vendredi 24 août 2007

Ils ont rêvé l’Europe des Patries charnelles

Mabirehttp://www.scholanet.org

Article de Jean Mabire, journaliste, écrivain et immense combattant identitaire européen, hélas disparu.

Des idées qui nous sont aujourd’hui familières- enfin et heureusement ! - n’ont pas toujours la longue histoire que certains imaginent. Ainsi en est-il de ce qu’on nomme tantôt l’Europe des régions, tantôt l’Europe des Ethnies, tantôt l’Europe des Peuples, tantôt l’Europe des Patries charnelles, toutes notions assez synonymes surgies d’un combat guère plus ancien, celui de l’Europe des Minorités.

Parce que le XIXe siècle avait vu la naissance de l’unité italienne et de l’unité allemande, certains le nommèrent un peu hâtivement le siècle des Nations. C’était aller vite en besogne et y voir un prélude à cette Europe des Nations qui fut le grand échec du XX ème siècle. C’était oublier une des grandes lois de la nature, donc de la politique : les réalités vivantes ne sont jamais semblables et on ne peut appeler - comme aujourd’hui - du même nom de “nation” des entités aussi diverses que l’Espagne ou le Luxembourg, pourtant membres l’une et l’autre à part entière de cette communauté Européenne, qui a décidé de se construire sur les Etats existants, un peu comme en Afrique qui tient encore compte des frontières coloniales et non des réalités tribales.

Dans ce mariage de la carpe et du lapin, le fameux slogan de l’unité dans la diversité -belle formule par elle même - se réduit à un voeu pieux. Comment inclure dans un ensemble une Allemagne fédérale, bien vivante en ses Länder et une France centralisée, prise dans le corset d’un bi-séculaire jacobinisme ? Pour un observateur attentif, la “nation” en Europe se confond rarement avec “l’Etat”.

L’idée européenne

Il ne faut pas croire que l’idée d’Europe, au cours d’une très longue histoire, se soit confondue avec celle des patries qui la composent. Héritier d’une vieille tradtion “européenne” (où s’étaient déja illustrés ses compatriotes normands Pierre Dubois, le légiste coutançais, Philippe le Bel et l’abée de Saint-Pierre, l’adversaire du Roi-Soleil), Pierre Drieu La Rochelle écrivit en 1931 un essai très justement intitulé l’Europe contre les patries. C’était l’époque du rêve Européen de certains combattants de 14-18, qui mesuraient, avec un Aristide Briand, toutes les folies d’un traité de Versailles ayant crée de nouvelles “patries” aussi monstrueuses que la Tchécoslovaquie ou la Yougoslavie, héritières non du fédéralisme instinctif de l’empire des Hasbourg mais d’une conception “républicaine” et centralisée d’inspiration jacobine.

La plupart des partisans d’une Europe politique ne voyaient pas cette contradiction interne, car ils ne songeaient qu’à l’unification totale du continent, prêts à accepter une hégémonie qui n’était plus espagnole ou autrichienne comme au temps de l’Ancien Régime, ni française comme au Siècle des Lumières et surtout de l’Empire napoléonien mais fatalement, par sa position centrale et son dynamisme. Prussienne, allemande, germanique, cette Europe conduisait, sans le dire, à l’emprise d’une nouvelle hégémonie, celle de la première puissance continentale. On retrouvait finalement le rêve jacobin et bonapartiste. A l’Europe de Genève d’entre les deux guerres et à son échec, succédait inévitablement en 1940 la réalité de l’Europe de Berlin. C’est pourquoi il devait séduire tout à la fois des hommes de gauche et des technocrates. Voir à ce sujet le remarquable essai de L’Europe nouvelle de Hitler de Bernard Bruneteau (Le Rocher, 2003).

L’Europe unie des Européens démocrates comme celle des Européens “fascistes” (les guillemets s’imposent) était fatalement une Europe uniforme avant d’être une Europe en uniforme. L’idée européenne que prônaient les nationaux-socialistes au moment de la Croisade contre le Bolchevisme prétendait respecter les anciennes nations. Il ne pouvait rien en être, surtout en pleine guerre totale et le général Vlassov, par exemple, devait connaître bien des malheurs. Il ne fut jamais question d’une Europe fédérale et il fallut attendre 1945 pour que le fédéralisme devînt un peu à la mode.

Le génie de Fouéré

Mais alors d’où vient l’idée de cette Europe des régions dont nous nous réclamons aujourd’hui ? Absolument pas des partisans de l’unité Européenne de l’Entre-Deux-Guerres, à commencer par le fameux comte Goudenhove-Kalergi, né en 1894 à Tokyo de père Autrichien et de mère Japonaise, et pour qui les Etats-Unis d’Europe de son mouvement paneuropéen, fondé à Vienne en 1922, n’étaient que les Etats alors existants.

La réaction viendra de la base, c’est à dire des militants des “minorités”. C’est au début de l’année 1937 que paraît le premier numéro de la revue Peuples et Frontières, consacré, déjà, au Pays Basque péninsulaire, alors que la Guerre d’Espagne faisait rage et que le franquisme, férocement unitaire, était en train de triompher. Qui était l’animateur de Peuples et Frontières (qui portait le sous-titre de “revue d’information sur les peuples opprimés d’Europe occidentale”) ? Tout simplement le Breton Yann Foueré, né en 1910, qui devait par la suite écrire un superbe livre-manifeste L’Europe aux cent drapeaux (1968) et qui vit toujours à Saint-Brieuc, portant allègrement et combativement ses 94 printemps.

Alors que s’affrontaient démocraties et fascismes, nationalismes et internationalismes, droites et gauches, naquit un mouvement précurseur que la Seconde Guerre Mondiale ne pourra que totalement fracasser. Mais les 25 numéros de Peuples et frontières n’avaient pas semé en vain.

Le plus européen des penseurs politiques européens, Drieu La Rochelle, avait accueilli, il faut le dire, le mouvement Breton de Breiz Atao par des sarcasmes de Normand (vieille querelle gauloise du Couesnon) dont on trouve un triste témoignage dans un articulet fielleux de la Nouvelle Revue Française. Pendant la guerre, cependant, Drieu fut le seul à entrevoir l’idée d’une Europe fédérale. Il faut lire à ce sujet deux textes essentiels dans Le Français d’Europe. Le premier fut écrit en 1942 et parut en 1943 dans la revue Deutschland-Frankreich. Il s’intitule “France, Angleterre, Allemagne”. Le second, encore plus significatif, fut publié dans la NRF, en mars 1943, sous le titre “Notes sur la Suisse”. On y voit évoqué le mythe d’une Europe en quelques sorte helvétique qui serait celle des peuples et non des nations. Drieu se suicida. Le Français d’Europe fut pilonné et on n’en parla plus.

