Afghanistan : 69 morts de trop…
Communiqué de Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire du 14 juillet 2011
Cinq soldats français tués dans un attentat suicide, mercredi, en Afghanistan, qui en a grièvement blessé quatre autres. Et ceci en réponse à la visite, mardi, de Sarkozy aux régiments français en Afghanistan.
Le nombre de morts français s’élève aujourd’hui à 69. 69 soldats morts pour rien, si ce n’est pour complaire au tuteur américain. Cette guerre ne concerne pas la France. De plus cette guerre est totalement impossible à gagner.
J’ajouterai que les Talibans, pour fous furieux qu’ils soient, ne constituent pas une menace pour notre pays, ni pour l’Europe. Les Talibans n’ont aucune responsabilité dans l’invasion que subit la France.
De belles âmes expliquent qu’il est de notre devoir de venir en aide à des peuples martyrisés par l’obscurantisme. Soit. Commençons alors par la Corée du Nord, dont nous pourrions envisager de délivrer la population, otage d’un régime complètement fou. Alors, qui est volontaire ? Silence sidéral. Et poursuivons par tous les régimes qui persécutent leurs peuples ou leurs minorités : Israël, la Birmanie, la Biélorussie, l’Arabie saoudite pour ne citer que ceux-là.
Sarkozy et le régime portent la responsabilité de tous ces morts inutiles. Il est grand temps de partir d’Afghanistan, et il est grand temps que Sarkozy parte.
Roland Hélie ( NDP ) avec Franck Abed
Franck ABED reçoit Roland HELIE 1 Juin 2011 par GENERATIONFA
Le dernier article de Robert Spieler...
Mais jusqu'où sombrera le Front National ?
Article de Robert Spieler publié le 19 mai 2011
Les récents propos de Marine Le Pen et de son père sont consternants. A propos de Geert Wilders, leader anti-islamiste hollandais, elle déclare : « Wilders est dans un combat contre la religion. Pour lui, l’islam est incompatible avec la démocratie, mais je ne le crois pas. Je crois que la charia est incompatible, pas l’islam. Je crois qu’une immense majorité de musulmans sont favorables à la démocratie. » Et elle ajoute : « Je suis beaucoup moins radicale que Wilders » Et puis, cette phrase stupéfiante, qui dénote d’une totale inculture quant à la réalité de ce qu’est l’islam : « Je ne crois pas que l’islam soit incompatible avec la démocratie. » Mais comment peut-on proférer de telles absurdités ? Faut-il lui rappeler que le Coran est sensé être la parole d’Allah, et à ce titre, non interprétable, contrairement à la Bible.
Qu’il contient des versets ultra-violents à l’encontre des chrétiens, des juifs et des athées. Qu’il considère que les femmes sont des sous-hommes. Que la conversion est interdite, sous peine de mort. Que les premières sourates, dites mecquoises, modérées (écrites quand la victoire de Mahomet était loin d’être assurée), et auxquelles se réfèrent les imbéciles collabos, sont annulées, selon les théologiens musulmans, par les suivantes, d’une extrême violence. Que le Coran autorise, exige le mensonge et la dissimulation quand le musulman est en position de faiblesse (la Takia), mais exige aussi la plus extrême violence quand il est en position de force : « La main que tu ne peux couper, baise la ».
On le sait. Jean-Marie Le Pen s’est toujours montré d’une grande complaisance à l’égard de l’islam qui est pourtant bien plus qu’une spiritualité. Il s’agit d’une religion totalitaire qui englobe aussi le champ du politique et de la vie personnelle. Jean-Marie Le Pen, en nostalgique des colonies, de l’Empire, en homme de la quatrième République, n’a jamais eu une véritable conscience ethnique. Il ne s’agit pas, et il ne s’agissait évidemment pas de tomber dans un racisme imbécile. Mais il s’agissait, il s’agit de préserver une France française et une Europe européenne. Une France et une Europe blanches, pour parler crûment.
