Besoin d'une augmentation de salaire ? Appelez le Qatar
Le Monde
Par Arthur Frayer le 22.02.12
C'est à croire que le Qatar est devenu le grand sauveur des banlieues françaises. Après les jeunes entrepreneurs des quartiers difficiles et les habitants des logements délabrés, c'est au tour des salariés de l'Agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) de menacer de faire appel à l'émirat, cette fois pour une augmentation de salaires.
Le Qatar avait annoncé en décembre dernier la création d'un fonds d'investissement de 50 millions d'euros destiné aux banlieues de l'Hexagone. La démarche des agents de l'ACSE ne manque pas de sel quand on sait qu'ils sont salariés de l'Etat, chargés du volet social de la politique de la ville. L'agence, sorte de grande banque des associations, finance chaque année des dizaines de structures comme SOS Racisme, Ni putes ni soumises, les Maisons des potes...
"L'appel au Qatar est surtout une provocation mais qui montre que l'on peine vraiment à être entendu", explique Benoît Landau, responsable CFDT de l'ACSE. Depuis trois semaines, les autres salariés et lui se relaient tous les midis pour manifester devant le siège de l'agence, à deux pas de la gare de Lyon. En octobre 2011, un premier mouvement de grève avait été suivi par 40 % du personnel. Un second a réuni, vendredi 17 février, 25 % des agents. Au ministère de la ville, où ils furent reçus, on leur a assuré que le dossier dépendait désormais de Matignon.
Ce que demandent les agents de l'ACSE ? Des sous. Ils ont appris avec stupeur, début janvier, que sur la centaine de salariés concernés par leur changement de statut, la plupart ne toucherait que des clopinettes. "Beaucoup ne vont rien toucher et d'autres n'auront que 15 euros de plus", s'insurge Benoît Landau. Seuls quelques hauts placés bénéficieront d'une augmentation de près de 500 euros.
"Cette iniquité est scandaleuse !", s'énerve Julie Le Goff, représentante CFDT. La pilule passe d'autant plus mal qu'en cette période de vaches maigres certains collaborateurs de Maurice Leroy, le ministre de la ville dont dépend l'ACSE, ont vu leurs émoluments augmenter de 32 %, selon le Canard enchaîné.
Contractuels en CDI
Salima Saa, la présidente de l'ACSE et étoile montante de la Sarkozie, explique avoir fait remonter leur demande "en haut" - entendre par là l'Elysée - sans que l'on sache si le Château a donné suite. Le ministère de la ville se satisfait, lui, d'avoir obtenu une "offre de titularisation" dans la fonction publique pour les agents de l'ACSE, qui sont, pour la plupart, contractuels en CDI. "On ne dit pas que c'est nul, mais ce n'est pas du tout ce que l'on demande", explique-t-on à la CFDT.
Les salariés de l'ACSE parviendront-ils à obtenir une hausse de salaire ? Rien n'est moins sûr. C'est que les esprits ne sont déjà plus vraiment à la gestion des affaires. Salima Saa s'est déclarée candidate (UMP) aux législatives à Roubaix et a commencé à battre la campagne. Idem pour Maurice Leroy (Nouveau Centre), le ministre de la ville, qui brigue un poste de député dans le Loir-et-Cher. En septembre 2011, il avait échoué à se faire élire sénateur dans ce même département.
Marine Le Pen s’est rendue au Centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot
Bardot demande aux maires de parrainer Marine Le Pen
Brigitte Bardot s'engage pour Marine Le Pen. Ce mardi soir, "BB" a mis la dernière main depuis sa propriété de La Madrague, à Saint-Tropez, à une lettre en forme d'appel aux élus à qui elle demande d'apporter leur parrainage à la candidate du Front National.
