Peltier attaque le FN
Information transmise par Maya le 29 décembre 2006
La semaine dernière, Louis Aliot, secrétaire général du FN et Guillaume
Peltier, secrétaire général du MPF étaient les invités de l’émission
“Le téléphone sonne” sur France Inter.
Une émission qui a
confirmé que le MPF de Guillaume Peltier se veut le concurrent direct
du Front National. Ce même Guillaume Peltier qui a attaqué Louis Aliot
avec des arguments dignent des crétins de l’UMPS: vers la 19ème minute,
Guillaume Peltier a tenté de mettre mal à l’aise son interlocuteur en
insistant très lourdement, à la manière d’un guignol gauchiste comme
Gérard Miller, sur les “dérapages de Jean-Marie Le Pen”.
Extraits :
[…]
GP:
Est-ce que vous dénoncez, sérieusement, les dérives répétées
antisémites de Jean-Marie Le Pen, d’Oradour sur Glane au “détail de
l’histoire de la seconde guerre mondiale”? Vous vous honoreriez si…
LA: Mon cher Peltier, je vais te dire quand même quelque chose puisque tu as été un ancien du Front National…
GP: Et j’en suis parti à cause de ça.
LA: Ah bon? Pourtant tu es arrivé après le “détail”.
GP: Non en 97/98
LA: Tu es arrivé après le détail.
GP: Le deuxième détail
LA: Tu es parti dans un parti chez Monsieur Mégret qui est pire encore…
GP: Je ne suis absolument jamais passé au MNR.
LA:
Si tu es passé au MNR, j’ai ta fiche la dessus, tu es même allé un peu
à l’UDF aujourd’hui tu nous reproches des choses qui n’ont pas lieu
d’être, tu parles de choses qui d’abord n’ont pas été condamnées, je te
laisse la responsabilité de ce que tu as dit, tu auras sans doute un
procès puisque tu parles d’antisémitisme avéré sur des choses qui n’ont
pas été jugées. Tu m’excuseras c’est de la diffamation, c’est assez
grave, je ne participe pas de ce débat là moi.
GP: Sur le
“détail de l’histoire”, sur “Durafour-crématoire”, sur “Oradour sur
Glane” c’est quelque chose que je ne comprends pas…
[…]
Le
menteur Guillaume Peltier prétend avoir quitté le FN en raison des
dérapages sur le “détail” et le “Durafour-crématoire”[1]. Or le
calembour “Durafour-crématoire” à l’encontre de Michel Durafour a été
prononcé le 2 septembre 1988 tandis que la polémique sur le “détail de
l’histoire” éclate le 13 septembre 1987 au Grand Jury RTL-Le Monde et
Guillaume Peltier s’est engagé au Front national en 1995 !
Ensuite
il nie être passé au MNR, or au moment de la scission du Front national
en 1998 il suit Damien Bariller qui deviendra premier directeur de
cabinet de Bruno Mégret au MNR. Il se voit alors proposer
l’organisation de jeunesse du MNR (MNJ) en compagnie de Philippe
Schleiter !
Les attaques et les mensonges de Peltier traduisent
la difficulté à légitimer le positionnement du MPF par rapport au FN et
voudraient Justifier le refus du MPF de rejoindre l’union patriotique
proposée par le FN.
En tout cas le fait de reprendre les
méthodes du système conforte l’idée que le MPF joue un rôle de
“rabatteur pour l’UMP” comme le suggère ce mois-ci Libération selon qui
l’entourage du président du MPF n’exclut pas un rapprochement avec
l’UMP.
[1] Il faut savoir que le calembour Durafour-crématoire
était une réponse à l’appel de Michel Durafour selon qui il fallait «
exterminer le Front national ».
Source : voxgalliae
Procès Gollnisch...
