vendredi 9 mars 2012

Fin de partie ?

Elys_e_cour_c_r_monieLe journal du Chaos

Par Patrick Parment le 09/03/2012

Nul n’est devin en matière d’élection et encore moins les sondages. Toutefois, il faut se garder de les rejeter en bloc car il existe quelques constantes que chaque élection confirme. Et dans le cas qui nous concerne, la présidentielle à venir, tout porte à croire que le candidat Sarkozy ne comblera pas son retard de trois, quatre, voire cinq points sur son adversaire. On comprend pourquoi les socialistes font bloc derrière leur candidat contrairement à ce qui s’était passé en 2002 et 2007. Les socialistes respirent enfin l’odeur du pouvoir et Martine Aubry comme Laurent Fabius - pour ne citer qu’eux - qui taclaient hier encore le « grand méchant mou » se sont ralliés à son panache rose. François Hollande qui en a bien conscience, fait donc une campagne a minima, se gardant bien de s’aventurer en terrain glissant comme celui de l’immigration. On ne connaîtra donc pas les intentions de « Guimauve le conquérant » sur le sujet, si ce n’est ce qu’il a déjà annoncé : le vote des immigrés aux élections municipales. Autre certitude, qu’il se garde bien d’avancer, c’est la régularisation de nombreux sans-papiers sous la pression des officines pro-immigrés du genre Cimade, Licra, potes divers et variés, etc. Il faut s’attendre à ce que la France s’enrichisse un peu plus de toute la misère du monde. Autre certitude, le grand pédalage en matière de sécurité tant la détestation de la police et de l’ordre en général appartiennent au code génétique des socialistes. De ce côté-là, on peut d’ores et déjà s’attendre au pire.

Reste que, immigration ou pas, passer de Nicolas Sarkozy en François Hollande ne changera rien sur le fond puisque l’un comme l’autre sont ralliés depuis toujours à la vision libérale du monde anglo-saxon (« I am  not dangerous » déclare Hollande aux financiers Anglais). Pierre Moscovici, l’un des bras gauches de Hollande, n’est-il pas le vice-président du Cercle de l’Industrie, un puissant lobby patronal. Autrement dit, les Mélenchon et consorts qui roulent pour lui, ne cessent de faire cocu ce « peuple de gauche » qui s’imagine que le « grand méchant mou » et ses thuriféraires vont mettre la finance au pas. Tous vont aller à la soupe et retrouver le confort de situations biens rémunérées… par le contribuable. Les Français vont très vite mesurer de quel bois se chauffe François Hollande et ses potes !

Au final, n’est-ce pas une aubaine pour la France ? Après avoir été plumés par la droite, les Français vont se faire ratiboiser par cette gauche égalitariste et soi-disant humaniste. La dernière version de la lutte finale en quelque sorte. Peut-être la grande aventure pourra-t-elle alors commencer quand nous serons tous dans la grande mouise et que nous n’aurons plus rien à perdre.

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mardi 6 mars 2012

Reconquerir les banlieues

Emeutes_Banlieue

Réduit national

Par Michel de Poncins le 06/03/2012

Que c’est étrange : le problème des banlieues pourtant significatif est le grand absent de la campagne des présidentielle 2012.

Tout se passe comme si les candidats ou présumés tels avaient la crainte de parler du brasier, de peur qu’il ne s’allume tout seul. Parler des banlieues c’est, à l’évidence, évoquer seulement celles qui ont des problèmes et non les plus paisibles.

Huit millions de personnes vivent dans cinq cent villes ou quartiers échappant à l’autorité de l’État. Cela signifie que, dans le pire des cas, la police ne peut jamais y pénétrer sauf avec des effectifs considérables, médecins et pompiers idem, pharmacies fermées, boutiques en déshérence. Évidemment ce terrifiant tableau varie selon les lieux et dans chaque lieu selon les moments ou les périodes. Il y a la banlieue dont les trafiquants sont les propriétaires et qui se gère totalement comme un territoire indépendant, en passant, au besoin, des « traités » pour le partage de zones avec d’autres territoires ; à côté peuvent exister des quartiers simplement tristounets…. .

Vivre dans la paix, n’importe où, reste l’un des services majeurs que les habitants d’un pays doivent exiger et obtenir de l’État; or dans ces banlieues les habitants vivent baignés dans une sorte de guerre larvée, ceci hormis le groupe des trafiquants qui se réjouissent du désordre et prolifèrent avec lui. Comme existent d’autres zones de non-droit telles que les lignes de RER des environs de Paris ; la vie de milliers de personnes y est gâchée par l’impossibilité de monter tranquillement dans un train bien ! Mais attardons nous dans le sujet des banlieues.

L'historique

L’histoire est compliquée et très ancienne. En 2005, les banlieues s’étaient enflammées ; quelques années avant, la place de la Bastille avait été détruite par une armée de mille malandrins parfaitement entraînés et dirigés.

Tous les gouvernements, qu’ils soient de la vraie gauche ou de la fausse droite, ont allumé ou attisé le feu, comme des pyromanes, tout en jouant les pompiers avec de l’argent dilapidé sans contrôle. L’appel lancé jusqu’au fond de l’Afrique pour attirer toute la misère du monde fut puissant et n’est pas près de s’éteindre. La folie du logement social en croissance permanente et jamais suffisante y aide. Le manque d’argent d’un État toujours impécunieux interdit toute solution comme, par exemple, l’accroissement de la présence policière. La calamité grandit et s’enroule sur elle-même : en témoigne l’échec des politiques de la ville successives qui engloutissent en pure perte de l’argent qui n’existe pas et aggrave à son tour le manque dramatique de moyens financiers. Le prétexte de l’anti-racisme empêche de tenir des statistiques et de prendre ainsi les solutions adéquates. Concernant l’immigration, les politiques se sont enfermés dans le politiquement correct qu’ils ont eux-mêmes créée.

