Les Assises contre l’islamisation : acte II de la Résistance
Article de Fabrice Robert publié le 4 janvier 2011
Le succès de l’opération « Apéro saucisson Pinard » du 18 juin 2010 avait ouvert de nouvelles perspectives au-delà de toutes nos espérances. Ce rassemblement, qui avait réuni des personnalités de sensibilités différentes – des gens de gauche et des gens de droite, des républicains et des déçus de la république – avait posé les fondations d’une nouvelle Résistance aux contours encore un peu flous. Cette initiative n’aurait sûrement jamais pu voir le jour sans cette rencontre un peu improbable – au mois de mai à Paris – entre Pierre Cassen, Christine Tasin, Bruno Larebière et moi-même. Au-delà de certaines divergences évidentes entre responsables républicains laïcs et responsables identitaires, nous savions que nous partagions les mêmes analyses face au développement de l’Islam en Europe.
Nous décidâmes alors d’organiser ensemble un « Apéro-saucisson Pinard » dans le quartier de la Goutte d’Or afin de dénoncer les occupations illégales de rues pour la prière musulmane dans le silence assourdissant des autorités politiques et médiatiques. Premier projet commun, premier succès. La polémique fut telle que cette initiative traversa rapidement les frontières pour se transformer en buzz mondial. Interdit par la préfecture, le rassemblement se déplaça – sous haute tension – vers l’Arc-de-Triomphe. Ce sont alors plus de 800 personnes qui bravèrent les interdits pour dire leur refus de l’offensive de l’Islam en France.
Que retenir de l’événement du 18 juin 2010 ? Cette opération a permis de faire bouger les lignes de manière considérable. Mais, surtout, nous avons contribué à libérer la parole sur la question de l’islamisation de la France. Il suffisait de voir le nombre de réactions des internautes sur les milliers de sites qui évoquaient notre initiative. Au final, près de 80 % de Français s’étaient alors déclarés favorables à notre initiative.
Après ce formidable succès, il convenait de se retrouver pour faire un bilan. C’est ce que nous fîmes courant juillet. Le constat était sans appel. L’alliance Bloc identitaire – Riposte Laïque avait bien fonctionné, une totale confiance régnait entre les principaux protagonistes et nous avions envie de continuer à travailler ensemble. Là était l’essentiel. Chacun allait continuer à agir dans sa sphère d’influence mais il ne fallait pas exclure une prochaine collaboration. Et c’est à ce moment-là que fut évoqué – dans le calme du Périgord – le projet d’organiser une grande journée à Paris en décembre autour de la laïcité et de la défense des valeurs de notre civilisation. Le projet nous séduisait, nous décidâmes de laisser mûrir l’idée et de refaire un point en septembre.
Le mois d’août passé, nous nous retrouvâmes donc, comme convenu, à Paris. Ce projet d’Assises sur l’islamisation restait capital à nos yeux malgré sa complexité de mise en œuvre. Les délais étaient assez courts. Il fallait trouver une salle à Paris et nous devions dresser rapidement une liste d’orateurs potentiels puis les convaincre de venir, sachant que nous avions dès le départ l’ambition de donner une dimension internationale à l’événement.
Nous avons décidé de foncer à un moment où très peu autour de nous croyaient à la faisabilité du projet. La répartition des rôles était claire. Nous avions trois mois devant nous. Le compte à rebours déclenché, nous nous sommes démené chacun de notre côté pour faire de ce rendez-vous une réussite totale.
Très vite, une première liste d’orateurs a vu le jour. Le projet suscitait un réel enthousiasme et l’événement commençait à prendre forme. Les intervenants avaient des profils très variés. Des féministes, des militants laïcs, des syndicalistes, des Identitaires. Du jamais vu en France ! Par ailleurs, nous savions que nous pourrions déjà compter sur des orateurs de plusieurs pays dont le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, l’Angleterre ou encore la Russie. Grande nouvelle : Oskar Freysinger, l’homme de la votation contre les minarets en Suisse, venait de donner son accord pour venir prendre la parole à nos Assises. C’est aussi la première fois qu’il s’exprimerait en France. Quelques semaines après le nouveau succès de la votation sur les délinquants étrangers, lancé par l’UDC en Suisse, l’événement était de taille.
Nous avions décidé d’organiser ces Assises le 18 décembre, soit six mois exactement après le fameux apéro saucisson pinard du 18 juin.
Dans un premier temps, il y eut peu de réactions hostiles à nos Assises, si ce n’est de la part de sites musulmans relativement confidentiels. Comme si des consignes avaient été données pour ne pas faire trop de publicité à cet événement. Et c’est finalement à une semaine des Assises que la machine médiatique s’est emballée. Après quelques obscurs élus du 12e arrondissement de Paris, après le Mrap, la LDH ou encore SOS Racisme, c’est Bertrand Delanoë – le maire de Paris – qui est entré dans la danse en demandant au préfet d’interdire notre rassemblement. Des collectifs anti-Assises ont vu le jour dans lesquels on y retrouvait aussi bien le NPA que SUD-Rail… Des contre-manifestations étaient annoncées et certains islamistes menaçaient les responsables de l’Espace Charenton de mobiliser les frères des quartiers.
A quelques jours des Assises, la pression était à son comble. Et il n’était pas inconcevable de voir le préfet interdire l’événement la veille. Il fallait pourtant gérer toute la partie logistique : les contacts avec la préfecture, le service d’ordre, la sécurité des intervenants, la gestion des journalistes, l’organisation à l’entrée (billetterie, badges nominatifs, etc.), la mise en place du plan B que nous avions prévu (une spécialité identitaire !), la retransmission en direct sur le Net que nous avions souhaitée pour donner le plus de visibilité possible à cette journée, etc.
Pour clore le tout, Météo France annonçait des conditions climatiques très difficiles avec un fort épisode neigeux sur une partie de la France. Le public allait-il pouvoir se déplacer ? Les intervenants – notamment ceux venant de loin – allaient-ils réussir à nous rejoindre ? Autant dire que jusqu’au bout, ces Assises ont été organisées dans des conditions épiques. Peu de sommeil, beaucoup de stress et, au final, un événement que l’on peut qualifier d’historique. Comme pour confirmer que les plus grands succès ne s’obtiennent qu’avec une détermination sans faille.
Le 18 décembre 2010, ce sont plus de mille personnes qui se sont donné rendez-vous dans une salle restée comble toute la journée. Pendant ce temps, quelques dizaines de contre-manifestants tentaient difficilement de faire bonne figure pour masquer l’échec de leur mobilisation. Dans la salle, au chaud, le public a pu tranquillement écouter les discours très variés de personnalités de France et d’Europe venues pour appeler à lutter contre l’islamisation de notre sol. Des orateurs aussi différents que Pascal Hilout, Jacques Philarchein, Halim Akli (lu par Christine Tasin), Carl Pincemin, Marie-José Letailleur, Jean-Paul Gourevitch, Aldo Mungo, Anders Gravers, Timo Vermeulen, Tom Trento, Michèle Vianès, Arezki Bakri, Elena Tchoudinova, René Marchand, Elisabeth Wolff, René Stadtkewitz, Oskar Freysinger, Arnaud Gouillon, Anne-Marie Delcambre (invitée surprise), Anne Zelensky, Renaud Camus, Christine Tasin, Pierre Cassen et moi-même.
Dans le même temps, ce sont plus de 300 000 personnes qui ont pu écouter les discours, dans le monde entier, grâce à la retransmission en direct sur Internet. Dès le lendemain, les discours avaient été visualisés 600 000 fois et quelques jours plus tard, plus d’un million de fois. Une véritable prouesse technique, inédite en France dans le champ politique, et qui démontre une nouvelle fois la maîtrise des Identitaires dans le domaine des Nouvelles technologies. Une performance qui représente un véritable pied de nez aux censeurs qui avaient voulu interdire notre rassemblement. Réduits à quelques dizaines dans la rue, incapables de renouveler leur discours, dépassés par les événements, ils ont dû assister impuissants au succès de nos Assises suivies, sur place ou à distance, par plusieurs centaines de milliers de personnes.
Curieusement, AUCUN média n’a évoqué cette retransmission en direct. Et la presse audiovisuelle a consacré plus de temps d’antenne aux opposants qu’aux organisateurs des Assises sur l’islamisation. Les reportages les plus complets ont été diffusés… sur des chaînes arabes et iraniennes comme Al Jazeera et Al Arabia… Le malaise est donc flagrant, la liberté d’expression inexistante, mais le mur des certitudes et des idéologies se fissure. La votation suisse contre les minarets, la progression de la Ligue du Nord en Italie ou encore le succès du livre de Thilo Sarrazin, en Allemagne, montrent que les Français ne sont pas les seuls à s’inquiéter de la progression d’une idéologie politico-religieuse de plus en plus agressive. Nous sommes en phase avec les attentes de l’opinion et les digues médiatiques ne tarderont pas à sauter.
