mardi 21 février 2012

Si ce n’est toi…

FNJ_MilitantsI like your style

" La stratégie des « Jeunes avec Marine » est pour le moins surprenante. Ses leaders, Julien Rochedy et Paul-Alexandre Martin, présentent bien, et n’affichent pas du tout le look de jeunes extrémistes de droite. Au contraire, ils rappellent plutôt le style BCBG des jeunes populaires. Ils jouent ainsi un rôle dans la stratégie dite de « dédiabolisation » de Marine Le Pen. Elle n’hésite pas à les mettre en avant comme autant de gages de respectabilité et de rupture avec l’ancien Front national de la jeunesse, réputé pour être plus radical que la maison mère."

En résumé, s’ils ont les cheveux ras ce sont des skinheads, mais s’ils les ont longs, ce sont des skinheads camouflés, ce qui est pire.

Je ne sais pas quel faute ont commis dans une vie antérieure les deux journalistes qui ont été condamnés à exploiter dans la mine de bonne conscience le filon presque épuisé de la lutte contre l’extrême droite, mais c’est un bad bad bad karma qui doit l’expliquer.

http://ilikeyourstyle.net/ le 19/02/2012

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France : un syndicat de patrons musulmans

France_croissantDéfrancisation

Lu sur Ajib.fr :

Rencontre avec le syndicat des patrons musulmans, le SPMF (…) Aujourd’hui, notre focus se porte sur le SPMF, Synergie des professionnels Musulmans de France, une association née d’une volonté de développer un véritable réseau de professionnels musulmans, entretien avec l’un des fondateur.

Comment est né le SPMF ?

Nous citerons ces quelques lignes tirés du site Al-Kanz qui résument assez bien la naissance du SPMF :

« Un syndicat d’entrepreneurs musulmans. Tout le monde en rêvait, mais jamais personne, jusqu’en 2008, n’avait porté un tel projet à son aboutissement. L’idée, qui faisait son chemin depuis quelques années dans la tête de quelques entrepreneurs de Seine-Saint-Denis, s’est finalement concrétisée. » al-kanz.org

Le SPMF est née de la véritable nécessité de dynamiser l’entrepreneuriat musulman afin de :

1) développer les potentialités effectives de la communauté musulmane,

2) participer au développement social de la communauté en permettant notamment à tous les laissé-pour-compte de trouver un emploi,

3) soutenir les porteurs de projet en mettant à leur disposition l’expérience acquise en tant qu’entrepreneurs.

4) informer sur l’importance pour un entrepreneur musulman d’être initié aux règles islamiques en matière de commerce.

Quels sont les objectifs que vous poursuivez ?

- Gérer et résoudre les problématiques économiques touchant les professionnels musulmans

- Favoriser l’entrepreneuriat musulman

- Lutter contre l’islamophobie

- Devenir une force économique et sociale

Source : Ajib.fr

defrancisation.com le 21/02/2012

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dimanche 19 février 2012

L'impact macro-économique de l'immigration / Colloque de l'Institut de géopolitique des populations

miege_immigration_coutPolémia

Le 16 février, l’Institut de géopolitique des populations a organisé un colloque sur « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ? » Voici un premier compte rendu de ses travaux.

Pourquoi ce colloque ? Pour hâter une prise de conscience collective des coûts, écrasants, d’une immigration incontrôlée qui détruit peu à peu la France.

Le Tableau de bord de l’Immigration en chiffres présenté en introduction illustre tout le drame français : une immigration annuelle qui ne faiblit pas, avec des entrées annuelles de 200.000 personnes environ, 250.000 au moins avec l’immigration clandestine ; une immigration familiale proche de 100.000 par an ; une immigration par mariage soutenue, proche de 50.000 par an, qui renforce l’implantation de l’Islam en France ; des naturalisations à haute dose, 100.000 personnes par an, qui créent peu à peu un peuplement de substitution. En bref, les frontières de la France sont de véritables passoires à l’immigration.

— La poursuite de l’immigration, une malchance pour les immigrés eux-mêmes

On retiendra d’entrée de jeu l’approche originale et humaniste du professeur Bichot qui s’attache à décrire les coûts supportés par les immigrés eux-mêmes. En fait, il va plus loin et dénombre quatre catégories de populations qui supportent l’impact de l’immigration, à savoir : les migrants eux-mêmes ; les habitants du pays de départ ; les autochtones du pays d’arrivée ; mais aussi les immigrés déjà installés et les allochtones de la seconde génération dont le taux de chômage est particulièrement élevé. Il en ressort qu’à divers titres tous sont plus ou moins victimes de coûts financiers mais aussi de coûts psychologiques ou sociologiques. En conséquence, loin d’être une bonne affaire, loin d’être une chance comme les naïfs ou les cyniques de la gauche l’ont répété à satiété, l’immigration est une malchance pour tout le monde. L’immigration, ce n’est pas la solution, c’est le problème.

Coût de l’immigration installée : 72 milliards d’euros

L’approche d’Yves-Marie Laulan, économiste et démographe, est très différente. D’une part, il a voulu cerner les coûts macro-économiques de l’immigration en termes de production, de consommation, d’investissement mais aussi de productivité. Il ressort de son analyse que, loin de couvrir leurs coûts nets à la collectivité, estimé à 72 milliards d’euros, les immigrés ne peuvent financer leurs dépenses de consommation que par recours à une aide sociale massive et à des activités hors marché. Sous l’impact de l’immigration, la France prend peu à peu le chemin du sous-développement économique avec une chute des investissements et de la productivité. D’autre part, Yves-Marie Laulan s’est efforcé de calculer le coût des dépenses des immigrés dans ces trois grands biens sociaux que sont la santé, le logement et l’éducation, sans oublier les coûts secondaires du maintien de l’ordre, de la justice, auxquels s’ajoutent les diverses prestations sociales dont bénéficie la communauté immigrée. Là encore, le coût net estimé revient à peu près au même montant : 73,3 milliards d’euros. Il conclut enfin que l’immigration exerce un impact négatif très fort sur le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, et donc sur l’endettement de la France : 1.646 milliards d’euros. On parvient toujours à la même conclusion : l’immigration n’enrichit pas, elle appauvrit la France et les Français. L’immigration est financée par l’endettement : un comble en période de crise.

— Coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards

Jean-Yves Le Gallou, essayiste, aborde cette problématique avec un autre objectif : calculer le coût annuel de l’immigration supplémentaire, autrement dit, les nouvelles entrées sur le territoire français, qu’il chiffre, de façon très conservatrice, à 200.000 personnes par an seulement. Sa méthode d’investigation est également plus originale, et sans doute plus complète. Car il prend en compte, en sus des coûts classiquement retenus – indemnisation du chômage, fonctionnement des services publics, etc. –, les coûts d’infrastructure supplémentaires retenus par Maurice Allais, le seul prix Nobel français d’économie : il s’agit des transports, de la construction de nouveaux établissements scolaires, des prisons, des universités, etc. Il parvient ainsi, selon cette méthode, à un coût supplémentaire de 18 milliards chaque année. Ce chiffre peut paraître exorbitant. Pourtant, rapporté à la dépense publique de la France, 1.000 milliards environ par an, ce coût ne représente, après tout, que 1,8% de ce total. Il est donc parfaitement plausible. Mais attention ! C’est quand même 6 fois plus que la part de la dépense publique allouée à chaque citoyen de l’Hexagone (1,8% de dépenses pour une population de 0,3%).