Cependant l’esprit de Peuples et Frontières, tel qu’il avait été développé jusqu’à la mi-juin 1939, ne pouvait disparaître. On va le retrouver au lendemain de la guerre, dans le cadre de la revue Fédération et surtout du Mouvement Européen des Régions et Minorités, animé par Joseph Martray, l’ancien bras droit de Yann Foueré, alors “empêché” et exilé en Irlande. Curieux mouvement qui enchanta mes vingt ans. Pour la première fois, on y était intégralement Européen sans renier sa communauté d’origine. On était Européen parce que Breton ou Flamand, Ecossais ou Catalan. Je me souviens d’un magnifique congrès à Versailles, ce devait être en 1947 ou 1948. L’amphithéâtre était décoré des blasons de tous les peuples alors “interdits”. De chacun d’eux partait un ruban écarlate rejoignant une vaste couronne de feuillage dominant l’assemblée. Cela avait une allure de solstice des peuples et j’avais passé quelques nuits avec des copains à assurer cette multicolore décoration d’une salle frémisante d’enthousiasme. Un second congrès eut lieue à Leeuwarden, capitale de la Frise occidentale, aux Pays-Bas. j’y étais aussi…

Idée née à la base

Il faut savoir qu’il régnait alors une ambiguïté qui n’a pas totalement disparu : le ton était donné par les “minorités”, souvent à la base linguistique et les “régions” étaient mal reconnues.

On n’avait pas trop su où mettre les Normands, puisqu’ils prêchent un dialecte d’oïl ou parlent plus simplement la langue de Malherbe et de Corneille. Etaient donc absents de ces réunions “européennes” les Français, les Allemands, les Anglais, les Italiens, les Espagnols… L’Europe des minorités l’emportait sur l’Europe des peuples ! On devrait par la suite retrouver les mêmes dérives dans les ouvrages du professeur Guy Héraud, qui vient de disparaître en janvier 2004, et dont le beau livre L’Europe des ethnies (1963) souffre de reposer exclusivement sur des critères linguistiques, qui ne devraient pas être les seuls. C’était bien l’avis de mon vieil ami Paul Sérant. L’auteur de La France des minorités (1965) avait pourtant compris que l’Europe devait arborer cent drapeaux (et j’en dénombrais pour ma part trois fois plus, si l’on voulait que toutes les “régions” de la future Euro-Sibérie soient présentes.

Cette idée de l’Europe des Régions n’est pas venu de quelque sommet bruxellois ou strasbourgeois mais de la base. Elle est née de militants enracinés dans leur terroir et non pas de fonctionnaires internationaux pris de l’envie de transformer l’Europe technocratique en un gigantesque puzzle.

L’Europe des minoritaires ou des régionalistes, peu importe leur étiquette, a plus d’un demi-siècle d’existence. C’est le serpent de mer qui ressurgit périodiquement. On l’a vue, il y a une vingtaine d’année, s’exprimer à Copenhague par l’organe puissant et rural de Pierre Godefroy, député-maire de Valognes et ancien collaborateur de la revue Viking, un de mes plus vieux campagnons de combat identitaire. C’est à lui que je dois d’avoir connu l’oeuvre du grand réformateur Danois Nicolas Grundtvig (1783_1872) et de ses hautes écoles populaires.

Ne nous y trompons pas. Tous les “régionalistes” ne sont pas Européens, pas plus que tous les “Européens” ne sont régionalistes. On l’a bien vu avec le livre de Jean Thiriart, Un Empire de 400 millions d’hommes : l’Europe (1964). Nationaliste Européen de l’espèce jacobine et ennemi farouche des mouvements identitaires qui étaient à ses yeux séparatistes, il se voulut chef autoritaire mais, avant même sa mort, il avait sclérosé son propre mouvement par les outrances du caporalisme le plus sectaire. Il est peu d’exemple qu’une aussi grande idée laisse aussi peu de traces dans l’aventure d’une génération malgré quelques admirables militants.

Le prophète

Le vrai prophète de l’Europe des peuples ne fut pas un chef de bande mais un authentique écrivain. Il s’agit de Saint-Loup. On n’a pas assez insisté sur la rupture qu’il peut y avoir entre les idées qui furent les siennes au temps des auberges de jeunesse du Front Populaire ou des Jeunes de L’Europe Nouvelle (JEN) de l’occupation et des idées qu’un tout nouveau public devait découvrir dans quelques-uns des romans du chantre des “patries charnelles”.

Ancien volontaire du ,Front de l’Est il avait rompu avec l’idée d’une Europe une-et-indivisble à la mode jacobine, telle que le voyait les dirigeants du Reich national-socialiste. Magnifique romancier à l’imagination fertile, Marc Augier avait de la vérité historique une vision qui rejoignait celle d’un Alexandre Dumas : il inventa littéralement une Europe des “patries charnelles”, dont il attribua la paternité aux éléments oppositionels de la SS et dont il publia la carte dans son récit historique Les SS de la Toison d’or (1975).

Sous le titre de “l’Europe des Ethnies” figure ainsi un projet dont il prétendait qu’il était tiré “des cartes ébauchées par le clan non pangermaniste de la Waffen SS”, dans lequel chaque province d’Europe “recevait son autonomie culturelle totale et restait dépendante de la fédération pour l’économe, la politique étrangère et la défense”.

En attribuant à la SS un découpage en contradiction formelle avec le vieux projet pangermaniste d’une seul empire de la Norvège à la Flandre et au Tyrol à l’Estonie, l’écrivain fondait un mythe gigantesque, encore présent au XXIème siècle. Mais il l’enfermait dans une dangereuse nostalgie en l’accouplant à une incapacitante diabolisation. Lier l’Europe des peuples au combat crépusculaire du IIIe Reich ne sert pas cette cause qui repose sur un évident contresens historique. Sous cet aspect, un homme comme Jean Thiriart, qui fut dans sa prime jeunesse membre de l’association culturelle wallonne AGRA (Amis du Grand Reich Allemand) était plus “dans la ligne” hitlérienne que le sergent Marc Augier de la LVF !

