Le MNR à Cologne le 20 septembre contre l'islamisation de l'Europe
Mouvement National Républicain
Communiqué du MNR du 12 se^ptembre 2008
Nicolas Bay, secrétaire général du MNR, et plusieurs membres du Bureau
national du MNR (Véronique Péan, Jacques Gaillard, Jean-Yves Waquet,
Roger Cuculière, etc.) se rendront à Cologne (Allemagne) le samedi 20
septembre 2008, pour une grande réunion contre l’islamisation de
l’Europe, à l’invitation de l’association “Pro-Köln” qui s’oppose à
l’édification d’une mosquée monumentale en plein centre de Cologne.
Cette réunion est déjà soutenue par de nombreuses formations
européennes de droite nationale et identitaire comme le Vlaams Belang,
le FPÖ, etc.
Nicolas Bay, Secrétaire général du MNR, officiellement invité à l’université d’été du FN
Mouvement National Républicain
Communiqué du MNR du 10 septembre 2008
Nicolas Bay, en tant que Secrétaire général du MNR, est officiellement
invité par Jean-Marie Le Pen, à l’université d’été du Front national
qui aura lieu à Evian les 13 et 14 septembre. Il s’y rendra accompagné
de Sylvain Gliozzo, membre du bureau national du MNR.
Le MNR conserve son indépendance et toute sa liberté de parole et
d’action. Cette invitation témoigne d’une amélioration notable, réelle
et concrète des relations entre le FN et le MNR et constitue, à ce
titre, une étape importante vers le rassemblement de la droite
nationale.
La justice française prise en flagrant délit de dhimmitude
Mouvement National Républicain
Communiqué de Nicolas Bay, Secrétaire général du MNR du 5 septembre 2008
Les explications poussives et alambiquées de la ministre de la justice, Mme Rachida Dati, n’y changeront rien : c’est bel et bien pour cause de Ramadan, que la cour d’assises de Rennes s’est pliée aux exigences communautauristes d’un prévenu musulman.
Après le jugement du tribunal administratif de Lille qui avait annulé un mariage, en mai dernier, à la demande d’un mari, musulman, au motif que son épouse n’était pas vierge, ce nouvel épisode témoigne d’une véritable soumission de l’institution judiciaire aux règles et préceptes de la Charia. Comme l’un des avocats des parties civiles l’a très légitimement souligné, « nous ne sommes plus dans une République laïque ».
Nicolas Bay, secrétaire général du MNR, prend acte avec inquiétude de cette dérive de la justice française. L’islamisation progressive de la France, que le MNR dénonce depuis des années, constitue une évidente menace pour les principes républicains et pour les valeurs de notre civilisation. Dans ce domaine aussi, Sarkozy et son gouvernement se montrent impuissants et soumis.
Déterminé à se battre contre l’islamisation de la France et de l’Europe, le MNR participera à la grande réunion qui se tiendra à Cologne, le 20 septembre prochain, contre la construction d’une mosquée monumentale dans cette ville.
Turquie, non merci !
Mouvement National Républicain
Discours de Philippe Jost, conseiller national du MNR au Xème UDT du Mouvenent National Républicain qui se sont tenues les 30 et 31 août 2008 à Ferrières ( 77 ).
Au mois de septembre 2008, les chefs d'Etats européens réunis à
Bruxelles décideront de l'ouverture des prochains chapitres de
négociations d’adhésion avec Ankara.
Evénement capital, la poursuite de ce processus marque une complète
redéfinition tant de l'idée d 'Europe, que de sa réalité géographique
et civilisationnelle.
En effet, pour nous autres européens, la question turque est un miroir
qui nous révèle à nous-mêmes. Elle interroge notre identité, sur ce que
nous avons été, ce que nous sommes et sur ce que nous voulons devenir.
La Turquie est révélatrice de notre altérité. Force est de constater que la Turquie contemporaine malgré sa volonté
apparente d'alignement sur l'Occident, demeure en bien des domaines,
l'héritière politique, historique et culturelle de l'empire ottoman.