— Coût de l’immigration clandestine : 5 milliards et le développement rapide de l’économie informelle

Jean-Paul Gourevitch, expert, s’attaque à un dernier problème difficile : calculer le coût de l’immigration clandestine, cette fois (probablement 500.000 personnes). Il parvient à un chiffre annuel proche de 5 milliards d’euros par an. Mais il nous apprend au passage un phénomène autrement inquiétant : le développement rapide de l’économie informelle au sein de l’économie française (travail au noir, drogue, prostitution, délinquance). Et il nous prévient : au-delà d’un pourcentage de 30%, c’est la disparition programmée d’un Etat organisé dans une société moderne. C’est le chemin le plus court vers le sous-développement économique. On y court. Il conclut sur l’islamisation progressive de la société française.

— Démantèlement du système scolaire et disparition de la mémoire collective

Le professeur Philippe Conrad, de son côté, dresse un tableau dramatique du reflux des Français d’origine devant les immigrés dans les banlieues, « les territoires perdus de la République » et du démantèlement du système scolaire sous la poussée de l’immigration. Plus grave : on assiste, impuissant, à la dégradation de la langue française remplacée par une espèce de sabir parlé dans nos écoles. Mais ce qui frappe le plus, car il s’agit de l’âme de la France, c’est la perte d’un bien inestimable : la disparition de la mémoire collective. Dès lors, la France ne sera plus la France. Et la France n’est déjà plus la France. Et les Français ne le savent pas.

— Loi du mensonge et omertà

En fait, ils ne veulent pas le savoir. C’est Joëlle-Anne Robert qui nous l’affirme. Car la France d’aujourd’hui se caractérise par le règne d’une double loi : la loi du mensonge et celle de l’ « omertà », celle du silence maffieux. Or c’est bien une maffia d’une nouvelle sorte visant à travestir la réalité et à maintenir l’opinion dans l’ignorance qui est en œuvre autour de nous. Les médias distillent le mensonge, les organismes officiels le diffusent, les administrations publiques et bruxelloises font barrage à la vérité. L’objectif visé est partout et toujours le même : empêcher le public de savoir pour l’empêcher d’agir et de réagir. C’est le refus de voir des uns et la peur de savoir des autres.

Voir, pour plus de détails, dans l’attente des Actes, le site de l’Institut de géopolitique des populations.

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La nouvelle usine Renault au Maroc, symbole de notre suicide économique !

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Par Marc Rousset le 19/02/2012

Chômage des travailleurs européens ou profits des multinationales dans les pays émergents fournissant des produits manufacturés à l’Europe : il va falloir choisir ! Sinon la révolte éclatera d’une façon inéluctable lorsque le taux de chômage sera tellement insupportable que la folie libre échangiste mondialiste apparaîtra comme un nez au milieu de la figure ! Pour l’instant, nous sommes seulement à mi-chemin de la gigantesque entreprise de désindustrialisation initiée dans les années 1950 aux États-Unis pour favoriser les grandes entreprises américaines, et dont le flambeau a été depuis repris par toutes les sociétés multinationales de la planète ! Pendant ces trente dernières années, la France a perdu trois millions d’emplois industriels, l’une des principales raisons de la crise de notre dette souveraine ! Si un protectionnisme douanier ne se met pas en place d’une façon urgente, les choses vont encore aller en s’accélérant ! L’oligarchie mondiale  managériale, actionnariale et financière a des intérêts en totale contradiction et en opposition frontale avec le désir des peuples européens de garder leur « savoir faire » et leur emploi !

 

L’usine géante Renault de Melloussa au Maroc

 

Alors que la production automobile de Renault recule dans l’Hexagone, l’usine géante de Melloussa au Maroc dans la zone franche du port de Tanger, avec une capacité de 340 000 véhicules par an, commence à produire des voitures « low-cost » sous la marque Dacia. Le site a pour vocation d’exporter à 85 % vers le Vieux Continent. Cette usine marocaine vient s’ajouter au site roumain de Pitesti qui produit  813 000 voitures par an. Renault et les équipementiers de la région de Tanger pourraient créer 40 000 emplois ! Le salaire net mensuel d’un ouvrier marocain est de 250 euros par mois, contre 446 euros par mois en Roumanie. Le coût salarial horaire d’un ouvrier dans les usines Renault est de  30 euros par heure en France, 8 euros par heure en Turquie, 6 euros par heure en Roumanie et, ô surprise, 4,5 euros par heure au Maroc, à deux jours de bateau des côtes françaises, Algésiras en Espagne étant seulement à 14 km ! C’est la raison pour laquelle le monospace « Lodgy 5 ou 7 places » (10 000 euros) fabriqué à Melloussa sera deux fois moins cher que le Renault Grand Scenic (24 300 euros) assemblé à Douai. Il ne fait donc aucun doute qu’à terme, suite au rapport qualité/prix et en faisant abstraction de quelques gadgets Marketing et des dénégations du groupe Renault, les consommateurs  français, s’ils ne sont pas trop bêtes, achèteront des Lodgy fabriquées au Maroc en lieu et place des Grand Scenic fabriquées à Douai ! Bref, une délocalisation élégante supplémentaire avec les miracles et les mensonges de la pub et du  marketing comme paravent !

 

Alors que faire ? Qui incriminer ? Certainement pas Carlos Ghosn et  les dirigeants de Renault qui font parfaitement leur travail avec les règles du jeu actuel, car ils rendent compte à leurs actionnaires et  doivent affronter une concurrence terrible, la survie du groupe  Renault étant même en jeu s’ils ne délocalisent pas ! Non, les responsables, ce sont nous les citoyens, nous les électeurs, qui acceptons cette règle économique du jeu; les  principaux coupables, ce sont nos hommes politiques incapables, gestionnaires à la petite semaine avec un mandat de cinq ans, subissant les pressions du MEDEF et des médias à la solde  des entreprises multinationales ! Les dirigeants d’entreprise et les clubs de réflexion qui mentent comme ils respirent, le MEDEF, tout comme le lobby des affaires à Washington et à Bruxelles, voilà ceux qui sont à l’origine du mal et nous injectent délibérément car conforme à leurs intérêts  financiers, le virus, le venin destructeur  malfaisant du libre échangisme mondialiste dans nos veines ! Le mondialisme doit laisser sa place d’une façon urgente à un libre échangisme strictement européen ! Les hommes politiques des démocraties occidentales ne sont pas des hommes d’État, mais des gagneurs d’élection et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez; ils ne s’intéressent en aucune façon aux intérêts économiques à long terme de la France et de l’Europe ! Ils attendent tout simplement la catastrophe du chômage structurel inacceptable et la révolte des citoyens pour réagir, comme cela a été le cas en Argentine et comme c’est le cas actuellement avec la crise des dettes souveraines.