Jean-Marie Le Pen et sa fille considèrent que « les immigrés sont des branches de l’arbre France » (cf la déclaration de JMLP sur la dalle d’Argenteuil). Le Pen est cohérent avec ce que furent toujours ses idées. Ne déclarait-il pas en 1958, à la tribune de l’Assemblée nationale : « Il ne faut pas dire que l’Algérie a besoin de la France ; il faut dire que la France a besoin de l’Algérie. La France a besoin d’une jeunesse vigoureuse etc. » Cette « jeunesse vigoureuse » occupe aujourd’hui notre terre…
On sait que le FN, comme le MNR, avaient introduit un recours contre la construction de la grande mosquée de Marseille. Mais Stéphane Durbec, conseiller régional FN d’origine antillaise de PACA, ne l’entend pas ainsi. Il rencontre récemment Omar Djellil, leader d’une association musulmane. Ils se promènent ensemble sur le marché arabe de Marseille. Et visitent ensemble la mosquée de la Porte d’Aix. Stéphane Durbec est émerveillé. Omar Djellil résume ainsi sa démarche : « Notre mission en tant que musulmans, c’est de montrer ce qu’est l’islam, ce qu’elle (sic…) apporte comme richesse à ce pays. Qu’il ne faut pas la (sic…) voir comme un ennemi de la nation française, mais comme un allié naturel parce que je dirai toujours : la libération, la défense et la reconstruction de la France, c’étaient les musulmans et les immigrés ». Quel mensonge, relayé par le film Indigènes, qui a suscité l’indignation des associations de Pieds-noirs qui ont, eux, versé massivement leur sang…
Stéphane Boccaletti, Secrétaire national pour les Fédérations du FN, clarifie les positions du FN sur le projet de la grande mosquée de Marseille. Pas question de retirer le recours. Pas pour longtemps… Jean-Marie Le Pen, qui vient de rencontrer Omar Djellil, en compagnie de Stéphane Durbec, déclare : « Je n’écarte pas la possibilité pour le Front national de faire un geste pour la communauté musulmane de Marseille » et de lever les recours posés par le FN marseillais ». Et il rajoute : « J’envisage de demander son retrait (du recours) lors du prochain bureau départemental ». Il persiste et signe : « Il serait de bon temps d’évoluer sur cette question. », affirmant penser « aux combattants de l’armée d’Afrique, dont les descendants vivent dans la région ».
Quelle incroyable stupidité ! Quelle honte ! Quelle trahison ! En attendant, Stéphane Durbec et Omar Djellil ont créé ensemble une association visant à rapprocher le FN de la communauté musulmane de Marseille. Elle porte le beau nom de « Alliance Républicaine Ethique ». Trois points…
Décidément, Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen ne représentent plus nos idées. Ils nous ont trahis.
Reconstruisons ensemble le camp nationaliste.
Note YR : Evidemment Robert Spieler pose de bonnes questions et révèle des vérités qui sont bien connues de tous. Mais dans la perspective qui se présente face à nous que faut-il faire ? S'enfermer à quatre tour dans nos bunkers ou affronter clairement, avec justesse et sincérité, la réalité de la France d'aujourd'hui et de demain. Je pense que Marine Le Pen, comme son père, a raison dans sa démarche : être ferme et sans faiblesse ne veut pas forcément dire fermée et cadenassée ! Je persiste à penser que, malgré mes désaccords sur l'islam, Marine Le Pen a raison et je ne me sens aucunemùent trahi...
Mayotte, département français : une calamité...
Article de Robert Spieler publié le 11 mai 2011
Mayotte, ce confetti situé dans le canal du Mozambique, entre Madagascar et l’Afrique, est devenue le 101ème département français, le 4 avril 2011, suite au référendum du 29 mars 2009: une calamité…
Un peu d’histoire :
Mayotte, située dans l’archipel des Comores ne représente qu’une surface minuscule (374 km2) : deux îles entourées d’un récif corallien et d’un magnifique lagon. On la surnomme l’île aux parfums, tant la présence de l’ylang-ylang, utilisé en parfumerie, est abondante. Les Comores sont, au XIXème siècle, l’objet de luttes incessantes entre roitelets locaux. Elles survivent avec peine grâce au trafic d’esclaves à destination du Moyen-Orient. Un sultan malgache, qui règne sur Mayotte, appelle au secours un Français, le commandant Pierre Passot. Et cède son île à la France pour la modique somme de 1 000 piastres. L’archipel ne représente en réalité aucun intérêt pour la métropole : éloigné des grandes routes maritimes, pauvre, sans ressources, il n’intéresse guère l’administration coloniale. Mayotte, une des îles de l’archipel (il y a aussi Anjouan, Grande Comore et Mohéli) ne compte que 3 000 habitants.
