
Le Soleil
Article de Frédéric Denoncourt publié le 9 août 2011
Burlington passe à la grande séduction. Le conseil municipal de la ville du Vermont a adopté lundi soir à l'unanimité une résolution visant à faire la promotion du français à l'école, dans les restaurants et dans l'affichage. Le but ? Attirer encore plus de Québécois.
«L'esprit de la résolution est de reconnaître clairement l'héritage historique francophone de la ville de Burlington. Par cette résolution, nous marquons aussi notre reconnaissance envers le nombre incroyable de Québécois qui aiment notre ville et qui viennent nous visiter. Aujourd'hui, ce que nous disons, c'est que nous devons être encore plus accueillants à votre endroit», indique en entrevue téléphonique le conseiller municipal Paul Decelles, qui a présenté la motion.
Au bout du fil, M. Decelles se dit surpris des résultats du vote, la résolution ayant été adoptée par 13 voix contre aucune. «Je m'attendais à ce qu'un ou deux conseillers s'opposent», mais la neutralité affichée par le maire Bob Kiss aura facilité les choses.
La résolution adoptée, la prochaine étape pour que le français gagne du terrain à Burlington sera de convaincre un ou deux restaurants d'adopter un menu bilingue pour inciter les autres à suivre le bon exemple, continue M. Decelles. «Il suffit d'y aller lentement mais sûrement.»
Le conseiller admet avoir un plan. «Je travaille pour Coca-Cola et je connais 80 % des propriétaires de restaurants en ville ! Et je crois que dès que la presse locale va se mettre à parler de la résolution, il pourra y avoir un effet d'entraînement.» «On pourrait aussi songer à rendre bilingues les enseignes municipales qui doivent être remplacées et encourager fortement nos écoles à mettre l'accent sur la culture française, en particulier la langue», enchaîne M. Decelles.
Le conseiller municipal insiste pour dire que la résolution ne comporte que des mesures incitatives. «Il n'y a rien d'obligatoire.»
M. Decelles assure que les cise montrent favorables à cette résolution. «Tous les gens à qui j'en ai parlé ont trouvé que c'était une bonne idée.» «Nous allons fortement encourager autant la Ville que les entrepreneurs et la communauté au sens large à faire une plus grande place au français. Le message qu'on veut envoyer, c'est que Burlington s'efforce de devenir bilingue. En espérant que cela attirera encore plus de Québécois.»
http://www.bafweb.com édition du 16 octobre 2007
Le 6 octobre, dix fermiers blancs du Zimbabwe sont passés
devant le tribunal, accusés d’avoir cultivé leurs terres, dans un pays
où des millions de gens devront bénéficier de l’aide alimentaire.
Les 10 fermiers sont accusés d’avoir violé la loi, qui stipule que
les blancs devaient quitter leurs terres au plus tard le 30 septembre
2007. Ces fermiers avaient déjà donné les deux tiers de leur surface
cultivable au gouvernement. Le ministre de l’agriculture a décrété que
les quelques centaines de fermiers blancs restants seraient chassés
d’une manière ou d’une autre : “Pénurie de nourriture ou pas, nous
expulserons les blancs de ces terres. Trop de noirs en demandent, et
nous leurs ré-attribuerons ces parcelles."
La réalité est que beaucoup de ces fermes ont été données à des membres du gouvernement ou à leurs affidés (lexique), et un ministre a admis que les nouveaux exploitants avaient échoué dans la mise en œuvre de cultures.
A l’extérieur du tribunal, les magasins d’alimentation sont vides.
Des vendeurs de rue proposent de petites oranges âcres. Elles
proviennent d’une région autrefois prolifique, aujourd’hui dévastée
après avoir été confisquée par un membre du gouvernement.
Depuis 2000, date où le gouvernement a entrepris de confisquer les
terres des fermiers blancs, le secteur agricole s’est effondré et
l’économie est en chute libre : l’inflation est de 6600%, la plus haute
du monde. Le Programme Alimentaire Mondial estime qu’il devra subvenir
cette année aux besoins de 4 millions d’habitants du pays, un tiers de
la population.
http://rue89.com
Article de Sid-Ahmed Hammouche publié dans La Liberté le 30 septembre 2007
L'Algérie a soif. Elle manque de lait. Elle a faim. Elle manque de
blé et de pommes de terre. Elle a peur. Les bombes pleuvent de nouveau.