"Scandalisée que des maires de France soient à ce point frileux", Brigitte Bardot leur demande de "donner leurx voix à Marine Le Pen qui fait partie d'une équipe de tête de la présidentielle, qui défend les animaux et a le courage de redonner à notre pays "la France" la place qu'elle doit occuper dans le monde. Je leur demande donc d’avoir un peu de courage pour une fois dans leur vie et d’assumer enfin leur devoir." Cette lettre fait suite aux propos de Marine Le Pen ce week-end. Cette dernière avait lancé la polémique en affirmant que toute la viande distribuée en Ile-de-France serait, à l’insu des consommateurs, « exclusivement » de la viande halal. Réagissant aux dénégations de Claude Guéant, la Fondation Bardot avait taxé le ministre de l’Intérieur de « menteur ».
nicematin.com le 2/02/2012
Florian Philippot sur France Info le 21/02/2012
"Voter Sarkozy, c'est voter inutile" (Florian... par FranceInfo
Belfort : Deuxième braquage en huit jours au bureau de poste des Vosges
C’est la deuxième fois en huit jours. Mardi dernier, le bureau de poste des Vosges, avenue Jean-Jaurès, avait déjà été victime d’un braquage. À 10 h 55, un individu cagoulé, ganté, vêtu d’un anorak avait menacé l’employée du bureau de poste avec une arme de poing, un pistolet. Il avait même tiré en l’air, avant de rafler le contenu de la caisse, soit 1500 euros, et de prendre la fuite.
Ce mardi matin, presque à la même heure, bis repetita : un homme entre dans le bureau de poste, vêtu d’une veste de survêtement à bandes blanches, d’un jean noir, la tête cernée d’un bandana blanc et d’un foulard noir et portant un sac plastique vert. Comme la semaine passée, en présence des clients, il a menacé le guichetier et a exigé le contenu de la caisse, avant de s’enfuir à pied avec, à nouveau le fonds de caisse, soit environ 1500 €. La similitude du mode opératoire de ces deux braquages pourrait faire penser qu’il s’agit du même auteur. Bien entendu, la police a entendu les clients et les employés et a procédé aux premiers relevés.
Pour La Poste, il s’agit du cinquième braquage ou tentative dont ont été la cible les bureaux de poste de la Pépinière, de Bavilliers et du marché des Vosges. En conséquence, La Poste a décidé de fermer le bureau de l’avenue Jean-Jaurès jusqu’à nouvel ordre et s’excuse de la gêne occasionnée à ses clients et leur suggère de se rendre au bureau de poste de Belfort Théâtre. Il s’agit du 11e braquage (ou tentative) perpétré dans le Territoire de Belfort depuis le 1er janvier.
lepays.fr le 21/02/2012
Marine Le Pen sur BFM-TV le 21-02-12
Trois mineurs accusés de viol remis en liberté
Les trois mineurs, accusés du viol d'une jeune fille le 28 janvier dernier à la Part-Dieu, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Agés de 15 à 17 ans, ils sont mis en examen pour viol en réunion. Ils avaient forcé une ado de 16 ans à leur faire une fellation dans une coursive du centre commercial, et lui avaient volé son téléphone portable.
lyonmag.com le 21/02/2012
Assassinat de Maxime Rigaud : la thèse effrayante du meurtre gratuit
Par Serge Dumont le 21/02/2012
« Détenu », répond Fabien Gence lorsque la présidente lui demande sa profession. « Moi j’ai commis une connerie, je l’assume », lâchera-t-il à un policier durant une suspension.
Jérémy De Souza, lui, a bien du mal à relever la tête. Cramponné à son micro, il ânonne, incapable d’aligner deux phrases sans l’aide de la présidente. Ces deux-là se sont rencontrés par hasard. De Souza, dont le casier est vierge, héberge Gence depuis sa sortie de prison, quelques semaines avant les faits. « Il y a une imprécision ou un mensonge, comme on voudra, à chaque phrase que vous dites », note la présidente.
« Il a regardé l’ordinateur et tout était normal », explique De Souza, qui s’empêtre dans ses propres mensonges. « Bien sûr, puisque c’était un piège pour faire venir Maxime à votre domicile ! », le coupe Régine Hua. De Souza explique qu’il a ceinturé Maxime avec sa ceinture alors que ce dernier était occupé à cuisiner et que Gence l’a piqué au cou avec une seringue antiallergique contenant de l’adrénaline. Gence, lui, explique qu’il a frappé, à plusieurs reprises, le jeune Maxime sur le crâne avec un casque. Les deux prennent le pouls de la victime qui leur semble décédée. Gence lui met alors la tête dans un sac plastique. La présidente : « Pour pas se salir avec le sang ? ». Gence, du tac au tac : « C’est ça ». Ils chargent ensuite le corps dans la voiture de la victime, le lestent, puis le jettent dans le Doubs. Ils brûlent les affaires de Maxime en forêt de Chaux où on retrouvera un morceau de seringue.