La situation administrative des Comores perdurera jusqu’en 1968, où la France lui concède une large autonomie interne, prélude à l’indépendance. Mais les maladresses vont succéder aux maladresses. Jacques Foccart, l’homme ‘Afrique ‘ de De Gaulle choisit un riche commerçant, Ahmed Abdallah, de l’île d’Anjouan, concurrente de Mayotte pour diriger le pays. Les Mahorais ont peur de ce tyranneau et, pour s’en protéger, proclament leur attachement indéfectible à la France. Un référendum décisif a lieu le 22 décembre 1974. Les Mahorais se prononcent à 63% contre l’indépendance, les autres Comoriens votent à 95% pour. Dès lors, le problème devient inextricable. La grande majorité des Comoriens a voté pour l’indépendance. On arrête là ? Non, au mépris du droit international, et aussi sur la pression de groupes « nationalistes » français, notamment royalistes (Pierre Pujo et Aspects de la France furent très actifs dans ce lobbying), qui s’émerveillent de voir le drapeau tricolore flotter sur tous les continents, la calamité nationale Giscard d’Estaing, deux ans avant le « regroupement familial », décide de reconnaître à Mayotte le droit de vivre sa vie. Sa vie au sein de la France. Le 8 février 1976, les habitants de Mayotte votent par référendum à 99% en faveur de l’intégration à la France.
Depuis lors, Mayotte est administrée par des fonctionnaires venus essentiellement de métropole.
Les conséquences
Mayotte, qui comptait en 1841, 3000 habitants, en compte aujourd’hui 200.000, tous musulmans. Toutes les nuits, à partir de l’île d’Anjouan, distante de cinquante kilomètre, des comoriennes sans papier embarquent, enceintes, dans des embarcations de fortune, les kwassa-kwassa pour venir accoucher à Mayotte, c'est-à-dire en France. Et c’est à Mamoudzou, chef-lieu de la collectivité territoriale, que se trouve la plus grande maternité de France : 5000 naissances par an sur un total de 8000. Les comoriennes ne sont, au demeurant, pas les seules à débarquer. Des malgaches, des africaines qui viennent faire bénéficier leurs enfants du droit du sol … Inutile de relever qu’il y a un fossé culturel entre Mayotte et la France. Il y a quelques années, on pouvait lire sur les feuilles d’impôts de l’île « première femme », « deuxième femme » dans la liste des personnes à charge à déclarer…
Grâce à Mayotte, le Ministère de l’Intérieur peut se targuer de chiffres quelque peu valorisants de reconduite à la frontière de clandestins. Mais ces chiffres n’ont aucune signification. Tous les matins, la police procède à l’arrestation de clandestins dans les villages de brousse. Qui sont expulsés et reviennent tranquillement dans les semaines qui suivent. On en voit même qui, désireux de retourner à Anjouan, pour un décès ou une fête de famille, se rendent d’eux-mêmes à la gendarmerie pour réclamer leur rapatriement en avion ou en bateau. Tous frais payés. Et qui reviennent derechef…
Quant au système éducatif, il est en toute première ligne pour encaisser le choc de cette natalité considérable et de cette immigration massive. Beaucoup ne sont pas francophones. On bricole pour faire face. On recrute des instituteurs au niveau du bac. On instaure un système de rotation : la moitié des classes viennent de 7 à 12h20, l’autre moitié de 12h30 à 17h40. Pour suivre, il faudrait construire trois collèges par an ! Et combien de lycées demain ?