Et voilà que le président Abdelaziz Bouteflika sort de ses tiroirs un projet pharaonique: construire la troisième plus grande mosquée
du monde. Pour un coût de 3 milliards de dollars. Les Algériens
s'étouffent face à cette folie des grandeurs, version «commandeur des
croyants», en plein ramadan.
Les envies de "Boutef 1er" n'ont pas de prix. Il ordonne. Et tout le
monde va se serrer la ceinture pour lui offrir sa mosquée démesurée.
Imaginez sa fierté: elle pourra accueillir 120000 fidèles dans ses dix
étages et son minaret de 300 m chatouillera le ventre des avions de
ligne. Des millions de tonnes de béton finiront de défigurer la baie
d'Alger.
Et rien n'arrête le président algérien. Même pas la tectonique des
plaques. La mosquée sera construite sur une faille! Mais Dieu protégera
sa demeure. Une demeure qui fera des jaloux dans le peuple d'en bas.
Plus de cinq millions d'Algériens n'ont pas de toit à se mettre sur la
tête ou ils s'entassent à dix dans de minuscules pièces.
Un tiers des jeunes Algériens sont au chômage. Mais ils auront de la
chance. Religieusement, dans six ans, ils pourront passer leur temps
libre dans la maison de Dieu. Elle sera spacieuse et offrira une vue
imprenable sur la mer
Lancé en 2009, le projet sera achevé en 2013. Politiquement, c'est
justement en 2009 que Bouteflika devrait lâcher les rênes du pouvoir
car la Constitution ne lui permet que deux mandats de cinq ans. La
mosquée devrait lui ouvrir les portes de son paradis terrestre: une
nouvelle investiture après avoir modifié le texte fondamental.
On ne refuse rien à un défenseur et à un constructeur des maisons
d'Allah. Le président pourra alors tranquillement inaugurer sa grande
mosquée. Pendant ce temps, les bébés continuent de manquer de lait à
Alger.
http://www.cyberpresse.ca
Article de Gilles Dumoulin publié le 17 septembre 2007 dans la voix de l'Est ( quotidien de la région québécoise de Montérégie ).
Tous les membres de ces différentes communautés semblent être d'accord
pour afficher d'abord leur appartenance à leur culture d'origine, ses
traditions qu'il faut à tout prix préserver et transmettre, et ensuite
leur appartenance à leur terre d'accueil. Il n'y a rien de mal à cela,
c'est naturel de se raccorder à nos racines. Le problème, c'est que
lorsqu'un Québécois ou une Québécoise d'origine veut faire de même,
holà! Cela devient inadmissible.
Un Colombien ou un Mexicain
peut parler avec fierté de ses racines, mais le Québécois d'origine ne
peut pas être enraciné dans sa culture et ses traditions, ou à tout le
moins il doit en parler avec beaucoup de prudence pour ne pas passer
pour, au mieux, un xénophobe, au pire, un raciste. Comme disait un
monsieur du Rwanda l'autre soir aux audiences de la commission
Bouchard-Taylor: nous sommes tous des immigrants ! Alors, ce monsieur
n'est pas plus rwandais que moi ? Où place-t-on la limite: 5 ans, 100
ans, 400 ans ou 4000 ans ? Dans ce cas, les autochtones sont aussi des
immigrants qui sont arrivés par le détroit de Béring ! Le peuple
québécois d'origine avec ses traditions culturelles, ses valeurs très
ouvertes et sa tolérance proverbiale deviendra-t-il une autre ethnie
parmi les autres? On nous dit qu'il faut faire preuve d'ouverture, mais
cette ouverture est-elle aussi souhaitable dans l'autre sens ?
Je
prends un risque en écrivant cette lettre puisque je peux me faire
rapidement étiqueter comme étant intolérant, mais ceux et celles qui me
connaissent bien savent que ce n'est pas le cas. J'ai tout simplement
un amour profond de ma culture, de ses traditions religieuses ou non,
avec ses qualités et ses défauts, et je souhaite offrir cette culture
en cadeau au plus grand nombre possible de nouveaux arrivants.
Laissez-moi au moins cette joie de vous montrer qui je suis et je
pourrai apprendre qui vous êtes, un véritable échange respectueux
s'ensuivra.