Il n’est pas besoin de chercher de tels parrainages enfouis dans les cendres de l’Histoire. Transformer en fédéral un vieux rêve unitaire n’en est pas moins une belle trouvaille.

Saint-Loup aura beaucoup fait pour que l’idée de l’Europe des Ethnies (ou des Régions ou des Peuples) ait abouti à remplacer chez beaucoup de jeunes, le mot nationaliste par le terme identitaire. Les romans du Cycle des Patries charnelles, comme Nouveaux Cathares pour Montségur ou Plus de pardons pour les Bretons, sont l’oeuvre d’un prodigieux éveilleur. Ces récits, où l’imagination transfigure la réalité historique, ne sont pas les témoignages d’une nostalgie du passé mais le fondements d’une vision de l’avenir.

Et pourquoi n’existerait-il pas contre l’Europe jacobine , une Europe romanesque ?

Posté par Redekker à 12:02 - - Commentaires [0]


mercredi 15 août 2007

Le SNP propose un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse

Scotlandhttp://www.lepoint.fr édition du 14 aout 2007

Le Parti national écossais (SNP), qui dirige l'exécutif régional au pouvoir à Edimbourg, a dévoilé un plan prévoyant un référendum sur l'indépendance de cette province riche en pétrole rattachée à la Couronne britannique depuis trois siècles.

Cette campagne du SNP, qui a supplanté pour la première fois depuis 50 ans la domination du Parti travailliste lors du scrutin régional du mois de mai, pourrait déboucher sur un accroissement des pouvoirs du Parlement d'Edimbourg.  

Cela risque de poser un défi de taille au Labour du Premier ministre du Royaume-Uni, l'Ecossais Gordon Brown.

"Aujourd'hui est lancée la nouvelle et, je l'espère, la plus  dynamique phase du programme de réformes constitutionnelles pour l'Ecosse", a expliqué Alex Salmond, chef de file du SNP, lors d'une conférence de presse.  

Le SNP a publié un projet de législation qui, en cas d'adoption, prévoit la tenue d'un référendum sur la création d'"un Etat pleinement indépendant" et se prononce pour un débat national sur d'autres options, y compris l'attribution de pouvoirs élargis à l'assemblée d'Edimbourg.

Les trois grandes formations représentées dans tout le royaume - le Parti travailliste, le Parti conservateur et le Parti libéral-démocrate - sont hostiles à l'idée d'un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse et selon les sondages, moins d'un Britannique sur trois est contre un divorce entre Londres et Edimbourg.

Fait sans précédent - ces trois formations ont pris soin de publier, avant l'annonce d'Alex Salmond, une déclaration conjointe affirmant qu'un référendum sur l'indépendance serait dommageable à l'Ecosse, tout en reconnaissant qu'il serait souhaitable de revoir à la hausse les pouvoirs exercés par l'assemblée et l'exécutif écossais mis en place en 1999.

 
Le dilemme de Gordon Brown

Le Parlement d'Ecosse traite des questions de santé et d'éducation, celui de Westminster à Londres conservant les domaines régaliens de la défense, des affaires étrangères et de l'économie.


Alex Salmond
veut, quant à lui, que les Ecossais soient souverains dans les domaines de l'utilisation des recettes tirées du pétrole et du gaz de la mer du Nord, de l'immigration et de la pêche entre autres.

Le successeur de Tony Blair au 10, Downing Street est ici placé devant un dilemme: tout en étant foncièrement hostile à l'indépendance de sa région natale, Gordon Brown doit s'employer à satisfaire les aspirations des Ecossais à plus d'autonomie, au risque de subir un retour de bâton politique.

Le vote écossais a en effet joué un rôle non négligeable dans les trois victoires successives remportées par le Labour au niveau national.

Un SNP considéré comme à la fois populaire et compétent risquerait d'éroder le soutien aux travaillistes et de menacer leurs chances de remporter une quatrième victoire d'affilée lors des législatives prévues au plus tard en 2010. Pour le SNP, trois grands choix "réalistes" s'offrent aujourd'hui à l'Ecosse: statu quo actuel, accroissement des prérogatives de l'assemblée d'Edimbourg ou indépendance pleine et entière.

 
Alex Salmond
affirme préférer la dernière voie, tout en se disant ouvert à une consultation à options multiples proposant aux Ecossais de se prononcer pour des pouvoirs élargis.

Posté par Redekker à 10:57 - - Commentaires [0]
samedi 11 août 2007

Pourquoi il faut fusionner la Région et les deux Départements alsaciens.

Blason_Alsacehttp://www.alsacedabord.org

Article de Jacques Cordonnier, secrétaire général d'Alsace d'Abord

Bien avant le débat sur les réformes institutionnelles lancé par Jean-Pierre Raffarin en 2002, le mouvement Alsace d’Abord a toujours soutenu que la fusion des seuls départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin n’avait pas de sens. Cette fusion, que nous appellerons petite fusion, est l’exemple même de la fausse bonne idée car elle ne supprime aucun échelon dans l’empilement des collectivités et des entités administratives propre aux archaïsmes français. Bien plus, l’idée de faire cohabiter deux collectivités sur un même territoire - le Département unique et la Région - porte en elle les germes de conflits frontaux et de recours constants à l’arbitrage de l’État

 Évolution des esprits depuis 10 ans

Dès 1989, les élus du mouvement Alsace d’Abord avaient imaginé et proposé de fusionner la Région et les deux Départements alsaciens pour former une haute collectivité territoriale unique en Alsace. La charte du mouvement Alsace d’Abord, dont le pivot était la fusion et la création d’une grande Assemblée Régionale, avait été envoyée en 1990 aux 13 500 élus d’Alsace, parlementaires, conseillers régionaux, généraux et municipaux. En juin 1991, Philippe Richert, actuel président du Conseil Général du Bas-Rhin et sénateur, avait aussi exprimé cette idée, de manière très éphémère. Il est revenu ensuite à l’idée de fusionner les seuls départements.