Porte-cimeterre de l'Islam en Europe, dépositaire de la charge
califale, guide de la communauté des croyants, l'empire ottoman du
siége de Vienne aux guerres balkaniques n'a cessé de s'affirmer contre
notre continent.
Certains, pourront objecter avec raison, que depuis 1923 et la
proclamation de la République turque, une rupture fondamentale a été
opérée avec l'Islam et que la Turquie d'Atatürk n'est plus l'ensemble
théocratique de jadis. Pour Mustapha Kemal, l'Islam n'a jamais était
qu’une greffe étrangère à la turcité : “la revanche sournoise d'un
clergé vaincu sur une caste de guerriers vainqueurs”. Le but unique et exclusif de Kemal a été de faire de la Turquie une
nation indépendante, compacte et moderne, débarrassée des scories d'un
islam cosmopolite et débilitant.
Cela en allant à contre-courant de l'immense majorité de son peuple qui
voyait d’abord en lui, le héros d'une guerre de libération contre des
puissances chrétiennes. Adoptant l'alphabet latin, abolissant le
califat, supprimant les confréries religieuses, imposant l'habit
européen, Kemal a voulu construire un état laïc désislamisé et
occidentalisé. Les six principes du kémalisme ou six flèches (Alti
Ock): Nationalisme, populisme, révolution, démocratie, laïcité,
témoignent de cette volonté de rupture.
Pourtant, dés la mort de Kemal en 1938, d'une façon insidieuse puis au
grand jour, l'Islam que l'austère dictature avait eu tant de mal à
extirper, a réinvesti la société par sa propre force d'inertie. Anticipant ce reflux, Kemal avait peu de temps avant sa disparition
confié à l'armée la garde de la laïcité. Cette démocratie sous
surveillance, voit au cours de ses cinq dernières décennies, l'armée
sortir de ses casernes pour intervenir directement dans l'aréne
politique. Cela lorsqu’elle estime, l'unité nationale ou l'héritage
kémaliste en danger. En réalité, en dépit de tous les efforts entrepris
par les kémalistes, l'occidentalisation de la Turquie, si l'on excepte,
une petite élite urbaine, est restée très superficielle.
En 2002 puis en 2007, l'écrasante victoire des islamistes de Tayip
Erdogan aux élections, peut s’analyser comme la revanche d'un pays réel
musulman et conservateur sur un establishment laïc et occidentalisé.
Des islamo-démocrates pro-européens ?
Incontestablement, au premier abord, le parti de la justice et du
développement, (AKP), de Tayip Erdogan ne correspond pas aux mouvements
islamiques classiques à l'image du FIS ou des frères musulmans. Néanmoins, celui-ci derrière un paravent modéré fait d'un savant dosage
d'opportunisme et de réformisme, n'est en réalité que la poursuite de
l'Islam politique par d'autres moyens, parmi lesquels figure, entre
autres, l'adhésion à l'union européenne. Alors comment interpréter la nouvelle orientation des islamistes turcs? S'agit-il d'une conversion sincère aux principes de pluralisme ou d'une
simple feinte?
En réalité, les dirigeants islamistes Turcs partant du constat de
l'impossibilité de changement brusque et radical de la donne politique
à court et moyen terme réévaluent en conséquence leurs objectifs à la
baisse. D'autre part, comme l'a affirmé Erdogan : “La démocratie n'est pas une fin en soi, elle est un moyen”.
Une lecture attentive à plusieurs degrés des paroles et des actes du
gouvernement islamiste s'impose donc. Le fait qu'Erdogan ait préféré
scolariser ses filles aux Etats-Unis, pour pouvoir échapper à la
législation sur l'interdiction du port du voile de son pays est un
exemple parmi d'autres...
En suivant toujours cette logique de contournement par le haut des
institutions laïques, l'on peut dés lors comprendre les visées
véritables que poursuivent les islamistes turcs en voulant à tout prix
s'arrimer à l'Union européenne. Longtemps, la mouvance islamiste a été très hostile à la candidature
d'Ankara dans une organisation supposée être “un club chrétien”, sous
influence de ce que les islamistes turcs appellent les trois dragons:
Les missionnaires, les francs-maçons, les sionistes.