P.S.: Par rapport aux accommodements religieux.
Comment
réagirions-nous si, par exemple, des Italiens, des Allemands ou encore
des Mexicains demandaient des accommodements? Il y a fort à parier que
ça ne susciterait pas beaucoup de réactions de crainte. Serait-ce lié
au fait que nous associons les demandes des musulmans à la cause des
islamistes radicaux ? Il y a un monde de différence entre les deux. Vous
voyez qu'on n'a pas toujours besoin de faire exploser des bombes pour
faire peur aux gens !
http://tempsreel.nouvelobs.com édition du 17 février 2007
La résolution rejetant la décision du président
George W. Bush d'envoyer 21.500 soldats supplémentaires en Irak a été
adoptée à une large majorité vendredi 16 février par la Chambre des
représentants.
Le texte non-contraignant a été approuvé par 246 des représentants présents, 182 se prononçant contre.
Ce vote symbolique ouvre la voie à un affrontement direct entre le
Congrès et le président des Etats-Unis, commandant en chef des armées,
sur la question de l'engagement militaire en Irak.
Les victimes
Désormais très impopulaire, cette guerre a déjà coûté la vie à plus de
3.100 militaires américains et fait des dizaines de milliers de morts
parmi la population irakienne en près de quatre ans.
"Les enjeux en Irak sont trop importants pour qu'on recycle des
propositions qui n'ont que peu de chances de réussite", a souligné
Nancy Pelosi, la nouvelle présidente de la Chambre, contrôlée par les
démocrates depuis leur victoire aux élections législatives de
mi-mandat, en novembre dernier.
"L'adoption de cette législation est le signe d'un changement de
direction en Irak, qui mettra fin aux combats et fera rentrer nos
troupes", a-t-elle ajouté. Les alliés républicains du chef de la Maison Blanche ont à nouveau
dénoncé une mesure destinée selon eux à réduire le financement de la
guerre et qui nuit au moral des troupes sur le terrain.
"Cette résolution non-contraignante est la première étape d'une spirale
de la défaite dans une bataille que nous ne pouvons nous permettre de
perdre", a lancé le représentant Roy Blunt, numéro deux républicain à
la Chambre.
"Trop occupé"
Le président Bush n'a fait aucun commentaire sur le vote de la chambre
basse du Congrès. Son porte-parole a simplement fait savoir que le
commandant en chef était "trop occupé" pour le suivre à la télévision.
Il s'agissait du premier vote du nouveau Congrès sur la guerre en Irak.
En quatre jours de débat sur le projet de résolution, près de 400 des
434 membres de la Chambre ont pris la parole, une proportion tout à
fait exceptionnelle pour une seule mesure.
Le sénateur Harry Reid, chef de la majorité démocrate à la chambre
haute, a appelé à un vote samedi au Sénat sur le même texte. Dans les
deux camps, plusieurs candidats à la présidentielle 2008 ont dû revoir
leur emploi du temps du week-end pour être présents.
Les républicains entendent empêcher les démocrates d'atteindre la barre
des 60 voix dont ils ont besoin pour faire adopter la résolution au
Sénat.
En marge de ce bras de fer, un sondage AP-Ipsos rendu public vendredi
fait apparaître que 63% des Américains sont opposés à l'envoi de
troupes supplémentaires en Irak, tandis que 35% approuvent la décision
du chef de l'exécutif. Preuve du soutien dont bénéficie encore George
W. Bush, ces derniers étaient 26% il y a deux semaines. (AP)
http://www.ledevoir.com édition du 17 février 2007
Paris -- Le journal français Libération qualifiait hier matin de
«croisade xénophobe» la campagne menée par les habitants d'Hérouxville
pour imposer un «code de vie» aux immigrants qui seraient tentés de
s'installer chez eux.
Ce «bled de 1338 habitants» a adopté en janvier un «code discriminant
les musulmans», écrit le journal à propos d'une affaire qui était
jusqu'ici passée relativement inaperçue en France.
Tout le Québec a «les yeux fixés sur Hérouxville» depuis que la
petite municipalité a averti les immigrants «que la tolérance
canadienne avait des limites», signale Libération, qui resitue le geste
d'Hérouxville dans son contexte, celui du débat sur les accommodements
raisonnables.