En 1994, convaincus qu’il fallait accélérer le mouvement, les élus d’Alsace d’Abord ont proposé une motion lors de la séance plénière du Conseil Régional des 14 et 15 février 1994. Cette motion en faveur de la fusion de la Région et des Départements avait été adoptée à l’unanimité. Elle prévoyait la création d’un groupe de travail chargé d’étudier cette question et de rédiger un rapport devant servir de base à une proposition de loi. Malheureusement les suites données à cette initiative n’ont pas été à la hauteur de l’enjeu. Le groupe de travail auquel participaient le professeur Hertzog, spécialiste de droit constitutionnel, et M. Woehrling, Président du Tribunal administratif de Strasbourg, a accouché d’une souris. Plus tard, ce dossier a été enterré par M. Zeller, devenu président du Conseil Régional d’Alsace. Nous avons régulièrement renouvelé cet appel aux élus. Mais l’inertie de certains et la farouche opposition des autres n’a pas permis de progresser.

Lors de la séance plénière du Conseil Régional du 25 octobre 2002, le groupe Alsace d’Abord, fort de ses 10 élus sur 47 membres, a recouru au règlement intérieur du Conseil Régional pour imposer la constitution d’une commission ad hoc. Cette fois Adrien Zeller a été contraint de donner suite à notre demande et la mise en place de cette commission est aujourd’hui en cours, non sans difficultés d’ailleurs.

Petite fusion ou grande fusion

C’est ainsi que depuis 14 ans, nous nous efforçons de convaincre tant les électeurs que les responsables politiques alsaciens du bien-fondé de ce projet de fusion, que nous désignerons ici sous le terme de grande fusion. Cette fusion est l’unique moyen de corriger, voire d’inverser le rapport des forces entre Paris et l’Alsace. Car c’est bien de cela qu’il s’agit avant tout : le déséquilibre constant des relations entre l’État et l’Alsace.

 Pourquoi il faut une collectivité territoriale unique en Alsace

L’Alsace a toujours été injustement traitée par le pouvoir central, quels que soient les gouvernements. Elle n’a jamais été considérée par l’État à la hauteur de sa contribution aux budgets de la Nation, ni à raison du prix payé aux vicissitudes de l’histoire. Les exemples de la désinvolture de Paris à l’égard de notre région sont innombrables. N’hésitons pas à rappeler, encore et toujours, le plus récent et le plus connu : les dossiers des TGV ! Toutes les régions ont eu leur TGV gratuitement. L’Alsace va devoir payer pour un TGV-Est qui s’arrête en Lorraine et dont l’échéance est sans cesse repoussée par RFF. Quant au TGV Rhin-Rhône, nul ne peut dire, à dix ans près, quand il arrivera en Alsace, ni même s’il arrivera un jour. L’Alsace, région frontalière, est une région enclavée. Mais avant les dossiers TGV, il y avait déjà eu le Synchrotron, le super impôt de région dite riche, etc...

Ce phénomène dont l’Alsace est victime depuis des décennies ne s’atténue pas, au contraire ! Il y a plusieurs explications à cela. En premier lieu, il trouve son origine dans le légitimisme du personnel politique alsacien, légitimisme qui confine à la servilité ; mais ce n’est pas notre propos de regarder en arrière pour rechercher les responsabilités. Tentons plutôt d’imaginer comment inverser le rapport des forces entre Paris et l’Alsace. La grande fusion entre la région et les deux départements alsaciens est à coup sûr l’unique moyen de donner à l’Alsace ce qui lui manquait jusqu’à présent : cohésion, vision commune, ambition européenne, indépendance et audace.

Tout d’abord nous allons parler des considérables avantages qu’engendrerait la création d’une CTU (collectivité territoriale unique) en Alsace. Puis nous évacuerons toutes les objections de ceux qui refusent la fusion. Enfin, nous proposerons des pistes pour la mise en œuvre de la Grande Assemblée Régionale, sa composition et son élection.

Les avantages de la fusion

Parmi les importants avantages de la CTU, citons avant tout l’accroissement de l’efficacité. Aujourd’hui, tous les grands projets font l’objet de financements croisés consentis par plusieurs collectivités, avec ou sans participation de l’État. Pour chaque projet, il faut attendre les négociations puis les délibérations de plusieurs assemblées, souvent liées aux décisions attendues de l’administration des finances à Bercy. Après fusion, c’est la seule Grande Assemblée Régionale qui délibérera, et c’est un seul exécutif qui réalisera. Quel gain de temps et d’argent !

Le problème de la clarification des compétences sera enfin résolu. Ceux qui, parmi les responsables politiques alsaciens, ne veulent pas de nouveaux transferts de compétences, réclament bruyamment une clarification des compétences entre les collectivités. Eh bien, quelle meilleure manière de clarifier les compétences que de les conférer à une seule collectivité ?

À partir de la fusion, les Alsaciens sauront enfin opposer un front uni aux services de l’État chaque fois que les intérêts des contribuables alsaciens seront menacés. Et lorsqu’il faudra négocier avec le gouvernement pour réclamer le transfert de nouvelles compétences et surtout des nouveaux moyens financiers correspondants, nous serons dans un meilleur ordre de bataille. Le sage dirait : « l’union fait la force ». Mais voilà qui doit sembler trop simple aux oreilles de certains grands stratèges alsaciens.

L’évolution institutionnelle est inévitable

Chacun sait que l’évolution des institutions est inévitable. Alors mieux vaut que nous maîtrisions notre destin en dessinant nous-mêmes les contours d’une future Assemblée Régionale, plutôt que de subir une réforme imparfaite et incomplète, imposée par Paris. Ne perdons pas de temps. Car même si l’on entame les études et les négociations demain, le chantier durera longtemps avant que la grande fusion ne se réalise.

Mais le mouvement vers cet objectif rencontre bien des résistances, liées le plus souvent à la sclérose des habitudes, à la peur du changement, à la défense d’intérêts personnels. Et d’où viennent ces résistances ? Pas des Alsaciens eux-mêmes en tout cas ! Ceux-ci, dans leur grande majorité, ressentent l’utilité de fusionner. Le sondage DNA / Iserco du 24 septembre 2002 montrent que 70 % des Alsaciens sont favorables à la fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. La vérité, c’est qu’une petite poignée de responsables politiques en Alsace s’oppose au projet, ouvertement ou non. Au lieu de faire œuvre de visionnaires, ils restent attachés aux situations établies et tentent de justifier leur attitude figée par une série d’arguments que nous allons maintenant démonter.