Les Assises sur l’islamisation de l’Europe ont été un véritable triomphe. Oui, ces Assises répondaient à une attente du peuple français et, au-delà, de tous les peuples européens, tant pour accéder à une description sincère de la réalité de l’islamisation en cours de notre continent que pour entendre le message d’espoir de la résistance européenne.
L’alliance entre organisations laïques et identitaires, de gauche, de droite ou du dehors, doit aller crescendo, car le rassemblement de tous les résistants face aux dangers que l’islam fait peser sur la civilisation européenne, sur notre héritage, notre culture, nos traditions, nos institutions et notre mode d’organisation sociale, est la condition de notre survie.
A Paris, ce 18 décembre 2010, est né un mouvement de résistance européenne à l’islamisation. Le combat pour la défense de nos libertés et de notre identité ne fait que commencer !
Comme à Vienne et à Poitiers, si la détermination est de notre côté, la victoire sera au rendez-vous !
Notre pays ne pourrait-il pas se passer d’Abderramane Saïdi ?
Article de Philippe Vardon publié le 30 décembre 2010
En 1984, Bernard Stasi publiait un ouvrage intitulé «L’immigration : une chance pour la France». Un quart de siècle plus tard ...
En 1984, Bernard Stasi publiait un ouvrage intitulé L’immigration : une chance pour la France. Un quart de siècle plus tard, la théorie qu’il clamait avec force à l’époque (et a renouvelée depuis dans un ouvrage portant le même titre) ne s’est pas encore franchement vérifiée… et l’expression « chance pour la France » a connu un destin que Bernard Stasi n’aurait sans doute ni imaginé, ni souhaité. En effet, sur internet une « chance pour la France » (souvent abrégée en C.P.F.) désigne désormais l’un de ces délinquants ou criminels étrangers ou d’origine étrangère qui semblent justement s’être donnés comme mission de contredire ardemment Bernard Stasi. En voici une nouvelle illustration…
Le 22 décembre, Abderramane Saïdi a été jugé pour rébellion face aux forces de l’ordre, dégradation de biens publics, et outrage au drapeau français. Mais avant de parler de sa « condamnation » (vous comprendrez les guillemets), évoquons les faits.
Abderramane Saïdi, ressortissant algérien de 26 ans, s’est rendu mardi dernier à la préfecture des Alpes-Maritimes pour solliciter le renouvellement de sa carte de séjour et effectuer une demande de regroupement familial. Mais Abderramane n’est manifestement pas un garçon patient… « Exaspéré des lourdeurs et lenteurs de l’administration » (d’après le Figaro), après qu’une fonctionnaire lui a demandé de revenir plus tard, Abderramane Saïdi a saisi un drapeau français situé dans le hall de la préfecture, a cassé sa hampe avant de jeter les deux morceaux sur la pauvre femme. Il a fallu l’intervention de deux policiers pour le maîtriser, alors qu’il essayait de leur porter des coups.
Peut-être pour ne pas exaspérer à nouveau Abderramane avec les lenteurs de notre administration, celui-ci a été jugé dès le lendemain en comparution immédiate. Le journal « de droite » de référence, le Figaro, a alors pu titrer triomphalement « Un Algérien condamné pour outrage au drapeau français » tandis que le toujours très drôle Rudy Salles (adjoint au maire de Nice et député Nouveau Centre) s’offrait une petite tribune dans Nice Matin en considérant que cette condamnation était un « bon signal ».
Qu’en est-il en réalité ? Abderramane est-il en prison aujourd’hui ? A-t-il été installé dans le premier vol en partance pour l’Algérie afin d’effectuer le regroupement familial demandé avec tant de ferveur à domicile ? Pas du tout, en guise de « condamnation », Abderramane Saïdi n’a en fait écopé que de sursis, c’est-à-dire de peines ne s’appliquant éventuellement que dans le cadre d’une récidive de sa part. Quatre mois de prison avec sursis et 750 euros d’amende avec sursis précisément, la seule peine réelle étant d’assister à un stage de citoyenneté d’une journée… On rêve, ou plutôt on cauchemarde !
Rudy Salles s’extasie et parle de « bon signal » ? Mais il s’agit juste de pur foutage de gueule. Le signal en l’occurrence, c’est juste celui de la faiblesse de notre État, et donc malheureusement de notre pays. Nice Matin modère un peu le député Salles en évoquant une condamnation « symbolique » (et en signalant avec honnêteté le tollé provoqué parmi les lecteurs, et commentateurs du site internet du journal, devant cette décision de justice intolérable). Si cette condamnation est en effet symbolique, elle ne l’est que de la démission des pouvoirs publics, de la mansuétude permanente d’une bonne partie des juges vis-à-vis des délinquants étrangers ou d’origine étrangère, d’un État qui ne sait plus qu’imposer sa force et son poids aux honnêtes citoyens tout en reculant chaque jour un peu plus face aux voyous.
La présidente du tribunal nous a offert un bel exercice de bêtise paternaliste, colonialiste presque, en assénant toute contente d’elle-même (elle est allée en-deçà des réquisitions du Procureur qui réclamait huit mois de prison avec sursis) « Après tout, ce n’est pas un si mauvais pays la France… » Magnifique, grandiose, un « bon signal » comme dirait Rudy Salles. Cette juge se croit face à un gamin et lui met une fessée, mais pas trop forte, pour ne pas traumatiser le chérubin. On pourrait s’imaginer qu’avec le nombre de petites raclures qu’elle voit passer dans sa salle d’audience chaque semaine, elle soit moins tentée de verser dans la tolérance abusive et le laxisme. C’est pourtant le contraire qui se produit. Beaucoup de juges sont pétris de relativisme culturel (le poids des traditions, de la culture d’origine, de l’éducation, la non-intégration, pensant sur le comportement) et de rousseauisme (l’immigré étant toujours le bon sauvage perverti par une société qui ne lui fait pas toute sa place, le discrimine, ne l’aide pas assez, jamais assez…).
J’ai lu dans beaucoup de commentaires sur internet, que la justice algérienne n’aurait certainement pas été aussi douce dans le même cas de figure. C’est une évidence, tout comme cela serait en fait le cas dans tous les pays du monde. Mais il y a bien pire encore… Je suis persuadé que la justice aurait été moins clémente si c’était un Français de souche qui comparaissait pour les mêmes faits. Imaginons Pierre Dupont, venu effectuer des formalités pour une carte grise de voiture, qui – « exaspéré des lourdeurs et lenteurs de l’administration » – agresse une fonctionnaire puis deux policiers. Peut-on sérieusement imaginer qu’un tribunal le condamne simplement à du sursis et un stage de citoyenneté ? Nous savons tous très bien que non, car pour Pierre Dupont aucune mansuétude, aucun relativisme culturel. Pierre Dupont est un bon Gaulois, bien intégré socialement et professionnellement et avait donc parfaitement conscience de ce qu’il faisait et de la gravité de ses actes, à ce titre on ne peut lui accorder aucune circonstance atténuante. Et la réalité est qu’à faits égaux, Pierre Dupont serait sans aucun doute en prison !
Ce n’est pas le cas d’Abderramane Saïdi, chance pour la France, venu réclamer, ou carrément exiger, au vu de son comportement agressif, le renouvellement de sa carte de séjour et la venue de sa famille dans notre pays. On pourrait d’ailleurs au fond, se demander ce qu’Abderramane fait chez nous. Je croyais que nous étions désormais dans un régime d’immigration « choisie ». Pourtant dans aucun des trois articles consacrés à cette affaire il n’est question de la profession exercée dans notre pays par Abderramane Saïdi. Est-il ici pour répondre à une pénurie dans un domaine professionnel quelconque ? Ou alors peut-être s’inscrit-il dans le cadre des 170 000 visas par an promis par François Fillon à l’Algérie (soit trois fois plus que sous le gouvernement socialiste) ?
Au-delà de la peine avec sursis d’Abderramane Saïdi, il semble bien qu’en aucun cas ses demandes de renouvellement de carte de séjour et de regroupement familial n’aient été remises en cause. Abderramane peut s’en prendre au drapeau français, agresser une fonctionnaire et des policiers, mais hors de question de le renvoyer chez lui, nous ne somme pas des barbares comme les Suisses quand même !
Faudra-t-il aussi passer par une votation pour en revenir au simple bon sens ? Espérons que les choses se passent aussi démocratiquement et pacifiquement qu’en Suisse, car l’exaspération et la colère du peuple pourraient bien finir par devenir difficilement contrôlables.
En attendant, Abderramane Saïdi vit toujours chez nous, et je me dis que si nous pouvions nous passer de lui et de quelques autres, je ne crois pas que nous nous porterions plus mal.
Assises sur l’islamisation de l’Europe : un triomphe fondateur
Bloc Identitaire
Communiqué du Bloc Identitaire du 20 décembre 2010
Avec 1 053 entrées payantes et 241 623 connexions pour la seule journée
de samedi pour suivre leur diffusion en direct sur Internet, les Assises
sur l’islamisation de l’Europe ont été un véritable triomphe. Ce
formidable succès est le signe que ces Assises répondaient à une attente
du peuple français et, au-delà, de tous les peuples européens, tant
pour accéder à une description sincère de la réalité de l’islamisation
en cours de notre continent que pour entendre le message d’espoir de la
résistance européenne.