Pour le journal, l'affaire ne se résume pas au conseil municipal ou
au conseiller André Drouin, à l'origine de l'initiative. Selon le
quotidien, «les Hérouxvillois, dans leur majorité, ont foi en leur
croisade».
Cité par Libération, le conseiller Drouin affirme lui-même être «soutenu par toute la population».
«Bien sûr, nous avons voulu choquer en parlant de lapidation ou
d'excision, mais il était temps que quelqu'un mette ses culottes et
regarde plus loin que le bout de son nez. Si on s'adapte à tous les
nouveaux immigrants, qu'adviendra-t-il de notre culture québécoise dans
10 ou 20 ans?», a-t-il demandé, en réfutant encore une fois toute
accusation de racisme et de xénophobie.
«Les Québécois n'ont eu de cesse de courber l'échine. Le poids de
l'Église les a longtemps poussés à suivre le troupeau sans poser de
questions et à tout tolérer. Cette fois, nous avons voulu donner notre
opinion», a déclaré de son côté Luce Rivard, membre du comité d'accueil
des nouveaux arrivants d'Hérouxville.
Hérouxville, signale Libération, compte un seul immigrant noir:
Gabriel Mitchell, originaire de la Dominique. Il est devenu «malgré lui
l'immigré de service», selon le quotidien.
«Les conseillers municipaux ont voulu tirer une sonnette d'alarme,
a-t-il expliqué à Libé. Ils l'ont fait maladroitement, mais ils
soulignent une préoccupation que nous avons tous. Le multiculturalisme
à la canadienne est une illusion. Il ne faut pas parler de réussite
quand on assiste à un non-mélange et à la mise côte à côte de
différentes cultures.»
Note VOX-FN : Les journalistes du quotidien gaucho-capitalistes Libération se préoccupent donc avec assiduité de ce qui se passe dans un village de la Mauricie à quelques kilomètres de Shawinigan. Ces habitants seraient donc des racistes qui discriminent les musulmans... Or, les Hérouxvilloises et Hérouxvillois ne font que se protéger et protéger leur vie en société en imposant à ceux qui désirent vivre dans le village des conditions que tout à chacun se doit de respecter : interdiction du port du voile intégral, interdiction de l'excision, de la lapidation... Ceci dans un contexte lourd dans l'ensemble du Canada et du Québec en particulier, au sujet de ce qui est nommé " l'accomodement raisonnable ", un accomodement qui consiste à accepter des exigences particulières communautaristes et religieuses où des conditions dictées par des exigences médicales. La décision courageuse
du Conseil municipal d'Hérouxville devrait bien inspirer les conseillers municipaux de France, France où l'accomodement raisonnable, s'il n'est pas officiel n'en existe pas moins !
Et puis pour terminer, un petit mot pour les journalistes Français qui voient dans ce code de vie d'Hérouxville l'exprission de position anti-immigration : Au Québec, la grande majorité de ses habitants sont tous des immigrés... d'origine.
YR
http://www.latribune.fr édition du 16 février 2007
SEOUL (Reuters) - Kim jong-il, le "Cher Dirigeant" de la Corée du Nord,
fête vendredi ses 65 ans, un anniversaire présenté comme "le jour le
plus profitable de l'année" par les médias d'Etat qui rendent hommage à
"sa volonté de fer, à son cran et à ses dons extraordinaires de
stratège" qui lui ont permis "de faire plier l'Amérique".
Quelques jours après l'accord avec la communauté internationale sur le
démantèlement de son programme nucléaire, après des mois de crise,
accord présenté comme une victoire sur les Etats-Unis, Pyongyang
réserve une cérémonie grandiose au dirigeant stalinien.
Le fondateur de la République populaire démocratique de Corée, Kim
Il-sung, avait 62 ans quand il a désigné son fils Kim Jong-il comme
successeur, afin de lui donner le temps de se préparer à prendre en
main les affaires du pays et, surtout, de se faire accepter par la
puissante caste militaire.
Kim Il-sung mort en 1994, à l'âge de 82 ans, il fallut pourtant
plusieurs années à son fils pour exister par lui-même et sortir de
l'ombre du "Grand Leader" défunt.
Aujourd'hui, contrairement à ce qu'a fait son père, Kim Jong-il n'a
toujours pas désigné son successeur et la question est même taboue dans
le pays.