Malgré cette omerta officielle, la police commence timidement à avouer que l’islamisation rapide de la société aggrave les problèmes en créant des territoires ne cherchant pas à s’intégrer ; elle se garde, au nom du politiquement correct, de dire que le refus des traditions chrétiennes historiques de la France, toujours valables même si tout le monde n’en n’a pas conscience, forme un obstacle insurmontable. S’y ajoute le problème des bandes qui, au nombre de 300 recensées par la police, manipulent des armes de guerre : elles sont comme des armées étrangères campant au milieu du territoire national, images lointaines des grandes compagnies ravageant naguère le territoire !

Dans ces banlieues, le chômage, déjà dramatique ailleurs, est pratiquement doublé. Bien sûr la drogue règne ; A quoi peut rêver un jeune désœuvré et inadapté à l’école, qui gagne facilement sa vie à faire le guet ? Tout simplement à devenir lui-même dealer et à rouler à son tour dans des voitures de luxe. Droit de vote ? Pourquoi l’exercer dès lors qu’une sorte de zone d’exclusion existe. Le résultat est que le nombre de non inscrits sur les listes électorales est le double de ce qu’il est ailleurs et qu’il y a davantage d’abstentions dans ces territoires.

Que faire ?

Certes, l’urgence absolue serait de résoudre les grands problèmes de la société française comme le chômage, la paupérisation, l’illettrisme, le désordre de la justice. Ces problèmes bouchent l’horizon ; ils expliquent le quasi silence de la campagne présidentielle sur le sujet, personne ne sachant vraiment comment faire et les candidats principaux craignant à juste titre de se trouver confrontés à leurs propres turpitudes.

En espérant cette urgence en forme de rêve qu’y aurait-il à imaginer ?

La situation, compte tenu de l’historique, n’est pas facile à appréhender car elle est extrêmement variable. Le trait dominant est la véritable « sécession » de ces territoires, d’où la nécessité d’une « reconquista ». Ce terme est justifié car à des siècles de distance il y a des ressemblances significatives.

Faire des opérations « coups de poing » ? Les dirigeants de la police sont sceptiques. Une opération de ce type ne déstabilise la fourmilière que pendant une demi-journée et les dealers reviennent à nouveau. Ne pas oublier également que, quand la police fait son travail, la justice ne suit pas ; en France, chaque année 90 000 décisions de justice ne sont pas exécutées !

Frapper les dealers au portefeuille ? Ce serait la voie royale ; les moyens et les renseignements existent selon les syndicats de policiers eux-mêmes : ces dealers iraient tout simplement exercer leurs activités dans d’autres pays. Il est surprenant que, sauf quelques timides tentatives, cette méthode n’ait pas eu lieu à grande échelle et cela conduit à imaginer d’étranges complicités éventuelles !

Quelle que soit la stratégie imaginée, il y aurait une règle absolue : pas de « coups de poing », mais reconquête morceau par morceau ; un territoire reconquis ne devant plus jamais être abandonné.

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Des islamistes chez Mélenchon et au PS !

M_lenchon_PS

Prêchi-Prêcha


Le 12 janvier dernier le site Prêchi-Prêcha a publié un sympathique article qui nous avaient échappé sur l'entrisme de l'islam militant au PS et au "machin" de Jean-Luc Mélenchon... intéressant

Il y a quelques années les verts était le seul parti à héberger des islamistes en son sein. La section de Roubaix était à ce titre assez exemplaire. Mais les temps changent, les autres partis de gauche se mettent à la page coranique et n’ont plus de complexe pour s’associer avec des entrepreneurs communautaires, notamment quand ces derniers sont islamistes.

PS : A quand un accommodement raisonnable sur le droit à la lapidation ?

Nous avions eu la candidate voilée du NPA, nous découvrons aujourd’hui un grand électeur du PS favorable à la lapidation.
En effet, à l’occasion des sénatoriales, le PS a élevé au titre de grand électeur (1) Rachid Gacem, trésorier et chargé de communication dans une mosquée de Roubaix. Celui-ci s’est fait remarqué en affirmant devant la caméra de John Paul Lepers que si la France devenait un pays musulman il faudrait appliquer la lapidation .

Mais ce n’est pas tout. Le Front de gauche de Mélenchon ne voulant pas apparaitre comme le dernier des cons de la république vient de faire une super recrue : Mohamed Bouklit. On le voit dans cette vidéo faire une belle accolade à Mélenchon.

Qui est Mohamed Bouklit ?

Un petit seigneur du monde associatif et musulman de Montpellier, proche du théologien islamiste Tariq Ramadan, et administrateur des Étudiants Musulmans de France au CROUS. L’EMF est un syndicat musulman qui avec 17 % des suffrages aux dernières élections, est devenu la troisième force chez les étudiants des cités universitaires du Languedoc-Roussillon, raflant même, au Triolet, 65 % des suffrages.

Mais le nouvel ami du bouffeur de curé et cajoleur d’imam est aussi le fondateur du CRI, le Comité de Réflexion et d’Innovation, un actif petit groupe néo-islamiste qui a participé à la lutte contre Frêche en s’associant avec… l’UMP, comme nous l’apprenait en 2007 le journaliste du nouvel Obs Jacques Molénat:

Les militants du CRI, et parmi eux des jeunes filles voilées, ont perturbé les réunions électorales du député-maire, lui demandant des excuses pour avoir publiquement critiqué les femmes en djihab. «Elles s’habillent ainsi, avait-il ironisé, pour se protéger des oreillons.» «Il a blessé nos mères et nos sœurs», se révolte Mohamed Bouklit. Sans état d’âme, les militants du CRI ont négocié leur appui à l’adversaire UMP de Georges Frêche, le professeur Jacques Domergue, obtenant de lui, tels des «pros» de la politique politicienne, des contreparties, comme des promesses d’embauches à Air Littoral.
Un réseau néo-islamiste, Vidi Vini Vici, qui se déploie sur tout l’Hexagone, affirme à propos de l’élection de Domergue : «L’UMP nous doit sa victoire la plus médiatique.» (…)

et le journaliste, qui ne pensait pas à l’époque que Mohamed Bouklit deviendrait l’allié de Mélenchon, poursuit :

Le CRI est très proche également de l’Association culturelle et éducative de la Paillade (Acep). Cette organisation, fondée en 1991, forte de 400 membres, se rattache à l’UOIF (Union des Organisations islamiques de France), le courant fondamentaliste qui a aujourd’hui pignon sur rue au Conseil français du Culte musulman. Son objectif : «Aider les fidèles à accomplir leurs devoirs religieux et à assurer l’enseignement des principes de l’islam.» Les prosélytes de l’Acep gèrent des lieux de prière, dont une salle du foyer Sonacotra, et c’est à travers la lecture de sourates du Coran qu’ils apprennent l’arabe à quelque cinquante garçons et filles. La nébuleuse néo-islamiste montpelliéraine a aussi sa dimension économique. D’entreprenants jeunes gens de la Paillade ont créé une marque alternative, Muslim Classic, déjà apparue sur des tee-shirts.