La délinquance progresse, quant à elle, de façon spectaculaire. On envisage la construction d’une deuxième prison. Le nombre d’enfants ou d’adolescents livrés à eux-mêmes est énorme. Les conditions d’hébergement du centre de rétention épouvantables. Un apartheid de fait existe à Mayotte : des quartiers habités par les blancs, ultra protégés. Quant aux autres…
Mayotte est de fait, en état de faillite. Prendre en charge cette île va coûter des sommes astronomiques. Il y a certes, sans doute, de l’argent à faire, au profit de certains privilégiés, à Mamoudzou. Pour des banquiers, des entrepreneurs de travaux publics, des fonctionnaires. On s’apprête à construire un hôtel de luxe… Et des écoles, et des prisons, et sans doute demain un somptueux Hôtel du Département… L’essentiel de cette « richesse » qui se déversera sur l’île proviendra, bien sûr, de la poche des contribuables français.
Quelle folie que Sarkozy se soit engagé dans la départementalisation ! En ce 35ème anniversaire du regroupement familial, voulu par Chirac et Giscard d’Estaing, désignons cette droite méprisable, collaborationniste, qui trahit les intérêts de notre Peuple. Et considérons que c’est elle, l’ennemi principal…
Tribune libre publiée dans Rivarol n°2995 (30 avril 2011)
L'intervention de Robert Spieler au congrès de Plataforma per Catalunya
édition du 3 avril 2011
Dimanche 27 mars, se tenait à Vic, en Catalogne espagnole, le cinquième congrès du jeune parti régionaliste catalan Plataforma per Catalunya, en présence de 350 congressistes. Un parti régionaliste, pas indépendantiste, respectueux de l’identité espagnole, en puissante progression. Un parti qui défend résolument l’identité catalane et européenne et qui lutte avec détermination contre l’invasion.
Dirigé par Josep Anglada, avec à ses côtés des personnalités remarquables, telles August Armengol, vice-président, et Enrique Ravello, responsable des relations internationales, ce parti nationaliste et identitaire s’apprête à connaître de gros succès aux prochaines élections municipales. Une centaine de têtes de listes furent présentées, ce qui représente environ 1 500 candidats. D’après les estimations, 70 devraient être élus (17 aujourd’hui). Remarquable discours de Josep Anglada : non au capitalisme mondialiste, non à l’invasion. Parmi les délégations présentes, citons notamment la délégation autrichienne, avec à sa tête le secrétaire général du Fpöe, Harald Vilimsky, et la délégation flamande du Vlaams Belang, avec notre amie Hilde De Lobel. Mario Borghezio, député de la Lega Nord, avait envoyé un message de soutien.
Invité à prendre la parole au nom de la Nouvelle Droite Populaire, à l’instar de nos amis européens, Robert Spieler a soulevé l’enthousiasme de la salle en tenant ces propos : « Notre combat pour notre libération est ici, en Europe. Il n’est ni en Afghanistan, ni en Iran, ni en Irak, ni en Palestine, ni en Israël. » Et puis ceci : « Nos soldats n’ont pas à mourir, ni pour Washington, ni pour Tel-Aviv ! »
Voici le texte de l'intervention de Robert Spieler :
Amis et camarades,
Je vous apporte le salut de la France nationaliste et européenne ! Je salue le formidable combattant de la Résistance catalane et européenne qu’est Josep Anglada et Plataforma Catalunya qui est un exemple pour nous tous, combattants européens, de détermination, et de courage.
Aujourd’hui, l’envahisseur est devant nos portes. Des millions sont déjà présents sur notre terre. Des dizaines de millions s’apprêtent à nous envahir. Demain, ils devront repartir ! Demain, nous leur imposerons de repartir !
Nous devons désigner les responsables de cette situation : le libéralisme mondialiste, le capitalisme cosmopolite !
On est allé chercher les immigrés en Afrique, pensant pouvoir trouver une main d’œuvre docile, qui ne se syndiquerait pas, et qui permettrait au patronat de peser sur les salaires.
Aujourd’hui, c’est la substance même de nos peuples européens qui est menacée par cette immigration de peuplement. Mais les responsables sont aussi les politiciens de gauche et de droite qui n’ont pas su, pas voulu, pas osé s’opposer aux lobbys dits anti-racistes qui ont tout fait pour affaiblir les défenses immunitaires de nos peuples.