 

Les idées de la préférence communautaire et du Prix Nobel Maurice Allais triompheront !

 

Les idées de Maurice Allais triompheront car elles sont justes et correspondent aux tristes réalités que nous vivons ! On ne peut pas arrêter une idée lorsqu’elle est juste ! L’idéologie économique libre échangiste mondialiste s’écroulera totalement devant les réalités du chômage, comme le Mur de Berlin en raison de l’inefficacité du système soviétique, comme l’idéologie droit-de-l’hommiste devant les réalités néfastes de l’immigration extra-européenne avec à terme les perspectives d’une  guerre civile ! Il est clair qu’il faut changer le Système, non pas en attendant la disparition totale de notre industrie, mais dès maintenant en mettant en place tout simplement des droits de douane au niveau européen ! Même l’Allemagne ne réussira pas à terme à s’en sortir avec le libre échange mondialiste. Elle résiste encore aujourd’hui car elle n’a pas fait les mêmes bêtises que les autres pays européens, mais à terme elle sera également  laminée par la montée en puissance de l’éducation et le trop bas coût de la main- d’œuvre dans les pays émergents. Aux Européens de savoir préserver les débouchés de leur marché domestique suffisamment grand pour assurer un minimum d’économies d’échelle ! La « théorie des débouchés » va très vite revenir à l’ordre du jour !

 

La vieille théorie des « avantages comparatifs » de Ricardo n’a plus grand-chose à voir avec la réalité. Pour la première fois dans l’histoire du monde, des États (la Chine, l’Inde et le Brésil) vont en effet posséder une population immense ainsi qu’une recherche et une technologie excellentes. L’égalisation par le haut des salaires, selon la théorie de Ricardo, n’ira nullement de soi du fait de « l’armée de réserve » rien qu’en Chine de 750 millions de  ruraux, soit 58 % de l’ensemble de la population, capables de mettre toute l’Europe et les États-Unis au chômage. 300 millions d’exclus vivent, selon la Banque asiatique du développement, dans l’Empire du milieu, avec moins d’un euro par jour. La Chine ne se classe qu’au 110e rang mondial du P.I.B. par habitant. Ce ne sont pas quelques succès épars européens mis en avant par les médias, suite à des effets de mode ou de luxe, qui doivent nous faire oublier le tsunami du déclin des industries traditionnelles en Europe (quasi-disparition des groupes Boussac, D.M.C. et de l’industrie textile dans le Nord de la France, de l’industrie de la chaussure à Romans, de l’industrie navale, des espadrilles basques…). Les pays émergents produiront inéluctablement de plus en plus, à bas coût, des biens et des services aussi performants qu’en Europe ou aux États-Unis. Les délocalisations deviennent donc structurelles et non plus  marginales !

 

L’épouvantail contre le protectionnisme mis en avant par les lobbies du MEDEF et des multinationales comme quoi 25 % des Français  travaillent pour l’exportation est un mensonge d’État parfaitement mis en avant par Gilles Ardinat d’une façon indiscutable dans le dernier Monde Diplomatique. Les multinationales, le MEDEF confondent délibérément valeur ajoutée et chiffre d’affaires des produits exportés, ce qu’il fait qu’ils arrivent au ratio fallacieux de 25 %. La vérité est qu’un salarié français sur 14 seulement vit pour l’exportation en France (cf. Gilles Ardinat, « Chiffres tronqués pour idée interdite », dans Le Monde Diplomatique, p. 12, janvier 2012) !

 

Dans un système de préférence communautaire, l’Europe produirait davantage de biens industriels et ce que perdraient les consommateurs européens dans un premier temps en achetant plus cher les produits anciennement « made in China », serait plus que compensé par les valeurs ajoutées industrielles supplémentaires créées en Europe. Ces dernières  augmenteraient le P.I.B. et le pouvoir d’achat, tout en créant des emplois stables et moins précaires, système que la C.E.E. a connu et qui fonctionnait très bien. Alors, au lieu de s’en tenir au Diktat idéologique de Bruxelles et au terrorisme intellectuel anglo-saxon du libre échange, remettons en place le système de la préférence communautaire !

 

Les investissements occidentaux et les délocalisations

 

Il importe  de faire la distinction entre marché domestique européen  intérieur et marché d’exportation. Ce qu’il faut, c’est, grâce à une politique douanière de préférence communautaire, fermer l’accès aux pays émergents qui détruisent les emplois européens pour des produits consommés sur le marché intérieur européen.

 

Il n’est pas réaliste d’accepter le dogme stupide que délocaliser la production physique d’un bien ne représente qu’une infime partie de sa valeur, même s’il est inéluctable que le poids relatif de l’Occident continue à décliner au profit de l’Asie. Intégristes du tout marché et théoriciens d’un libéralisme de laboratoire se délectent du déclin de la France et des États-nations; complices ou naïfs, ces inconscients nous emmènent à la guerre économique comme les officiers tsaristes poussaient à la bataille de Tannenberg des moujiks armés de bâtons. Les Européens ne peuvent se contenter d’une économie composée essentiellement de services. La seule façon de s’en sortir pour tous les pays européens, et plus particulièrement la France, est de réduire d’une façon drastique le nombre des fonctionnaires et les dépenses publiques, diminuer la pression fiscale sur les entreprises et les particuliers, mettre en place une politique industrielle inexistante à l’échelle de l’Europe, développer la recherche et l’innovation, encourager le développement des jeunes pousses, favoriser le développement des entreprises moyennes, et enfin restaurer la préférence communautaire avec des droits de douane plus élevés ou des quotas afin de compenser les bas salaires des pays émergents !

 

Le problème de fond du déficit commercial  de la France n’est pas lié au taux de change de l’euro, mais au coût du travail. Le coût horaire moyen de la main d’œuvre dans l’industrie manufacturière est de l’ordre de vingt dollars en Occident contre un dollar en Chine ! Un ouvrier en Chine travaille quatorze heures par jour, sept jours sur sept. 800 millions de paysans chinois dont deux cents millions de ruraux errants forment une réserve de main-d’œuvre inépuisable capable de mettre les États-Unis et toute l’Europe au chômage, nonobstant la main d’œuvre tout aussi nombreuse d’autres pays émergents !