Les mauvais arguments des départementalistes

La première objection des opposants à la fusion est d’affirmer que l’État n’accepterait jamais d’accorder à l’Alsace un statut particulier en raison de la règle de la continuité territoriale. Et la Corse, alors ? Mais de toute façon, cet argument a perdu toute valeur depuis que M. Raffarin a posé le principe du droit à l’expérimentation. Retenons comme hypothèse que désormais tout est possible, ou presque tout.

Le deuxième argument est celui de la nécessaire proximité que seuls les Départements peuvent - selon les opposants - offrir aux usagers. Cette affirmation est gratuite. On peut très bien n’avoir qu’une seule assemblée délibérante, tout en conservant les guichets, personnels et lieux de prestation d’aides et de services tels qu’ils existent aujourd’hui. En outre, faut-il rappeler que les départements existent depuis 1790, et que le critère de proximité qui a servi à la fixation de leurs limites tenait compte des modes de transport de l’époque ? Aujourd’hui, à l’heure d’internet, des autoroutes et des TER, la notion de proximité n’a plus la même signification.

Certains élus Haut-rhinois disent leur crainte, feinte ou réelle, que la collectivité territoriale unique aurait pour conséquence la mainmise du Bas-Rhin sur la politique alsacienne. Ceci est un non-sens. Après la fusion, il n’y aurait plus de Conseil Général 67 ni de Conseil général 68 ; une seule Assemblée Régionale, avec une administration progressivement unifiée, administrera l’Alsace.

D’autres élus du Haut-Rhin expriment une variante de cette crainte lorsqu’ils prétendent que la CTU aboutira à un centralisme strasbourgeois. Là, on est en pleine confusion de vocabulaire et de notions élémentaires sur les institutions. Lorsqu’on évoque le centralisme parisien, on parle précisément de l’État ou de la Région Île-de-France et de la Ville de Paris, qui concentrent tous les pouvoirs et toutes les richesses au détriment des villes, départements et régions de province. En Alsace, la nouvelle collectivité issue de la fusion ne pourrait léser personne puisqu’elle serait unique. Tout au plus pourrait-on songer à une trop grande concentration des administrations et des services à Strasbourg. Mais cette éventualité doit être écartée, puisque que la future CTU, composée d’élus provenant de partout en Alsace, ne pourra pas faire moins que le Conseil Régional d’Alsace par exemple, qui vient de transférer le siège du Comité Régional du Tourisme à Colmar.

En définitive, chacun comprendra que les risques liés à la fusion sont nuls et que les avantages en seraient considérables.

Quelle forme pourrait prendre cette collectivité territoriale d’Alsace ? Quelles seraient ses compétences et quel serait son budget ? Comment serait composée son assemblée et comment celle-ci serait-elle élue ? Voilà le travail auquel doit s’atteler la commission qui est en train de se constituer. Nous traçons ici quelques pistes, des hypothèses de travail.

La nouvelle collectivité : quelles compétences ?

La future CTU réunira les compétences des trois collectivités fusionnées, augmentées de celles dont M. Raffarin veut délester l’État et que les Alsaciens pourraient accepter à condition que les ressources correspondantes nous soient aussi transférées. S’y ajouteraient aussi des compétences que nous pourrions réclamer à l’État. Une Alsace parlant enfin d’une même voix pourra légitimement exiger et obtenir des compétences encore plus étendues, dans les domaines où nous savons être plus imaginatifs, plus efficaces et meilleurs gestionnaires que l’État, comme dans celui de l’enseignement par exemple. Ainsi, nous ne nous contenterons plus de construire et d’entretenir des collèges et des lycées, mais nous demanderons un droit de regard sur le recrutement des chefs d’établissements, puis des enseignants, et nous pourrons adapter partiellement le contenu des programmes en fonction des spécificités et des besoins propres à l’Alsace.

Quel budget ? Quelles ressources ?

Les ressources budgétaires de la Collectivité alsacienne seront dans un premier temps le cumul des ressources des deux Départements et de la Région. Mais bien entendu, ce changement institutionnel devra forcément s’accompagner d’une profonde réforme de la fiscalité locale. La CTU devra disposer d’une autonomie budgétaire plus grande, fondée sur des recettes fiscales modernisées.

Composition de l’Assemblée

Quant à la composition de l’Assemblée, nous préconisons une assemblée de 122 membres, répartis en 2 collèges. Un premier collège de 75 membres, élus au scrutin majoritaire dans chacun des 75 cantons alsaciens, les 44 cantons du Bas-Rhin et les 31 du Haut-Rhin, conférera à cette assemblée son ancrage dans les territoires. Un deuxième collège de 47 membres - même nombre que les actuels conseillers régionaux - élus au scrutin proportionnel intégral, assurera la représentation démocratique de l’ensemble des sensibilités politiques. Ainsi composée, la Grande Assemblée Régionale donnera à son futur Président une majorité stable. Et les 122 élus ne seront pas de trop pour siéger dans les nombreuses commissions et remplir les missions étendues de la nouvelle collectivité alsacienne.

La question du lieu de réunion des assemblées plénières apparaît bien secondaire. Strasbourg, Colmar, Mulhouse ? Une assemblée itinérante comme c’est le cas du Conseil Régional aujourd’hui ? En tout cas, les élus d’Alsace d’Abord ont essayé de préparer l’avenir. Présents dans le groupe de travail qui a rédigé le cahier des charges du futur Hôtel de Région, ils ont réussi à faire valoir leur point de vue et obtenu que le futur hémicycle dispose de...122 sièges.

Les Alsaciens réclament une assemblée unique

Combien exaltante sera la mission des élus de cette Grande Assemblée Régionale ! Une légitimité renforcée et des pouvoirs accrus changeront la nature des rapports entre les élus d’une part, et les Préfets, sous-Préfets, représentants des services de l’État d’autre part. L’Alsace aura alors les moyens de mettre en œuvre ses propres choix en matière de développement économique, de rayonnement culturel et de paix sociale. Les Alsaciens ressentiront fortement cette nouvelle dynamique. Qui peut raisonnablement rejeter une telle perspective ? Pas la population. Nous l’avons déjà vu, plus de 70 % des Alsaciens approuvent ce projet. Les conseillers généraux ou régionaux ? Il serait paradoxal que les élus s’opposent aux voeux de la population. D’autant que ces élus ont un rôle historique à jouer en décidant de se rassembler pour travailler ensemble et en se dotant de pouvoirs étendus. Les présidents des trois actuelles collectivités ... ? Une chose est certaine : dans la nouvelle Assemblée Régionale, il n’y aura qu’un seul président. Espérons que le sens du bien public et de l’intérêt général leur fera accepter, pour deux d’entre eux, l’idée de perdre leur statut de président.