Voilà donc Mélenchon qui donne des leçons de laïcité à Marine Le Pen, entiché d’un soldat d’Allah. Car il ne peut pas ignorer que Mohamed Bouklit est un transfuge des verts, et qu’il se revendique comme un véritable serviteur de l’Islam. Tout comme il ne peut pas ignorer que c’est une élue du Front de gauche de Marseille, Haouaria Hadj-Chikh, qui est allée quémander, avec d’autres élus de la «diversité» des subsides au Qatar, pour investir dans les quartiers. On pourrait ajouter que, parmi les proches de Mélenchon figure Pierre Dejean, longtemps un des principaux responsables nationaux de la LDH, dont on connaît la complaisance avec Tariq Ramadan et les siens. Cela fait quand même beaucoup…pour le petit père sans peuple.

Que cherche l’ancien militant du groupe lambert (la plus stalinienne des officines trotkyste) et Franc maçon Mélenchon ?

Séduire les minorités et les immigrés. Il pense certainement, comme le think tank proche du PS Terra Nova le préconise, que le cœur de l’électorat de la gauche n’est plus constitué d’ouvriers ou d’employés. Ce sont aujourd’hui les jeunes, les immigrés, les minorités et les habitants des banlieues qu’il faut entrainer dans la danse à grand coup de clientélisme et de communautarisme.
Car pour les BOBOs les plus influents, l’ouvrier et l’employé sont devenus des réactionnaires de droite… et il ne sert donc plus à rien de leur courir après.(2)
Une prolophobie dénoncée par certains à gauche comme le chercheur en sciences humainesGaël Brustier, auteur du livre : Recherche le peuple désespérement ou le journaliste Hervé Algalarrondo, auteur du livre : La gauche et la préférence immigrée…

Alors que Eva Joly demande d’instaurer un calendrier avec des fêtes religieuses à la carte, on se demande qui incarne le mieux les principes de la République : les partis de gauche ou Marine Le Pen  ?

(1): petit rappel sur le fonctionnement de nos institutions pseudo-démocratiques :
Les sénateurs ne sont pas élus au suffrage universel, mais sont choisis par un collège de grands électeurs composé principalement d’élus locaux. Principalement mais pas seulement. Dans les plus grandes villes, non seulement tous les conseillers municipaux sont électeurs, mais de plus ils nomment des grands électeurs supplémentaires qu’ils choisissent dans leur entourage.

(2) « La fierté ouvrière laisse place au développement d’un res­sentiment contre de possibles nouveaux entrants. La lutte contre l’immigration – et les immigrés –, la lutte contre l’assistanat – et les assistés –, la promotion d’une société “morale”, dotée de normes fortes, où l’on se protège des marges, ont alors trouvé dans la classe ouvrière un terrain de jeu favorable. » Terra Nova

prechi-precha.fr le 12/01/2012

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Bonne nouvelle pour la multipolarité

Chauprade

Realpolitik

Par Aymeric Chauprade le 05/03/2012

Le dimanche 4 mars 2012 restera sans doute comme une date historique. Vladimir Poutine revient en effet à la présidence de la Russie. J’avais déjà pu écrire que 1999 avait été un tournant dans l’histoire de la géopolitique contemporaine parce que son arrivée au pouvoir avait mis fin à la tentative unipolaire américaine. Nous pouvons affirmer aujourd’hui que Poutine va consolider le monde multipolaire qui se dessine et achever sa mise en déroute de l’oligarchie américaine et de son État profond dont l’action occulte et agressive (à l’œuvre en ce moment en Syrie) ne cesse de miner, chaque jour un peu plus, les possibilités de paix dans le monde.

Qu’est-ce qui nous permet d’affirmer cela ? La simple observation du déchaînement médiatique contre Poutine, que chacun d’entre nous aura pu observer, ces derniers mois, en Europe comme aux États-Unis. Manque de chance pour nos habituels aboyeurs de leçons démocratiques (qui ne sont en fait que les bons petits soldats de l’oligarchie occidentale), le peuple russe soutient massivement Poutine. Et ce ne sont pas les quelques irrégularités de fonctionnement du scrutin, statistiquement inévitables dans un pays aussi vaste que la Russie, et certainement moins graves que l’étrange comédie des bulletins de vote à trous lors de l’élection de Bush ou que l’obstruction en France à une candidature pesant autour de 20 %, qui pourront amoindrir l’incontestable légitimité de Poutine.

Vladimir Poutine, candidat plébiscité par les Russes, que, dans des temps anciens on aurait sans doute appelé Vladimir le Bien élu, est sans conteste aujourd’hui, dans l’hémisphère nord, le chef d’État le plus légitime qui soit. Cela ne peut que redonner espoir à ceux qui doutent du politique. Remettre son pays sur le chemin de la puissance et obtenir du même coup le soutien massif de son peuple, oui ça reste possible !

Logiquement il y a quelqu’un qui devrait être content ce soir, c’est Alain Soral. Quelqu’un qui a tout compris des forces profondes de l’histoire, celles que ne veut pas voir notre bon « bourgeois occidental » (Molière avait raison avec son bourgeois gentilhomme) aveuglé qu’il est par les chiffrons rouges agités devant ses yeux par la « grande presse ». Donc écoutez-le et lisez-le. Nous n’utilisons pas forcément les mêmes mots (et tant mieux), mais nos pensées sont en convergence.