L’Europe est confrontée à la plus dangereuse invasion qu’elle ait jamais connue. Il y a 13 siècles, Charles Martel arrêta les arabes à Poitiers, en France. Nous avons aussi l’exemple d’Isabelle, reine de Castille, et de Fernando, roi d’Aragon et de Catalogne, et celui des combattants européens qui, sous la direction du roi polonais Sobieski,
Je vous le dis tel que je le pense. Si l’envahisseur africain était bouddhiste ou chrétien, le problème serait le même. L’islam est incompatible avec les valeurs européennes, mais la présence massive d’Africains sur notre sol, et ceci quelle que soit leur religion, est incompatible avec l’identité de nos peuples.
La majorité de ceux qui occupent notre terre, contre la volonté de nos peuples, avec la complicité d’une classe politique collaborationniste, devra repartir.
Qu’on ne me dise pas que c’est impossible. En 1962, un million de Français durent quitter leur terre, l’Algérie, en quelques semaines, forcés à tout abandonner. Ils avaient le choix, comme le déclaraient les partisans de l’Algérie algérienne, entre la valise et le cercueil. Et bien nous, nous leur donnerons le choix entre la valise et… la valise.
Ce combat pour la libération de l’Europe doit être mené, ici, en Europe, pas en Afghanistan, pas en Iran, pas en Irak, pas en Palestine, pas en Israël. Nos soldats n’ont pas à mourir pour les intérêts de Washington ou de Tel Aviv !
Nous voulons l’Europe de la puissance, une Europe respectueuse des nations qui la composent. Nous ne voulons pas de l’Europe arrogante des nains de Bruxelles. Il n’est pas acceptable, qu’au nom du capitalisme mondialiste, des millions d’emplois soient détruits ici en Europe, par la faute de l’invasion massive de produits fabriqués dans des pays ne respectant pas le minimum de nos normes sociales. C’est pourquoi nous exigeons la protection des frontières européennes et la sortie de cette logique ultra libérale mortelle pour nos peuples.
Nous avons aussi l’ardent devoir de repeupler l’Europe. L’Europe est en train de se suicider démographiquement et il est impossible que nous puissions mener la reconquête avec des taux de natalité catastrophiques qui amèneront des pays comme les nôtres à perdre d’ici 50 ans le tiers de leur population.
Oui, nous devons mener la résistance et la reconquête sur tous les fronts !
Vive la Catalogne ! Vive l’Europe libre ! Vive la Victoire !
Site de Plataforma per Catalunya cliquez ici
Que penser de la « vague Marine » et que faire ?
Article de Pierre Vial publié le 13 mars 2011
Comme certains de nos camarades s’en font eux-mêmes l’écho (d’une façon éventuellement un peu naïve), de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par toutes les nuances intermédiaires de l’arc en ciel politique, les récents sondages mettant en vedette Marine Le Pen suscitent émotion, indignation, jubilation selon les cas. Quand on a un peu d’expérience politique (dans mon cas, 53 ans de militantisme) on garde la tête froide et on essaie d’analyser la situation lucidement, sans préjugé inutile car inefficace puisqu’il brouille la capacité de jugement.
Faisons donc quatre constats :
1 - Quoi qu’on pense de Marine Le Pen, quant à sa personnalité, son entourage, ses idées (ou son manque d’idées, de convictions), il faut faire abstraction de tout cela, qui n’est connu et n’intéresse qu’un nombre très limité de personnes informées et ayant une conscience politico-idéologique bien assise. L’immense masse des gens qui s’apprêtent à voter Marine Le Pen s’en contrefichent. Ils ne voient qu’une chose (même s’ils prennent leurs désirs pour des réalités) : voter Marine Le Pen, plus encore que pour son père, c’est simplement affirmer son refus de l’immigration-invasion. C’est basique, simpliste et sans doute illusoire ? Oui. Mais c’est ainsi.