TROIS FILS
Le numéro un nord-coréen a trois fils.
"La succession de Kim jong-il sera le moment où le régime sera le plus
vulnérable. C'est la plus grande question à laquelle Kim Jong-il est
confronté", souligne Peter Beck, un spécialiste de la Corée au sein de
l'International Crisis Group.
"Il est certainement temps pour lui de dresser des plans pour sa
succession. Le problème, c'est qu'aucun de ses fils n'est assez âgé et
aucun de ne s'est distingué de quelque façon que ce soit", ajoute-t-il.
L'aîné, le corpulent Kim Jong-nam, 35 ans, est apparemment en disgrâce
depuis qu'il a été expulsé du Japon en 2001, en possession d'un faux
passeport parce qu'il voulait visiter... le Disneyland de Tokyo.
Il vit à Macao et s'est rendu cette semaine à Pékin où il a dit aux
journalistes qu'il serait à Pyongyang pour les cérémonies en l'honneur
de son père.
Le deuxième fils, Kim Jong-chol, qui aurait dans les 25 ans,
souffrirait d'un dysfonctionnement hormonal. L'an dernier, la chaîne de
télévision japonaise Fuji TV l'a filmé en compagnie d'une jeune femme
alors qu'il suivait en Europe la tournée d'Eric Clapton, la star
britannique de blues et de rock.
Le plus jeune, Kim Jong-un, 23 ans, serait le plus capable des trois
frères, mais la tradition confucianiste ne réserve qu'un rôle
secondaire aux cadets.
Selon un rapport des services de renseignement sud-coréens rendu public
en décembre, si Kim Jong-il meurt sans successeur désigné, l'un des
chefs de l'armée pourrait se voir confier la direction du pays, dans le
cadre d'une transition tranquille qui ne devrait pas menacer à court
terme le régime.
http://www.orthodoxie.com édition du 14 février 2007
Plusieurs milliers de manifestants, membres du mouvement
«l’autodétermination » et des sympathisants de UCK ont manifesté samedi
10 février à Pristina contre le projet de statut de Marti Ahtisaari, l’envoyé spécial des Nations Unies.
La police s’est servie de gaz lacrymogènes afin d’empêcher les
manifestants de rompre le cordon fait par les policiers. Certaines
personnes ont été blessées et quelques-unes arrêtées à cause de la violence de leurs actes. D’après les informations d’Info-Service de KIM sur place, les
manifestants à Pristina, ont aujourd’hui, entre autre, attaqué
verbalement avec violence l’Eglise orthodoxe serbe et les mesures de
protection des sanctuaires serbes prévues par le plan de Marti
Ahtisaari.
Un
des principaux messages scandés par le haut-parleur dans la
manifestation de samedi à Pristina était : « les Serbes ont occupé les
églises et monastères où les Albanais priaient jadis »" et « l'Église
orthodoxe serbe demande maintenant l'extraterritorialité des monastères
ce qui représente une menace pour le Kosovo » A ces messages les
manifestant répondaient en criant régulièrement « Détruisons les
églises ! UCK !UCK !UCK !“
L’Eglise orthodoxe serbe condamne sévèrement les messages barbares
d’Albin Kurti et d’autres groupes extrémistes issus des milieux
terroristes de l’UCK. Albin Kurti et ses extrémistes ont montré
ouvertement par ces messages, qui se cache derrière les destructions
vandales de 150 sanctuaires serbes et les profanations de centaines
cimetières orthodoxes serbes au Kosovo et Metochie, surtout lors du
pogrom de mars 2004. La plus grande absurdité dans toute cette histoire
est que si les Albanais considèrent les vielles églises orthodoxes
comme étant les leurs, pourquoi leurs extrémistes avec les idéologues,
comme Kurti et Demaci ont détruit ces sanctuaires pour la plus grande
honte de leur propre peuple et du monde civilisé qui regardait cela,
sans bouger ? Ces groupes radicaux cachent de moins en moins leur
sympathies, d’une part pour les idéologies anachroniques
marxiste-leniniste d’Enver Hodja, dont les portraits ornent leurs
bureaux, et d’autre part pour les groupes islamistes extrêmes qui les
financent.