Ce soir du 4 mars 2012 en tout cas, la dissidence internationale a marqué un point. Un point sans doute décisif pour l’avenir. Unissons nos forces, car au-delà de la cause des peuples souverains qui résistent à l’Empire, n’oublions pas qu’in fine, c’est la question de la liberté individuelle qui est en cause. L’Empire, machine à crétiniser les hommes en les gâtant en citoyen-consommateur, avance en effet tout à la fois vers « 1984 » et le « Meilleur des mondes ». Face à lui, les États qui nous sont aujourd’hui présentés comme des dictatures implacables (Syrie, Iran…) ne sont jamais que les premiers réfractaires à ce Big Brother mondial lequel masque de moins en moins ses desseins. A ceux qui en douteraient, confrontés aux images de l’incontestable brutalité de la guerre en Libye, puis en Syrie, je rappellerais qu’ils ne voient qu’une face de l’histoire. Sur l’autre, les projecteurs des médias occidentaux ne s’allument jamais. Cette autre face, je n’ai pas grand mérite, je l’ai prise en pleine poire en 1996, dans le Sud du Liban, devant les cadavres calcinés d’une bonne centaines de femmes et d’enfants libanais qui avaient cru qu’un abri de l’ONU restait un endroit sacré auquel jamais une armée ne s’attaquerait. Ils ne pouvaient pas savoir, les pauvres, ce que j’ai compris devant leurs corps en bouillie : l’histoire est dite par les vainqueurs et le droit ne s’applique qu’aux vaincus. Si vous êtes dans le club qui s’est autorisé à avoir l’arme atomique, vous pouvez écraser un pays, au nom d’une légalité que vous avez décrétée, tout pays qui prétend entrer dans le club sans votre autorisation. Si vous êtes pro-américain vous êtes forcément une démocratie, et si vous ne l’êtes pas, ce n’est pas grave ! Si vous êtes une démocratie mais que vous n’êtes pas pro-américain, c’est grave et vous ne pouvez donc pas… être une démocratie..

Donc je veux bien que l’on soit horrifié par les bombardements sur Homs qui doivent être terribles pour les civils piégés. Mais alors, il faut avoir le courage de regarder en face le résultat des bombes de l’OTAN sur la Serbie, sur l’Irak, sur la Libye, sur l’Afghanistan ; le résultat des bombes d’Israël sur Gaza ou le Sud du Liban. Car enfin, ces corps-là, ces enfants-là, ces femmes-là, on ne vous les montre jamais ! Comme on ne vous parle pas des reporters de guerre qui sont morts sous des bombes occidentales dans les prétendues guerres humanitaires de l’ère post-soviétique.

Peut-être que l’intelligence consiste aussi à être capable d’imaginer (un peu de bon sens devrait suffire, pas besoin de longues études) ce que les télévisions occidentales ne vous montrent jamais…

En résumé :

  1. L’Occident de l’ingérence humanitaire a davantage massacré dans toutes les agressions qu’il a menées depuis 1990 que les régimes qu’il combattait.
  2. Il y a, au moins, autant de trucages et de verrouillages dans les élections dites démocratiques des pays occidentaux (surtout en France et aux États-Unis, car je ne parle pas de la Suisse, seule authentique démocratie d’Europe) qu’il y en a dans cette Russie présentée sans cesse comme une éternelle autocratie.

Conclusion : Qu’on cesse de nous prendre pour des cons parce qu’il reste, en France, quelques penseurs qui ne sont pas « à la gamelle » et qui continuent à réfléchir. Quand j’étais gosse, dans mon école publique (je n’ai été que dans des écoles publiques) on m’apprenait que l’école ça sert à former l’esprit critique. Je n’ai retenu que cela.

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lundi 5 mars 2012

Tsar russe vs démocrates franco-yankees

Poutine_mars_2012Philippe Randa

Par Philippe Randa le 05/03/2012

Décidément, les Russes sont terribles. Depuis l’Ivan du même nom, on le savait… Et encore davantage depuis que notre Napoléon Ier d’empereur s’aventura bien imprudemment dans les neiges de Moscou : ses habitants brûlèrent la ville pour l’obliger à faire demi-tour, ce qu’il fit en grandes difficultés, au point d’y briser définitivement la toute puissance de sa Grande Armée…

Et puis, quelques décennies plus tard, ce fut les emprunts russes (2,25 milliard de francs couverts pour moitié par la France) que les bolcheviques, sitôt installés à la tête de ce qu’ils rebaptisèrent Union soviétique, s’empressèrent de ne pas payer. Il furent nombreux, alors, nos compatriotes à y laisser leurs économies…

Et puis, ce furent plus de six décennies à craindre un déferlement de l’Armée Rouge jusqu’à Brest… Dans l’entre-deux guerres et durant « la dernière », ce fut même une ligne de fracture dans l’opinion : il y a les « fascistes » qui décidèrent d’une croisade contre le bolchevisme pour parer à ce danger… et les « démocrates » qui s’allièrent avec le « petit père des peuples », ce brave Joseph Djougachvili, dit Staline qui n’avait guère le sens de l’humour, dit-on, mais celui de la répression sanglante, de l’exécution massive et de la déportation sibérienne, voire même de l’anti-judaïté à ses heures, même si certains réussissent toujours, de nos jours, à le faire oublier…

Enfin ! Finit la crainte d’une guerre avec ces satanés Russes ! Encore que…

À lire et à entendre les commentaires sur la réélection (plus de 60 % des suffrages) de Vladimir Poutine, ce week-end, à la présidence de la Fédération de Russie – tel que se nomme désormais le pays de Nicolas Gogol, de Fiodor Dostoïevski ou encore de Léon Tolstoï pour ne citer que quelques-uns parmi les plus célèbres personnages qui peuvent encore avoir la chance d’être connus, sinon reconnus, de nos compatriotes – l’imminence d’une nouvelle apocalypse totalitaire n’échappe pas aux fins observateurs de la vie politique internationale.