Les intimidations et menaces d’interdiction de cette gauche française
qui a tout renié, de la défense du peuple à celle de la liberté
d’expression, n’y auront rien fait : c’est aux cris de « Liberté !
Liberté ! » que le public, qui avait bravé oukases et intempéries, s’est
levé et a acclamé les orateurs. Plus d’une centaine de journalistes
étaient présents dans la salle pour le constater, représentant la
plupart des grands titres de la presse française mais également des
médias internationaux comme les chaînes de télévision Al Jazeera et Al
Arabia.
Les élus de la droite parlementaire qui ont finalement décidé de rester
chez eux plutôt que de prendre la parole à ces Assises peuvent se mordre
les doigts de ne pas être venus.
Le Bloc identitaire tient d’abord à remercier tous ceux qui ont
participé à la parfaite organisation de cette journée, tous ceux qui se
sont déplacés en ce jour de départ en vacances et tous les sites qui,
tels Bivouac-id, Fdsouche et Novopress, ont diffusé en direct durant
toute la journée le film de ces Assises.
Le Bloc identitaire, co-organisateur de ces Assises avec Riposte laïque
et trente-deux partis, organisations, associations, sites et blogs
d’information, tient également à saluer la qualité d’écoute d’un public
très divers, qui a manifesté un égal respect à tous les courants de
pensée qui se sont succédé à la tribune. C’est le signe que le Bloc
identitaire et Riposte laïque, qui avaient placé leur lutte commune
contre l’islamisation dans l’esprit du Conseil national de la Résistance
dès l’Apéro Saucisson-Pinard du 18 juin 2010, ont eu raison d’opter
pour un combat unitaire. Quand l’intérêt supérieur de nos peuples est en
jeu, ce qui nous sépare doit s’écarter pour laisser place à
l’essentiel.
L’alliance entre organisations laïques et identitaires, de gauche, de
droite ou du dehors, doit aller crescendo, car le rassemblement de tous
les résistants face aux dangers que l’islam fait peser sur la
civilisation européenne, sur notre héritage, notre culture, nos
traditions, nos institutions et notre mode d’organisation sociale, est
la condition de notre survie.
L’événement a enfin été fondateur.
A Paris, ce 18 décembre 2010, est né un mouvement de résistance européenne à l’islamisation.
Il est concrétisé par un Manifeste de Paris, dont lecture a été donnée
en clôture de la journée, en présence de tous les orateurs dont le
député suisse de l’UDC Oskar Freysinger, cet « irréductible Gaulois »
venu de chez les Helvètes qui a pu constater, aux ovations debout qui
lui ont été réservées, quel espoir il avait suscité en France.
Le Bloc identitaire s’associe pleinement à ce Manifeste de Paris (voir le texte intégral ci-dessous), lequel :
• affirme, face à l’islamisation de l’Europe, « notre indéfectible attachement à notre civilisation plurimillénaire, à ses valeurs et à ses traditions » ;
• invite « tous les peuples d’Europe et du monde à préserver
l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants en se levant contre
toutes les tentatives de remplacer les lois de leurs pays, fruit de leur
histoire et garantes de leur équilibre social, par des règles venues
d’ailleurs qui leur sont incompatibles » ;
• réclame « la libre expression, le libre débat et le libre vote sur ce sujet ».
L’audience de ces Assises montre à quel point le Bloc identitaire est en phase avec les attentes de l’opinion.
Devant la multiplication des lâchetés politiques face à l’islamisation
de notre pays, le Bloc identitaire considère que le système de
représentation parlementaire n’est plus à même de porter la voix du
peuple français. Une réforme profonde de nos institutions est
aujourd’hui indispensable. C’est pourquoi l’instauration d’une
démocratie directe, sous forme de votations populaires telles qu’elles
se pratiquent en Suisse, sera l’un des axes de la campagne d’Arnaud
Gouillon, candidat identitaire à l’élection présidentielle de 2012.
En se positionnant ainsi, seul sur l’échiquier politique comme
l’équivalent français de l’UDC en Suisse et de la Ligue du Nord en
Italie, le Bloc identitaire confirme être bien décidé à s’ancrer
durablement dans la vie politique européenne, au-delà de l’écume des
mouvements de mode électoraux. Et cela jusqu’à ce que nos peuples aient
retrouvé, les uns après les autres, leur identité et leur liberté.
Manifeste de Paris – 18 décembre 2010
Les Assises sur l’islamisation de l’Europe tenues à Paris, le 18
décembre 2010, sont un acte fondateur. Pour la première fois, des
orateurs venus de toute l’Europe ont partagé une même tribune pour
dénoncer l’islam de conquête à l’œuvre sur notre continent.
A l’issue de ces assises, les 32 partis, organisations, associations,
sites et blogs d’information qui en ont soutenu l’initiative
s’accordent, au-delà de leurs divergences de positionnements, sur un
manifeste commun :
• Nous nous élevons contre le prosélytisme agressif de l’islam, contre
les occupations de l’espace public par la prière musulmane, contre le
financement de ses lieux de culte sur fonds publics, contre la
banalisation de la nourriture halal, contre le sort fait aux femmes dans
l’islam, à l’opposé de notre principe d’égalité des sexes, et, plus
généralement, contre toute avancée de l’islam sur le sol de l’Europe ;
• Nous réaffirmons face à l’islamisation de l’Europe notre indéfectible
attachement à notre civilisation plurimillénaire, à ses valeurs et à ses
traditions ;
• Nous invitons tous les peuples d’Europe et du monde à préserver
l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants en se levant contre
toutes les tentatives de remplacer les lois de leurs pays, fruit de leur
histoire et garantes de leur équilibre social, par des règles venues
d’ailleurs qui leur sont incompatibles ;
• Nous les invitons à défendre le droit des citoyens européens à la
libre expression, au libre débat et au libre vote sur le sujet ;
• Nous les invitons à poursuivre leurs actions politiques ou éditoriales
pour s’opposer aux exigences exponentielles de l’islam comme ils
s’opposeraient à toute forme de totalitarisme ;
• Nous les invitons à refuser tout sectarisme ou toute revendication
jalouse dans le combat contre l’islamisation, considérant que la
désunion serait criminelle au peuple et à la patrie.
Nous invitons chacun à adhérer à une association ou à un parti qui mène
ce combat, en fonction de sa propre sensibilité et à tisser des liens
entre individus, groupes et pays pour que naissent des réseaux très
forts. C’est seulement ainsi qu’ils seront capables de résister au
totalitarisme islamique, sexiste et homophobe, qui cherche, par la
démographie et l’intimidation, à faire disparaître une civilisation
humaniste. Nous refusons l’obscurantisme, la superstition et la
soumission aveugle de l’homme à des préceptes indignes et mortifères.
En ce jour, nous avons fondé une libre association d'organisations
indépendantes. Nous formons une équipe. Nous avons un combat. Nous
lançons ce jour un mouvement de résistance européen fondé sur la défense
de notre civilisation face à un nouveau totalitarisme.
La résistance identitaire fait face aux collabos de l’invasion rue Clémenceau
Communiqué de Nissa Rebela du 12 novembre 2010
Rassemblés devant l’immeuble occupé par des immigrés rue Clémenceau, les identitaires ont fait face à toute la haine déversée par les organisations gauchistes, les associations pro-immigrés et des racailles ameutées pour l’occasion.
Derrière une banderole « Dégagez-les / FOUORA ! » les militants de Nissa Rebela ont réclamé l’évacuation de l’immeuble, l’expulsion immédiate de tous les occupants qui entendent obtenir des titres de séjour – et sans doute la nationalité française – en commençant par violer la loi, l’arrêt des subventions aux associations dont le seul but est d’aider au séjour irrégulier et enfin de vraies poursuites contre les personnes incitant (car cette occupation est bien le fait des responsables d’association en tout premier lieu) ou aidant à la commission de délits en rapport avec l’immigration clandestine.
Les provocations, les insultes, ou les menaces n’ont pas manqué de fleurir dans les rangs des amoureux des clandestins. On aimerait voir toutes ces belles âmes aussi mobilisées quand ce sont des Niçois qui souffrent, vivent dans la précarité et la misère. Mais pour eux, n’est beau que ce qui est exotique et n’a d’intérêt que ce qui vient de loin.
De nombreuses racailles n’ont pas hésité à répondre aux slogans lancés par les identitaires par de vibrants « Allah akbar », sans que cela semble heurter les gauchistes présents. Trop contents, il est vrai, de voir quelques jeunes se joindre à leur rassemblement dont la moyenne d’âge traduisait par elle-même la ringardise de leur combat…
La jeunesse, la vigueur, l’audace et le courage étaient sans aucun doute ce soir dans les rangs identitaires !
