Bruxelles (NOVOpress via unzensuriert) –Un nouveau scénario s’esquisse dans le conflit entre Wallons et Flamands. De plus en plus de responsables politiques -dont le Ministre des affaires sociales Laurette Onkelinx, le sénateur Philippe Moureaux et l’actuel Premier Ministre Rudy Demotte- ont admis récemment que les Wallons devraient se préparer à une scission.
Selon l’ex rédacteur en chef du journal Le Soir, Béatrice Delvaux, il est évident que « des personnalités wallonnes de premier plan sont arrivées à un accord et se préparent à un avenir sans la Flandre et sans Bruxelles ». Le fameux plan B. Cet accord découle « d’une conviction qui s’est répandue durant les derniers mois chez les Wallons: la Belgique ne serait que provisoirement sauvée, et il importe maintenant de préparer l’étape suivante ». Cette prise de conscience semble avoir atteint même des gens comme Thierry Bodson, président du syndicat socialiste wallon FGTB, qui participerait avec d’autres cadres socialistes à une cellule de réflexion sur l’avenir de la Wallonie. D’autres encore, comme le Ministre du développement durable Jean-Marc Nollet, évolueraient de plus en plus vers une perspective régionaliste, toujours selon la journaliste.
Les Flamands considèrent la Belgique comme une situation provisoire
Le député du parlement flamand Joris van Hauthem ne considère plus la Belgique comme un pays, mais comme une simple « situation provisoire ». « Que pour de plus en plus de Wallons, la fin de la Belgique ne signifie plus la fin du monde, est une évolution que nous ne pouvons que saluer. Mais il est grand temps que la classe politique flamande sorte de son hibernation et suive l’exemple wallon. Aujourd’hui, nous devons mettre au point le scénario de l’indépendance flamande ». Et le Vlaam Belang veut maintenant sommer le Premier Ministre Kris Peeters d’ordonner à son gouvernement de préparer activement la séparation.
Paix sociale: la Wallonie veut s’associer à l’Allemagne
A intervalles réguliers, l’on philosophe pour savoir vers qui devrait se tourner la partie francophone de la Belgique à l’économie anémiée. Les transferts monétaires depuis le nord, qui permettent de maintenir le système social, n’autorisent pas l’option d’un état indépendant. Paul Magnette, Ministre belge de l’énergie, lui même wallon, a proposé une autre solution. Pour lui, la meilleure option à prendre pour le pays wallon en cas d’explosion de la Belgique, serait de se joindre à l’Allemagne. En Allemagne il y aurait une paix sociale appréciable, et une culture politique beaucoup plus proche [de l'esprit wallon] qu’en France, malgré la communauté de langage.
Le Pen a assuré les Wallons de son soutien
L’évolution économique différente pourrait avoir joué un rôle déterminant pour Magnette. Pendant que la France continue de s’enfoncer dans la récession, l’économie allemande connaît un véritable boom. L’Allemagne serait plus à même de soutenir l’anémique Wallonie.
Mais la Présidente du Front National français a également assuré la Wallonie francophone de son soutien en cas d’effondrement de l’État. Le Pen avait déclaré dans un communiqué de presse de l’an dernier: « les liens historiques et fraternels entre nos deux peuples sont trop forts, pour que la France refuse sa protection à la Wallonie dans une telle situation ».
L'islamisme radical demeure une menace importante, tant de violence que d'entraves à l'intégration des populations d'origine musulmane. Cet islamisme nourrit également l'autre menace radicale, celle de l'extrême droite.
Le rapport annuel de la Sûreté de l'Etat déduit de ses activités de surveillance intérieure 2010 le constat que l'islamisme radical prospère et entend bien conforter son implantation dans la société belge. La Sûreté pointe particulièrement du doigt le mouvement salafiste, qui récuse le fonctionnement et l'existence de nos institutions démocratiques.
Il relève son influence dommageable sur l'intégration des populations d'origine musulmane en Belgique. Il constate – et c'est là sans doute une question qui est lancée aux politiques – que plusieurs dizaines de prédicateurs salafistes venus des quatre coins du monde sont venus déverser en 2010 leurs paroles haineuses et extrémistes dans les communautés musulmanes établies en Belgique.
Ce rapport relève aussi la montée en puissance de l'organisation islamiste extrémiste Sharia4Belgium dont les militants se sont encore signalés en 2011 en promettant de ranger la Belgique à leurs convictions, posant effrontément devant le Palais Royal de Laeken ou l'Atomium dans des vidéos diffusées sur l'internet.