Kurti et ses militants ne voient pas l’avenir du Kosovo et
de tous les Balkans dans l’Europe et la civilisation européenne, mais
dans la communauté tribale, dans la violence et la haine envers la
religion chrétienne et sa culture. Voilà d’où provient le lien naturel
d’un mouvement de jeunesse, apparemment urbain avec les partisans les
plus extrémistes de la grande Albanie ethniquement pure.
Les messages de la manifestation de Pristina nous confirment que
les sanctuaires de l'Eglise orthodoxe serbe nécessitent des mesures
de protection exceptionnelle, car ils sont menacés par des hommes qui
désirent les détruire et de cette façon effacer toute trace de la
présence séculaire chrétienne dans ces contrées. On peut constater que
les manifestations d’aujourd’hui n’ont réunit que quelques milliers de
manifestants ( maximum 4000 d’après les sources indépendantes) ce petit
nombre nous donne l’espoir que l’avenir de Kosovo ne doit pas être la
haine et la violence.
En espérant qu’un jour les Albanais du Kosovo
comprendront que ni les représentants internationaux, ni le peu de
Serbes qui sont restés, ni leurs églises ne représentent une menace
pour eux, mais plutôt leurs affairistes de Uck qui ont bâtit d’énormes
villas et amassé de grandes fortunes après la guerre, tandis que la
majorité du peuple vit dans des conditions sociales difficiles et la
misère.
Malheureusement, comme cela arrive très souvent, les
extrémistes gardent leurs positions et leurs privilèges en semant la
haine de tout ce qui n’est pas albanais, et en couvrant leurs honteuses
actions par le drapeau de la République d’Albanie, leurs statuettes
kitch des « héros de l’Uck », leur agressive mythologie nationaliste,
qui rappelle à se méprendre celle des partisans d’après guerre en
ex-Yougoslavie. Tant que les jeunes Albanais écouteront et croiront
cette idéologie et tant qu’ils ne sortiront pas dans les rues pour
faire des manifestations pacifiques contre la violence, la criminalité
et la corruption, au lieu de manifester contre leurs voisins et les
sanctuaires chrétiens, le Kosovo restera le trou noir de l’Europe.
http://www.ledevoir.com
Article de Manon Cornellier publié le 10 février 2007
Le débat québécois sur les accommodements raisonnables n'est pas passé
inaperçu au Canada anglais. La nouvelle du dépôt éventuel d'une plainte
contre le code de vie d'Hérouxville par deux organisations musulmanes a
fait le tour du pays. Les journaux qui ont traité de toute la question,
le Globe and Mail et le Toronto Star en particulier, l'ont fait avec
des pincettes, évitant de tirer des conclusions hâtives.
Hérouxville a trouvé des supporteurs. Margaret Wente, du Globe, a
écouté avec curiosité le conseiller André Drouin s'expliquer à
l'émission As It Happens, de la radio de la CBC. À sa propre surprise,
avoue-t-elle, les auditeurs se sont en général dit d'accord avec M.
Drouin. Wente rappelle que le code d'Hérouxville a touché une corde
sensible que les élites auraient intérêt à ne pas ignorer. «La grande
majorité des Canadiens, écrit-elle, croient, malgré notre politique
officielle du multiculturalisme, qu'il revient aux immigrants de
s'intégrer.» Selon elle, les gens ont le sentiment que ce n'est pas
toujours le cas, surtout à Toronto où, affirme-t-elle, des enclaves
ethniques ont fait leur apparition, un sujet que le Globe a aussi
abordé dans un long dossier. Wente demande quelle est la culture à
laquelle on veut voir les immigrants s'intégrer, quand certaines écoles
comptent une majorité d'enfants nés à l'extérieur du pays. «Aucun
politicien n'ose demander si nous n'accueillons pas trop de gens par
rapport aux capacités du système. Les gens ordinaires, eux, se posent
la question et avec raison.»
Citant un sondage de 2005, elle rappelle
que la majorité des gens trouvent aussi qu'on accommode trop les
minorités religieuses. «Comment transformer les nouveaux arrivants en
Canadiens? Et qu'arrivera-t-il si on échoue? Ce sont les vrais défis
que les péquenauds d'Hérouxville tentent gauchement de résoudre. Ces
enjeux sont sérieux et prétendre le contraire serait une très grosse
erreur», conclut-elle.