Si le Préfet ou messieurs Estrosi et Ciotti n’entendent pas accompagner leurs paroles d’actes et faire respecter la loi, nous ne comptons pas pour notre part laisser des associations sans aucun soutien populaire – autre que celui de la petite racaille – dans notre ville y faire la loi.
Halte à la passivité de l’Etat ! Halte à la complicité des associations ! IMMIGRATION BASTA !
11 novembre 2010 : les militants identitaires parisiens rendent hommage aux soldats français morts en Afghanistan !
Communiqué du Bloc Identitaire Paris et Ile-de-France du 11 novembre 2010
Ce matin, dans le cadre de la campagne nationale du Bloc Identitaire contre la guerre en Afghanistan, les militants du Bloc Identitaire Paris & Ile-de-France ont honoré la mémoire des soldats français récemment tombés.
A l’heure où la République Française rend un hommage méritoire aux millions de soldats français sacrifiés lors du bain de sang européen qu’a constitué la Grande Guerre , les identitaires parisiens ont tenu à avoir une pensée pour ceux qui souffrent aujourd’hui, loin des leurs, en colorant en rouge-sang (non polluant) plusieurs fontaines parisiennes.
Par cet acte symbolique, les identitaires ont voulu interpeller les Français : la guerre en Afghanistan n’est pas la leur et nos soldats sont sacrifiés pour des intérêts qui ne sont pas ceux de notre peuple.
Derrière le slogan « Pas un mort de plus pour une guerre américaine ! », les identitaires parisiens ont également tenu à rappeler que c’est d’abord à Paris, dans nos quartiers, qu’on a besoin de nos soldats et qu’il faut combattre l’islamisme.
Enfin saluons la participation active des jeunes identitaires parisiens du Projet-Apache à cette action d’envergure nationale (plus de 50 fontaines ensanglantées dans toute la France ce matin).
La campagne se poursuivra par plusieurs collages et d’autres manifestations.
L’idée identitaire va faire son chemin
Bloc Identitaire via Institut de Relations Internationales et Stratégiques
Article de Jean-Yves Camus publié le 20 octobre 2010
Nul ne peut prédire l'avenir du Bloc identitaire devenu en octobre 2009
un parti politique à vocation électorale. Les idées qu'il défend ont
par contre une très bonne chance de faire leur chemin. La raison est
simple : l'idée identitaire, c'est-à-dire l'ethno-différentialisme qui
stipule l'impossibilité totale d'assimilation des populations d’origine
extra-européenne et de culture musulmane, est cohérente avec
l'évolution du cadre de référence dans lequel s'expriment les identités
individuelles, qui n'est plus celui des pays souverains mais celui de
la mondialisation et de la supranationalité.
Loin d’être une simple continuité des groupuscules du style Unité
radicale, le Bloc identitaire a rompu avec la logique groupusculaire.
II possède des cadres de valeur, structurés intellectuellement et qui
ont évolué sur des questions importantes comme l'antisémitisme et le
négationnisme. Demeure chez eux une croyance profonde dans
l'impossibilité de l'islam à s'inscrire, en raison des valeurs qui lui
sont intrinsèques, dans la communauté nationale. C'est évidemment un
point majeur mais peut-être pas I’essentiel.
L'essentiel est que les identitaires, nébuleuse plus large que le seul
Bloc du même nom, ont une définition de I’identité qui s’inscrit à un
triple niveau : I’identité régionale ou locale, I’identité nationale
française et l'identité civilisationnelle européenne, auxquelles il
faut ajouter le sens de l'appartenance à une communauté militante. Le
maître-mot de cette idéologie est l'enracinement. Sa traduction en
termes de projet de société peut se transcrire dans les mots « une
terre un peuple », slogan d'ailleurs utilisé par un groupe de la
mouvance qui a fait des choix tactiques et philosophiques différents de
ceux du Bloc.
L’idée identitaire a un avenir qui pourrait influencer le débat sur
l'identité nationale. En effet, la définition barrésienne que donne une
large partie de la droite de ce que signifie appartenir à la communauté
nationale était peut-être audible dans le cadre des États-Nations, de
la stabilité économique et sociale, mais l’est beaucoup moins dans
celui où tout le monde a intégré que la mondialisation, l'Europe (au
moins fédérale) et l'instabilité géopolitique étaient des données
irréversibles ou du moins de très longue durée. Aussi excluante qu’elle
soit, la notion de I’identité nationale que défend la droite du
gouvernement reste assimilationniste et non totalement
ethico-culturelle. Mais elle a ouvert la porte à une surenchère qui ne
peut qu'aboutir à une large adhésion à I’ethno-différentialisme, selon
lequel un « Français de souche » n’est pas seulement un enfant né en
France de deux parents français, mais aussi un individu qui adhère à un
projet de civilisation européenne défini par I’histoire depuis bien
avant l'émergence des nations, par un stock génétique au socle
immuable, par un cadre de références laïques mais modelé par
l'empreinte chrétienne.
Les identitaires appartiennent à une nouvelle famille des droites
populistes qui n’est pas l'extrême-droite traditionnelle : ils ne sont
ni souverainistes ni nationalistes au sens de « la France seule ».
Comme la Ligue du nord italienne, les populismes anti-islam scandinaves
ou Geert Wilders, ils parlent aux gens des milieux où être français
était un ressenti, une évidence qui allaient de soi et qui se sentent
menacés par le multiculturalisme. Ils parlent aux victimes de la
concurrence implacable qu'induit la mondialisation et dont le statut
social vacille, à cette partie du monde du travail qui a toujours vécu
I’immigration non seulement comme une concurrence mais aussi comme une
remise en cause de ses valeurs, souvent autoritaires et ethnocentrées.
L'évolution du Front national sous la direction de Marine Le Pen ira
peut-être dans le sens des idées identitaires, élargir considérablement
leur espace politique. Mais bien au-delà de l'extrême-droite, la brèche
est ouverte car le débat sur l'identité nationale et la surenchère
auquel il a donné lieu ont accéléré la fin du consensus sur la
définition de ce que signifie être français.
Afghanistan : un mort de plus, c’est un mort de trop !
Bloc Identitaire
Communiqué du Bloc Identitaire du 15 octobre 2010
Blessé lors d’un accrochage hier, un
sous-officier du 126e régiment d’infanterie de Brive avait été
transporté à l’hôpital de Kaboul où il s’est éteint il y a quelques
heures, loin des siens et loin de sa terre. Le Bloc identitaire tient à
exprimer ses condoléances à la famille du militaire tué.
Ce décès porte le nombre total de
victimes françaises depuis le début des opérations militaires en 2001 à
50 personnes. Ce sont 50 jeunes Français courageux que la France a
envoyés à l’abattoir. Ce sont 50 familles françaises qui sont
endeuillées par la perte d’un proche dans les montagnes poussiéreuses
d’Afghanistan.
Menant une politique schizophrénique, la France tente vainement d’occidentaliser l’Orient tout en laissant s’orientaliser l’Europe ! La manière de vivre des Afghans en Afghanistan ne regarde qu’eux et nous inquiète moins que le développement du commerce halal ou la prolifération de mosquées dans les villes françaises.
Nous le redisons : cette guerre n’est pas la nôtre. La « guerre contre le terrorisme » est un prétexte. Nous ne pouvons accepter que des Français aillent mourir pour servir les intérêts géostratégiques et pétroliers américains ! C’est ici, chez nous, en Europe qu’il faut combattre l’islam !
Un mort de plus, c’est un mort de trop : exigeons le retour de nos soldats d’Afghanistan !
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La crise balkanique qui arrive
Article de Arnaud Gouillon publié le 15 septembre 2010
Plusieurs évènements d’une extrême importance se sont passés ces dernières semaines dans le sud de la Serbie. Passés inaperçus dans la presse européenne, ils sont les témoins capitaux d’une nouvelle crise qui s’annonce.
Les musulmans de Novi Pazar (Sandjak, sud de la Serbie) ont affronté la police serbe le 7 septembre dernier. Un litige cadastral pour la construction d’une école a servi de prétexte à la revendication d’un Sandjak musulman indépendant. Après les affrontements qui ont faits plusieurs blessés du côté de la police serbe, des musulmans de Bosnie (le pays voisin) ont renchéri en demandant « l’envoi sur place d’observateurs européens ». Par cette ingérence dans les affaires internes à la Serbie, ils mettent clairement en cause la réaction parfaitement légitime et proportionnée du pouvoir de Belgrade dans cette affaire. Imagine-t-on quelque pays africain ou musulman réclamant des observateurs internationaux après chaque émeute en France ?
Ces musulmans de Bosnie envoient également un signal fort à Belgrade en lui rappelant qu’ils n’hésiteront pas à faire appel à l’UE pour promouvoir la création d’une zone musulmane autonome supplémentaire au sein de la Serbie. La méthode est toujours la même : évoquer le non respect « des droits de l’Homme », agiter le spectre du génocide et émouvoir par le mensonge et la désinformation. Utilisant une Union Européenne incapable de voir où sont ses intérêts propres, cette stratégie semble malheureusement toujours fonctionner.