 

Attirés par les bas salaires, les investissements étrangers en Chine  s’élèvent à plus de cent milliards de dollars par an, soit davantage qu’aux États-Unis. Le fait que les exportations chinoises soient réalisées à 65 % par des entreprises détenues totalement ou partiellement par des Occidentaux n’est qu’un argument de plus pour nous endormir et une étape intermédiaire dans le déclin programmé du continent paneuropéen et de l’Occident. Les seuls investissements justifiés géopolitiquement  sont les implantations  pour s’intéresser au marché domestique chinois, des autres pays d’Asie et de tous les pays émergents. Ce qu’il faut bien évidemment combattre, ce sont avant tout les investissements européens en Chine ou ailleurs pour alimenter le marché européen qui sont suicidaires mais justifiés pour les chefs d’entreprise, tant que les Européens et la Commission de Bruxelles n’auront pas rétabli la préférence communautaire et des droits de douane afin de compenser les bas coûts de main-d’œuvre chinois, source première  du chômage et de la précarité en Europe.

 

Conclusion

 

Il ne faut pas acheter français, ce qui ne veut plus rien dire, mais acheter « fabriqué en France »  en se méfiant des noms francisés et des   petits malins avec des usines tournevis ou d’assemblage dont toute la valeur ajoutée industrielle viendrait en fait des pays émergents ! Seule une politique de droits de douane défendra l’emploi du travailleur européen et  combattra efficacement  d’une façon implacable le recours démesuré  aux  sous-traitants  étrangers ! Tout cela est si simple, si clair, si évident qu’il nous manque qu’une seule chose, comme d’habitude, dans notre société décadente : le courage ! Le courage de  changer le Système, le courage de combattre les lobbies des entreprises multinationales avec les clubs de réflexion à leur botte, le courage de mettre en place une protection tarifaire , mais  sans tomber  pour autant dans le Scylla du refus de l’effort, de l’innovation, du dépassement de soi, du refus de s’ouvrir au monde et de tenter d’exporter autant que possible, le Scylla de l’inefficacité  et des rêveries socialistes utopistes  qui refusent la concurrence et l’efficacité intra-communautaire. L’introduction de la T.V.A. sociale est une excellente décision, mais elle est totalement incapable de compenser les bas salaires de l’usine marocaine Renault de Mélissa et ne vaut que pour améliorer la compétitivité de la Maison France par rapport aux autres pays européens !

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jeudi 16 février 2012

L’inspecteur Vanneste mène l’enquête

ShubakaPhilippe Randa

Par Philippe Randa le 16/02/2012

On se demande si Jean-Marie Le Pen assiste goguenard, désabusé ou amer à la dernière chasse au sorcière politique en date à laquelle la quasi-totalité de la classe politique se livre – Front national compris – relayée par la quasi-totalité des médias.

Avant, c’était lui qui faisait le « buz », volontairement ou non, selon convenances personnelles… Aujourd’hui, le vilain petit canard a nom Vanneste. Christian Vanneste. Député UMP pour quelques jours encore, voire même quelques heures à en croire les violents appels de la plupart des caciques du parti présidentiel à l’exclure de leurs rangs… Qu’on en juge simplement par ses deux déclarations, rapportées par le quotidien Libération, dont la première est d’une rare élégance d’expression : « “Il faut le virer de l’UMP”, a tweeté le secrétaire d’État (UMP) au Logement, Benoist Apparu. Thierry Mariani, cofondateur de la Droite populaire à laquelle appartient Vanneste, prend ses distances : “J’ai mené avec Christian Vanneste bien des combats (…). Pour autant, je ne peux me résoudre à le laisser continuer à s’engager sur le terrain de la provocation et du négationnisme”. »

Gageons également que les éternels représentants auto-proclamés de la communauté juive, toujours très susceptibles quant au monopole de la persécution durant les heures les plus sombres de leur Histoire, n’apprécient que très modérément que l’on insiste avec autant de véhémence sur les persécutions d’une autre communauté que la leur. Car c’est des homosexuels et de leurs tourments durant la Deuxième Guerre mondiale qu’il s’agit.

L’avocat des Juifs déportés de France, Serge Klarsfeld, ne s’y est pas trompé qui a aussitôt minimisé dans une interview au site de droite conservatrice Nouvelles de France(1), les propos « blasphématoires » du député du Nord : « De France, il n’y a pas eu de déportation d’homosexuels. Un déporté homosexuel a bien témoigné, mais il est parti d’Alsace, territoire qui se trouvait régit par les lois allemandes. »

Soit très précisément ce que l’hérétique monsieur Vanneste  a déclaré. Il a en effet parlé dans une interview de la « fameuse légende de la déportation des homosexuels français ». Et de justifier ensuite ses propos en affirmant : « Manifestement Himmler avait un compte personnel à régler avec les homosexuels. En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n’y en a pas eu ailleurs. En dehors des trois départements annexés » (Alsace et Moselle), il n’y a pas eu de déportation homosexuelle en France. »

Un esprit chagrin pourrait lui retourner le « compliment » en remarquant que « manifestement Vanneste a un compte personnel à régler avec les homosexuels », lui qui a défrayé la chronique judiciaire en 2005 pour avoir jugé l’homosexualité « inférieure à l’hétérosexualité » ; il fut pour cela condamné pour injures homophobes dans un premier temps avant que la Cour de cassation n’annule, fin 2008, sa condamnation, jugeant que si les propos incriminés « ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d’expression. »

Sur quoi, il « remit le couvert » en avril 2010, écrivant, sur son blog, que « l’opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n’est pas fondée. »

Non, décidément, on ne nous fera pas croire que monsieur Vanneste n’a pas « un compte personnel » à régler avec l’homosexualité qu’il a encore définit, ni plus ni moins, le 10 février dernier, comme une doctrine. Allons bon !

« Qu’est-ce qu’un homosexuel ? C’est quelqu’un qui refuse l’autre », dit-il en fin connaisseur, bien qu’on aurait pu croire au contraire que s’il était « contre » un autre, c’était en général « tout contre », pour pasticher Sacha Guitry.

Pour expliquer la chasse à la sorcière politique dont il s’estime victime, monsieur Vanneste a une explication, celle de « la puissance médiatique extraordinaire du lobby gay (qui) pose véritablement un problème aujourd’hui » : « Vous en avez beaucoup dans le domaine de la culture, vous en avez beaucoup dans le domaine des médias. C’est-à-dire dans tous les domaines de la communication (Ce qui expliquerait, selon lui) un renversement de la proportion du poids de l’homosexualité dans notre société (et) un art consommé de la déformation systématique des faits. »(2)

Non, vraiment, il ne les aime pas, ces « gens-là ! », la cause est entendue.

Quoi que l’on pense de monsieur Vanneste et de ses obsessions à vilipender celles et ceux qui préfèrent les galipettes à l’envers, force est de constater qu’une simple déclaration qui n’appelle ni à la violence, ni à la négation même de la persécution passée des homosexuels en général, mais simplement du « cas français », sert de prétexte à sa mise immédiate au pilori citoyen.