L'Islam politique turc ne devient européen que très tardivement à la
fin des années 90. L'objectif étant d'instrumentaliser à son profit les
notions de pluralisme et de droits de l'Homme, dont les institutions
européennes se veulent garantes et de s’en servir comme bouclier
juridique contre l’armée. Ainsi en juin 2003, la Commission européenne encourage le gouvernement
Erdogan à profiter de sa majorité au parlement pour réformer la
constitution turque dans un sens plus démocratique, en amoindrissant le
pouvoir des militaires pourtant meilleure garante de la laïcité.
De même, le commissaire à l'élargissement Gunther Verughen n'a pas
hésité à suggérer plus, “de souplesse à l'égard de l'Islam et de la
religion en général”, afin de se conformer aux critères de “liberté
religieuse”, en usage au Conseil de l'Europe. Le calcul d'Erdogan est subtil. Pour le Premier Ministre turc, plus
d'Europe, égale plus de démocratie, plus de démocratie équivaut à moins
d'armée, moins d'armée égale moins de laicité.
Cette stratégie obéit au tableau suivant: tout d'abord se présenter sur
la scène mondiale avec le soutient des Etats-Unis, comme un modèle de
démocratie islamique, d’Islam modéré, capable de servir d'exemple à
l'ensemble du Moyen-Orient, et d’atténuer le ressentiment des
populations arabo-musulmane à l’égard de l’Occident.
Encouragés par Washington et l'Union Européenne, les islamistes peuvent
dés lors jouer des critères “démocratiques” d'adhésion imposés par
Bruxelles, pour obliger leur principal adversaire, l'Armée garante de
la laïcité à regagner ses casernes. Une fois la capacité d'intervention
de cette dernière affaiblie, la laïcité, peut-être dissoute dans une
société civile réislamisé en profondeur. Les ONG religieuses qui
bénéficient de fonds considérables en provenance d’Arabie saoudite, ont
alors toute l’attitude pour investir le champ social ou éducatif
abandonné par l’Etat. Officiellement, la laïcité demeure mais dans un
pays où les non-croyants doivent de plus en plus se conformer à la
pression sociale du plus grand nombre.
Cette pression se fait
particulièrement sentir dans le domaine de l’éducation, où depuis 2004,
l’apprentissage des théories de l’évolution ont été proscrites de
l’enseignement secondaire. Faisant appel à la matrice idéologique des
néo-conservateurs américains, l'AKP veut faire la synthèse entre Foi,
démocratie et économie de marché.
Etrangeté, l'AKP entend à la fois détacher la Turquie de l'Occident, la
ramener au monde musulman tout en voulant transformer, ce même monde
oriental selon des principes libéraux et anglo-saxons. Formés aussi bien à l’exégèse des écritures saintes, qu’aux méthodes
les plus modernes de management, les néo-islamistes turcs, entendent
bien se substituer aux anciennes élites kémalistes bureaucratiques et
militaires.
Cette dislocation du système républicain passe par l'emploi contre
l'Etat-nation, laïc, jacobin des notions de pluralisme, de bonne
gouvernance et d'ouverture au marché mondial. Le conservatisme
religieux rejoint le libéralisme économique, politique et la Turquie
peuplée à 99% de musulmans, devient une construction que l'on peut
facilement par le moyen des urnes convertir en démocratie islamique.
Plus globalement pour comprendre le jeu des Etats-Unis avec les
islamistes de l’AKP, il faut se référer aux écrits de Zbigniew
Brzezinski, actuel conseiller en matière de politique étrangère de
Barack Obama.
Comme l’a théorisé Brzezinski dans son livre le « Grand échiquier », la
Turquie est un « Etat pivot ». Elle reste plus que jamais le pilier sud
de l’OTAN, pièce capitale de l’Organisation atlantique depuis la
Méditerranée, jusqu’à l’Iran en passant par le Caucase. L’espace
turcophone confère à Ankara une place géopolitique de choix dans le
contrôle des corridors énergétiques en provenance d’Asie Centrale et
dans la politique de refoulement menée actuellement à l’égard de la
Russie par Washington.