Note VOX-FN : Cet article dédiée à une métamorphose des institutions régionales et départementales de la région Alsace peuvent bien entendu être étendu à l'ensemble des régions françaises en tenant compte bien évidemment des spécificités de chacune. En tous cas, c'est une voie de réflexion.

Posté par Redekker à 19:03 - - Commentaires [0]
mercredi 1 août 2007

Histoire de langues

Deutschlandhttp://colmardabord.hautetfort.com

Article de Roland Vernizeau publié le 29 juillet 2007


Qui veut encore du français outre-rhin ? Plus grand monde semble-t-il. Suite à la requête d'une mère d'un élève, le Tribunal Adminsitratif de Mannheim a décidé que le français ne serait plus enseigné en première langue dans les lycées de Bade-Wurtemberg. Rude coup pour la francophonie, et à ce sujet l'on aimerait bien connaître l'opinion de Jean-Marie Bockel, notre grand francophone alsacien chargé de la francophonie...et de la liquidation de la culture germanophone en Alsace ?

En écartant le français, les parents d'élève allemands ont voulu donner la préférence à l'anglais afin, croient-ils, de ne pas handicaper leurs enfants sur le marché du travail. Et il est vrai que, s'agissant des échanges transfrontaliers, les faits semblent leur donner raison.500 allemands seulement viennent travailler de ce côté-ci du Rhin, contre 20000 alsaciens employés en Allemagne.

Pourtant, ce cas particulier ne doit pas faire oublier l'essentiel, à savoir que le tout anglais est un mauvais choix économique. Nos cadres de haut niveau savent bien que pour emporter un marché en Allemagne, en Tchéquie ou sur les marchés de l'est, la connaissance de l'allemand est un plus par rapport au concurrent qui ne connaît que le basic English. Le meilleure preuve en est que nombre de cadres allemands apprennent le chinois pour mieux s'implanter en Chine.

S'agissant toujours d'emploi, il faut savoir aussi que de plus en plus d'Alsaciens non germanophones sont remplacés outre-rhin par des Polonais ou des Tchèques germanopnones.

La décision du Tribunal Admnistratif de Mannheim va donc renforcer l'évolution vers une Europe dominée par la sous culture anglophone à la Macdo. Cette décision va aussi encourager ceux qui en Alsace veulent remplacer l'allemand par l'anglais pour les mêmes raisons de fausse rationalité économique, et aussi, il faut oser le dire, par sentiment anti germanique et franchouillard.

Face à la mauvaise décision allemande, nous devons nous Alsaciens, nous battre pour la survie de la pluralité linguistique en défendant le dialecte et l'allemand. Il y va des jobs de nos enfants , mais surtout peut-être de l'identité d'une Europe dont  nous ne voulons pas qu'elle soit une Europe à la Macdo, simple arrière cour des Etats-Unis.

Posté par Redekker à 10:33 - - Commentaires [0]
samedi 28 juillet 2007

Y a bon Banania en Alsace !

Alsace_d_abhttp://colmardabord.hautetfort.com

Article de Roland Vernizeau publié le 27 juillet 2007


Dans son discours de Dakar du 26 juillet, Nicolas Sarkozy s'est adressé aux "indigènes" avec les mots justes. Il a su tirer un trait sur le passé colonial et esquisser une relation d'avenir entre la France et ses anciennes colonies africaines.

On aimerait qu'il tienne semblable discours pour s'adresser aux Régions de France, à Strasbourg par exemple. Car toutes proportions gardées, la relation de Paris aux Régions est aussi à l'origine une relation de type colonial. Paris a exploité la richesse des provinces pour construire la France. Et c'est très bien ainsi car la France, si diverse, ne pouvait se construire sans l'effort de centralisation parti d'île de France.

Mais dans la France bien constituée de 2007, cette relation centralisatrice n'a plus de raison d'être, elle appartient au passé. Malheureusement elle existe toujours malgré les timides lois de décentralisation existantes.

La tutelle préfectorale est toujours aussi tatillonne et infantilisante, et toute remise en question de la structure jacobine de la république est taboue. On le vit bien par exemple lorsque les élus basques, toutes tendances confondues, ont défilé pour demander la création d'un département basque. Pour un peu ils auraient été assimilés aux terroristes de l'ETA !

Et que dire de la situation en Alsace où la fusion des deux départements s'impose, avec transfert de compétences et de produit de l'impôt au profit de la Région. Rien ne bouge et l'on offre des hochets ministériels aux élus pour mieux les neutraliser. Les "alsagènes" votent bien, ils produisent de la richesse et sont de bons cochons de payants.

Le colonialisme appartient au passé dit-on, mais en Alsace Y a toujours bon Banania !

Posté par Redekker à 23:03 - - Commentaires [0]


vendredi 20 juillet 2007

Création de la Fédération Identitaire Fabrice Robert nous en dit plus

Aube_celtiquehttp://fr.novopress.info édition du 20 juillet 2007

Le 21 juin, après une longue réunion faisant suite à un mois de concertation, a été lancée la Fédération Identitaire. Dans l’interview qui suit, le président du bloc va plus loin…

Fabrice Robert,vous avez lancé avec Christian Chaton, conseiller général du Bas-Rhin, et Jacques Cordonnier, Secrétaire Général d’Alsace D’Abord, la fédération Identitaire, quelle différence avec le Bloc ?

La différence est comprise dans les noms. Le Bloc est un mouvement politique, notre mouvement. La Fédération regroupe des structures désireuse de travailler ensemble. Nous nous étions déjà retrouvés ponctuellement avec nos amis d’Alsace D’Abord (ADA) sur des actions type Sniper, avec la Fédération, dorénavant, ce travail sera régulier, concerté, avec des objectifs électoraux précis.

Pourquoi ADA et seulement ADA ?

Pour deux raisons, nous ne pouvons nous fédérer qu’avec des Identitaires et avec des structures ayant fait leurs preuves en terme d’efficacité politique, il n’y a pas un grand choix en France dans ce domaine puisque, nous avons laissé de côté ,pour l’heure, les structures seulement à vocation culturelle. Enfin je corrige une erreur, outre ADA, entrent dans la Fédération nos amis Occitans de Peuples Identités et Cultures.