Article envoyé le 7 novembre 2006 par Maya
Alors que les agressions contre les personnes sont en augmentation constante ;
Alors que l'insécurité dans les transports n'a jamais été aussi forte ;
Alors que presque chaque jour un bus est incendié ;
Alors que le trafic de drogue dans les banlieues comme au centre des villes se pratique presque à découvert ;
La police et la justice sont de plus en plus mobilisées,
Pour rétablir la sécurité? NON !
Pour
réprimer les « délits » d'expression, et établir la dictature du «
politiquement correct » dans un pays qui fut le plus libre du monde !
En
l'occurrence, Bruno GOLLNISCH, député européen, est poursuivi pour des
propos tenus en réponse à des questions de journalistes à l'issue d'une
conférence de presse. Interrogé par eux sur le prétendu « négationnisme
» et sur l'Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, il a déclaré
condamner sans réserve les crimes du nazisme, mais il a rappelé ceux du
communisme, l'allié de Hitler au début de la guerre, dont on ne parle
jamais :!
Interrogé encore sur la différence qui existerait entre
camp de concentration et camp d'extermination, il a déclaré s'en
remettre au débat des Historiens compétents sur la question. On le
poursuit en somme pour avoir dit la même chose que Chirac et plus de
500 historiens, à savoir que ce n'est pas à la Loi de dire l'Histoire !
Pour les besoins de l'affaire, on a tronqué, déformé, inventé même
certains de ses propos. Une enquête de la Brigade criminelle (!) l'a
innocenté.
Perben, l'inefficace ministre de la justice (passé depuis
aux transports), qui a laissé quelques casseroles à Chalon et qui
brigue maintenant la Mairie de Lyon, a personnellement ordonné qu'il soit
poursuivi. Et le Parquet est contraint de cacher le document dans
lequel il reconnaissait l'innocence de Gollnisch ! Le juge
d'instruction, Vice-Président du tribunal de Lyon a pris une ordonnance
très motivée de non-lieu en sa faveur, et renvoyé ses insulteurs en
correctionnelle pour diffamation. On retarde le procès de ces
diffamateurs ! Après le non-lieu, la Cour d'Appel a ordonné un
supplément d'instruction. Là c'est le contraire : on veut juger
Gollnisch sans attendre la fin de l'instruction. !
MAIS DANS QUEL PAYS SOMMES-NOUS ?
Lire la suite ici:
http://jacques.vassieux.free.fr/modules/news/article.php?storyid=137
Enfants orphelins ou abandonnés : simples objets de droit ? ?
Qui sunt regna, nisi magna latrocinia ?
Augustin d’Hippone, IVème siècle ;
Répondre au projet parental de couples de même sexe fait appel à notre conception de la filiation,
François Hollande, XXIème siècle.
Par L’Avenir de l’Adoption
C’est cette question
fondamentale que l’ont peut se poser au regard de la proposition de loi
du Parti Socialiste, qui souhaite permettre l’adoption par des couples
de même sexe au nom du principe d’égalité, figurant dans la devise même
de la République. Pour récupérer les voix de certains électeurs, on
veut rallier les énergies et les bonnes intentions derrière le mot
d’ordre apparemment facile et évident de la banderolle de tête,
toujours très politique, d’une Marche des Fiertés – lesbiennes, gaies,
bi & trans- que certains croient aujourd’hui seulement festive,
veulent pousser leur monde derrière : « Vers l’Égalité » !
Ainsi
pour le P.S. comme pour une frange de la communauté homosexuelle,
l’adoption se résume à un droit pour celles et ceux qui en réclament le
plein accès, et ce droit ne peut souffrir d’aucunes exceptions ni
restrictions, au risque de provoquer des discriminations inadmissibles
pour les personnes qui en seraient privées. La lutte contre la
discrimination va trouver alors tous son sens grâce à cette proposition
de loi, car au même titre que le droit pour tous de bénéficier
d’allocations sociales, de dispositions fiscales, etc., le droit à
l’adoption, c’est-à-dire le droit à l’enfant, ne pourra plus être
réservé aux seuls couples hétérosexuels ou aux personnes seules
hétérosexuelles.
