Huit voitures brûlées dans la nuit à Belfort
Par Guillaume Minaux le 17/05/2012
Une série de feux de voitures a été enregistrée la nuit dernière à Belfort, dans le quartier des Résidences. Vers 3h50, les pompiers de Belfort-Sud sont intervenus place de l’Europe, sur le parking en face du centre social et culturel Résidences Bellevue. Là, deux voitures ont été détruites, et une troisième endommagée par la chaleur.
Vers 4h, deux véhicules ont brûlé rue Louis Braille. Rue de Valmy, vers 4h15, les pompiers de Châtenois-les-Forges appelés en renfort ont découvert une autre voiture en feu. Ils se sont ensuite rendus rue de Moscou où, vers 4h25, trois véhicules étaient la proie des flammes.
A noter également : un feu de poubelle a été maîtrisé par les pompiers de Belfort-Nord dans les communs d’un immeuble, au 4, rue de Stockholm.
Jean-Marc Rouillan, le dernier des membres d'Action Directe libéré
Après 24 années en prison pour l'assassinat de Georges Besse, le PDG de Renault, Jean-Marc Rouillan est le dernier membre d'Action Directe à sortir de cellule. Il sera, vendredi, en liberté conditionnelle.
Le dernier membre du noyau dur du groupe de lutte armée Action Directe, Jean-Marc Rouillan, condamné en 1987 pour l'assassinat du PDG de Renault, bénéficiera vendredi d'une liberté conditionnelle qui signera l'épilogue judiciaire d'une page noire des années 80.
Le cofondateur de l'ex-organisation armée d'extrême gauche, 59 ans, était déjà sorti de la prison des Baumettes à Marseille, il y a un an. Il bénéficiait d'un régime de semi-liberté, muni d'un bracelet électronique.
Une interview à L'Express l'avait renvoyé en prison
L'avocat de l'ancien activiste, Me Jean-Louis Chalanset a rappelé qu'il était « le dernier des quatre membres d'Action Directe à être sorti de prison », après son ancienne compagne, Nathalie Ménigon, et Georges Cipriani. Joëlle Aubron, qui avait bénéficié en 2004 d'une suspension de peine pour raison médicale, est morte d'un cancer en 2006.
Avec les trois autres membres du groupe, Jean-Marc Rouillan avait été arrêté en 1987 dans une ferme à Vitry-aux-Loges (Loiret) et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour les assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran et du PDG de Renault Georges Besse.
Il avait déjà bénéficié d'un régime de semi-liberté, mais celle-ci avait été révoquée fin 2008 pour une interview accordée à L'Express dans laquelle l'homme déclarait qu'il ne « crachait » pas sur tout ce qu'il avait fait, ce qui lui avait valu de retourner en prison pendant deux ans et demi.
Il a passé 24 ans en prison
Le tribunal d'application des peines (TAP) de Paris lui avait accordé une liberté conditionnelle le 13 avril dernier, mais le parquet avait fait appel de cette décision, impliquant que M. Rouillan retourne en détention. L'appel ayant été rejeté mardi, l'ancien dirigeant d'Action Directe sera placé en liberté conditionnelle, demain vendredi.
Il aura passé au total 24 ans en prison, sans compter les périodes de semi-liberté. M. Rouillan restera soumis pendant six ans à de nombreux contrôles. Il devra résider dans le département des Bouches-du-Rhône, indemniser les victimes à hauteur de 150 euros par mois et ne pas porter d'armes.
Une reconversion au sein d'une maison d'édition
Lui qui a déjà publié une dizaine de livres ne devra pas s'exprimer publiquement au sujet des faits pour lesquels il a été condamné, ni les évoquer dans des ouvrages ou des articles. Par ailleurs, obligation lui est faite de travailler. « Il continuera à travailler pour la maison d'édition Agone » qui l'employait déjà à Marseille, a déclaré son avocat.
Les éditions Agone, qui ont déjà publié sept ouvrages de Jean-Marc Rouillan, avaient déjà employé l'ancien activiste pendant quelques mois à partir de fin 2007, en mettant en avant leur volonté d'offrir une aide à la réinsertion d'un détenu.