Et que les historiens qui seraient les seuls habilités à s’exprimer sur les déclarations du député du Nord, s’il a proféré une bêtise ou une vérité historique, même gênante pour certains, voire à modérer celle-ci ou à l’expliquer si besoin est, sont les grands absents de cette « affaire ».

C’est aussi, peut-être, l’occasion de se demander pourquoi les femmes et hommes politiques, de quelques bords qu’ils soient, sont sans cesse enclins à nous enseigner un passé historique que la plupart d’entre eux ne connaissent en général que par Hollywood.

Fort d’une telle culture et par prudence, ils feraient donc mieux à l’avenir de nous entretenir de science-fiction, soit par exemple des tourments amoureux de shubaka(3)… à condition qu’il ne soit pas avéré que le pauvre « Wookie  » souffre de l’indifférente affligeante d’Harrisson Ford à son égard.

Comptons sur Christian Vanneste pour mener l’enquête, d’autant qu’il va sans doute avoir quelques temps libre sous peu pour cela.

Notes

(1) http://www.ndf.fr/la-une/15-02-2012/exclusif-serge-klarsfeld-defend-christian-vanneste-de-france-il-ny-a-pas-eu-de-deportation-dhomosexuels#.TzugAVHzrKd.

(2) http://libertepolitique.com et http://www.francesoir.fr

(3) Contrebandier et ami de Han Solo qui devint un des plus grands héros de l’Alliance Rebelle dans la sagas de La Guerre de Étoiles de Georges Lucas.

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mercredi 15 février 2012

Silence ! En France on étouffe les libertés

Expression_politique_cadenass_ePolémia

Par Polémia le 15/02/2012

Les gouvernants français aiment à se poser en défenseurs des libertés. Mais ils multiplient les textes et les pratiques liberticides. Explications.

LOPPSI : la prison pour les opposants aux maires

Votée en 2011, la LOPPSI est une loi censée améliorer la sécurité des Français. Mais au hasard d’un article elle protège les maires des contestations bon enfant. Interrompre un conseil municipal, fût-ce quelques secondes, est désormais un délit passible de lourdes peines d’amende, de la déchéance des droits civiques et de la prison. Les Identitaires angevins en ont fait l’expérience. Pour s’être introduits en avril dernier au conseil municipal d’Angers pour protester contre un projet de construction de mosquée, ils ont subi les foudres de la police et de la justice : écoutes téléphoniques, gardes à vue, mises en examen et condamnations. On objectera qu’ils ont eu tort d’agir ainsi mais comment se faire entendre contre un projet contesté quand l’opposition officielle au maire n’ose rien dire ? C’est précisément parce qu’il n’y a plus de pluralisme dans les assemblées que les citoyens sont contraints de trouver des moyens de se faire entendre. Un chahut n’est pas un crime ! Le procureur l’a d’ailleurs admis tout en précisant que c’est à cause de l’objet de la manifestation qu’il avait poursuivi les auteurs. Il s’agit donc bien là de justice politique.

Loi sur le « génocide arménien » : la prison pour délit d’opinion historique

Après la loi Pleven (prison pour délit d’opinion sociologique) voici une extension des lois mémorielles (prison pour délit d’opinion historique). Après la loi Gayssot sur la « Shoah » et la loi Taubira (sur la « Traite atlantique »), voici la loi Boyer sur le « génocide arménien ». Certains événements deviennent ainsi protégés par une vérité officielle. Une atteinte aux libertés en même temps qu’une formidable régression civilisationnelle : car dans la tradition européenne, ne peut être dit vrai que ce qui est librement réfutable.

Un universitaire censuré à la télévision

La direction d’Itélé a censuré, en décembre dernier, un entretien que Robert Ménard avait enregistré avec l’africaniste Bernard Lugan dans le cadre de son émission quotidienne Ménard sans interdit. Bernard Lugan avait été invité pour présenter son essai Décolonisez l’Afrique. L’émission a été enregistrée puis déprogrammée. C’est le fond des propos de Bernard Lugan qui a été censuré. Il est interdit de dire sur une télévision française que « Les Africains ne sont pas des Européens pauvres à la peau noire », que « la repentance européenne + la victimisation africaine débouchent sur une Afrique immobile » ou que « l’ingérence humanitaire est un impérialisme hypocrite » et que « le Printemps arabe fut un miroir aux alouettes ». Il est vrai que Bernard Lugan fut l’un des rares analystes à avoir douté que le « Printemps arabe » donnerait naissance à des démocraties à l’anglaise… Impardonnable ! http://www.polemia.com/article.php?id=4408

ACTA, le traité liberticide contre Internet

L’Accord commercial anti-contrefaçon est un traité international multilatéral concernant les droits de propriété intellectuelle et les infractions au droit d’auteur sur Internet. Cet accord négocié par l’Union européenne vise à mettre en place un système de contrôle systématique de l'Internet en obligeant les fournisseurs d'accès à surveiller les paquets de connexions. Il devient alors extrêmement facile d'appliquer une censure non plus sur des contenus protégés, mais sur des idées indésirables. Et il s’agirait là d’une censure privée mise en œuvre par de puissants intérêts commerciaux ou idéologiques.

Persécutions policières et judiciaires contre François Desouche

François Desouche est le navire amiral de la réinfosphère sur Internet. Ce blog reçoit près de 100.000 visiteurs par jour. Mais François Desouche est dans l’œil du cyclone. Le lobby antiraciste a sorti l’artillerie lourde contre lui. Des poursuites ont été engagées par Arezki Dahmani, un militant antiraciste mis en cause dans diverses escroqueries, et par France Terre d’asile, une association immigrationniste subventionnée. Une police et une justice zélées ont prononcé deux mises en examen d’un internaute arbitrairement mis en cause.

Pour Pierre Sautarel, le but est clair, je cite : « On veut l’étouffer financièrement et psychologiquement sous une accumulation de procédures diverses et variées tout en essayant de compliquer [ses] relations avec [ses] proches ». « Chacun doit savoir que le maintien en ligne du blog se fait au prix de gros ennuis et de graves pressions policières et judiciaires. »
http://www.fdesouche.com/275796-fdesouche-com-persecute-interview-exclusive-de-pierre-sautarel

Tentatives de trucage de l’élection présidentielle ?

Chacun est libre de son appréciation sur l’histoire du Front national et le positionnement de Marine Le Pen. Mais enfin les questions qu’elle pose (sur l’euro, sur le protectionnisme, sur l’école républicaine, sur l’immigration) correspondent à de vrais enjeux et le courant dont elle se trouve la porte-parole représente de l’ordre de 20% des électeurs français. Dans ces conditions on ne peut être qu’éberlué de la manœuvre à la fois politique et médiatique qui cherche à la priver des parrainages nécessaires à sa présence à l’élection présidentielle. Au-delà de l’attitude des médias qui ont joué leur partition naturelle – léchage hier, lâchage aujourd’hui (en attendant le lynchage si les signatures de maires venaient à manquer) –, c’est la question du pluralisme politique qui est posée. Certes, les Français pourraient choisir entre M. Sarkozy et M. Hollande. Le problème, c’est qu’ils sont d’accord sur à peu près tout… et que leurs amis s’entendent fort bien quand il s’agit d’attenter à nos libertés.