Rien de nouveau à l’Est, pourtant : depuis son arrivée au Kremlin, Vladimir Poutine est la cible quasi-permanente des médias occidentaux qui n’ont de cesse de dénoncer les dangers qu’il ferait courir non seulement aux braves démocrates de son pays, mais à tous ceux au-delà des frontières de celui-ci.

Et de dénoncer en premier lieu son obstination à rester au pouvoir… Président élu et réélu, rappelons qu’il laissa ainsi la place à son premier ministre Dimitri Medvedev qui le nomma aussitôt à sa place avant d’appeler à voter pour que Poutine soit à nouveau réélu cette année à la Présidence. Soit un parfait jeu de chaises musicales.

Et alors ? En quoi l’exemple russe diffère-t-il tant que cela de ce qui se déroule dans notre pays depuis que la Sainte Mère Démocratie y règne ?

Pour ne citer que des exemples récents, Charles De Gaulle fit tout pour revenir à la tête de la France à la fin des années 50 du siècle dernier sans que cette volonté ne choque qui que ce soit, pas même ses ennemis politiques… Contrairement à un Philippe Pétain, tant honni par les démocrates contemporains, qu’une chambre des députés aux abois alla chercher pour sortir notre pays du gouffre où il avait sombré. Quoi qu’on puisse penser ensuite de l’action de l’État français sous sa direction maréchalienne, il est toujours bon de le rappeler.

Plus tard, Valéry Giscard d’Estaing tenta un deuxième septennat, sans succès certes, contrairement à François Mitterrand… Et Jacques Chirac fut élu deux fois de suite également… Comme le veut actuellement notre président sortant Nicolas Sarkozy… Et s’il ne vint jamais à aucun d’eux l’idée de se représenter une troisième – et pourquoi pas quatrième ? – fois à la fonction suprême, ce ne fut, soyons-en certain, qu’en raison de l’âge de leurs artères bien davantage que de la maîtrise de leur ambition personnelle.

Quant aux présidents américain, il est de tradition qu’ils tentent tous de se représenter ; seule leur constitution les empêchent de briguer d’autres mandats futurs…

Vladimir Poutine n’aura soixante ans qu’en octobre prochain et c’est un sportif accompli qui ne s’en cache pas : à quoi tient l’humilité démocratique, tout de même !

Quant à estimer les menaces qu’un néo-tsar comme lui puisse faire peser sur la planète, on ne saurait trop le redouter à l’aune de ses interventions militaires… soit d’avoir réussit à mettre fin à une sanglante guerre civile en Tchétchénie et d’être venu en aide aux Ossètes envahis par l’armée géorgienne. En près de douze année de pouvoir quasi-absolu, on peut difficilement y déceler les prémisses de la Troisième Guerre mondiale…

En tout cas, de façon moins évidentes que, dans le même temps, l’invasion de l’Afghanistan, puis de l’Irak par les États-Unis d’Amérique et leurs alliés… et même récemment l’intervention militaire française qui renversa le régime du colonel Khadafi avec lequel nous n’étions même pas en guerre pour offrir ainsi l’État libyen à de chaleureux « démocrates » islamistes.

De là à avoir certaines vilaines pensées à se sentir moins en danger de guerre avec un « Tsar » tel que Vladimir Poutine qu’avec des présidents médiatiquement proclamés démocrates, il n’y a pas loin.

 PS : On lira avec intérêt et quelque étonnement la tribune de Nicolas Bonnal publiée cette semaine sur www.francephi.com : « Hitler, “Le Point” et le général De Gaulle »

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dimanche 4 mars 2012

Perte de Nationalité

Noum_aCagou via Le Gaulois

A l’heure où les « bobos-socialos-gauchos-écolos-cocos », ainsi que certains membres de l’UMP d’ailleurs, voudraient nous imposer le droit de vote des immigrés, des « Français du bout du monde » risquent bien de perdre leur nationalité française sans avoir été consultés. Voici l’extrait d’un de leurs courriers :

Autrement dit, si la Nlle Calédonie devient indépendante, nous perdrons notre nationalité française et deviendrons des étrangers  dans notre propre pays, si nous avons le culot de vouloir conserver notre nationalité.

Tout comme un français d’Algérie, nous devrons présenter un autre passeport pour entrer ou rester dans le pays qui nous a vus naître et où sont enterrés nos parents et nos ancêtres.

Et c’est là qu’on comprendra ce qu’ont ressenti les milliers de Pieds Noirs !

Sauf qu’il y a une différence : ici les Kanaks indépendantistes veulent bien qu’on reste pour payer les impôts parmi lesquels , un impôt en tant qu’étranger, l’impôt foncier que nous payons déjà, l’impôt de solidarité en faveur des plus démunis, etc…

Car si nous partons, qui va leur payer les allocations familiales, l’aide au chômage, la solidarité, l’aide médicale, les evasans, la continuité territoriale qui leur permet d’aller et venir des Iles à un tarif préférentiel, le minimum vieillesse pour ceux qui ont préféré ne jamais travailler., la formation, l’éducation, etc, etc …

De toutes façons, ils chantent déjà : ” C’est la Francequi paie ! “, alors comme c’est une bonne fille, elle continuera de payer.

Et quand on leur dit que ce n’est pas juste,  après tout ce que la France a fait pour eux, ils vous répondent que nous leur avons volé leurs terres. Et c’est vous, les Zoreilles qui allaient encore payer les pots cassés…

cagou.com le 18/02/2012

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samedi 3 mars 2012

France 3 invente une nouvelle agression « raciste »

France_Televisions_si_geDéfrancisation

En l’absence de preuve ou de témoignage, France 3 n’a pas attendu les résultats de l’enquête pour qualifier une agression de « raciste » et en faire le titre d’un article. Merci à Miserecord

Lu sur France 3 Bourgogne le 28/02/12 :

  • Saulieu (21): agression raciste

L’article de France 3

(…) Un homme d’origine maghrébine aurait été sauvagement agressé à Saulieu, dimanche 26 février 2012. La victime serait dans le coma suite à cette agression. (…) Dimanche 26 février, dans la soirée, en sortant d’un restaurant Kebab de Saulieu en Côte d’Or, le travailleur d’origine maghrébine aurait été agressé par un homme criant « j’aime pas les arabes »! La victime aurait été transportée d’urgence à l’hôpital de Dijon dans un état grave et serait actuellement dans le coma.
Source : France 3 Bourgogne.