Une Turquie islamiste en Europe ?
L'entrée de la Turquie en Europe offre donc aux islamistes turcs une formidable opportunité pour réaliser leur programme. Mais il serait naïf de penser que celui-ci, ne se limite qu'à la Turquie. Ankara une fois membre entend bien utiliser comme moyen de pression, les populations musulmanes résident sur notre continent.
Erdogan, n'a pas ainsi hésité à justifier les émeutes des banlieux de
novembre 2005, en déclarant qu'elles avaient pour cause la colère
légitime des populations musulmanes brimées, suite à l'interdiction du
port du voile dans les écoles françaises.
De même le Premier ministre turc, en voyage officiel en Allemagne au
mois d'avril, a estimé que l'intégration des populations immigrées
pouvait s'apparenter “à un crime contre l'humanité”.Et qu'il était du
devoir de l'Etat allemand de dispenser des cours de langue turque. Ces exemples parmi d'autres sont révélateurs du double jeu des
islamistes turcs. D'un coté, ils entendent utiliser le processus de
démocratisation initié par l'UE quand il va dans leurs sens, de l'autre
ils le vitupèrent lorsqu'il leur est défavorable, dénonçant
l'occidentalocentrisme de ses principes…
Ainsi, lorsque la cour européenne des droits de l'homme déboute une
étudiante turque qui avait porté plainte contre l'interdiction du port
du foulard dans les universités de son pays. Le jugement a suscité
immédiatement une réaction courroucée du Premier Ministre Tayip
Erdogan:” Je suis stupéfait par cette décision. La Cour européenne des
droits de l’homme n'est pas apte à s'exprimer sur ce sujet. Ce droit
appartient aux Oulémas. Il n'est pas légitime que des individus sans
rapport avec ce domaine décident sans en référer aux spécialistes de
l'Islam”.
En définitive, ce processus de rapprochement avec l'Occident qui était
l'essence même de la République kémaliste est paradoxalement en train
de mettre en question les acquis de la politique d'Atatürk, tout en
brisant l'unité géo-civilisationnelle de l'Europe au plus grand profit
des Américains.
Tout l'habilité d'Erdogan et des dirigeants de l'AKP, est de profiter
des réformes de Bruxelles pour détruire les institutions laïques. Par
le moyen de ces harmonisations successives, l'on assiste à un
délitement du pouvoir de l'armée et à une ré islamisation rampante de
la société. Aveuglés par l'idéologie des droits de l'homme et totalement ignorant
des réalités, les technocrates bruxellois sont en train de détruire les
institutions, qui avaient permis justement à la Turquie de
s'occidentaliser. Et après ce sont les mêmes qui accusent les opposant
à l'entrée dans l'Union de vouloir rejeter les Turcs dans le
fondamentalisme!
Bien entendu, notre rejet du processus d’adhésion, ne peut être un
rejet de la Turquie.. De part sa situation géographique, la Turquie
sera amenée à jouer un rôle capital pour l'avenir de l'Europe.
Ouverture vers le Proche-Orient, pays de transit pour le pétrole et le
gaz de la mer Caspienne, plate forme d'influence pour l'Asie Centrale,
et position clef pour le contrôle de l'émigration vers notre continent,
une Turquie nationaliste et laïque pourrait être le partenaire idéal
pour le rayonnement de l'Europe indépendante et puissance que nous
appelons de nos vœux.
Afghanistan : nos soldats ont-ils les moyens nécessaire à leur mission ?
Mouvement National Républicain
Communiqué du MNR août 2008
Le Mouvement National Républicain rend hommage à nos soldats morts en
Afghanistan dans l'accomplissement de leur devoir,ces jeunes soldats et
leurs camarades qui poursuivent le combat contre des fanatiques
islamiques, montrent que la jeunesse française sait encore se dépasser
et faire preuve d'abnégation. Ils méritent l'admiration de la nation.