Cette conception de l’adoption, participe en
réalité au détournement, au piratage, au brigandage de cette
institution, institution déjà entamée par le désir de certains couples
hétérosexuels comme par des personnes seules « d’avoir un enfant » et
ce, sans aucune considération première des besoins et des intérêts de
ce même enfant.
En effet l’on constate depuis une bonne décennie
l’existence d’une idéologie parentocentrée basée sur le droit à
l’enfant qui ne prend en compte que les seuls besoins des adultes ne
pouvant naturellement avoir d’enfant(s) et se tournent vers l’adoption
comme vers un moyen légitime et naturel d’assouvir leur désir / besoin
d’enfant(s), quand il ne s’agit pas de soigner leur parentalité blessée.
Ce
fameux désir / besoin d’enfant de la part d’hétérosexuels comme
d’homosexuels est compréhensible. Le drame de ne pouvoir naturellement
procréer est pour certains, qui ne savent ou ne peuvent pas déplacer ou
sublimer leur désir, une douleur immense.
Pour autant et
jusqu’alors, l’institution de l’adoption ne consistait pas à permettre
à des personnes d’accéder à la parentalité, mais bien aux orphelins et
abandonnés, privés d’un père et d’une mère par les hasards de la vie ou
du fait d’un rejet par les parents biologiques, d’obtenir par les soins
de l’État, un père et une mère de substitution pour remplacer ses
parents disparus.
Ce qui est surprenant dans la démarche du
P.S. et de ses responsables qui se déclarent en principe et
habituellement proches des préoccupations sociales des plus faibles et
des plus démunis, c’est que jamais l’intérêt des orphelin(e)s ou des
abandonné(e)s n’est avancé pour justifier cette forme d’adoption. On
pouvait pourtant s’attendre à ce que les partisans de l’adoption par
des couples homosexuels nous démontrent qu’ils ont débattu de ce sujet,
qu’ils rencontré des personnes adoptées et découvert les bienfaits de
l’adoption homoparentale pour des enfants qui souffrent de la perte de
leur mère et de leurs père et partant qui, comme le dirait Lapalisse,
s’ils n’étaient pas orphelins ou abandonnés, auraient, comme une
majorité d’entre nous, un père et une mère… Or il n’en est rien.
Même
Marie-Ségolène Royal déclare que « si les personnes seules
homosexuelles peuvent adopter, les couples homosexuels peuvent alors
aussi adopter ». Avec un tel syllogisme, on peut dire que si n’importe
qui peut aller prendre un verre dans n’importe quel café du XIVe Arrdt
de Paris, il faut ouvrir les portes de la prison de la Santé à l’heure
de l’apéritif. Elle ne s’interroge pas une seule seconde sur le fait de
savoir si l’adoption par une personne seule (quelle que soit son
orientation sexuelle qui n’a rien à voir avec fond du débat au
contraire de ce que prétendent les extrêmes-gays et leurs soutiens),
privera ou non l’enfant d’une double figure paternelle et maternelle.
Elle ne se demande pas si son choix démagogique (une étude de marché a
dû lui prouver qu’une telle prise de position n’était pas défavorable à
l’avancement de sa cotte dans l’opinion) n’est pas en définitive une
mauvaise solution pour la personne adoptée, qui ne bénéficie pas au
contraire d’ailleurs de l’adoptant, de la chance d’avoir un père et une
mère de substitution pour remplacer de manière appropriée ses parents
biologiques disparus.