La Sûreté relève aussi que cet islamisme radical nourrit l'autre menace qui pèse sur la Belgique : celle de l'extrême droite, certes moins préoccupante, mais qui puise dans le développement toléré de l'islamisme le plus intolérant les arguments de ses discours, fondés essentiellement sur « l'islamisation de notre société ».
A lire les analystes de la Sûreté, l'extrême droite et les islamistes radicaux auraient partie liée. Ce rapport 2010 est conçu comme un tableau de bord pour le monde politique. A lui d'en tirer les conclusions.
Les chiffres officiels de population pour 2011 seront connus aux alentours du 20 janvier, précise le SPF Intérieur.
La population belge a plus que vraisemblablement franchi la barre des 11 millions d'habitants en 2011, annonce vendredi le SPF Intérieur, sur base de chiffres encore provisoires.
La tendance à la hausse de la population belge, constatée ces dernières années, s'est confirmée en 2011, avec une croissance estimée à 0,8%. Au 31 décembre 2011, la population belge est ainsi estimée à un total de 11.071.483 personnes.
La plus forte croissance de la population a été constatée à Bruxelles avec 1,51%, pour un total de 1.143.984 personnes fin 2011. En Wallonie et en Flandre, la population a respectivement augmenté de 0,69% et 0,73%. La population wallonne était estimée, au 31 décembre 2011, à 3.559.536 habitants, celle de la Flandre à 6.367.963.
Les provinces wallonnes affichent toutes une population en hausse. La province du Hainaut reste la plus peuplée, avec 1.325.120 habitants (+0,49%), devant la province de Liège avec 1.088.592 habitants (+0,7%), la province de Namur avec 483.167 habitants (+0,86%), le Brabant wallon avec 386.682 habitants (+0,87%) et la province de Luxembourg, avec 275.975 habitants (+1,07%).
Toutes les grandes villes wallonnes ont vu leur population augmenter. La plus peuplée, Charleroi, avec 204.673 habitants, affiche aussi la croissance la plus faible: +0,33%. Viennent ensuite Liège, avec 196.721 habitants (+0,58%), Namur avec 110.531 habitants (+0,43%) et Mons avec 93.111 habitants (+0,57%).
Les chiffres officiels de population pour 2011 seront connus aux alentours du 20 janvier, précise le SPF Intérieur.
La déclaration gouvernementale de l'équipe Di Rupo prévoit une armée de 32.000 personnes (30.000 militaires et 2.000 civils) à l'horizon 2015.
Le ministère de la Défense a réussi à réduire, plus tôt que prévu, ses effectifs sous le seuil des 34.000 personnes - militaires et civils -, même si une nouvelle diminution se profile, en application de la déclaration gouvernementale de l'équipe Di Rupo, a-t-on appris lundi auprès de ce département. La Défense comptait au 1er janvier quelque 33.800 personnes, a indiqué un porte-parole du ministère à l'agence BELGA.
La déclaration gouvernementale de l'équipe Di Rupo prévoit une armée de 32.000 personnes (30.000 militaires et 2.000 civils) à l'horizon 2015. Les chiffres précis ne devraient être connus que dans le courant de la semaine prochaine, en fonction des calculs des départs - notamment à la retraite - qui ont eu lieu en fin d'année, a-t-il précisé.
Le plan de "finalisation de la transformation" des forces armées concocté par le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), et ensuite approuvé par le gouvernement début 2010 prévoyait une réduction des effectifs à 34.000 personnes (32.000 militaires et 2.000 civils, un objectif à atteindre fin 2012.
La barre a donc été franchie avec un an d'avance sur le calendrier initialement prévu, notamment grâce au recours massif au cours des dernières années à la "suspension volontaire de prestations" (SVP), une mesure qui permet un départ anticipé à moins de cinq ans de la mise normale à la retraite, tout en percevant 75% de son dernier traitement brut.
En 2011, cette possibilité a été offerte à 1.500 militaires, tout comme en 2010, contre 1.300 en 2009. En 2012, ils seront 1.350 à pouvoir bénéficier d'une SVP.
Mais la déclaration gouvernementale de l'équipe Di Rupo prévoit une armée de 32.000 personnes (30.000 militaires et 2.000 civils) à l'horizon 2015. En 2007, la Défense comptait encore 42.000 personnes.