L'équipe éditoriale du Post trouve qu'on a fait peu de cas du
préambule du code d'Hérouxville et de son invitation adressée à
quiconque voudrait s'y établir, sans égard à sa race, à sa langue, à sa
religion et ainsi de suite. Le quotidien déplore cependant plusieurs
éléments du code, en particulier ses édits alimentaires ou son ton
paternaliste qui laisse entendre que les immigrants ont besoin de se
faire faire la leçon en ce qui concerne les normes canadiennes. Citant
les affrontements à caractère ethnique qui ont eu lieu en Europe, le
Post rappelle que les relations interculturelles suscitent toujours des
heurts, mais que l'enjeu est trop sérieux pour être traité de façon
théâtrale. «Nous ne devons pas laisser ces questions nous obnubiler au
point d'en arriver, de façon très peu canadienne, à vouloir atteindre
une pureté et une conformité culturelles», conclut le Post.
L'immigration sous la loupe
L'immigration suscite des débats au Canada anglais, mais les
préoccupations ne sont pas nécessairement les mêmes qu'au Québec. En
Saskatchewan ou au Nouveau-Brunswick, on se demande comment attirer ces
nouveaux venus pour ainsi contrer le vieillissement accéléré de leur
population. En Alberta, c'est pour faire face à une grave pénurie de
main-d'oeuvre.
En général, cependant, on s'inquiète de voir que, malgré leur
éducation de plus en plus poussée, les immigrants arrivent plus
difficilement qu'avant à se trouver un emploi dans leur domaine.
L'ex-diplomate Martin Collacott se demande, dans le National Post, si
finalement on n'accepte pas trop d'immigrants. Collacott a pris note de
l'enquête de Statistique Canada qui décrivait récemment les difficultés
économiques des nouveaux arrivants malgré le fait qu'ils sont bardés de
diplômes. L'ancien ambassadeur soutient que l'immigration est rarement
la solution à des pénuries de main-d'oeuvre autres que ponctuelles. «La
croissance économique dépend avant tout de politiques réfléchies qui
favorisent l'investissement et la concurrence et qui fait le meilleur
usage possible de la main-d'oeuvre.» À son avis, un examen approfondi
des politiques d'immigration s'impose.
Jeffrey Simpson, du Globe and Mail, va dans le même sens. Il estime
que le système, qui a commencé en 1993 à donner priorité aux immigrants
bien formés, est un échec. À son avis, il faut examiner de plus près ce
qui explique que des gens éduqués arrivent moins bien que les
immigrants d'il y a 30 ans à se sortir de la pauvreté. Est-ce vraiment
seulement une affaire de diplômes ou d'expérience de travail non
reconnus? «Le Canada a favorisé certains types d'immigrants en assumant
qu'il n'en découlerait que de bonnes choses sur le plan économique.
Cette prémisse s'avère aujourd'hui douteuse.» Et il faut chercher
pourquoi.
Minorités... linguistiques
On ne parle plus souvent des droits des minorités linguistiques ces
temps-ci, mais elles savent que rien n'est jamais acquis. Au
Nouveau-Brunswick, un débat fait rage sur le bilinguisme au sein de la
GRC, qui sert de police provinciale. Le gouvernement provincial exige
des services bilingues à la grandeur de la province; la police fédérale
répond qu'elle ne peut respecter cette norme avec seulement 68 %
d'agents bilingues. Le ministre fédéral Stockwell Day propose de
corriger la situation au moment de la signature d'un nouveau contrat de
travail en... 2012. Le New-Brunswick Telegraph-Journal trouve cette
réponse inadéquate, tout comme l'idée de munir les agents unilingues de
petits cartons avertissant les francophones qu'ils seront servis dans
leur langue quand un agent bilingue sera disponible. Les policiers
répondent à des situations d'urgence qui ne peuvent attendre; le
Nouveau-Brunswick est officiellement bilingue et le contrat avec la GRC
doit le refléter, insiste le journal. «Et si la GRC ne peut respecter
cette obligation, elle ne devrait pas se voir confier le travail.»
http://fr.rian.ru édition du 18 janvier 2007
L'islam est la deuxième religion en Russie par le nombre de ses
adeptes. Selon diverses évaluations, 11 à 22 millions de musulmans
vivent sur le territoire de la Fédération de Russie, soit 8 à 15 % de
la population du pays.