Cette rébellion du Sandjak couplée à l’ingérence bosniaque intervient au moment où la Serbie souhaitait proposer une nouvelle résolution sur le Kosovo au conseil de sécurité de l’ONU. Cela a fait dire à certains observateurs politiques serbes que le but premier de tout cela était de faire pression sur Belgrade afin que la Serbie adoucisse sa position sur le Kosovo. Et c’est justement ce qu’elle a fait en proposant une résolution prise de concert avec l’UE…
C’est dans ce même sandjak musulman que dimanche dernier suite à la victoire de la Turquie sur la Serbie lors d’un match de Basket-ball, des manifestations spontanées ont eu lieu au cri de « Ici c’est la Turquie, pas la Serbie » avec les drapeaux à croissants qui vont avec.
Au même moment au Kosovo plusieurs centaines d’Albanais franchissaient le pont de Kosovska Mitrovica et envahissaient la dernière zone serbe du Kosovo qui résiste encore. Les premiers Serbes à venir défendre le pont n’étaient qu’une dizaine et ont été grièvement blessés. Ce sont eux qui ont pu donner l’alerte, ce qui a très vite permis à plusieurs centaines de Serbes de faire face et de repousser l’attaque albanaise. Des coups de feu tirés depuis la zone musulmane ont terminé ce bref mais très violent affrontement. Un Serbe et un militaire français ont été blessés par balle. Cette attaque albanaise n’était pas seulement une ratonade antiserbe. Des miliciens armées y ont pris part et elle s’inscrit de manière violente dans la politique de l’Etat albano-kosovar de faire tomber cette dernière zone de résistance qu’est le nord de Kosovska Mitrovica.
Et que fait l’Occident ? Pas grand-chose. Les soldats de l’OTAN montent une garde symbolique qui n’assure qu’une protection minimale. Elle est incapable de protéger les populations serbes lorsque des situations imprévues apparaissent. Dans une région d’Europe soumise à la terreur musulmane, il est également choquant de constater le silence médiatique qui entoure ces évènements et l’absence des grandes organisations caritatives. Hélas, ces associations se mobilisent quand elles peuvent espérer de bonnes retombées publicitaires. Or, il n’y a rien à gagner en venant en aide aux Serbes du Kosovo.
Quand l’Occident refuse de s’impliquer, quand les «humanitaires» détournent le regard, quand les journalistes se taisent, que reste-t-il ? Il reste vous et moi, des Français ordinaires révoltés par l’injustice.
Cette révolte qui nous anime depuis 2004 nous l’avons toujours transformée en actions. Suite à ces récents évènements je me rendrai dans les semaines à venir dans le sud de la Serbie en compagnie d’un bénévole de l’association Solidarité Kosovo afin de mettre en place de nouvelles stratégies de soutien.
Tant que l’injustice dont sont victimes les Serbes du Kosovo persistera nous serons à leurs côtés. Ils ne lâchent pas, nous ne les abandonnerons pas !
Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire : Etre populiste, c’est défendre son peuple
Entretien avec Fabrice Robert par Pierre Cassen publié le 11 octobre 2010
Riposte Laïque : Tu es président d’un mouvement, devenu un parti, que la presse classe généralement l’extrême droite. Comment réagis-tu à cette caractérisation, et comment vous situez-vous par rapport au Front national ?
Fabrice Robert : La presse a toujours besoin de placer les partis politiques dans de petites cases bien rangées. Certains journalistes nous qualifient d’extrême droite, un politologue comme Jean-Yves Camus positionne plutôt les Identitaires entre l’UMP et le FN. Je répondrais que nous sommes tout simplement identitaires. Or, être identitaire ne renvoie pas à un dogme – avec sa vérité unique - ni à une idéologie – avec ses constructions intellectuelles éloignées de la réalité. Être identitaire, cela renvoie à un principe se fondant sur le réel, sur du charnel ; Cela renvoie à ce qu’on est tout simplement.
Alors, l’identité est-elle un concept de droite ou de gauche ? J’ai plutôt tendance à concevoir l’identité comme un thème qui dépasse les clivages politiciens. Aujourd’hui, des milliers de Français – même s’ils votent NPA ou UMP – participent à la défense de notre identité (défense de langue régionale, d’un patrimoine local, etc.). Tout notre travail aujourd’hui est de mettre en relation, en harmonie… notre mouvement identitaire et tous ceux qui pratiquent l’identité sans pour autant en avoir saisi les implications politiques et historiques. Pour exemple, nous accueillons régulièrement dans nos rangs des militants issus des Verts qui reprochent à leur ancien mouvement de fermer les yeux face à l’islamisation de notre sol. Ils retrouvent chez nous la dimension écologique associée à la défense de notre identité charnelle. Mais ce type de ralliements concerne aussi d’autres formations politiques (Modem, MPF, etc.). A chaque fois, c’est le marqueur identitaire – absent ou pas assez prononcé dans leur formation d’origine - qui amène ces personnes à franchir le pas.
Identitaires, nous voulons également nous inscrire dans le vaste courant populiste qui se développe partout en Europe. Car être populiste, c’est défendre son peuple. Et défendre son peuple, c’est défendre son identité. Face à la trahison des élites et alors que l’Etat ne parvient plus à assurer la sécurité de ses citoyens, il nous semble urgent de mettre en place des initiatives destinées à protéger notre peuple et faire entendre sa voix. Vous me demandez comment les Identitaires se situent par rapport au Front National. Pourquoi nous demander de nous définir par rapport à d’autres, et pourquoi toujours par rapport au FN, qui n’est tout de même pas le centre de la vie politique française ? Je préférerais que vous me demandiez ce qui nous distingue fondamentalement de l’UMP ou du Parti socialiste. Mais puisque vous me posez la question, je vais y répondre.
Nous nous distinguons, tout d’abord, de ce parti par les méthodes. Le Front National se concentre uniquement sur le terrain électoral. Or, nous considérons que le pouvoir ne se prend pas uniquement par les urnes et que l’engagement électoral doit rester un moyen supplémentaire au service de nos idées et pas une fin en soi.
Nous sommes dans une logique gramsciste. Ainsi, nous pensons que pour prendre le pouvoir, encore faut-il avant réussir la conquête des esprits. Le combat doit être total et emprunter donc divers modes d’actions : Opérations d’agit-prop, développement du réseau associatif, création de médias alternatifs, maîtrise du réseau Internet, etc. Face au modèle rigide et centralisé du parti classique, nous pensons aussi que l’avenir est au travail en réseau, à la mise en synergie des compétences et des initiatives.
Nous nous distinguons également du Front National par les idées. Le Front National tient un discours hostile à l’Europe et aux patries charnelles que sont les régions alors que nous pensons qu’il faut défendre la triple appartenance région/nation/Europe qui - précision importante - ne doit pas être perçue comme une menace pour l’intégrité de la France, bien au contraire.
Alors que le Front national ne défend que l’identité nationale, nous pensons qu’il est nécessaire de promouvoir à la fois les identités charnelle (locale), historique (française) et civilisationnelle (européenne). Pour le Front national, ces identités sont antagonistes. Pour nous, elles sont complémentaires.
D’autre part, le Front national associe la question de l’identité et celle de l’acceptation des « valeurs républicaines ». Il suffirait donc à n’importe quel étranger d’accepter ces valeurs pour devenir un Français à part entière ? Comment entretenir un lien d’appartenance et d’identification avec une idée offerte à l’humanité entière ? Cette conception artificielle évacue toute dimension charnelle et historique. Et je pense qu’il faut aujourd’hui prendre clairement acte de l’échec de l’assimilation. Comme l’écrivait le général de Gaulle, « On peut intégrer des individus ; et encore, dans une certaine mesure seulement. On n’intègre pas des peuples, avec leur passé, leurs traditions, leurs souvenirs communs de batailles gagnées ou perdues, leurs héros. »
Pour construire et se projeter dans l’avenir, un peuple doit vouloir partager un destin commun. Est-ce vraiment possible avec ceux qui représentent la France Halal et la France Racaille ? Que faut-il faire aujourd’hui ? Tenter de leur enseigner par la force les valeurs républicaines et l’amour de la France ? Cela me semble bien compromis aujourd’hui…
Riposte Laïque : Récemment, tu as publié un texte, personnel, sur ton parcours de jeunesse. Pourquoi cette démarche ?
http://fr.novopress.info/66193/retour-sur-un-parcours-politique-personnel-par-fabrice-robert/
Fabrice Robert : Je crois que le moment était venu de dire certaines choses, d’apporter des précisions sur quelques moments clés de mon parcours politique personnel. Face au développement des Identitaires, certains médias tentent de nous discréditer en nous raccrochant à certains événements passés. Je ne renie rien, j’assume tout mais je réclame le droit d’évoluer. Je milite depuis plus de 20 ans. Les positions que je défends aujourd’hui peuvent être différentes de celles que je portais à 18 ans… même si mon parcours a joué un rôle déterminant chez l’homme que je suis aujourd’hui.