Une quinzaine de membres du mouvement islamiste radical Sharia4, qui avaient organisé un rassemblement non autorisé, mercredi après-midi, dans la Offerandestraat à Anvers, ont été interpellés par la police.
La police d'Anvers avait été avisée vers 16 heures qu'une quinzaine de membres du mouvement islamiste Sharia4Belgium importunaient les passants en distribuant des tracts et en tentant de les convaincre des bienfaits de l'Islam et des inconvénients de la société occidentale.
"Aucune demande n'avait été introduite par les organisateurs de cette manifestation qui n'était de ce fait pas autorisée. Lorsque les policiers ont demandé aux manifestants de s'identifier, ceux-ci ont refusé d'obtempérer. Cela a donné lieu à une échauffourée mais personne n'a été blessé", a expliqué un porte-parole de la police.
Les membres de Sharia4Belgium ont été emmenés par la police pour avoir troublé l'ordre public. Ils devraient être relâchés dans le courant de la soirée après avoir été interrogés.
Abu Imran, leader de Shariah4Belgium, annonce que le drapeau d'Al Qaïda flottera au sommet de l'Atomium, un monument de Bruxelles, et du Palais Royal. Cette vidéo a été postée le 11 décembre.
Sharia4Belgium est le groupe qui a tenté de mettre fin au débat animé par Irshad Maji à Amsterdam la semaine dernière en lui lançant des oeufs, en l'accusant d'apostasie et en proférant des menaces de mort (voir ici et ici). De plus, la police belge a découvert une Kalashnikov chez l'un des membres de ce groupe.
Sous la vidéo, la traduction du message d'Imran, sans les Allahu Akbar et autres louages à allah.
Ceci est un court message au roi de Belgique, au gouvernement belge, au peuple belge, et plus spécifiquement aux musulmans de Belgique :
Cette bannière sera bientôt hissée sur le bâtiment là-bas. Vous voyez là-bas le drapeau du Taghout [idolâtrie], des infidèles, et bientôt la bannière « il n’y a de dieu qu’allah » flottera au sommet de ce Palais et au sommet de tous les autres Palais en Europe jusqu'à ce que nous arrivions à la Maison Blanche. Nous ne prendrons pas de repos, malgré les poursuites et les intimidations, et malgré la guerre qu'ils livrent à la nation islamique. Nous jurons par allah, le seul et unique dieu, que nous n’aurons de cesse que cette bannière ne flotte au sommet de ce bâtiment.
Aujourd’hui nous pouvons voir les gens qui prennent des photos, des gens de Bruxelles et de toute l'Europe viennent ici pour ce qu’on appelle le « tourisme », et pour prendre des photos de ce monument. Ils tiennent à ce monument. Au sommet, vous pouvez voir le drapeau belge. Ce monument est un symbole de la Belgique. Ils ont mis ce symbole sur l'euro et sur des billets de banque. C'est un symbole de l'État belge.
La Belgique va bientôt s’effondrer. Qu'allah les disperse, ainsi que leur pays. Ce symbole ne leur sera plus d’aucune utilité. Ces gens voient ce monument comme leur Taghout, leur idole.
Entre 1995 et 2001, le mollah Omar a détruit les symboles de l'idolâtrie [en Afghanistan], alors nous aussi, nous devrions détruire ces monuments. Comment pouvons-nous démontrer que nous sommes musulmans ? Quand on voit qu’en Egypte, les gens tiennent aux pyramides, au Sphinx ... Ils sont devenus des lieux pour les touristes, pour des millions de commerces, et ils fabriquent même des petits souvenirs pour les touristes, comme ils l’ont fait pour ce monument ici, l'Atomium. Ils font des modèles réduits pour les touristes et ils les vendent dans des boutiques de souvenirs. C'est la raison pour laquelle nous devons nous libérer de cette idolâtrie, et rester à l’écart des idoles et de l’idolâtrie.
L'un de ces idoles est ce Taghout derrière nous, surmonté du drapeau du gouvernement Taghout, un symbole du régime Taghout, du système Taghout qui gouverne ce pays. Si allah le veut, la Belgique sera bientôt libérée du polythéisme et de l'idolâtrie. La Belgique sera libérée du système d'idolâtrie. Nous promettons de supprimer le système d’idolâtrie de la Belgique, et les idoles elles-mêmes. Puis nous démolirons ce symbole, ce monument. Pourquoi ? Pas à cause de la haine.