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mardi 14 février 2012

France 2 / Histoire : « Toussaint Louverture », entre réalité historique et propagande

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Fdesouche

France 2 marque un grand coup en diffusant le film en deux parties Toussaint Louverture mardi 14 et mercredi 15 février. Cette fiction sur le destin d’un homme qui a lutté contre la colonisation et l’esclavage en Haïti permet de découvrir ce personnage historique hors-norme. Mais attention à ne pas confondre fiction et réalité ! C’est le message de Marcel Dorigny, historien, maître de conférences à l’université de Paris VIII, et de Philippe Pichot, chef de projet développement du château de Joux Toussaint Louverture, interrogés par Premiere.fr.

Les avis sont unanimes : la fiction de France 2 « Toussaint Louverture », produite par France Zobda a le mérite d’exister. Marcel Dorigny, comme Philippe Pichot soulignent l’importance de mettre sur le devant de la scène ce personnage historique important de l’histoire de la lutte contre l’esclavage, trop peu connu en France. « Il y a peu de lycées, d’écoles ou de rues qui portent le nom de Toussaint Louverture en France ! » remarque l’historien Marcel Dorigny. [...]

Tous deux insistent également sur la qualité du film. « Ce film, c’est bien qu’il existe précise Marcel Dorigny. Il a beaucoup de qualités, les acteurs jouent bien, le fond historique est correct. Mais on doit nuancer » :

« Certaines choses ont été créées de toute pièce pour choquer le téléspectateur. Finalement, ils vont garder en mémoire les images les plus marquantes, qui sont aussi les plus fausses ! »

Comme pour tout film historique, le réalisateur Philippe Niang a pris des libertés avec les faits historiques, pour des questions de dramaturgie, d’émotion. Deux scènes notamment posent problème à l’historien Marcel Dorigny : « La scène d’ouverture tragique, dans laquelle on voit Toussaint Louverture assister à la noyade de son père, n’a jamais existé. Son père est mort après lui, en 1804. C’est une scène inventée, et assumée par le réalisateur, qui met les téléspectateurs en condition. Une autre scène est plus problématique :

« Celle dans laquelle le général Caffarelli tue Mars Plaisir d’une balle dans le dos. Je crois que les descendants de Caffarelli sont furieux ! Le général n’a jamais rencontré Plaisir, qui est mort 20 ans après les faits, à Paris, en 1822. »

Deux grosses libertés avec l’Histoire, qui ont pour objet de « choquer le téléspectateur, donner un côté dramatique au début et à la fin du film » analyse Marcel Dorigny. [...]

« Je ne comprends pas pourquoi Philippe Niang a fait ça… Si l’on présente les faits comme ils se sont déroulés, c’est aussi simple, non ? [...] le réalisateur est allé loin dans les inventions ! [...]

Le film a été fait en collaboration avec Alain Foix, auteur chez Gallimard d’une biographie de Toussaint Louverture en 2007. [...] il aurait d’ailleurs quitté le tournage, pour ne pas cautionner certaines scènes qui l’ont choqué. [...]

Premiere.fr – 13/02/2012

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Monsieur Guéant et l’esprit du temps…

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Par Bernard Lugan le 08/02/2012
 
Avec ce qu’il faut désormais appeler l’ « affaire Guéant », nous nageons en plein confusionnisme. D’abord parce que Monsieur Guéant a confondu « Civilisation » et régime politique, ce qui, convenons-en, n’est pas tout à fait la même chose…
 
Ensuite, parce que la gauche dénonce des propos inscrits dans l’exacte ligne de ceux jadis tenus par Victor Hugo, Jules Ferry, Léon Blum ou encore Albert Bayet[1]. Pour ces derniers, il existait en effet une hiérarchie entre, d’une part les « peuples civilisés », c'est-à-dire ceux qui se rattachaient aux Lumières et à l’ « esprit de 1789 », et d’autre part ceux qui vivaient encore dans les ténèbres de l’obscurantisme. Jules Ferry déclara ainsi devant les députés le 28 juillet 1885 :
 
« Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures ; mais parce qu’il y a aussi un devoir. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ».
 
Quant à Léon Blum, le 9 juillet 1925, toujours devant les députés, il ne craignit pas de prononcer une phrase qui, aujourd’hui, le conduirait immédiatement devant les tribunaux :
 
«Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l'industrie. »
 
Reconnaissons que Monsieur Guéant est bien loin d’avoir tenu de tels propos clairement racistes. La gauche ferait donc bien de balayer devant sa porte et si les représentants de la « droite » avaient eu un minimum de culture, ils auraient pu, en utilisant ces citations et bien d’autres encore, renvoyer le député Letchimy au passé de son propre parti.
 
Le problème est que Monsieur Guéant est un universaliste pour lequel l’étalon maître de la « Civilisation » est, selon ses propres termes, le respect des « valeurs humanistes qui sont les nôtres ».
A ce compte là, effectivement le plus qu’un milliard de Chinois, le milliard d’Indiens, les centaines de millions de Japonais, d’Indonésiens etc., soit au total 90% des habitants de la planète, vivent en effet comme des « Barbares » ou des « Sauvages». Barbares et sauvages donc les héritiers de Confucius, des bâtisseurs des palais almohades et de ceux du Grand Moghol puisqu’ils n’ont pas encore adhéré à nos « valeurs humanistes », ces immenses marques du progrès humain qui prônent l’individu contre la communauté afin que soient brisées les solidarités, la prosternation devant le « Veau d’Or » afin d’acheter les âmes, la féminisation des esprits contre la virilité afin de désarmer les peuples, les déviances contre l’ordre naturel afin de leur faire perdre leurs repères.
 
Face à cette arrogance et à cet aveuglement qui constituent le socle de la pensée unique partagée par la « droite » et par la gauche, se dresse l’immense ombre du maréchal Lyautey qui, parlant des peuples colonisés, disait : « Ils ne sont pas inférieurs, ils sont autres ». Tout est dans cette notion de différence, dans cet ethno différentialisme qui implique à la fois respect et acceptation de l’évidence.
Or, c’est cette notion de différence que refusent tous les universalistes. Ceux de « droite », tel Monsieur Guéant, au nom des droits de l’Homme, ceux de gauche au nom du cosmopolitisme et du « village-terre ».
 
[1] Voir à ce sujet les pages 34 à 42 de mon essai Décolonisez l’Afrique !, paru chez Ellipses en octobre 2011.