Lu sur le Bien Public le 01/03/12 :

  • Tabassé, il perd un œil

Un homme de 39 ans a été violemment agressé dimanche vers 22 heures dans une rue de Saulieu, devant un restaurant kebab. Mokhtar Dergaoui a été frappé au point d’être laissé inconscient sur le trottoir couvert de sang. (…) Toutefois, sur place, impossible de trouver un témoin direct qui puisse attester que l’auteur des coups ait tenu des propos de cette nature au moment où il frappait sa victime. Source : Le Bien Public

defrancisation.com le 03/03/2012

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jeudi 1 mars 2012

Masochisme colonial français, masochisme colonial allemand…

Arm_e_allemande_AfriqueBernard Lugan
 
Par Bernard Lugan le 28/02/2012
 
Le politiquement correct frappe également en Allemagne où l’équivalent du « massacre des Algériens » le 17 octobre 1961, est la guerre des Herero, ce conflit qui ensanglanta le Sud-Ouest africain, l’actuelle Namibie, au tout début du XX° siècle.
 
Le 11 janvier 2004, pour le centenaire du début de la guerre, M. Wolfgang Massing, ambassadeur d’Allemagne à Windhoek, exprima ses regrets « pour la conduite de l’armée allemande à l’égard du peuple herero ». Depuis, tous les superlatifs ont été employés, certains allant jusqu’à parler de « génocide ».
 
Or, dans cette affaire, l’acte d’accusation contre l’Allemagne est un montage datant de la Première guerre mondiale quand Français et Britanniques qui avaient besoin d’arguments « moraux » pour s’emparer de ses colonies, accusèrent l’Allemagne d’avoir failli à son « devoir de civilisation » en prenant pour exemple la manière avec laquelle elle avait réduit la révolte des Herero[1].
 
Le dossier passait totalement sous silence les actes atroces commis par les révoltés: familles de colons massacrées, torturées, les femmes violées puis dépecées vivantes sous les yeux de leurs enfants, les hommes émasculés puis éventrés... Le « traitement » que les Herero réservèrent à certaines femmes allemandes tombées vivantes entre leurs mains mérite d’être décrit : suspendues par les pieds à un arbre, jambes écartées, elles furent éventrées et éviscérées, comme des bêtes de boucherie… Ensuite, à ces mêmes arbres, les Allemands pendirent ceux qui s’étaient rendus coupables de ces meurtres abominables. Alors que nous n’avons que des témoignages concernant les premiers crimes, les exécutions judiciaires furent quant à elles photographiées et les clichés ensuite utilisés par la propagande alliée pour « démontrer » la « culpabilité coloniale allemande » (die koloniale Schuldluge).
 
Pour la gauche allemande et pour les Eglises qui soutiennent son combat, tous les militaires qui participèrent, de près ou de loin, à la guerre des Herero sont par définition des criminels. Y compris Paul Emil von Lettow-Vorbeck (1870-1964), légendaire officier colonial qui devrait pourtant figurer au Panthéon des gloires allemandes.
 
En 1904, il servait comme capitaine au Sud-Ouest africain quand il fut blessé au visage lors d'un engagement contre les Herero. Commandant les forces d’Afrique orientale durant le premier conflit mondial, il résista jusqu’après l’Armistice de 1918. Au mois de mars 1919, il rentra en Allemagne où il fut accueilli en héros, paradant triomphalement sous la Porte de Brandebourg. Il reçut ensuite le commandement d’une division de la Reichwehr avec laquelle il intervint à Hambourg en soutien du corps franc du capitaine de corvette Hermann Ehrhardt et contre l’insurrection communiste. Là est peut-être la vraie raison de la haine que lui portent aujourd’hui les héritiers des spartakistes.
 
Impliqué dans le putsch de Kapp, il fut mis à la retraite sans pension. Elu député du Parti National allemand en 1929, il siégea au Reichstag jusqu'en 1930, puis il écrivit  ses Mémoires, voyagea en Europe et fut chaleureusement reçu en Grande-Bretagne. En 1935, il refusa le poste d'ambassadeur à Londres qu'Hitler lui proposait.
 
La Seconde Guerre mondiale terminée, il subit une épuration aussi injuste qu’infondée. Privé une nouvelle fois de sa retraite, il fut contraint de s’employer comme jardinier. Quand il apprit le sort indigne qui était réservé à son ancien valeureux adversaire durant la campagne d’Afrique orientale, le maréchal Smuts, organisa une souscription à laquelle participèrent nombre d’officiers britanniques et sud-africains qui firent publiquement part de leur méprisante indignation aux autorités allemandes. 
 
En 1953, à l’invitation du Colonial Office, Paul von Lettow Vorbeck entreprit un voyage dans l'ancienne Afrique Orientale allemande. A Dar es Salam, lorsqu’il se présenta à la coupée du navire, la fanfare des King’s African Rifles joua en son honneur la marche de la Schutztruppe, le fameux Heia Safari, pendant que plusieurs centaines de ses anciens askari ayant revêtu leur tenue militaire lui faisaient une ovation. Il mourut à Hambourg le 9 mars 1964, à l'âge de 94 ans.
 
Aujourd’hui, en Allemagne, les quatre casernes de la Bundeswehr  qui portaient le nom de Paul Emil von Lettow Vorbeck, à Brême, à Bad Segaberg, à Hambourg-Jenfeld et à Leer ont été débaptisées, de même que plusieurs rues. Des ouvrages indigents et d’une rare malhonnêteté intellectuelle ont été publiés afin de salir sa mémoire.

Mais que pèsent la petitesse et la bêtise face au mythe ? Le Heia Safari  résonne en effet encore du Kilimandjaro à la Rufidji, portant les échos d’une Europe simplement endormie et dont le réveil sera douloureux pour les hypnotiseurs vicieux qui pensent la tenir définitivement en leur pouvoir.