Je sais que certains tenteront de déformer mes paroles pour démontrer que j'appelle à détruire des choses. Alors pourquoi ? Tout simplement parce que les Belges pourraient mieux utiliser les millions consacrés à la rénovation de ce monument, à l'électricité, au tourisme.
C'est pourquoi nous disons: Nous n'avons pas besoin de ces choses. Nous avons besoin d’eau, d’électricité et de gaz gratuits pour le peuple belge. Nous devons assurer la sécurité des musulmans et des non-musulmans belges dans l'État islamique qui va remplacer ce Taghout. Plus les musulmans seront nombreux à s’engager, plus vite nous atteindrons notre objectif de libérer la Belgique de l'injustice, de la tyrannie et de l'idolâtrie et d’instaurer la forme la plus pure du Tawhid [dogme de l'islam] dans nos vies.
Donnons-nous un État islamique où il n’y a plus d’idolâtrie, où il y a seulement la [profession de foi islamique].
La cour d’assises du Hainaut a condamné les quatre membres de la famille, coupables d’assassinat avec la circonstance aggravante de crime d’honneur, à des peines allant de 5 à 25 ans de prison, ce lundi soir à Mons.
Mudusar, le frère de Sadia, a été condamné à 15 ans de réclusion, Tariq, le père, à 25 ans, la mère à 20 ans et la soeur Sariya à 5 ans.
Chacun des membres de la famille a bénéficié d’une circonstance atténuante, à savoir l’absence d’antécédents judiciaires.
Pour Sariya, la cour a également tenu compte de son jeune âge au moment des faits.
L’avocat général, Alain Lescrenier avait requis la perpétuité pour les parents et le frère de Sadia et une peine entre 20 et 30 ans pour Sariya.
La défense avait, quant à elle, plaidé le sursis probatoire soulignant que si la peine était inévitable elle se devait d’être juste.
« Une justice pour l’exemple n’est jamais un exemple de justice », avait affirmé Me Michel Bouchat, conseil de Tariq, le père de Sadia.
Au terme de plus de trois semaines de procès, le jury avait reconnu coupables les quatre membres de la famille Sheikh de l’assassinat de Sadia avec la circonstance aggravante de crime d’honneur. Mudusar, le frère, et Tariq, le père, avaient également été reconnus coupables de tentative de mariage forcé.
Me Michel Bouchat a annoncé qu’il envisageait sérieusement de porter l’affaire en cassation sur base de la motivation de l’arrêt de culpabilité qu’il qualifie de non pertinente.
Morgan, le fiancé de Sariya a fait part de sa révolte. « Des gens innocents doivent être reconnus innocents. On ne peut pas condamner sur base de présomptions », a-t-il affirmé. Des propos qui rejoignent ceux de Tahira, la soeur de Sadia, qui dit ne pas comprendre comment dans un pays qui se dit défenseur des droits de la femme et de l’homme, des innocents sont condamnés sur base de présomptions.
Le 22 octobre 2007, au domicile de la famille Sheikh, situé à Lodelinsart (Charleroi), Mudusar avait tiré trois balles sur sa soeur Sadia. Sariya, la soeur cadette avait également été blessée dans la fusillade. Deux jours plus tard Sadia succombait de ses blessures.
Cet assassinat avait choqué la Belgique et une marche silencieuse, organisée par les proches de la victime, avait rassemblé près de deux mille personnes dans les rues de Charleroi afin de dénoncer le crime d’honneur.
Les médias s’étaient emparés de l’affaire, ce qui avait pollué, selon la défense, l’enquête instruite uniquement à charge, engendrant la thèse du complot familial. Une thèse défendue par le ministère public et suivie par le jury.
Six personnes seraient mortes et au moins 123 ont été blessés à des degrés de gravité différents, mardi, à la suite d'un attentat commis Place Saint-Lambert, en plein coeur de Liège.
Le dernier bilan officiel communiqué à 19h annonce 4 morts, dont l'auteur, et 123 blessés à des degrés de gravité différents, mardi, à la suite d'un attentat commis Place Saint-Lambert, en plein coeur de Liège. Il y aurait deux victimes supplémentaires, un bébé de 23 mois et un homme de 20 ans, mais non confirmées actuellement.