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Temps de campagne : bobards et bobos...

Elys_e_cour

Le journal du Chaos

Par Patrick Parment le 13/02/2012

Campagne électorale aidant nos candidats à la future présidentielle s’en donnent à cœur joie sur l’air de « y-a-qu’à » « faut que »… des faux culs. On esquissera le camarade François Hollande dont le socialisme, installé avenue de Ségur, peine à masquer l’odeur libérale. Plutôt que d’attaquer la finance, on eût aimé qu’il s’en prenne à un système qui autorise des comportements de voyous. N’est-ce pas son rôle que de s’en prendre au capitalisme ? Ben non. Rien de conséquent non plus sur l’Europe et le rôle que pourrait jouer la Banque centrale européenne face à une Allemagne repliée sur elle-même. En revanche, on a droit à un catalogue d’intentions qui, crise aidant, n’agiront que comme cautère sur jambe de bois.

Notre Sarko national n’est pas mieux loti qui de TVA sociale en référendum sur le chômage voire l’immigration – Chirac disait à ce sujet qu’il connaissait la réponse, donc inutile d’en user – ne sont que des effets de manche dans ce duel incertain qui l’oppose à Hollande. Ce ne sont là que de vieilles recettes avec internet comme illusion de modernité.

Il semblerait que les Français ne soient pas aussi dupes. L’ont-ils d’ailleurs jamais été ? Car à chaque élection, c’est l’offre qui fait défaut, pas la demande.

Chaque élection confirme depuis vingt ans qu’il existe un peuple hostile à cette droite et cette gauche institutionnelles et qui a trouvé refuge – pour partie – au Front national. Comme le sieur Le Pen n’a jamais envisagé une seule seconde de prendre le pouvoir, il ne s’est jamais empressé d’élaborer un appareil conséquent. Sa fille hérite donc d’un appareil croupion qui peine à recueillir les 500 signatures  et qui risque fort de ne pas figurer au premier tour de la présidentielle  à venir. Ce ne serait jamais là que la rançon des gloires éphémères. En démocratie, la politique est un métier sérieux. Un métier de margoulin, certes, mais un vrai business (j’emploie ce mot à bon escient).

Il existe donc une large frange de la population, de l’ouvrier au bourgeois (dont les abstentionnistes, premier parti de France) que l’on retrouve partout, sauf à gauche et dans cette caste médiatique qui s’efforce de nous faire croire que la France est majoritairement de gauche et favorable aux métissages de tous ordres. Ben non. Il y a une France majoritaire qui aimerait que l’on respecte l’identité française tout simplement, dans ses mœurs, sa culture et sa justice.

Cette France-là n’est pas plus imaginaire que Monsieur Jourdain puisque l’UMPS ne cesse de courir après : Sarko après l’électorat populiste de Marine Le Pen, Hollande et Méchancon qui pleurent sur cet électorat ouvrier, lui aussi absent de leurs programmes de fonctionnaires. Ce n’est pas faute pourtant, à Méchancon, transcendé en Fouquier-Tinville des banlieues, de s’adonner aux joies de la démagogie électorale. Il remplit les salles.  La belle affaire ! Les clowns ont toujours eu du succès. Mais ils sont tristes en général. Pas grave, demain Méchancon retournera à sa petite vie de fonctionnaire, grassement payé par le contribuable à ne rien foutre, à brasser du vent, à Bruxelles ou Strasbourg. Voilà, un temps durant, Méchancon aura eu le sentiment intense d’exister et d’avoir fait rêver tout un public qui l’a confondu avec Bouglione.

Quant à Bayrou, n’en parlons pas, c’est l’imparfait d’un subjonctif improbable.

Les vraies questions sont ailleurs : comment sortir de cette crise, comment sortir de ce chantage permanent exercé par la finance apatride qui va clochardiser la Grèce, puis le Portugal, l’Espagne et demain la France. Si cette Europe ne sert plus à rien, alors autant la bazarder, créer un gigantesque séisme. Parce que courage politique ou non, Sarko/Hollande ou non, c’est bien ce qui va advenir par la vertu de ce capitalisme qui devait faire notre bonheur et qui mène tout droit à la ruine. Demain camarades,   il ne fera pas jour, l’hiver s’installe pour… un certain temps.

Note BYR : les propos de Patrick Parment sur Marine Le Pen et le FN n'engagent que lui...

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dimanche 12 février 2012

Le cas Thierry Gaubert : quand LICRA rime avec omertà

GaubertPolémia

Par Claude Lorne le 10/02/2012

Le 6 février s’est ouvert devant le Tribunal correctionnel de Nanterre le procès de Thierry Gaubert pour ce que Libération (1) qualifie de « ribambelle de délits : abus de confiance, escroquerie, emploi de fausse qualité… » commis sous de « multiples casquettes : conseiller politique [de Nicolas Sarkozy], promoteur immobilier, banquier adepte de comptes offshore ».

Logement social et train de vie royal

Le tout commis grâce à d’habiles détournements du « 1% », pourcentage de la masse salariale que les employeurs consacrent au logement des employés et dont bénéficient les Comités interprofessionnels du logement (CIL). Patrons d’un de ces CIL dans les Hauts-de-Seine, département français concentrant le plus de sièges de grosses sociétés et où, même ramené à 0,34%, le « 1% » constitue donc un énorme pactole, Gaubert et son complice, le promoteur immobilier Philippe Smadja qui comparaît avec lui au banc d’infamie, y auraient multiplié pendant des lustres, selon l’ordonnance de renvoi en correctionnelle, « des montages immobiliers complexes », voire carrément illégaux.

Ces montages auraient permis au tandem « d’encaisser une plus-value de 2,4 millions de francs en 24 heures, à Levallois-Perret », sur les terres du député-maire Patrick Balkany, dont l’épouse est née Smadja – bien que ce patronyme ait été très répandu dans la communauté juive d’Afrique du Nord, y aurait-il un lien de parenté entre Isabelle Balkany et le promoteur immobilier ? Ces mêmes montages auraient-ils aussi permis de mener à Neuilly, dans le fief de Nicolas Sarkozy, une opération « déficitaire pour la commune mais profitable » aux deux dirigeants du CIL, dont l’ordonnance de renvoi rendue par le juge d’instruction Richard Pallain pointe aussi le « train de vie excessif sans rapport avec la finalité non lucrative » du 1%.

Outre un salaire annuel de 500.000 francs versés par une filiale, Thierry Gaubert et Philippe Smadja bénéficiaient aussi, affirme Libération, « d’une kyrielle d’avantages annexes : 70.000 francs de frais de cocktail, 28.000 francs d’amendes de stationnement, un poste « pourboires et dons » de 30.000 francs », ce qui n’empêche pas Gaubert de clamer qu’il n’y a eu « aucun enrichissement personnel, aucun préjudice ». Tel n’était pas l’avis de l’Anpeec (organisme de tutelle du 1%), de la Milos (en charge de l’inspection du logement social) et de l’Inspection générale des Finances qui avaient dénoncé dans plusieurs rapports ce qu’un haut fonctionnaire de Bercy estime avoir été « des fautes graves, la plupart délictuelles ».