Plutôt que de laisser se propager certaines contre-vérités, j’ai donc préféré prendre les devants et dire les choses une bonne fois pour toute. J’ai été un militant nationaliste radical. Je ne le suis plus aujourd’hui. Nous avons engagé une véritable « révolution culturelle » avec les Identitaires. Et je crois pouvoir dire que nous sommes à l’origine d’un nouveau courant politique en France avec le développement de nouveaux concepts et de nouvelles formes d’action. Continuer, par exemple, à associer Les Identitaires à feu Unité radicale, relève de la parfaite malhonnêteté intellectuelle. C’est un peu comme si vous mettiez sur le même pied le Front National et Ordre Nouveau, le Parti socialiste et le PSU…
Au fond, j’ai toujours agi pour la défense de mon identité. Mais la forme que prend mon engagement aujourd’hui est en phase avec le réel, loin de certains excès propres à la jeunesse.
Riposte Laïque : Comment expliquez-vous qu’il y ait pas mal de jeunes, dans vos rangs, et davantage de garçons que de filles ?
Fabrice Robert : En huit ans, nous avons su innover, surprendre et remporter des victoires importantes. Nous avons voulu affronter les défis d’aujourd’hui avec les armes de notre époque. C’est ce qui explique en partie l’attrait d’une partie de la jeunesse pour les Identitaires. Nous avons imposé un style et une manière différente d’aborder le combat politique.
Aujourd’hui, je peux affirmer que nous avons créé une véritable génération identitaire composé d’hommes et de femmes qui ont commencé à militer chez nous et qui ne sont donc jamais passé auparavant par d’autres formations politiques.
Par nos actions, nous avons voulu montrer que baisser les yeux dans la rue n’était pas devenu obligatoire. D’ailleurs, la première campagne des jeunes identitaires était intitulée « Face à la racaille, tu n’es plus seul ». Dans une société qui dévirilise sa population, face à un Etat qui démissionne devant la violence, le racisme anti-blanc et l’offensive des barbus, il existe encore des jeunes qui veulent résister en rejoignant une communauté militante forte et déterminée. Pour donner un exemple concret, nous avons désormais une influence prépondérante parmi la jeunesse niçoise. En effet, Le Figaro avait révélé que les Identitaires réalisaient le deuxième score “à droite” chez les moins de 25 ans derrière Christian Estrosi lors des municipales de 2008.
Alors, oui, nous comptons – dans nos rangs – une base importante composée de militants jeunes. Ce qui est extrêmement positif car, la jeunesse, c’est l’avenir. Mais les Identitaires attirent toutes les générations. Si les jeunes sont souvent plus novateurs, ils savent aussi écouter les conseils des plus anciens. C’est cette synergie et cette complémentarité qui fait la force du mouvement identitaire.
Riposte Laïque : Le Bloc Identitaire s’est beaucoup mobilisé pour la défense de René Galinier, ce septuagénaire emprisonné pour avoir tiré sur deux cambrioleuses. Considères-tu qu’il est normal de tirer sur des personnes, simplement parce qu’elles sont dans ton domicile ? Quelle revendication politique y a-t-il, derrière cet investissement ?
Fabrice Robert : Cette affaire révèle une dérive inquiétante. Face à l’augmentation de la délinquance et après avoir vidé la légitime défense de son sens, la justice ne laisse plus aux honnêtes gens - en cas d’agression - que deux possibilités : La prison ou le cercueil.
René Galinier en a fait les frais, lui qui a voulu défendre son foyer après avoir déjà subi plusieurs cambriolages. C’est donc la sécurité qu’a choisi René Galinier, et on peut le comprendre au vu des nombreuses attaques de personnages âgées, saucissonnages avec torture et autres joyeusetés. Si demain, c’est votre foyer qui était en danger, votre famille menacée, agiriez-vous autrement que René Galinier ?
Pour nous, cette affaire est l’occasion de rappeler que la légitime défense est un droit fondamental et un devoir civique ; qu’il est parfaitement normal de se protéger soi-même, de protéger ses proches ou encore ses biens. Par les actions en faveur de René Galinier, le Bloc Identitaire réclame une refonte totale de la "légitime défense", intégrant la notion de sanctuarisation du domicile. Nous réclamons tout simplement le droit élémentaire pour les Français de se défendre face aux agressions ! Ces français qui servent de véritables punching-balls à la racaille venues chez eux du monde entier, et qui devraient en plus se taire quand ils se font agresser !
Notre mobilisation a permis également d’élargir le cercle des soutiens et de briser le mur du silence médiatique. C’est ainsi que le député UMP Elie Aboud est allé rendre visite à René Galinier dans sa cellule et que le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme a accepté de prendre la tête du Groupe de parrainage René Galinier. Éric Zemmour a évoqué cette affaire dans sa chronique du 23 septembre sur RTL. Enfin, le 5 octobre, suite au refus de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier de libérer René Galinier, un certain nombre de députés, membres du Collectif de la Droite populaire (tels que Christian Vanneste, Bernard Carayon, Jacques Myard, Thierry Mariani ou bien encore Lionnel Luca) ont réagi par un communiqué au maintien en détention de cette homme de 73 ans. Même Xavier Bertrand, patron de l’UMP, s’est déclaré « choqué » par cette décision de justice.
Il faut tout de même savoir que la cour d’appel a notamment invoqué cet argument proprement stupéfiant : « Une mise en liberté pourrait aussi susciter l’incompréhension dans l’ethnie d’origine des victimes et faire craindre des représailles à l’égard du mis en examen. » René Galinier reste donc en prison parce que, Français de souche, il a tiré sur des Tsiganes et non sur des Bretonnes !
En un mois, nous avons organisé plus de 40 rassemblements en France (Lyon, Paris, Marseille, Nice, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Béziers, Nevers, Annecy, etc.). Et nous comptons désormais amplifier la mobilisation. D’autres manifestations vont rapidement se dérouler simultanément dans toute la France.
Riposte Laïque : Vous avez partagé la responsabilité du désormais célèbre apéro saucisson-pinard du 18 juin avec 26 associations, dont Résistance républicaine et Riposte Laïque. Quel bilan avez-vous tiré de cette action ?
Fabrice Robert : Un bilan très positif, évidemment. Ce rassemblement représente une victoire, à plus d’un titre. C’est, tout d’abord, la première fois en France qu’un événement organisé sur un réseau social comme Facebook se concrétise en rassemblement politique et citoyen dans la rue. Grâce à notre maîtrise des nouvelles technologies, nous avons suscité le développement d’un buzz mondial et ainsi contribué à libérer la parole sur la question de l’islamisation. En écoutant les discussions dans la rue, en scrutant l’ensemble des commentaires postés sur le Web, nous savions que la bataille de l’opinion avait été gagnée. Cela montre qu’il est possible – avec un peu de savoir-faire - de déstabiliser la forteresse politico-médiatique pour faire passer efficacement nos idées en direction du grand public.
Avec cette action, nous sommes parvenus également à faire bouger les lignes de manière considérable. Nous avons, en effet, réussi à provoquer un rassemblement trans-courant qui a réuni des personnes de sensibilités différentes, le temps d’une action, face à une menace qui nous préoccupe tous. Militants croyants, athées, agnostiques, de droite ou de gauche, nous avons sur mettre de côté nos différences au nom d’un certain pragmatisme politique. Je crois que le temps n’est plus aux postures idéologiques, génératrices de divisions. Dans certaines situations d’urgence – et c’est le cas aujourd’hui -, il faut accepter parfois de faire front ensemble pour réveiller notre peuple et l’amener à réagir contre la trahison des élites qui nous gouvernent aujourd’hui.
Pour finir, je pense que si nous avons réussi une belle opération avec cet apéro saucisson-pinard, il faut savoir passer à autre chose. Je n’ai donc pas l’intention, pour ma part, de multiplier l’organisation de ce type de rassemblements dans les prochains mois. Inutile de recycler indéfiniment un concept qui a très bien fonctionné à un instant T.
L’imagination au pouvoir ! A nous d’innover et de continuer à surprendre ! Les idées et les projets ne manquent pas. N’oublions pas non plus cette petite dose d’humour pour mettre les rieurs de notre côté et ridiculiser les tartuffes au pouvoir.
Il me paraît en tout cas important de continuer dans cette logique trans-courant et donc de développer rapidement d’autres initiatives associant les Identitaires à Riposte Laïque, Résistance Républicaine et tous ceux qui accepteront de rejoindre ces rassemblements ponctuels.
Riposte Laïque : Vous défendez une notion de "civilisation européenne", et le régionalisme. Cela signifie-t-il que vous seriez prêt à voir disparaître la France dans une Europe des régions, même si le modèle européen actuel ne vous convient pas. A l’instar des gauchistes, diriez-vous : "Non à cette Europe, oui à une autre Europe ?"
Fabrice Robert : Attention aux raccourcis trop faciles. Demander une plus grande autonomie des régions, ce n’est pas vouloir la destruction de la France. Regardez les Länders en Allemagne et les Cantons en Suisse. Avez-vous le sentiment que le choix d’un modèle fédéral mette en péril la cohésion de ces pays ? C’est d’ailleurs ce type de système – plus respectueux des libertés locales – qui a permis la votation en Suisse contre les minarets. Ce qui n’aurait jamais été possible dans un système complètement centralisé comme la France.