Cette maison d'édition, qui pratique l'autogestion et l'égalité des salaires au sein de son équipe, s'inscrit « dans l'héritage des mouvements politiques d'émancipation opposés au système capitaliste », avait expliqué à l'AFP, en décembre 2007, l'un de ses dirigeants, Thierry Discepolo. Lors de son précédent passage chez Agone, Jean-Marc Rouillan était notamment chargé de la relecture et de la révision des textes, de recherches et de rédaction d'annexes.
francesoir.fr le 17/05/2012
Garraud (UMP): "la composition" du gouvernement risque d'entraîner la montée du FN
Le député UMP Jean-Paul Garraud a affirmé mercredi que "la composition" du gouvernement risquait d'"entraîner la montée du Front national" et lui donnait "mal à la France", mettant notamment en cause Christiane Taubira et ses positions sur l'esclavagisme.
Dans un communiqué publié dans la soirée, l'élu de la Gironde, membre de la Droite populaire, aile droite de l'UMP, a déclaré qu'il "espérait de tout coeur que ce gouvernement" ne soit que "provisoire" car il avait "mal à la France".
Il s'en est pris à Mme Taubira, "qui fait à chaque fois le procès de la France et a une vision très communautariste de l'Histoire de France", notamment sur "l'esclavagisme".
"Ce gouvernement ne reflète pas la volonté d'une majorité de nos concitoyens. Je redoute que la composition du gouvernement entraîne la montée du Front national", a lâché M. Garraud tout en se défendant de toute "attaque par rapport à la couleur de peau" de certains ministres et en se prévalant du "jugement le plus nuancé possible".
La semaine dernière, M. Garraud avait suscité une polémique en posant la question du "rapprochement" avec le Front national, en se demandant s'il fallait devenir "pragmatique" ou rester "dans les blocages idéologiques".
Il avait dû nuancer ses propos en affirmant le lendemain à l'AFP qu'il n'avait "jamais été question d'une alliance avec le Front national".
leparisien.fr le 16/05/2012
L'option militaire contre l'Iran est "prête"
Par Europe1.fr avec Reuters le 17/05/2012
Les plans américains pour une éventuelle frappe militaire contre l'Iran sont prêts et cette option est "pleinement possible", a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis en Israël quelques jours avant la reprise des discussions sur le programme nucléaire iranien.
Comme Israël, Washington considère que l'usage de la force militaire ne doit intervenir qu'en ultime recours pour empêcher Téhéran d'utiliser son uranium enrichi afin de se doter de l'arme atomique. Les autorités iraniennes affirment que leur programme poursuit uniquement des fins civiles. "Il serait préférable de résoudre cela par la voie diplomatique et en ayant recours aux pressions plutôt qu'à la force militaire", a dit Dan Shapiro dans un entretien à la radio de l'armée israélienne, jeudi.
Marine Le Pen en meeting à Paris le 1er juin
Par Ségolène de Larquier le 17/05/2012
Marine Le Pen a prévu de tenir un unique meeting national pour la campagne des législatives. Ce sera le vendredi 1er juin à Paris, à la salle Equinoxe, dans le 15e arrondissement. Faute d'organisation, les deux autres grands meetings envisagés - à Lyon et à Metz - ne devraient pas avoir lieu. La présidente du FN - qui se présente dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais - a tout de même promis de se déplacer pour soutenir ses candidats.
Samedi 13 mai, elle était à Perpignan pour supporter Louis Aliot dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales. Mardi 22 mai, elle sera à Metz pour Florian Philippot, candidat dans la sixième circonscription de Moselle.
Trafic de drogue : prison ferme pour huit Jurassiens
Le Progrès
Trafic de drogue dans le nord du département : huit heures d'audience et des peines de prison ferme pour huit Jurassiens.
L'affaire, jugée en comparution immédiate et renvoyée à hier, a duré plus de 8 heures devant le tribunal correctionnel du Jura. Un vaste trafic de drogue (cannabis, héroïne, LSD, cocaïne) a été démantelé au mois d'avril dernier dans le département, entre Falletans, Saint-Aubin, Moissey et Commenailles. Huit Jurassiens, dont de simples consommateurs et un fournisseur présumé (certains déjà impliqués dans une affaire passée devant les assises en 2008), parfois en récidive légale, ont été interpellés et poursuivis pour trafic.
A 22 heures, le tribunal a rendu son jugement: le couple "principal" a été condamné à quatre ans de prison dont trois ferme, leur fournisseur à 5 ans de prison ferme, les autres à des peines allant de 8 mois avec sursis à 3 ans de prison ferme.
Tous ont l'interdiction formelle de rentrer en contact les uns avec les autres et certains sont interdits de séjour dans le Jura.
leprogres.fr le 16/05/2012
Contrôle ou provocation ?