« Lorsque vous faites venir Maxime chez vous sous un faux prétexte, j’affirme moi que vous avez déjà décidé de le tuer ! Je l’affirme et je le prouverai ! », tonne M e Uzan. « De Souza répond et ne s’adapte pas, tandis que Gence s’adapte à l’enquête. Il se place pour que les éléments avancés lui soient le moins défavorable possible. Il n’hésite pas à poser des questions, à nous mettre devant certaines incohérences du dossier », témoigne l’enquêteur du groupe criminel de la PJ de Dijon. Le comportement de Gence a marqué « l’ensemble du groupe d’enquête […] C’est la première fois que je voyais un tel détachement, une telle ironie et un tel plaisir de se retrouver au centre de l’affaire ». M e Bruno Nicolle, défenseur de Gence : « Avez-vous pensé être en face d’un possible tueur en série ? »
Le policier : « On s’est posé la question et on a cherché en direction d’autres crimes non élucidés. » En fin de journée, les amis et parents de Maxime ont témoigné de la gentillesse, de la générosité sans borne du garçon. L’impression du crime gratuit domine. « Comme s’ils voulaient voir ce que c’était que de donner la mort à quelqu’un qu’ils n’appréciaient pas, parce que Maxime travaillait, parce qu’il était apprécié de tous… »
« Ca m’emmerde d’avoir fait ça, il le méritait pas », finit par lâcher Gence, sans émotion aucune. La présidente se demandait auparavant s’il n’y avait pas, chez lui, « un peu de jouissance », à utiliser à ce point les mots inappropriés.
Français, êtes-vous pret à perdre votre souveraineté, votre liberté ?
Présidentielle : le Conseil constitutionnel maintient la publicité des parrainages
Le Monde
Par Patrick Roger et Alexandre Lemarié le 21/02/2012
Le Conseil constitutionnel a annoncé, mardi 21 février, qu'il maintenait la règle imposant de rendre publics les 500 parrainages d'élus nécessaires pour concourir à la présidentielle. Les Sages ont rejeté une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par le Front national qui réclamait l'anonymat pour les élus afin d'éviter qu'ils ne subissent des pressions.
Au cours de cette procédure, Christine Boutin et Corinne Lepage sont également intervenues devant le Conseil constitutionnel. Les dispositions contestées sont issues de la loi organique du 18 juin 1976 que le Conseil constitutionnel a déjà jugée conforme à la Constitution dans sa décision du 14 juin 1976. Toutefois, le Conseil constitutionnel a considéré la requête recevable au motif des changements de circonstance intervenus depuis, justifiant le réexamen de la disposition contestée.
Le Conseil a cependant écarté, dans sa décision, les griefs invoqués par Mme Le Pen, considérant que la publicité des parrainages ne portait pas atteinte au principe d'égalité et de secret du suffrage, ni au pluralisme des courants d'idées et d'opinion, ni à l'égalité entre les candidats. Ce jugement n'est assorti d'aucune autre considération ni recommandation.
Soutien des "petits"candidats
La QPC du FN avait reçu le soutien de plusieurs "petits" candidats. Christine Boutin – elle-même retirée de la course présidentielle – et Corinne Lepage (CAP 21) se sont jointes à la réclamation du parti d'extrême droite.
Selon Marine Le Pen, c'est parce que les maires ne peuvent pas donner leur signature dans l'anonymat qu'elle risque de ne pas pouvoir réunir suffisamment de parrainages.
Créditée de 15 % à 17 % des intentions de vote dans les sondages récents, la candidate du parti d'extrême droite dispose actuellement de 415 promesses de signatures d'élus sur 42 000 élus habilités à parrainer, a déclaré, samedi 18 février, son directeur stratégique de campagne, Florian Philippot.
Le président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, a assuré mardi sur iTélé que sa fille approchait – en dépit de difficultés – des 500 parrainages, sans donner de chiffres précis. "Nous ramons désespérément", a affirmé M. Le Pen. Au journaliste qui lui demandait si le FN s'approchait des 500 parrainages, il a répondu "oui, bien sûr. Quand même. Heureusement. Ça serait désespérant".
Le FN se dit prêt à mettre en place "un dispositif particulier" contre des dirigeants de l'UMP si Marine Le Pen n'obtenait pas ses 500 signatures. Selon elle, son absence à l'élection est "le rêve de la classe politique".