Être « régionaliste » - mais je préfère le terme de « localiste » - ce n’est pas être indépendantiste. Il n’est pas question de demander la séparation entre sa province et l’Etat mais simplement la prise en compte, le respect, de ses spécificités et la mise en place d’institutions permettant que soient gérées à l’échelon local les domaines qui peuvent l’être. Il s’agit simplement de l’application du principe de subsidiarité. Tout ce qui peut être traité localement ne doit pas l’être par l’échelon supérieur. Cela vaut aussi bien dans le domaine politique qu’économique. Pourquoi Paris devrait décider de tout et imposer sa tutelle administrative écrasante sur l’ensemble du territoire national ? Vous qui n’avez de cesse de dénoncer la pesanteur bruxelloise, vous semblez dans le même trouver normal le centralisme excessif de l’Etat français. Or, est-il utile de rappeler que cette bureaucratie oppressante qui sévit à Bruxelles n’est que la simple exportation du modèle français ? Pourquoi ce qui est anormal au niveau de l’Europe devrait être acceptable au niveau national ? J’ai le sentiment que nous sommes en train de réactiver la querelle entre Jacobins et Girondins. Face à l’urgence, faisons en sorte d’opter pour le dialogue plutôt que pour la guillotine…
Concernant l’Europe actuelle, je pourrais vous dire qu’on ne jette pas la France parce qu’on n’aime pas Sarkozy. Je pense que l’Europe politique est une nécessité. Et une Europe politique aura forcément besoin d’institutions. Mais il est vrai que tant que nous enverrons des mauvais et des retors comme Michel Barnier à la Commission ou Rachida Dati au Parlement, rien ne changera. Nous sommes, bien évidemment, opposés à ces européistes qui apparaissent comme des partisans d’une Europe niant les appartenances nationales et régionales et qui perçoivent l’Europe comme première étape vers le mondialisme, destructeur des identités.
Les identitaires sont tout simplement des... Européens. Nous croyons à l’Europe comme civilisation et donc partie prenante de notre identité, mais aussi comme cadre politique nous permettant de défendre mieux nos identités nationales face au rouleau-compresseur mondial, de peser face aux grands blocs, d’amener un peu de paix et d’équilibre à la surface du monde. Plus d’Europe, c’est moins d’OTAN, plus d’Europe, c’est moins de textile chinois, plus d’Europe c’est moins de gaz algérien. Plus d’Europe, c’est aussi de nouvelles perspectives pour lutter contre l’islamisation de notre continent. Nous ne gagnerons pas tout seul. Rappelez-vous certaines périodes où l’unité européenne s’est faite face à la déferlante musulmane : Poitiers, Vienne, Lépante.
Pour finir, je dirais qu’il n’y a pas pour moi incompatibilité entre l’attachement à sa province, à son pays et à l’espérance d’une Europe plus politique susceptible de mieux défendre nos intérêts, nos valeurs et notre identité.
Riposte Laïque : Comme nous, tu t’inquiètes de la montée de l’islam. Quelles mesures faudrait-il prendre, selon toi, pour mettre en échec ce que nous considérons comme un péril mortel pour notre laïcité, et notre modèle de société ?
Fabrice Robert : Si l’islam représente une menace pour la laïcité, cette religion est surtout profondément incompatible avec les valeurs de la civilisation européenne.
Nous savons également que l’Islam n’est pas qu’une foi. A la fois religion et idéologie, l’islam amène au totalitarisme. C’est notamment une loi civile au prosélytisme agressif et revendicatif. C’est pourquoi nous nous opposons fermement aux exigences de plus en plus virulentes de l’Islam sur notre sol : suppression du porc dans les menus scolaires, multiplication des mosquées-cathédrales, traitement spécifique réservé aux femmes dans les services publics (hôpitaux, piscines...), contestation des programmes d’enseignement, etc.
Quelle place pour l’Islam en France ? Ni mosquées, ni voile, ni subventions, ni revendications, ni représentation institutionnelle. Si la laïcité, principe d’organisation publique, doit être défendue pour empêcher toute dhimmitude des pouvoirs publics à l’égard de l’islam, il faut aller plus loin et refuser l’islamisation au nom de notre IDENTITE profonde. Nous considérons que ce ne sont pas uniquement des textes de loi ainsi qu’une laïcité réaffirmée ou renforcée qui peuvent aujourd’hui constituer un rempart solide et suffisant face à l’islamisation. Je pense qu’il faut aller plus loin et favoriser la réactivation de nos anticorps identitaires, et cela au niveau local, national et civilisationnel. Défi total, réponse totale. Confrontés à l’Autre, nous devons participer à réactiver ce Nous.
Riposte Laïque : Vos détracteurs vous reprochent souvent, outre votre régionalisme, une conception "racialiste" de l’Europe, proche d’une Europe blanche. Vous pensez réellement qu’il faut être blanc pour être de culture européenne ?
Fabrice Robert : Je voudrais, tout d’abord, rappeler deux citations du Général de Gaulle. La première : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne » et la deuxième : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. »
Contrairement à ce que pensent certains, les Identitaires ne sont pas des adeptes de la pureté raciale ou de la thèse d’une supériorité de la race blanche sur les autres. Mais, dans le même temps, nous refusons la propagande vantant les mérites du métissage et le modèle du citoyen du monde indifférencié et sans racines qui est d’ailleurs peut-être la résultante d’un certain jacobinisme français, négateur des différences (se rappeler notamment la guerre menée contre les langues locales). Pour faire face aux menaces qui pèsent sur nous aujourd’hui – immigration et islamisation – nous avons besoin d’avoir de repères, de savoir qui nous sommes. Plus nos identités seront fortes et affirmées, plus nous serons capables de résister.
Nous défendons une vision ethno-culturelle de l’identité. Pour nous, l’identité, c’est ce qui distingue un peuple d’un autre. La diversité des peuples, c’est aussi ce qui fait la richesse de l’humanité. En tant qu’identitaires, nous refusons aussi bien pour nous - que pour les autres - de disparaître face au rouleau compresseur mondial. Nous posons un principe simple : rester soi-même.
Nous pensons que l’intégration et l’assimilation ne sont réalisables que sur un petit nombre d’individus. Or, aujourd’hui, nous avons affaire à un phénomène massif qui peut réellement provoquer une substitution de populations. Lorsque l’on assiste au développement du racisme anti-blanc et anti-français ainsi qu’aux divers communautarismes politico-religieux, le constat est sans appel. Selon nous, les sociétés multiculturelles et multiraciales se transforment souvent en sociétés multiracistes. En défendant les identités, nous luttons finalement pour une société plus harmonieuse. Notre slogan « 100 % identité, 0 % racisme » résume notre position. Chaque peuple doit pouvoir s’épanouir sur sa terre.
Riposte Laïque : Quelles sont les actions du Bloc Identitaire dont tu es le plus fier ?
Fabrice Robert : Nombreuses sont les actions qui ont permis d’imposer la marque de fabrique des Identitaires. Mais s’il fallait choisir, voici ma sélection ci-dessous présentée dans l’ordre chronologique.
Hiver 2003. Noël approche. Dans le froid de décembre, des militants identitaires organisent la première soupe au cochon. Ce ne sera pas la dernière. Aussitôt dénoncée comme « raciste » par de nombreux médias comme France Info, la soupe au cochon va faire le tour du monde. De l’Australie à l’Arabie saoudite, la presse internationale s’empare du sujet.
2004. Les jeunes identitaires se mobilisent contre Sniper. Ce groupe de rap s’est fait une spécialité de la haine anti-française et du racisme anti-blanc. En utilisant massivement des moyens simples, les identitaires alertent l’opinion mais aussi les élus. L’affaire remonte jusqu’à l’Assemblée nationale. Résultat : 20 concerts de Sniper sont annulés.
Octobre 2006. Le jour se lève sur Montfermeil, ville en voie d’islamisation de la banlieue parisienne. Soudain, les habitants des lotissements sont réveillés en sursaut par des hurlements lancinants. C’est l’appel à la prière lancé par un mégaphone disposé sur un véhicule qui sillonne les rues. Non… Les Barbus n’ont pas encore rendu l’appel du muezzin obligatoire en France ! Il s’agit d’une équipe du Bloc Identitaire qui, par ce moyen simple et pédagogique, veut alerter les habitants de souche de ce qui les attend à moyen terme. Au même moment, une autre équipe distribue des tracts dans les boîtes aux lettres pour expliquer l’action. Allah Akbar, l’ami du petit-déjeuner…
2008. L’extrême gauche lance l’opération cercles de silence. Il s’agit pour elle de se rassembler dans chaque ville de France, de former un cercle et de faire silence en brandissant des pancartes contre l’expulsion des clandestins, afin d’attirer l’attention des passants… et des médias. Un peu partout, au fil de l’année, les jeunes identitaires s’inviteront joyeusement à ces rassemblements. A Nice, ce sont Claude François et ses Claudettes qui viendront rompre en musique le « silence » du cercle ; à Paris, ce seront des footballeurs, leurs chants et leurs écharpes ; dans tous les cas, les jeunes identitaires sauront manier humour et décontraction…
2008. Lancement également du Collectif Expulsion Sans Frontières. Né comme une riposte au Réseau Éducation Sans Frontières, le CESF va très vite prendre toute sa légitimité, grâce à la rencontre avec une association de jeunes Africains dénonçant l’émigration clandestine. Des réunions publiques seront organisées en France avec Emile Bomba, président de l’ALCEC. Un vrai dialogue s’instaure entre identitaires européens et patriotes camerounais.