Le nombre exact de musulmans est inconnu, car la question concernant
l'appartenance religieuse n'était pas posée au cours du Recensement de
2002. Quoi qu'il en soit, il n'est pas exclu que la Russie compte 30 à
40 millions de musulmans. Ce n'est pas par hasard que le président
russe Vladimir Poutine a lancé, en août 2003, sa politique de
rapprochement entre Moscou et l'Organisation de la Conférence
islamique. En été 2005, la Russie a reçu le statut d'observateur au
sein de cette organisation.
Le début de l'histoire de l'islam sur le territoire de la Russie
contemporaine coïncide avec l'adoption du christianisme par l'Etat
russe. Dans le Caucase du Nord, l'islam est apparu dans la deuxième
moitié du VIIe siècle. Les Tatars de la région de la Volga ont adopté
l'islam au Xe siècle. (Le Baptême de la Russie a eu lieu en 988).
Lorsque les troupes russes sont entrées en Sibérie au XVIe siècle, les
Tatars sibériens professaient déjà l'islam depuis trois siècles.
Les musulmans de Russie appartiennent aujourd'hui à 40 ethnies. Les
plus nombreux sont les Tatars (plus de 5 millions, ils constituent 4 %
de la population de la Russie, soit la deuxième place après les
Russes), les Bachkirs (plus d'un million) et les Tchétchènes (environ
un million).
La majeure partie des musulmans de Russie sont sunnites.
Trois organisations musulmanes prétendent au statut fédéral (central)
1. Le Conseil des muftis de Russie (son siège se trouve à Moscou)
2. La Direction spirituelle centrale des musulmans de Russie (dont le siège se trouve à Oufa).
3. Le Centre de coordination des musulmans du Caucase du Nord.
En Russie, la période de la fin du XXe siècle et du début du XXIe
siècle est une époque de renaissance spirituelle, y compris islamique.
Au début du XXe siècle, l'empire de Russie comptait environ 12000
mosquées, en URSS. Au milieu des années 80, il en restait 343, pour
l'essentiel, sur le territoire de l'Asie centrale. Le processus de
restitution des anciennes et de construction de nouvelles mosquées a
commencé en 1985.
Vers 2000, le nombre de mosquées sur le territoire de la Fédération de
Russie (son territoire est plus petit que celui de l'ex-URSS et de
l'empire de Russie) a atteint à peu près la moitié du niveau d'avant la
révolution. 4 750 mosquées sont officiellement enregistrées, mais,
elles sont certainement plus nombreuses. Selon les évaluations des
experts, il y en a au moins 7000.
L'apparition de nouvelles mosquées a posé le problème de l'enseignement
islamique. Le premier établissement d'enseignement ayant pour objectif
de former des imams et des muezzins s'est ouvert en Russie
contemporaine en 1989, à Oufa. Début 1990, de nouvelles médersas se
sont ouvertes à population musulmane dans tous les centres tant soit
peu importants.
La première Université islamique a été fondée en 1999 à Moscou sur la
base du Collège spirituel islamique supérieur qui fonctionnait depuis
1994 auprès de la Direction spirituelle des musulmans de la partie
européenne de la Russie. Dans cette Université, on peut recevoir une
formation aussi bien religieuse que laïque pour devenir historien de
l'islam et orientaliste. On peut également devenir islamologue laïque
au Centre d'études arabes et islamiques de l'Institut des pays d'Asie
et d'Afrique de l'Université de Moscou fondé en 1995 grâce aux
subventions de la famille royale d'Arabie Saoudite.
La renaissance religieuse en Russie a entraîné l'identification des
musulmans de Russie en tant que force politique. Des organisations
sociales musulmanes et des partis politiques musulmans font sans cesse
leur apparition en Russie. Il est vrai que, pour l'essentiel, ils
disparaissent aussi vite et que leur activité se borne à faire des
déclarations grandiloquentes. Puisqu'il n'existe pas de communauté
musulmane unique en Russie, il est impossible de supposer qu'un
mouvement islamique politique unique puisse naître un jour.
Quant au champ d'activité des musulmans de Russie et à leur statut
social, ils sont présents dans toutes les sphères d'activité : parmi
les hommes d'affaires, les artistes, les professeurs d'Université et
les concierges.