Parmi les victimes, outre l'auteur, figurent deux jeunes âgés de 15 et 17 ans et une dame âgée de 75 ans. L'auteur et un des jeunes sont décédés sur place. Selon la Dernière Heure, les heures d'un bébé de 17 mois sont comptées puisque les médecins n'ont plus d'espoirs pour cette jeune victime, touchée d'une balle dans la tête. Le bilan "potentiel" de cet attentat pourrait donc se porter rapidement à sept morts ce mardi soir.
Les blessés ont été transportés dans les différents hôpitaux de la région où ont été soignés au poste médical avancé, installé dans la cour du palais des Princes-Evêques. D'autres personnes se sont rendues dans les hôpitaux par leurs propres moyens, ce qui justifie l'évolution du nombre de blessés.
Une rumeur a fait état d'un cinquième mort mais cette information a été démentie vers 18H40 par la police de Liège.
L'auteur des faits, Nordine Amrani, s'est donné la mort après avoir lancé des grenades et tiré des coups de feu en direction de la foule qui se trouvait place Saint-Lambert. Dans son sac, les autorités ont découvert d'autres munitions, qui laissent supposer que le bilan aurait pu être bien plus lourd encore. Peu avant 12H30, un individu, juché sur la plate-forme surplombant la boulangerie "Le Point Chaud", a lancé plusieurs engins explosifs en direction de la place. "En sortant de la cour d'assises, j'ai aperçu un homme sur une des terrasses qui surplombe de cinq mètres environ les arrêts de bus sur la place Saint-Lambert. A ses pieds, était déposé un sac, d'où il a sorti quelque chose. Je pensais que c'était une pierre ou un autre objet anodin. Il lancé quelque chose, à une vingtaine de mètres, sur les abribus qui ont explosé", explique Nicolas Gimenne, correspondant de l'agence Belga, témoin des faits. Il entendra quatre détonations importantes puis de plus petites; vraisemblablement des tirs. Il apparaîtra ensuite que l'homme a lancé plusieurs grenades avant de vider le chargeur d'un fusil mitrailleur FAL puis de se donner la mort, semble-t-il avec un revolver.
Une centaine de personnes se trouvaient sous les abribus et sur la place à cet instant, principalement des jeunes, dont beaucoup venaient sans doute de quitter une salle d'examen. Ce sont aussi principalement des jeunes qui figureront plus tard parmi les blessés. La foule est prise de panique, les badauds, nombreux sur l'heure du midi et à deux semaines de Noël, prennent la fuite. Sur la place, les échoppes du Marché de Noël sont installées, mais fermées. Suite à l'avis de tempête sur le pays, l'ouverture en avait été reportée au début de l'après-midi.
Très vite, un très large périmètre de sécurité est dressé. Les bus présents dans le centre sont rappelés en dehors de la ville. Les gens sont priés de se replier vers la magasins, dont ils ne pourront ensuite plus sortir pendant plus d'une heure. Certains commerçants baissent le rideau sur ordre de la police. Les rumeurs les plus diverses circulent. Certaines font état de trois auteurs, dont deux sont en fuite dans la ville; de coups de feu dans les rues de Liège; et de blessés à proximité de la place Saint-Paul. La police prend ces rumeurs au sérieux et un périmètre de sécurité est installé autour de la place Cathédrale. Les commerces du piétonnier Vinâve d'Ile descendent leurs volets.
Ces rumeurs suscitent des scènes de panique et des crises de larmes. Chacun cherche à donner des nouvelles ou s'enquérir de la santé d'un proche et les réseaux mobiles sont surchargés. Dans la ville que certains qualifient comme étant "en état de siège", on observe un bal incessant d'ambulances qui proviennent de toute la région, mais aussi de Maastricht (Pays-Bas) et de Namur.
Très vite, la police identifie l'auteur et confirme qu'il s'agit d'un acte isolé, qui ne s'est déroulé que sur la place Saint-Lambert. Nordine Amrani, 33 ans, avait été condamné à 58 mois de prison en septembre 2008. Un an plus tôt, suite à une dénonciation anonyme, les enquêteurs avaient découvert à son domicile 2.800 plants de cannabis, une dizaine d'armes et la bagatelle de 9.500 pièces d'armes en tous genres.
Mardi, il devait se rendre à une convocation de la police. Il ne s'est jamais rendu à son rendez-vous et s'est donné la mort après avoir provoqué un carnage au coeur de Liège.