Janvier 2010. Le Bloc Identitaire s’invite dans le débat sur l’identité nationale. Mais, à l’inverse des autres, il va chercher Éric Besson chez lui, à Donzère, la ville dont il est le maire. La manifestation rassemble 300 militants, dont plusieurs élus de communes avoisinantes. Beau joueur, le ministre déclarera d’abord être prêt à rencontrer des représentants du Bloc Identitaire à son ministère de Paris. Avant de se raviser…
Mars 2010. Quick se met au halal. Nombreux sont ceux qui dénoncent cette dérive. Peu sont ceux qui agissent. Les cochons sont interdits chez Quick ? Eh bien, les cochons vont rendre une petite visite à l’enseigne. Et un beau matin, ce sont cinquante militants portant des masques de cochon qui déboulent pacifiquement à l’intérieur du Quick halal de Villeurbanne. L’action est filmée. Diffusée sur Internet, elle est reprise par Canal Plus. En une semaine, 400 000 Français l’ont vue. Durant plusieurs jours, cette action est au centre des débats médiatiques.
Pendant la même période, des groupes de pression pro-immigration organisent la « 1ère journée sans immigrés ». Objectif : essayer de prouver que sans immigrés, la France ne fonctionne plus. Bien soutenue par les grands médias, l’opération fera long feu. Mais, en face, seuls les identitaires s’organisent dans une trentaine de villes. Objectif : humour et dérision. A Paris, des militants déploient sur les ponts du périphérique des banderoles : « Souriez ! C’est la Journée sans immigrés ! ».
Depuis juin 2010. Il faut surtout mentionner l’apéro saucisson-pinard ainsi que la forte mobilisation en faveur de la libération de René Galinier (actions décrites ci-dessus). Enfin, le 7 octobre dernier, des militants identitaires se sont introduits dans la salle du Conseil municipal de Bègles pour protester contre les récents propos de Noël Mamère (celui-ci a dénoncé une « France qui pue » à la tribune de l’Assemblée nationale). Durant près d’une heure, une dizaine de militants identitaires, munis de pinces à linge et de bombes désodorisantes, ont réclamé des excuses à Noël Mamère pour ces propos qui constituent une véritable insulte à l’égard de tous les Français attachés à leur Histoire et à leurs traditions. Comme vous le voyez, nous essayons de faire passer notre message à partir d’actions associant créativité, humour et maîtrise des nouveaux moyens de communication.
Riposte Laïque : Vous avez annoncé que vous alliez présenter une candidature à la prochaine élection présidentielle. Pensez-vous sincèrement recueillir 500 signatures, et ne pensez-vous pas être instrumentalisé par l’UMP pour affaiblir le Front national, qui, en cas de candidature de Marine Le Pen, inquiète l’Elysée ?
Fabrice Robert : Quand je vois la formulation de votre question, j’ai le sentiment que nous aurons affaire à deux Fronts républicains en 2012. L’un destiné à faire barrage à Marine Le Pen et l’autre appelant à la soutenir pour éviter les divisions…
Plus sérieusement, je suis le président d’un parti, le Bloc identitaire qui est porteur d’une offre politique nouvelle dont nul autre candidat potentiel à l’élection présidentielle n’est prêt, aujourd’hui, à se faire le porte-parole. Mon objectif est bien de développer ce courant, de le structurer et de gagner en visibilité médiatique. Nous sommes constamment sur le terrain, nous multiplions les actions qui bénéficient d’un certain retentissement médiatique. Faudrait-il que notre travail et notre créativité bénéficient uniquement à d’autres sur un malentendu politique et sous prétexte qu’ils sont candidats lors de certaines échéances électorales et pas nous ? Autant alors rejoindre directement le Front National…
Si nous sommes chez les Identitaires, c’est bien parce que nous ne retrouvons pas dans le Front National aujourd’hui. Nous avons surtout le sentiment d’incarner une nouvelle offre politique à l’image de la Lega Nord en Italie. Est-ce anormal de vouloir utiliser tous les moyens mis à notre disposition pour la faire connaître ? Notre désir de présenter un candidat à la prochaine élection présidentielle repose sur la conviction que le Bloc identitaire ne peut être absent de cette échéance pour trois raisons principales :
• Aucun parti de l’échiquier politique traditionnel ne représente l’engagement identitaire, à savoir l’attachement à la triple appartenance région/nation/Europe et à un projet de société promouvant localisme, fédéralisme, démocratie et écologie. Par ailleurs, seul le Bloc identitaire incarne aujourd’hui le combat total contre l’immigration de masse et l’islamisation, menaces pour notre héritage et pour l’avenir de notre civilisation. Sur ce plan, nous refusons toute logique intégrationniste ou assimilatrice simplement parce qu’elles sont devenues, face au nombre, inopérantes donc suicidaires ;
• La montée en puissance des idées et des représentations identitaires partout en Europe nous ordonne de poursuivre sans hésiter sur la voie qui est la nôtre. Notre candidature à l’élection présidentielle représenterait une formidable opportunité de faire avancer nos idées, qui trouvent un écho auprès de plus en plus d’Européens, de continuer d’y sensibiliser l’opinion française et de poursuivre notre conquête des esprits ;
• Cette candidature est aussi un moyen supplémentaire d’inscrire nos actions militantes et notre présence politique dans la durée. Pour être très clair, il ne s’agit en rien de renoncer aux méthodes qui ont fait leurs preuves (agit-prop, actions locales, présence permanente sur le terrain, fonctionnement en réseaux, etc.), mais bien plutôt de leur offrir encore plus de visibilité, de reconnaissance, d’audience.
Concernant Marine Le Pen, je ne veux pas insulter l’avenir. Mais, à ce que je sache, Les Identitaires ne font pas partie du Front National et Marine Le Pen ne partage pas la plupart des idées identitaires. Elle peut évoluer mais, à l’heure actuelle, elle est en opposition frontale avec notre sentiment d’appartenance à la civilisation européenne, défend le jacobinisme contre lequel nous luttons, s’arcboute sur les valeurs républicaines comme horizon indépassable de l’identité nationale, etc. Nous voulons profiter de cette campagne pour faire connaître notre spécificité auprès du grand public.
Quant à savoir si notre candidature pourrait être instrumentalisée par l’UMP, je pourrais répondre qu’à ce petit jeu, tout le monde peut apparaître comme l’instrument de quelqu’un. Rappelez-vous de Mitterrand qui, à un moment donné, aurait favorisé le développement du Front National pour affaiblir la droite classique… Je ne rentre pas dans ces considérations. Ce qui m’intéresse, c’est de développer les idées incarnées par le courant identitaire.
Alors, est-il donc envisageable d’obtenir les 500 signatures ? Nous verrons bien. Ce qui nous intéresse, en priorité, c’est de prendre la parole dans cette campagne, c’est de l’investir pour montrer que sur les questions d’identité, d’écologie, sur la question du politique, il existe une autre façon de dire et de faire que les autres. Et c’est d’expliquer aux Français qu’ils peuvent, à l’image de ce que nous faisons quotidiennement sur le terrain, s’approprier le débat public, imposer leurs propres thèmes et obtenir des victoires, au lieu d’attendre que les problèmes soient résolus par ceux qui sollicitent leurs suffrages. Si nous parvenons à éveiller le peuple français, nous aurons gagné.
Avec le Bloc Identitaire, exigez le retour de nos soldats d'Afghanistan !
Communiqué du Bloc Identitaire du 5 octobre 2010
Parce que nous ne voulons plus voir de jeunes Français mourir pour ...
Parce que nous ne voulons plus voir de jeunes Français mourir pour une guerre américaine...
Parce que c'est au cœur même de nos quartiers qu'il faut combattre l'islamisme...
Parce que ce sont les burqas de Vénissieux ou Roubaix qui nous inquiètent, et pas celles de Kaboul...
Parce que c'est dans nos banlieues que l'on aurait besoin d'eux...
Les identitaires ont décidé de lancer une campagne pour exiger le retour de nos soldats d'Afghanistan.
Vous pouvez d'ores et déjà commander les affiches et autocollants de
cette nouvelle campagne militante sur notre site. De nombreuses
actions, ayant à la fois pour but de sensibiliser l'opinion et de
mettre nos gouvernants devant leurs responsabilités, seront menées dans
les semaines à venir.
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