A l’heure de l’affaiblissement du FN, certains appellent à un nouveau rassemblement de la droite nationale. Qu’en pensez vous ?

Que cela ne nous concerne pas. Certes nous pouvons travailler avec des gens sérieux de la droite dite nationale comme l’AF ou les jeunes du MPF pour tenter d’interdire un concert de rap anti-blanc à Lyon.

En revanche, pour ce qui est d’un vrai travail politique, c’est -à -dire avec une perspective électorale mais aussi une perspective de formation de cadres, il n’y a pas possibilité réelle de nous fédérer avec les petits groupes de la droite nationale.
A cela plusieurs raisons :

- Etre identitaire ce n’est pas être patriote ,réactionnaire ou nationaliste au sens du XXime siècle . Ainsi par exemple, nous plaçons l’identité comme condition de la souveraineté et non l’inverse. Nous pensons que les identités régionales fortes n’annulent pas l’identité nationale, mais , au contraire, la fortifient.

- Nous ne sommes pas des déçus du FN. Même si le FN faisait à nouveau 15 % demain, nous continuerions notre travail, ni à la marge du FN, ni contre le FN. Ceci est légitime pour une raison simple : le FN a une ligne national républicaine. Pas nous. Au contraire, nous pensons que »national » ou pas, le républicanisme tue la France et ses régions , sa et ses cultures, son et ses peuples.

Par ailleurs, nous ne pouvons travailler avec des structures qui n’ont de politique que l’apparence. Ne pas vouloir se présenter aux élection, pratiquer une semi clandestinité, jouer à la guéguerre avec les gauchistes tout cela relève de l’immaturité constante d’une certaine droite nationale qui ne vivait en grand que par procuration, à travers le FN. La faillite actuelle du FN les rends orphelins, c’est-à-dire plus libres…de faire des bêtises.
Ce que nous avons à dire à notre peuple se heurte à beaucoup d’obstacle. Il n’est pas nécessaire d’en ajouter.

Quels sont les projets de la Fédération ?

Grâce a cette nouvelle synergie nous espérons augmenter notre implantation nationale. Ensuite nous commençons d’ores et déjà à préparer les élection municipales avec en parallèle la création d’un club des élus identitaires.

Pour les médias il serait mieux d’avoir un député identitaire que 100 conseillers municipaux ou maires de petits villages. Pour notre enracinement, c’est l’inverse. Et comme il ne nous est pas possible d’avoir un député cela tombe bien ! Enfin, le premier rendez-vous sera la tenue d’une Convention Identitaires en novembre dans la région de Dijon.

Posté par Redekker à 11:24 - - Commentaires [0]
mercredi 18 juillet 2007

Réforme de l'Etat :De Gaulle avec les régionalistes !

De_Gaulle_1969http://colmardabord.hautetfort.com

Article de Roland Vernizeau publié le 14 juillet 2007


Dans son discours d'Epinal du 12 juillet 2007, Nicolas Sarkozy a clairement affiché son ambition de restaurer l'Etat et de revenir aux sources de la Vè république. Son discours renvoie à celui qu'avait tenu De Gaulle en 1946, dans la même ville, sur le thème des institutions. On ne peut que se féliciter de la volonté réformatrice du nouveau Président, mais à condition qu'il aille jusqu'au bout sur les traces du Général. Celui-ci voulait en effet achever la réforme des institutions par la suppression du Sénat et son remplacement par une Chambre des Régions. De Gaulle voulait régionaliser la république. C'est même le référendum manqué de 1969 sur la régionalisation qui provoqua son départ du pouvoir. La volonté de Nicolas Sarkozy d'accomoder la Vè république à la sauce présidentialiste américaine ne semble pas aller dans cette voie.

Tout pouvoir appelle en effet des contre-pouvoirs et une opposition. Ce sont là les conditions de base du fonctionnement de la démocratie.

S'agissant des contre-pouvoirs, les meilleurs que l'on puisse avoir sont précisément ceux que Nicolas Sarkozy semble ignorer dans son très jacobin discours d'Epinal: j'ai nommé les Régions. Rien dans ses annonces n'y fait allusion. Or si les Régions françaises jouissaient d'une plus grande liberté d'action assortie de moyens fiscaux adaptés, elles constitueraient les contre-pouvoirs naturels d'un pouvoir central concentré entre les mains d'un Président à l'américaine.

Sans contre-pouvoirs régionaux, le Présidentialisme de Nicolas Sarkozy pourrait vite n'être qu'une variante du bonapartisme. Si tel devait être le cas,la meilleure garantie contre les possibles dérives, est la constitution d'une vigoureuse opposition, pas celle qui croit encore aux vieilles lunes marxistes, mais une opposition fondée sur la conviction que la démocratie commence au coin de la rue, localement, lorsque les citoyens décident de s'occuper de ce qui les regarde.

C'est ce type d'opposition ancrée dans l'action locale que nous essayons de créer en Alsace autour d'Alsace d'Abord.

Refus du jacobinisme,défense des libertés locales et régionales,voilà notre combat. Courage il va dans le sens de l'avenir car sur le champ de ruines politiques créés par Nicolas Sarkozy il est un choix qui s'impose.

Posté par Redekker à 19:38 - - Commentaires [0]
mardi 17 juillet 2007

Les druides reconstituent l’épée brisée du roi Arthur

Druide_2http://fr.novopress.info édition du 17 juillet 2007

Les druides, bardes, et ovates de Bretagne ont tenu dimanche à Brasparts, dans les Monts d’Arrée, leur grande assemblée annuelle ouverte au public (« Gorsedd Digor »). Après un défilé au son du biniou et des bombardes, drapeau breton et bannières en tête, les participants, au nombre d’une vingtaine, accompagnés d’une petite centaine de curieux et sympathisants, ont gagné la forêt toute proche pour une cérémonie rituelle entièrement en langue bretonne, à l’intérieur d’un cercle de pierres.

Sous la présidence du grand druide breton Gwenc’hlan Le Scouezec et en présence de délégations du pays de Galles et de Cornouailles, les druideshttp://fr.novopress.info ont notamment procédé à la reconstitution de l’épée brisée du roi Arthur, symbole d’unité du peuple celte, ainsi qu’à la réception de nouveaux membres et à la bénédiction du gui. « Etre druide, c’est assurer toute la tradition spirituelle, intellectuelle, culturelle des Bretons », confie le grand druide breton en aube blanche, coiffé d’une couronne de gui en argent ciselé.