Par Aude Lambert le 17/05/2012
À Audincourt, lundi soir, un banal contrôle routier a dégénéré. Une famille affirme avoir été victime d’acharnement et de violences de la part des CRS.
Malika est encore sous le coup de l’émotion. En témoignent sa voix tremblante et ses yeux angoissés. « On allait acheter des sandwichs avant de rentrer chez nous ». La scène se passe, lundi à 21 h, à Audincourt. Malika, au volant, est accompagnée de son mari Jamel et de leur bébé de 11 mois, attaché dans un siège adapté à l’arrière. Rue du temple, contrôle routier des CRS : « On me demande mon permis, mon assurance, ma carte grise. Tout était en règle. Mais le policier est reparti discuter avec ses collègues au moins un quart d’heure près de leur fourgon ». La Montbéliardaise s’impatiente mais garde son calme : « Quand il est revenu, je lui ai demandé si on pouvait partir. J’ai senti une certaine tension. Il ne m’a pas répondu et a fait le tour de la voiture. En revenant, il m’a dit, Votre roue arrière est légèrement dégonflée. J’ai dit Merci de m’avoir prévenue. On peut repartir ? ». Muet, le CRS refait un tour et assène : « Votre feu avant est abîmé ». L’automobiliste explique : « On a eu un accident. Nous attendons l’expertise judiciaire… J’ai compris qu’il nous provoquait ».
« Vous faites peur à mon fils »
Le contrôle technique est présenté mais la critique fuse : « On peut facilement falsifier ce document », ironise le fonctionnaire, les papiers toujours en main… Un autre CRS arrive : « Votre gilet de sécurité, s’il vous plaît ? ». Malika indique que celui-ci se trouve dans le coffre : « Mais on ne pouvait plus l’ouvrir depuis l’accident, il était bloqué. J’ai tout expliqué. Je sentais qu’il jubilait. Ça a duré une heure ». À l’arrière, le petit garçon dort. Pensant trouver un compromis, la Montbéliardaise demande à ce qu’on lui dresse une contravention. « Mais je ne m’attendais pas à une amende de 90 € ». Jamel, qui jusque-là est resté silencieux, intervient : « Stop ! On ne signera pas ». Un homme, décrit comme le chef des CRS, leur ordonne de signer : « Et puis, d’un coup, il a tapé contre la vitre côté passager. Notre fils s’est réveillé. Il a hurlé ». Jamel sort de ses gongs : « Vous faites peur à mon fils ! ». Réponse du CRS : « T’as pas à dire ce que j’ai à faire. T’es pas le caïd ici ». Interpellation musclée. Palpation de sécurité, échange de coups. Jamel, qui a un passé judiciaire mais « rangé » et bien inséré depuis trois ans, est conduit au commissariat puis placé en garde à vue. « J’ai demandé à aller à l’hôpital. Ensuite, on m’a reconduit au poste. Là, on m’a dit : pour l’avocat, tu attendras. J’ai été seulement entendu le matin, vers 10 h. Je suis sorti vers midi après l’audition de mon épouse ». Malika n’avait pas fermé un œil de la nuit (ni le petit d’ailleurs) : « Je suis épileptique. J’ai dû prendre mon traitement ». Son mari et elle ont été auscultés par un médecin : leur interruption de travail est fixée à huit jours.
Du côté des forces de l’ordre, la version est différente : « Ces personnes ont refusé de se soumettre aux injonctions du contrôle d’identité. Le monsieur a tenté de mettre un coup-de-poing à un CRS. Deux policiers ont été blessés et présentent une ITT supérieure à 8 jours. L’homme est poursuivi pour violences sur agent de la sécurité publique », note le commissaire Christophe Charles qui déplore qu’un simple contrôle routier ait pu dégénérer à ce point. Le dossier a été transmis au parquet : « Je ne savais pas que j’étais poursuivi. Les CRS étaient à 4 ou 5 contre moi. Nous ne comptons pas en rester là », affirme Jamel. Le couple envisageait, hier, de déposer plainte. « Il y a des caméras de surveillance rue du temple. On peut les visionner. Mais je ne me fais guère d’illusion. C’est le combat du pot de terre contre le pot de fer ».