Pourtant, même dans le cadre d’une
adoption par des couples qui permette à l’enfant d’avoir un schéma
parental polysexué, l’expérience nous prouve que la seule adoption
n’est pas la fin des problèmes pour l’enfant et que ce dernier est
confronté à de nombreux problèmes liés à sa particularité dramatique
d’avoir un jour, contre toute logique, été privé de son père et de sa
mère soit parce qu’ils sont décédés soient parce que ils ont rejeté cet
enfant. Au risque de choquer, un orphelin ou un abandonné est un enfant
« anormal », « handicapé » par le poids psychologique de la perte de
ses parents, vécue comme une injustice inique, comme une différence
subie marquée au fer rouge par rapport aux autres, différence que cet
personne n’acceptera peut-être jamais complètement. L’institution de
l’adoption, en lui offrant un père et une mère de substitution, permet,
dans une moindre mesure, de manière évidement fictive, et souvent vécue
comme telle, de « gommer » tant bien que mal et partiellement cette
différence, d’atténuer ce handicap.
Lorsque Martine Aubry
déclare que finalement seul l’amour apporté à l’enfant est nécessaire,
elle prouve sa méconnaissance du sujet. Cette affirmation, digne
pourtant des dames patronnesses d’un autre siècle qui aujourd’hui se
trouvent le plus souvent à l’autre extrémité de l’échiquier politique,
est une affirmation qui ne prend pas en compte la nécessité pour
l’enfant orphelin ou abandonné d’avoir beaucoup plus que de l’affection
ou une bonne éducation. Bien sûr l’amour comme une bonne éducation
participe à l’apaisement des souffrances de l’enfant, et peut
contribuer à estomper son sentiment différence. Mais ce n’est pas
suffisant. Une personne qui a été adoptée sait qu’elle n’est pas «
comme tout le monde ». Et les homosexuels qui ont connu la douloureuse
expérience de vivre leur différence avec peine, sous le regard
injurieux et méprisant des homophobes, savent au premier chef la
réalité de vivre en étant différent. Pour une personne adoptée, il est
très difficile d’oublier sa particularité .Tout lui rappelle qu’il est
différent. Ne serait ce qu’une visite chez le médecin qui lui demande
ses antécédents médicaux génétiques, ou la surprise d’un camarade de
classe qui s’étonne que ses parents soient si petits et si bruns quand
lui est grand et blond. L’adoption par un homme et une femme l’aide
pourtant, parfois, à oublier qu’il a perdu son père et sa mère, et s’il
a le pouvoir de mettre de côté sa douleur, à s’abandonner dans le
bonheur simple d’avoir un père et une mère, « comme tout le monde », y
compris ceux qui voudraient priver les enfants de cette chance, bref
d’oublier cette cruelle vérité, et d’être enfin « normal ». Pour
éclairer Madame Aubry, on pourra également lui opposer que lorsque un
handicapé physique perd une des roues de son fauteuil, le fait de lui
apporter de l’amour est certes pour lui bien réconfortant, mais
n’enlève en rien l’absence de sa seconde roue et l’empêche tout
simplement d’avancer.
Parmi les partisans de l’adoption par des
couples homosexuels, certaines personnes tentent de la justifier en
avançant l’argument « qu’il faut mieux être adopté par un couple
homosexuel aimant que par un couple hétérosexuels violent à l’encontre
de l’enfant ». Ce sophisme là encore, rencontre beaucoup de succès.
Pourtant, il révèle une méconnaissance totale de la procédure
d’adoption. Car les longues enquêtes des services sociaux à l’enfance
sont justement faites pour éviter qu’un enfant ne soit confié, et ce
mot est important, à des personnes dont ont aurait détecté les germes
de la violence ou de la maltraitance.
Enfin, cet argument
optimiste sinon rousseauiste tend à considérer que les homosexuels sont
évidemment doux et bons au contraire des hétérosexuels. Nous pensons
qu’un homosexuel n’est pas différent d’un hétérosexuel, tant dans sa
capacité à être un bon parent, qu’un parent maltraitant. Autre
argument, réfutable lui aussi, c’est celui d’expliquer qu’il faut mieux
être adopté par des homosexuels que de rester orphelins. Cela revient à
dire, qu’il faut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade,
et même qu’il faut mieux avoir ses parents qu’être orphelin ou
abandonné… Au-delà de ces puissantes arguties, il serait tout de même
intéressant d’avoir de véritables arguments pour justifier l’adoption
par des homosexuels, comme bienfait évident pour les orphelins ou
abandonnés.