Le Gorsedd (fraternité) de Bretagne est la branche officielle du druidisme rattachée à la branche galloise. L’autorité suprême du Gorsedd celtique a été fondée au 18e siècle. Elle regroupe près de 1.200 membres et se trouve au pays de Galles.

Posté par Redekker à 10:57 - - Commentaires [0]
vendredi 13 juillet 2007

Le Parti nationaliste basque propose la création d'une eurorégion basque

basquehttp://fr.rian.ru édition du 9 juillet 2007

Josu Jon Imaz, président du Parti nationaliste basque (PNV), a proposé lundi de créer une entité indépendante partagée entre la France et l’Espagne: une eurorégion basque, a indiqué à RIA Novosti le porte-parole du PNV.

Cette déclaration a été effectuée à Hasparren, à l’occasion de la formation du nouveau conseil municipal de la commune, dans le sud de la France.

Selon M. Imaz, “l’eurorégion basque devrait réunir les 7 provinces historiques peuplées de Basques: le Pays basque sud (les provinces de Biscaye, Guipuzcoa et Alava), la province espagnole de Navarre et les trois provinces du pays basque français, Labourd, Basse-Navarre et Soule”, a-t-on appris.

“La création d’une eurorégion basque aurait une signification stratégique pour la détermination du statut de l’Euskadi (le territoire de la communauté autonome basque) entre deux Etats de l’Union européenne, l’Espagne et la France”, a rapporté le porte-parole, reprenant les mots du président du PNV.

 

Selon Josu Jon Imaz, une eurorégion pourrait permettre de développer “des politiques conjointes en matière de langue et de culture, de tourisme, de construction et d’entretien des infrastructures, de protection de l’environnement et d’aménagement du territoire”.

Le PNV défend traditionnellement l’autonomie du Pays basque. A la fin des années 1950, l’aile radicale gauche du parti s’est détachée de la base, pour former l’ETA, Euskadi Ta Askatasuna, Pays basque et liberté en basque.

Depuis une quarantaine d’années, l’ETA mène une lutte armée pour obtenir la création d’un Etat basque uni et souverain. Le PNV tente pour sa part d’atteindre cet objectif par des moyens pacifiques, bien que l’Espagne et la France soient opposées à l’indépendance du Pays basque.

Cette initiative concernant la création d’une eurorégion basque constitue une nouvelle tentative pour trouver un compromis sur les structures d’un Etat basque”, a déclaré à RIA Novosti depuis Madrid un politologue qui a souhaité conserver l’anonymat.

Les Basques, dont l’une des hypothèses relatives à leur origine admet qu’ils auraient une parenté avec les Ibères du Caucase, n’ont pas été latinisés sous l’empire romain et ont conservé jusqu’à présent leur propre langue et leur culture. Au Moyen Âge, ils ont obtenu une certaine autonomie à travers différents Etats, qui a été fortement limitée au cours du siècle dernier.

Posté par Redekker à 20:22 - - Commentaires [0]
jeudi 5 juillet 2007

Bilinguisme et identité en Islande

islandehttp://colmardabord.hautetfort.com

Article de Roland Vénizeau publié le 29 juin 2007

publié le L'islandais est la langue des Sagas. C'est une langue qui a été préservée jalousement depuis l'époque des Vikings, si bien que les Islandais de 2007 lisent sans problème les textes écrits par leurs ancêtres il y a plus de 1000 ans.

Aucun peuple européen n'est dans ce cas, et l'on comprend l'attachement des Islandais à la préservation de leur langue comme élément fondamental du maintien de leur identité.Ceci explique qu'ils refusent d'accepter des mots modernes comme téléphone, radio, télévision pour inventer des mots à eux formés sur les racines nordiques. Si donc vous cherchez des toilettes en Islande, mieux vaut savoir que cela se dit "styrningar"...Vous ne trouvez des "toilets" qu'à l'aéroport où l'affichage bilingue islando-anglais est de rigueur.

Ce souci de la pureté de l'islandais n'empêche pas les Islandais d'être bilingues car l'anglais est enseigné dès la maternelle, ce qui laisse rêveur les Alsaciens attachés au bilinguisme.

Nous savons en effet en Alsace que la langue est un élément fondamental de l'identité. Nous l'avons appris à nos dépens pour avoir subi longtemps l'acharnement linguistique des Jacobins qui voulaient détruire l'identité de notre région. La situation est différente aujourd'hui car l'Alsace est devenue francophone au point de pousser certains à vouloir y développer priotairement l'enseignement de l'anglais dans un souci d'ouverture au monde ( et cela dans le mépris le plus total de la différence alsacienne)

Une telle politique linguistique serait une erreur car pour se réclamer du bilinguisme à l'islandaise, il faudrait oublier le dialecte et le fait que l'Alsace est située au bord du Rhin, c'est à dire à la porte de cette Mittel Europa où l'allemand reste la langue d'échange encore plus que l'anglais. Le choix du bilinguisme en Alsace ne peut donc se faire qu'au profit de l'allemand avec incitation aux parents dialectophones à transmettre leur héritage linguistique à leurs enfants. La pratique de l'alsacien restant encore la meilleure base d'apprentissage de l'allemand.

Pour en revenir à l'Islande et conclure, il faut remarquer que la préservation jalouse d'un patrimoine linguistique n'est pas la garantie du maintien de l'identité. La langue des Sagas n'empêche pas l'américanisation culturelle de l'Islande, en particulier parmi les jeunes générations. Par ailleurs la main-d'oeuvre immigrée travaille essentiellement en anglais dans l'hôtellerie et dans l'industrie de l'aluminium dominée par les Canadiens. Pire, en Islande comme ailleurs la mondialisation va de pair avec américanisation et perte de presque tous les repères. Là encore le combat identitaire va se livrer tôt ou tard, et là encore tout autant que la défense du patrimoine linguistique,le maintien de l'identité dépendra du maintien, ou non, de familles et de communautés stables assurant la transmission des valeurs et la pérennité de la culture.

   

Posté par Redekker à 19:55 - - Commentaires [0]


  1  2  3  4  5  6  7