[1] Un dossier détaillé sera consacré à cette question dans le numéro du mois de mars 2012 de l’Afrique Réelle.

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lundi 27 février 2012

France-Syrie : diplomatie stupidement manichéenne

Syrie_cartePolémia

Par Jean Bonnevey le 26/02/2012

Juppé au secours des Islamistes et des journalistes militants

La diplomatie française est borgne. Elle ne voit que d’un œil qui est, de plus, affecté d’une vision faible et trouble. Dans tous les événements assimilés au « Printemps arabe » et qui débouchent, comme le remarquent tant d’autres après nous, qui l’avions annoncé, sur des « hivers islamiques », la diplomatie française se range, chaque fois, du côté des rebelles, contre les pouvoirs en place.

Comme si, face à des dictateurs ou dirigeants autoritaires, il ne pouvait y avoir que des démocrates. Ce simplisme imbécile, et fatal, a été pratiqué en Tunisie, en Egypte, puis en Libye. Chaque fois, il a été démenti par les faits. Cela ne fait rien. On continue. Et tant pis si les conséquences s’annoncent encore pire en Syrie qu’en Libye.

Juppé doit se trouver cohérent. Il n’est que rigide, « droit dans ses bottes », comme toujours, mais coulé dans le béton de ses certitudes. Il n’a pas changé. A son arrivée à Tunis, pour une drôle de conférence des « amis de la Syrie » qui aurait dû s’intituler les « ennemis d’Assad », le ministre des Affaires étrangères a déclaré : « Nous considérons le Conseil national syrien comme l'interlocuteur légitime », sans s'engager cependant sur une reconnaissance formelle.

Une « communauté internationale » bancale et contestée

Il ne faut pas désespérer, elle viendra. Or, tout le monde sait que les combattants insurgés sont disparates, divisés et infiltrés par les islamistes, et notamment Al Qaïda, qui arrivent en masse dans le pays, par l’Irak. Les pays réunis à Tunis, autoproclamés comme toujours « communauté internationale », malgré l’absence de la Russie et de la Chine, ont demandé de nouvelles sanctions et l'arrêt des combats, ou plutôt de la répression.

Le Qatar, lui, comme toujours, préconise une intervention dont le but non avoué est de mettre au pouvoir à Damas les fondamentalistes sunnites financés et liés à la très inquiétante monarchie du Golfe aux dépens des allouâtes : une approche qui ne fait pas l’unanimité dans l’opinion arabe.

Les policiers tunisiens ont repoussé, à coups de matraque, des centaines de manifestants syriens et tunisiens qui tentaient de pénétrer dans l’hôtel de la conférence internationale sur la Syrie. « Non au Congrès des ennemis de la Syrie et des ennemis de la nation arabe ! » « C’est un congrès pour les intérêts américains et sionistes », criaient les manifestants. Juppé n’a rien entendu.

Bachar al-Assad n’est pas prêt à quitter le pouvoir et estime qu’il bénéficie d’un important soutien en Syrie, selon un député russe qui a rencontré le président syrien à Damas. Cet aspect des choses est-il pris en compte par notre si morale diplomatie ?

Le chef de la diplomatie française a, d’autre part, appelé solennellement les autorités de Damas à permettre l’évacuation des journalistes bloqués à Homs, particulièrement la Française Edith Bouvier. Alain Juppé a fait part de son « inquiétude pour les journalistes emprisonnés à Homs », en précisant que des discussions étaient en cours avec le Croissant-Rouge et la Croix-Rouge. Ces prisonniers sont, tout de même, entrés clandestinement dans leur cellule, en réalité un centre de communication pour la propagande de leur cause, improvisé par les insurgés.

L’ambassadeur de France à Damas, Eric Chevallier, a regagné son poste d’urgence, plus de deux semaines après avoir été rappelé pour consultations à Paris, en raison de la répression. Ce retour n’est pas officiellement lié au rapatriement des journalistes, ce que personne ne peut croire. Un tel retour en demandeur est un succès pour Damas.

Les journalistes parfois plus militants que témoins

Cela pose la responsabilité du comportement de nos journalistes, dans certains conflits. Ce n’est pas la première fois. Otages ou blessés, ils compliquent les choses et mettent la France en difficulté, toujours pour la bonne cause, certes, mais au mépris de certaines règles déontologiques tout de même. Juppé a donc avoué avoir « demandé à Damas d'organiser l'évacuation » de la journaliste française blessée à Homs lors d'un bombardement de cette ville du centre de la Syrie. L’Américaine Marie Colvin, grand reporter du Sunday Times, et le Français Rémi Ochlik, photographe de guerre, ont été tués dans le pilonnage d’une maison transformée en centre de presse, dans le quartier de Baba Amr à Homs. La journaliste française Edith Bouvier et le photographe indépendant britannique Paul Conroy ont, également, été blessés dans ce bombardement. Ils ont, tous les deux, demandé leur évacuation dans des vidéos.

Le régime syrien a rejeté toute responsabilité dans la mort des deux journalistes étrangers tués. Il estime que les reporters sont entrés sur le territoire « sous leur propre responsabilité ». Cependant, le gouverneur de Homs a été mandaté pour aider à l’évacuation. Damas a une occasion de se donner le beau rôle, pour une fois. Car les journalistes se sont mis dans un piège, volontairement, pour couvrir les insurgés au plus près par le témoignage, mais aussi par engagement politique.

Philippe Gélie, un des dirigeants du Figaro parle ainsi d’Edith Bouvier : « C'est une journaliste freelance et il est rare que nous en embauchions dans ce cas de figure. C'est l'exception. Elle est pleine de talents et a travaillé pour nous à plusieurs reprises, d'abord en Somalie. Elle travaille très bien et dans des endroits rares, rapportant des infos que les autres n'ont pas (…) Très impliquée, ce qui est une qualité qui peut parfois mettre en danger… un regard intelligent et informé, de valeur, avec le recul qu'il faut, fiable ».