Ixelles - La situation restait tendue mardi soir vers 21 heures dans le quartier Matongé où plusieurs centaines de personnes manifestent en opposition à la politique menée par Joseph Kabila, actuel président de la République Démocratique du Congo (RDC).
La police a déjà procédé à plus de 170 arrestations administratives, mais des petites groupes de manifestants continuent çà et là à jouer les fauteurs de troubles.
Plusieurs voitures ont été incendiées, tout comme des poubelles, et la chaussée de Wavre est jonchée de sacs poubelles éventrés.
Un peu plus tôt dans la soirée, une équipe de journalistes de la RTBF a été importunée par un groupe de manifestants qui estime que la télévision publique consacre trop d’attention à l’actuel président congolais Joseph Kabila, au détriment de l’opposition en République démocratique du Congo.
La police est extrêmement nerveuse. Une femme d’origine africaine, qui n’a pas immédiatement reculé devant les policiers, a été poussée à travers une vitrine. Elle serait néanmoins indemne. La police vient également de charger vers un petit groupe de manifestants qui s’opposaient à plusieurs arrestations, et a eu recours aux gaz lacrymogènes pour contrôler une situation particulièrement tendue.
L'agence craint que les "difficultés du secteur financier" nécessite un soutien plus important des pouvoirs publics.
L'agence de notation Standard and Poor's a abaissé d'un cran vendredi la note de la Belgique, ramenée de "AA+" à "AA", mettant en avant le risque que le royaume, déjà très endetté, doive de nouveau intervenir pour soutenir son secteur financier. L'agence craint que les "difficultés du secteur financier" nécessitent un soutien plus important des pouvoirs publics qui alourdirait la dette déjà élevée du pays, dans un contexte d'"incertitude politique" qui continue de peser sur la crédibilité de la Belgique en tant qu'emprunteur.
La note "AA" de la Belgique, qui appartient à la catégorie des émetteurs de "haute qualité", est assortie d'une perspective négative.
Si la Belgique devait de nouveau voler au secours de son secteur bancaire, comme en 2008, sa dette, qui devrait atteindre 97% du produit intérieur brut à la fin de l'année, pourrait dépasser les 100%, estime l'agence.
Cela ne manquerait pas d'alourdir le déficit budgétaire d'un pays dont l'économie, "parmi les plus ouvertes de la zone euro", est "vulnérable à tout affaiblissement de la demande extérieure", ajoute l'agence.
S&P souligne enfin que le gouvernement belge, s'il a pris des mesures efficaces en 2011 pour diminuer le déficit primaire, n'a pas les coudées franches pour mettre en oeuvre des réformes structurelles d'envergure.
Sur le marché obligataire, les taux auxquels la Belgique se finance dépassaient les 5,7% vendredi.
Le gouvernement belge a lancé jeudi un appel à la population pour qu'elle souscrive un emprunt d'Etat ouvert à tous, afin d'aider le pays à faire
Reynders se veut rassurant Selon le ministre des Finances Didier Reynders, "cette dégradation reflète la progression des taux d'intérêt dans notre pays et dans toute la zone euro, ce qui est entre autres lié à la diminution de confiance des investisseurs sur le plan mondial". Dans ce cadre, la note de différents pays au sein et à l'extérieur de la zone euro a été récemment dégradée, a-t-il précisé dans un communiqué. Le ministre des Finances a cependant précisé qu'"après cette dégradation, la note belge reste l'une des plus solides d'Europe". Grâce à la réduction du déficit public réalisée à nouveau depuis 2009 (et à l'effort continu de réduction de la dette publique depuis le milieu des années nonante, qui a vu notre dette chuter de plus de 40% du PIB), "la Belgique est l'un des rares pays de la zone qui soit parvenu à stabiliser sa dette publique, dont la trajectoire est d'ores et déjà orientée à la baisse", assuré M. Reynders.
Selon le ministre, l'annonce faite par Standard & Poor's renforce encore la nécessité de "finaliser à très brève échéance le budget 2012" en avance par rapport aux engagements pris vis-à-vis de l'Union européenne, à savoir un solde net à financer de maximum 2,8% du PIB en 2012 et un retour à l'équilibre budgétaire au plus tard en 2015.
Cette réduction du déficit des finances publiques devra comporter des "mesures structurelles", a-t-il insisté. Cela doit également renforcer notre détermination à adopter les réformes nécessaires au renforcement du potentiel de croissance de notre économie, notamment dans le domaine du marché du travail.