La CGT et le MEDEF au secours des aigrefins

Comment expliquer alors l’inertie de la justice, pourtant alertée par deux syndicalistes (CGT et CFTC), administrateurs du CIL, qui avaient porté plainte ? Il est vrai que les deux importuns furent aussitôt désavoués par leurs syndicats respectifs, la centrale communiste allant alors jusqu’à faire savoir que « la plainte personnelle déposée n’engage pas la confédération dans toutes ses structures » !

« Pas question pour les syndicats de salariés de se mêler des tambouilles patronales, le 1% logement étant le domaine réservé du MEDEF », commente Libération qui précise que le grand patronat manifesta « peu d’enthousiasme au grand déballage, d’autant que son vice-président en charge du logement a longtemps été Louis-Charles Bary, premier adjoint de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly… Au Tribunal de grande instance de Nanterre valsent les magistrats tandis qu’un seul policier est affecté à l’enquête. Dix ans de perdus avant que le juge d’instruction Richard Pallain ne s’empare du dossier. »

Un incroyable blocage. A quelle puissante motivation attribuer les réticences à la fois de la chancellerie, du patronat et des syndicats de gauche ?

Frère de Patrick, donc intouchable

« On nous avait demandé de faire le ménage en douceur, Gaubert ayant une impunité », a confié à Libération un proche du MEDEF. Une impunité, voire une immunité, mais, encore une fois, comment expliquer un tel état de choses ?

Successivement marié à Diane Barrière, héritière du célèbre groupe casinotier et hôtelier, puis, le 12 janvier 1988, à la princesse Hélène de Yougoslavie, Thierry Gaubert était devenu l’intime et le conseiller très écouté de Sarkozy à la mairie de Neuilly, suivant ce dernier quand il fut ministre du Budget sous Edouard Balladur (1993-1995) et ensuite ministre de l’Intérieur dans les gouvernements Raffarin et Villepin (2002-2007) avec un passage au ministère des Finances. Mais le fait qu’il ait été un fleuron du Tout-Paris ne suffit pas à justifier cette omertà.

Ce silence, en revanche, devient tout à fait compréhensible quand on sait que Thierry Gaubert, issu de « parents immigrés en France dans les années 1930, le père (2) venant de Roumanie, la mère de Russie », est certes l’intime du chef de l’Etat mais, ce qui est beaucoup plus important, c’est qu’il est le frère de Patrick. En effet, Patrick n’est pas seulement « député européen » comme le présente de manière très elliptique un pourtant très long article du Point (trois pages !) paru le 2 février dernier : ancien conseiller de Charles Pasqua au ministère de l’Intérieur d’où il entreprit de lancer en 1994 une « fulgurante répression » contre tous les organes de presse mal-pensants, l’aîné des fils Gaubert avait été en effet en 1986 le président-fondateur de l’association DAVID (Décider et agir avec vigilance pour Israël et la diaspora) avant de devenir, de 1999 à 2010, l’indéboulonnable et très influent président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme, autrement dit la célébrissime et encensée LICRA, à la tête de laquelle il a été remplacé par l’avocat Alain Jakubowicz.

Se présentant en descendant de déportés et menant le bon combat, le seul qui importe, comme en témoignent les innombrables procès où il se porta partie civile contre tous les « ennemis de la démocratie », Patrick Gaubert est intouchable, pour la gauche comme pour la droite, et l’impunité-immunité s’étendait à son cadet auquel, en 2011 encore, François Pérol, nouveau président des Banques Populaires-Caisses d'épargne (3), offrait le poste prestigieux, et richement rémunéré, de directeur des relations publiques du groupe BPCE – poste qu’il a dû abandonner tout récemment.

Sa (luxueuse) cabane à Bogota

Il aura fallu l’acharnement d’un magistrat, et surtout le développement du scandale des énormes rétrocommissions sur les ventes d’armes et de sous-marins de type Agosta vendus au Pakistan, rétrocommissions ayant très vraisemblablement bénéficié en 1994-95 au candidat Balladur et dont Patrick Gaubert fut avec le Libanais Ziad Takhiedine la cheville ouvrière, pour que s’effrite la protection dont jouissait l’affairiste. Il est vrai que, dans ce cas il y avait eu mort d’hommes : le 8 mai 2002, onze employés de la Direction des constructions navales chargée de l’exécution du contrat et trois de leurs accompagnateurs pakistanais périssaient dans un attentat. D’abord attribué à Al-Qaïda (on ne prête qu’aux riches) par le juge d’instruction Bruguière notamment, on sait aujourd’hui que ce massacre avait été décidé par de hauts chefs militaires pakistanais furieux de ne pas avoir perçu leur « dû », Jacques Chirac ayant interrompu le versement des commissions après son accession à l’Elysée. L’affaire aura en tout cas été fructueuse pour Thierry Gaubert qui, grâce à son entregent, s’est constitué une fameuse pelote. L’enquête menée à la demande du juge Renaud Van Ruymbeke a fait apparaître la présence dans la Confédération helvétique d’un compte, établi « au nom d’une coquille immatriculée aux îles Vierges », sur lequel a été déposé dans les années 1990 « un million de francs suisses, outre 3,288 millions de francs français ». De ces versements l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy prétend n’avoir gardé « aucun souvenir, ni des montants ni des dates ». De même l’étourdi Thierry est-il incapable de dire comment, et surtout pourquoi, il s’est fait construire en 2001 près de Bogota, en Colombie, une somptueuse demeure – évidemment jamais déclarée en France – de plus de 1.000 mètres carrés avec piscine.

Le « volant Karachi » ne sera pas évoqué au procès de Nanterre. Il s’achèvera le 17 février avant la mise en délibéré. Pendant ce délai, les magistrats auront peut-être la curiosité de feuilleter l’autobiographie de Patrick Gaubert, noblement intitulée Les Droits de l’homme ne se négocient pas (éditions de l’Archipel 2009) et dans lequel celui qui était alors président de la LICRA en même temps que président du Haut Conseil à l’Intégration nommé à ce poste par Nicolas Sarkozy en 2008, écrivait à propos de ces droits qu’ « ils ne sont en effet pas négociables, pas adaptables. Ils sont universels et toute formule “à la carte” ne serait qu’un tragique retour en arrière, une régression dramatique pour l’humanité ». Tout indique pourtant que c’est une « formule “à la carte” » qui a si longtemps permis à Gaubert Thierry d’être mis à l’abri du glaive de Thémis.

Attendons l’issue de ce procès de Nanterre et voyons à quelques semaines de l’élection présidentielle quel sera le verdict.

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