'appareil
d'Etat qui est entre leurs mains.
Plus que jamais la Résistance
doit vaincre les ennemis de la France pour éviter à nos concitoyens de
revivre les heures les plus sombres de leur histoire.
Note de Jacques Vassieux :
Peltier et le MPF peuvent être fiers...Ils sont dans le camp des vainqueurs...
Beurk !
http://jacques.vassieux.free.fr/modules/news/article.php?story
Après les mosquées, les beurger King Muslim
Article proposé le 29 décembre 2006 par Joeblack
Là, je pense que l'on atteint le comble dans l'islamisation du Pays de Montbéliard.
Après
une approbation unanime de l'implantation d'une mosquée de la part des
élus locaux, l'autorisation d'utiliser l'abattoir en faillite et de
faire travailler les ex salariés de l'entreprise d'abattage pour que
les musulmans puissent célébrer l'Aïd el Kébir les 30 et 31 décembre,
voici qu'arrive le projet d'implanter à Audincourt une franchise de
l'enseigne Beurger King Muslim.
De nouveau un « endroit de
loisirs et de convivialité », pour qui ? Le concept de ce genre de
commerce de fast food musulman a vu le jour à Clichy sous Bois en 2005
avec des viandes garanties « Halal ».
Il est certain que si
personne ne réagit nous pourrons dire adieu à nos « Mac Do » et « Quick
», remplacés par ces BKM largement islamisés alors que les deux
précités n'ont jamais affiché quelque allusion religieuse. Ce n'est pas
le cas pour ces BKM où le M veut dire muslim (musulman) en français).
L'islamisation
de l'Europe s'est désormais trouvé un nouveau « cheval de Troie » avec
ces Beurger King Muslim. A noter que le BKM de Clichy est tenu par des
femmes voilées, on avance encore d'un pas…
On ne peut laisser
passer une telle affaire, surtout que le maire d'Audincourt et vice
président du conseil régional n'a jamais caché sa sympathie pour
l'implantation de l'islam dans sa ville et donc dans sa région.
A
noter, selon l'Est Républicain du 27 décembre 2006, que l'investigateur
de cette nouvelle graduation dans l'échelle de l'islamisation est
originaire d'Audincourt.
Quel hasard…
Français, ouvrez donc les yeux !