Pour la première fois depuis l'Algérie, notre armée est confrontée à
une vraie guerre ; sans attendre l'analyse de cette embuscade
meurtrière, la durée de l'engagement et son bilan très lourd conduisent
le MNR à s'interroger sur les moyens de nos forces engagées sur le
terrain, dans le contexte de déflation affiché récemment par le
gouvernement ; nos soldats ont-ils à leur disposition les meilleurs
moyens qu'ils sont en droit d'exiger, notamment en renseignement et en
soutien, pour accomplir les missions qu'on leur donne et qu'ils
accomplissent au péril de leur vie ?
Mosquée de Montreuil : La Loi sur la laïcité piétinée
Mouvement National Républicain
Communiqué du MNR
Le Mouvement National Républicain a pris connaissance avec stupéfaction
de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles validant le
projet de mosquée de Montreuil et par là même, autorisant une
municipalité à louer à un prix dérisoire un terrain pour y construire
un édifice religieux, sans que ceci puisse être considéré comme une
infraction à la loi sur la laîcité.
Cette décision, contraire sur le fond aux précédents jugements de
plusieurs tribunaux administratifs, mais également à la jurisprudence
du Conseil d'Etat, constitue donc par son interprétation de la loi un
avantage très favorable à la religion musulmane ; pour le MNR elle
ouvre à présent la voie à tous les abus et aux pressions des
associations islamiques qui ne se priveront pas désormais de demander
des terrains à tous les maires de France.
Par ailleurs, le MNR est scandalisé par la condamnation à payer de
Patricia Vayssière, conseillère municipale MNR, qui était à l'origine
de la procédure contre ce projet de mosquée en s'appuyant sur la loi de
1905 sur la laîcité, pour des motifs légitimes et justifiés, comme le
droit le permet à tout citoyen, et à fortiori aux élus ; d'ores et
déjà, le MNR annonce son intention de saisir le Conseil d'Etat d'un
pourvoi en cassation contre cet arrêt.
Xème université d'été du MNR : « Du respect pour les peuples européens ! »
Mouvement National Républicain
Les samedi 30 et dimanche 31 août, le MNR effectuera sa rentrée
politique à l’occasion de sa Xe université d’été qui se tiendra dans le cadre magnifique du Château de Ferrières, en Seine-et-Marne (25 km à l’est de Paris).
Le combat pour la France et pour la civilisation européenne et
chrétienne reste plus que jamais d’actualité. Face au mondialisme, à
l’islamisation et aux trahisons de Sarkozy, le MNR doit prendre toute
sa place dans le nécessaire rassemblement de la droite nationale pour
assurer le renouveau de notre famille politique. À quelques mois des
élections européennes, après le « non » salvateur de l’Irlande au
traité de Lisbonne et face à le menace de l’entrée de la Turquie dans
l’Union européenne, le thème de l’université d’été sera « Du respect pour les peuples européens ».
L’ «Europe qui protège» n’est pas celle que Sarkozy nous propose…
MNR
Communiqué de Véronique Péan publié en juillet 2008
Lors de sa dernière intervention télévisée, M.Sarkozy a été certes bien
inspiré de parler de « l’Europe qui protège ». Comme cela lui arrive
parfois, il fait une analyse correcte des souhaits et des aspirations
des Français mais malheureusement ses analyses ne sont pas suivies
d’effets, comme ses promesses électorales destinées à séduire
l’électorat de la droite nationale.
Car une Europe qui protège ne peut être celle du traité de Lisbonne, ni
celle qui a conduit depuis des années une politique mondiale libre
échangiste avec les pays à bas salaire, provoquant la destruction
progressive de notre tissu industriel et de nos emplois. À présent, ce
sont les secteurs de notre industrie de haute technicité qui en sont
les nouvelles victimes à l’instar d’Alcatel-Lucent qui annonce un plan
de licenciement massif, en délocalisant en Chine ou en Inde. Une Europe
qui protège ne peut être non plus celle qui se plie aux exigences de
l’Organisation mondiale du Commerce sur la suppression programmée des
subventions à notre agriculture.