Représentation inédite de la diversité dans le gouvernement
Par R. P. le 16 mai 2012
La diversité a acquis une représentation inédite dans le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault qui compte quatre membres issus de l'immigration et trois de l'Outre-mer, soit 20% d'un ensemble de 34 ministres et ministres délégués. Najat Vallaud-Belkacem, Franco-Marocaine de 34 ans, entrée en olitique après le vote du 21 avril 2002 qui a vu Jean-Marie Le Pen se qualifier pour le second tour de la présidentielle, a été nommée ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement. Yamina Benguigui (photo), Franco-Algérienne de 55 ans, a été nommée ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Français de l'étranger et de la Francophonie.
Elue en 2008 à la mairie de Paris où elle est adjointe au maire Bertrand Delanoë, elle s'est distinguée par des films consacrés à la mémoire, la question de l'immigration, la violence contre les femmes ou les inégalités frappant les jeunes diplômés issus de l'immigration. Kader Arif, qui entre au gouvernement comme ministre délégué aux Anciens combattants, est avant tout un responsable socialiste chevronné, implanté depuis toujours en région toulousaine. Né à Alger en 1959, il a été de 1999 à 2008 secrétaire fédéral du PS de la Haute-Garonne. Entré au bureau national en 2000, il a été promu au secrétariat national à partir de 2002. Il est député européen, tête de liste de la circonscription grand Sud-Ouest élu en 2004, et éélu en 2009.
Taubira née à Séoul
Fleur Pellerin, nommée ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des PME, de l'Innovation et de l'Economie numérique, est une technocrate "pur produit" de l'école républicaine, symbole de la génération féminine montante. Conseillère référendaire à la Cour des comptes, cette jeune femme brune, née à Séoul et adoptée à l'âge de six mois, est la première personnalité d'origine asiatique à intégrer un gouvernement français. L'outre-mer est représentée par Christiane Taubira, 60 ans, nommée ministre de la Justice. Elle se voit confier un ministère régalien occupé sous Nicolas Sarkozy par Rachida Dati, une icône de la diversité au sein de la droite.
Députée de Guyane depuis 1993, Mme Taubira est la pasionaria de l'outre-mer et un électron libre à gauche, au parcours plus réussi sur la scène nationale que locale. A son côté siègera aussi George Pau-Langevin, 63 ans, comme ministre déléguée à la réussite éducative. Cette avocate, originaire de Guadeloupe, est députée de Paris depuis 2007. Elle s'est régulièrement engagée dans la défense des minorités et des populations d'outre-mer, comme présidente du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) de 1984 à 1987. Victorin Lurel, 60 ans, nommé ministre des Outre-mer, est l'homme fort de la gauche en Guadeloupe dont il est député et président de région tout en étant, depuis sept ans, le spécialiste de l'outre-mer du PS.
Marine Le Pen réagit à la nomination du gouvernement Ayrault I
L'élu UMP qui rejoint le rassemblement de Le Pen sera exclu
Paris (Reuters) - Le conseiller général UMP qui a décidé de se présenter sous la bannière du "Rassemblement bleu Marine" de Marine Le Pen pour les législatives se met par définition hors de l'Union pour un mouvement populaire, a déclaré mercredi Jean-François Copé.
Le secrétaire général de l'UMP a confirmé que ce type de ralliement conduirait invariablement à l'exclusion de ceux qui en prennent la responsabilité.
"A partir du moment où il est candidat aux législatives pour le Front national, il n'est plus à l'UMP", a-t-il dit sur Canal+.
Louis Aliot, le numéro 2 du Front national, avait annoncé mardi qu'Olivier Eyraud, conseiller général de Reyrieux, dans l'Ain, se présenterait sous l'étiquette imaginée par le FN pour rassembler au-delà du parti frontiste.
Il a également souligné qu'à Boulogne-sur-Mer, dans la 5e circonscription du Pas-de-Calais, le suppléant du candidat FN Antoine Golliot serait un ancien conseiller municipal socialiste.
Marine Le Pen, qui a obtenu 17,9% au premier tour de la présidentielle, a appelé les élus et responsables déçus par "l'UMPS" à rejoindre son "Rassemblement bleu Marine" avant les législatives de juin prochain
La présidente du FN espère élargir à l'occasion des législatives le rassemblement lancé lors de la présidentielle, qui a vu des ex-chevènementistes et villiéristes ainsi que des personnalités indépendantes soutenir sa candidature.
Elle espère faire élire pour la première fois depuis 25 ans des députés à l'Assemblée nationale en dépit du scrutin majoritaire à deux tours, qui limite les chances des candidats frontistes confrontés à des désistements dit "républicains".