Et ce n’est pas l’affirmation que l’homoparentalité
existe déjà et qu’elle ne pose aucun problème pour les enfants («
évidence » tellement évidente qu’on prépare minutieusement les esprits
à cette évidence, à grand renfort d’interviews de filles hétéros
normales de lesbiennes gentilles) qui va démontrer sérieusement et
suffisamment les bienfaits de cette forme d’adoption. Car comparer
l’homoparentalité de fait et l’adoption, c’est confondre deux
situations très différentes. Se basant sur une étude américaine et une
autre en provenance du Québec, ô combien imparfaites et tronquées dans
leur douteuse méthodologie, les partisans de l’adoption par des
homosexuels brandissent ainsi veulent comme argument ultime, qu’il
existe bel et bien des enfants qui vivent avec des homosexuels et que
ces enfants n’ont pas plus de difficultés que les enfants élevés par
des hétérosexuels. Cette évidence encore évidente, que nous ne la
rejetons pas, car nous ne doutons pas des qualités parentales des
homosexuels ; mais nous pensons le schéma parental constitué par des
homosexuel(le)s inadapté à l’adoption et ses particularités,
considérant surtout, encore, la fragilité particulière de l’enfant à
adopter.
Car les enfants qui vivent aujourd’hui avec des
homosexuels, sont dans la majorité des cas des enfants de parents
hétérosexuels divorcés ou séparés où l’un des deux à décidé de vivre
ses sentiment amoureux et ses préférences sexuelles avec un autre homme
ou avec une autre femme. Un homme et une femme ont donné naissance à un
enfant (c’est pour l’instant le seul moyen de faire naître un être
humain faut-il le rappeler)… la nature -même si ce mot presque choquant
peut sembler douloureux à certain(e)s en raison de leur passé et des
quolibets des petits camarades, est capricieuse (eh oui !)
Dans
ce type de famille, après un jugement de divorce, l’enfant aura été
confié à son père oui à sa mère qui aura décidé de vivre ses sentiments
et sa préférence homosexuels. L’enfant vit donc avec son père et le
compagnon de celui-ci, ou sa mère et la compagne de celle-là. Il
n’empêche que cet enfant conserve « de l’autre côté », une référence
maternelle ou paternelle plus que forte, en la personne de sa mère.
Qu’importe alors que sa mère soit homosexuelle, qu’importe qu’elle vive
avec une femme, ou que son père soit homosexuel et vive avec un homme :
l’enfant, lui, aura toujours un père et une mère !
Alors qu’avec
l’adoption monoparentale ou homoparentale, l’enfant est privé de
manière irrémédiable et définitive d’une figure paternelle ou
maternelle au sein de la cellule familiale, car on objecte aussi
souvent qu’il pourra compter sur les membres rapportés de la famille !
La différence est de taille et mérite selon nous d’être soulignée.
En
définitive cette proposition de loi du P.S., traduction politique du
mot d’ordre de la Marche des Fiertés (lesbiennes, gaies, bi, trans,
etc.) consacre la dramatique et très hédoniste notion de « droit à
l’enfant ». En appréhendant l’adoption comme un droit pour l’adulte
adoptant, c'est-à-dire par le mauvais bout de la lorgnette, le Parti
Socialiste est solidaire de plusieurs conséquences inacceptables que
son choix va immanquablement engendrer :
La première des
conséquences est sans nul doute le fait que par l’application d’une
telle loi qui rappelons le, consacre le droit à l’enfant pour tous ceux
(et toutes celles, comme dit le solécisme contemporain) qui en font la
demande, l’enfant devient un simple objet de droit pour autrui. En
effet, l’institution de l’adoption, dans la logique de la proposition
du P.S., est un instrument pour que les adultes puissent jouir du droit
à avoir un enfant, réservé injustement aux seuls couples hétérosexuels.