Voici, de l'autre côté, quelques réflexions (parfois très informées) recueillies sur les sites web de médias français. « Si, avant d'entrer illégalement en Syrie, particulièrement à Homs, paraît-il “en passant à travers champs” (quand on connaît Homs on peut se demander comment ils ont pu passer à travers champs (sic) à la barbe de l'armée syrienne ?), ils s'étaient demandé comment ils en sortiraient, surtout en cas d'urgence ? »

Comme le dit un politique, « il n'est pas interdit d'être intelligent… quand on est journaliste. Quant à Juppé, qui n'a cessé de vilipender et de traiter Bachar al-Assad d'assassin, maintenant il lui demande "solennellement" de laisser évacuer ces mêmes journalistes blessés… je ne prends parti ni pour l'un ni pour l'autre camp, bien que, connaissant la Syrie, je considère que les médias français se laissent manipuler par les opposants (?) syriens et les supposées ONG. »

(…) « De mieux en mieux. Les journalistes occidentaux qui seraient entrés clandestinement en Syrie seraient aujourd'hui "emprisonnés". Mais c'est Ubu roi. M. Juppé ferait mieux de négocier sérieusement la libération de la douzaine de membres de la DGSE française faits prisonniers à Homs. Et puis, je crois sérieusement que M. Juppé a besoin de se reposer. Dans quelques semaines, cela sera possible. »

On souhaite, bien sûr, une fin heureuse aux journalistes piégés à Homs par leur courage, leur imprudence et leur engagement partial, mais crânement assumé, en tout cas tant que ça ne se gâte pas. Il y a, malgré tout, un problème général pour notre profession et ceux qui témoignent, uniquement ou presque, là où ils peuvent militer pour leurs idées politiques et leur vision idéologique des choses.

Metamag.fr

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dimanche 26 février 2012

Mélenchon rêve-t-il, comme Khrouchtchev, de mettre ses opposants à l’asile Psychiatrique ?

M_lenchonstalinePrêchi-Prêcha

En refusant de se soumettre à un débat de bateleur avec Jean-luc Mélenchon, Marine Le Pen a fait preuve de courage. Il y a beaucoup à perdre dans ce genre d’attitude, et pourtant, elle a eu raison. Et ce à plusieurs titres. D’abord,  pour avoir chercher à rétablir un déséquilibre savamment entretenu par la caste au pouvoir: un bipartisme UMP/PS auquel nous sommes soumis et qui ne repose sur rien de tangible. Ensuite, et  le plus important sans doute,  pour avoir dénoncé la supercherie du candidat Mélenchon et le terrorisme intellectuel de la gauche médiatique. Car les mots employés par le leader Maximo du Front de Gauche, qui n’ont suscité aucune indignation dans le monde politique et médiatique, sont des formules que n’auraient pas renié les plus grands dignitaires du totalitarisme soviétique.

Les Média: une diabolisation et une indignation à géométrie variable.

Les petits valets du système que sont devenus les journalistes français s’indignent des moindres mots prononcés par Marine Le Pen. Souvent, cette stratégie vise à réduire la candidate du Fn à une héritière fasciste voir nazi.(1) Un subjectivisme hargneux dont elle est la seule victime. Or, il serait temps de faire pencher la balance vers l’autre côté, celui des démocrates en carton du Front de gauche

Car, en désignant Marine Le Pen comme une semi-démente, en soumettant l’idée qu’elle serait victime d’un dérèglement mental,  en invitant ses sbires à procéder à une épuration politique, Mélenchon adopte le lexique utilisé par  Nikita Khrouchtchev  dans l’URSS des années 50. Trouvant sans doute le goulag insuffisant, Khrouchtchev décida, lors de sa prise du pouvoir, de mettre en œuvre un mode de répression upplémentaire : l’internement des dissidents dans des asiles psychiatriques. Une méthode « d’épuration politique » ( pour reprendre les mots du petit père sans peuple)qui se prolongera jusqu’à la première moitié des années 1980. L’une des périodes les plus répressives de l’ère post-stalinienne, mais qui n’empêchera nullement les amis de Mélenchon de nier jusqu’à la chute du régime communiste l’évidence de toutes ces horreurs.

Pourtant, c’est dés 1966, avec l’expulsion de Valeri Tarsis, que l’Occident découvre l’existence de ces asiles psychiatriques dans lesquels sont internés et torturés un grand nombre d’opposants coupables de « trop de liberté » ou de foi religieuse. Ces asiles, comme celui d’Orel, sont gardés comme des camps et protégés par des barbelés. On cherche;au moyen de drogues et d’électrochocs, à obtenir la rétractation des prisonniers .

Parmi les victimes et les témoins, il y a l’écrivain Jaurès Medvedev ou le général Piotr Grigorenko, internés pour « schizophrénie larvée », terminologie qui pourrait faire partie du registre vulgaire de Mélenchon. En 1977, la journaliste Elisabeth Antébi dans son livre « Droit d’asile en Union Soviétique » a pu recueillir de nombreux témoignages de victimes, de psychiatres et de tortionnaires.

Face à ces vérités longtemps occultées en France, les mots de Mélenchon raisonnent bizarrement. Surtout pour ceux qui restent attentifs à l’écho lointain que nous renvoie l’histoire. Mais est-ce trop demander à nos journalistes d’être à l’écoute de cette histoire là ????

Mon pessimisme naturel ne me pousse pas à l’espérer.

Aux prochaines élections, libérez-vous de vos chaines !

(1) Nos chiens de gardes oublient un peu vite que dans National Socialisme, il y a … Socialisme. Que Benito Mussolini, fondateur du fascisme, fut le leader de la gauche italienne. Et qu’en matière d’antisémitisme et de négationnisme, c’est le parti communiste français qui nous  a livré le meilleur spécimen en la personne de Roger Garaudy, figure importante du parti communiste français aujourd’hui converti à l’islam et promoteur des pires thèses antisémites.

Enfin, nous n’épiloguerons pas sur les compromissions dont se sont rendus coupables les socialistes dans la collaboration avec le régime de Vichy, et du soutient que la gauche a apporté à Mao, Staline, Fidel Catsro, Moubarak, Kadafy, Pol Pot, Ceausecu….

prechi-precha.fr le 24/02/2012

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