Le MNR considère qu’il faut revoir totalement notre conception de
l’Europe, ses buts et son fonctionnement, comme le demandent les
peuples consultés démocratiquement. Oui, il nous faut une Europe qui
protège, mais en appliquant le principe énoncé par Maurice Allais, prix
Nobel d’économie, de « préférence européenne», en dénonçant les diktats
des idéologues mondialistes et en rétablissant partiellement des taxes
à l’importation pour certains produits venant de l’extérieur de l’Union.
Le MNR se dote d'une direction à plusieurs têtes
MNR
Motion adoptée à l'unanimité moins une voix contre et sept abstentions
Le Conseil national du MNR réuni à Sèvres le 22 juin 2008 a pris acte
du retrait de la politique de Bruno Mégret et décidé de maintenir et de
relancer le mouvement selon trois mots d’ordre : unité, indépendance et
action.
Le Conseil national du MNR estime nécessaire de préparer le renouveau de la droite nationale en s’érigeant en un pôle de rayonnement, de rassemblement et de rénovation autour des idées forces qui sont les siennes : défense de notre identité nationale et de nos valeurs de civilisation, promotion d’une Europe européenne, indépendante et puissante, combat contre l’immigration et l’islamisation, régulation de la mondialisation et renouveau économique et social.
Le MNR maintiendra son indépendance à l’égard de tout autre mouvement
et notamment du Front national ou des Identitaires. Il n’est pas
question pour lui d’apporter son soutien sous une forme ou une autre à
quelque personnalité que ce soit du FN ou d’ailleurs.
Les contacts seront par ailleurs maintenus avec les acteurs de la
droite nationale quels qu’ils soient sans en privilégier aucun. Des
actions communes pourront être décidées ponctuellement.
Le MNR sera dirigé de façon collégiale par le bureau exécutif, chaque
membre ayant le même pouvoir. Ce bureau est composé par ordre
alphabétique de Nicolas Bay, Jacques Gaillard, Annick Martin, Serge
Rep, Bertrand Robert, Véronique Péan et Alain Vauzelle.
Les présentes dispositions resteront en vigueur tant qu’une motion contraire du Conseil national n’aura pas été votée.
Enfin le Conseil national approuve un plan d’action prévisionnel
constitué pour les six mois qui viennent d’une université d’été, d’une
campagne sur l’Europe, d’une réunion thématique sur la mondialisation
et d’une campagne sur le pouvoir d’achat.
Ce n’est pas la capacité carcérale qui doit déterminer la politique pénale et pénitentiaire !
MNR
Communiqué du MNR du 13 juin 2008
L’actuel projet de loi pénitentiaire, en tirant argumentation de la
surpopulation carcérale, propose de développer les alternatives à
l'incarcération comme le bracelet électronique, pour désengorger les
prisons ; cette loi aurait donc pour conséquence pratique la sortie
effective de prison de nombreux détenus pour des raisons qui se veulent
humanitaires.
Jean-Yves Waquet, membre du Bureau national du MNR, estime que cette
conséquence est inacceptable pour la sécurité des Français, même s’il
reconnaît que cette surpopulation dans les prisons est anormale ; mais
le déficit actuel en nombre de places en prison résulte d’un manque
d’anticipation des gouvernements successifs devant la montée pourtant
évidente de la criminalité et de l’insécurité depuis une dizaine
d’années…
Et ce n’est pas aux victimes potentielles d’agressions de payer le prix
de ce manque de prévoyance. Pour le Mouvement national républicain, il
est inadmissible qu’une politique pénitentiaire ou même pénale soit
déterminée par la capacité carcérale. S’il n’y a pas assez de places,
il faut donc lancer de toute urgence un plan de construction de
nouvelles prisons pour disposer d’ici cinq ans de 20 000 places
supplémentaires, ce qui amènerait la France à rattraper partiellement
son retard accumulé par rapport à d’autres pays en capacité carcérale
relative, et sans parler des Etats-Unis…