Dès lors les homosexuels doivent eux aussi jouir de ce droit. Mais en
réalité quel est alors l’objet de ce droit ? L’enfant tout simplement.
Et l’institution de l’adoption devient alors un simple instrument pour
exercer ce droit. Ainsi, en 2006, un parti politique considère qu’un
être humain est un droit pour un autre être humain, sous prétexte que
le premier est disponible par sa situation d’orphelin(e) ou
d’abandonné(e) et que le second en réclame la possession. Mânes de
Schölcher, réveillez-vous, ils sont devenus fous !
la seconde conséquence, c’est que le P.S. viole la Convention des
Droits de l’Enfant, qui dispose en son article 21, que les états
parties qui autorisent l’adoption s’assurent que « l’intérêt supérieur
de l’enfant est la considération primordiale » en la matière. Or cette
proposition de loi vise uniquement les intérêts des adultes qui
souhaitent adopter ;
la troisième conséquence, dont nous avons
déjà abordé quelques points, c’est la suppression définitive et
irrémédiable pour l’enfant orphelin ou abandonné d’une référence
paternelle et maternelle. L’enfant qui a perdu une première fois son
père et sa mère, se voit priver de nouveau, et cela sans aucune
justification, d’avoir la possibilité d’un père une mère de
substitution. Q’importe que cette privation entraîne des difficultés
pour l’enfant, que ses besoins de stabilité psychologique, sociale et
personnelle soit mis à mal par cette forme d’adoption. L’ironie, c’est
que celles et ceux qui veulent priver un orphelin ou un abandonné d’un
père et d’une mère, ont généralement toujours leurs deux parents de
sexe complémentaire…
et enfin la dernière conséquence et non la
moindre, est d’ordre plus philosophique et porte sur la conception de
la filiation, c'est-à-dire en d’autres termes l’idée que tout un chacun
retient pour déterminer la place de l’homme et de la femme par rapport
à un enfant et dans la société. Car si l’on approuve l’affirmation des
partisans de l’adoption homosexuelle qui est d’expliquer qu’un enfant
en réalité peut se passer d’une figure féminine et maternelle par
exemple, et que seul l’amour est important, ce qui justifie alors
l’adoption par deux hommes, quelle est alors la place de la femme, la
place de l’homme ?
Si comme le laissent à penser les partisans
de l’adoption par des homosexuels, la femme n’est pas utile… que
devient-elle donc ? Dans cette forme d’adoption, elle disparaît du
schéma parental de l’enfant. En définitive elle n’aura été utile que
pour… enfanter ! Alors même que notre société avait enfin amenuisé une
certaine oppression « patriarcale » dénoncé en son temps par les
féministes et que la femme, son identité et ses qualités propres,
différentes et aussi importantes que celles de l’hommes, étaient
reconnues, la logique de l’adoption par des couples homosexuels ramène
cette dernière à sa seule qualité de procréatrice ! La femme est utile
pour porter et enfanter, le phénomène redoutable des « mères porteuses
» existe depuis longtemps. Ensuite cette femme peut disparaître puisque
elle est devenue inutile ! Et si l’on considère finalement qu’une femme
par son identité et par ses particularités est importante pour
l’équilibre et la construction de l’enfant, pourquoi alors priver celui
de cet atout ?
Cette logique est identique pour l’homme, qui
de figure masculine et paternelle ne devient plus qu’utile par sa
semence, et réductible à une sorte d’étalon qu’on laissera à l’écurie
après qu’il aura servi… Les banques du sperme sont déjà là pour
attester cette lugubre réalité en Belgique, où au mépris de l’éthique
médicale française, un nombre grandissant de femmes seules, en couple
lesbien ou hétérosexuel vont se faire inséminer.
Cyril Langelot
Site : http://www.avenir-adoption.org
Courriel : avenirdeladoption@hotmail.com
Proposition d'article adressée le 25 septembre par steph