2 - C’est donc ce phénomène-là qu’il faut prendre en compte, parce que c’est une donnée objective. Au-delà de la personne de Marine Le Pen, celle-ci incarne aujourd’hui, que cela plaise ou non, un mouvement de fond national-populiste, qu’on voit se manifester un peu partout en Europe, et qui fournit une base humaine pouvant servir d’assise à une résistance identitaire. Dans quelles conditions, selon quelles modalités ? C’est à nous de travailler sur cette bonne question pour essayer d’apporter des réponses adaptées. Sans prétendre lire dans le marc de café… Il y a du pain sur la planche ? Bien sûr. Raison de plus pour retrousser les manches. Avec réalisme, détermination, ténacité. J’ai quelques idées sur le sujet.
3 - Notons un indice significatif : Chantal Brunel, députée UMP, assurant qu’il fallait « rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée », a préconisé : « Après tout, remettons-les dans les bateaux ». Elle a été désapprouvée, évidemment, par Jean-François Copé (soucieux de ne déplaire en rien à ceux qui l’ont installé là où il est). Mais mon petit doigt me dit que beaucoup de députés UMP sont venus lui dire discrètement à Chantal Brunel qu’elle avait raison. Des gens convertis au devoir de résistance ? Ne rêvons pas : ils ont surtout envie de conserver leur siège. Et savent bien que beaucoup de leurs électeurs en ont marre de l’immigration-invasion. Au point de voter Marine Le Pen ? Pourquoi pas ?
4 - Pour nous : tout ce qui fissure, ébranle, sape le Système en place est bon à prendre. Le Diable marche avec nous…
Présidence du FN : qu'en penser ?
Nouvelle Droite Populaire
Communiqué de Robert Spieler du 16 janvier 2011
C'est avec intérêt ou curiosité que le camp national et identitaire a suivi l'élection du successeur de Jean-Marie Le Pen à la présidence du Front national.
L'élection de Marine Le Pen, avec les deux tiers des suffrages était évidemment une certitude, et le résultat obtenu par Bruno Gollnisch sanctionne un échec programmé.
Bruno Gollnisch est un
homme éminemment sympathique, cultivé, intelligent et courageux. Courageux vis à
vis de l'adversaire extérieur, mais incroyablement timoré face à Jean-Marie Le
Pen, auquel il n'osa jamais s'opposer. Jean-Marie Le Pen l'humiliait, et
l'humiliait encore. Il se taisait. Ses plus fidèles soutiens au sein du
Mouvement quittèrent un à un le FN, ou en furent exclus. Il ne leva pas le petit
doigt pour défendre son amie Marie-France Stirbois et pas davantage ses amis
Jacques Bompard, Bernard Antony ou Carl Lang. Il se retrouva seul, ou presque.
Ses fidèles, qui dirigeaient des fédérations du FN furent éliminés les uns après
les autres. Il ne protesta pas.
Marine Le Pen, à l'instar de son père, pensait que les immigrés étaient des branches de l' « arbre France ». Il se tut. Tout le monde savait que la campagne interne était déséquilibrée et déloyale. Gollnisch ne disposait pas des fichiers d'adhérents, son adversaire, si. Lors de la grande réunion de Villepreux, organisée par les partisans de Gollnisch, Le Pen exigea que la flamme du FN fût retirée des invitations. Il obtempéra sans protester, alors qu'il était tout de même le vice-président du Parti. Ses partisans, qui adhéraient au FN dans l'intention de le soutenir, furent interdits de voter. Silence. Lors de la récente présentation des voeux du FN à la presse, tenue en présence de Jean-Marie Le Pen et de sa fille, il affirma que l'élection se déroulait de façon loyale alors que chacun savait qu'il n'en était rien... et déclara par ailleurs qu'il respecterait les résultats du scrutin. Roger Holeindre, quant à lui, vient de claquer la porte. Un de plus...
Il s'agissait d'une guerre. L'une le savait, l'autre ne voulait pas le reconnaître. Bruno Gollnisch méritait-il vraiment de l'emporter ?
Beaucoup ont prétendu que les médias et Sarkozy avaient décidé de soutenir Marine Le Pen, considérant qu'elle serait moins dangereuse pour le Système que Bruno Gollnisch. A vrai dire, je ne partage pas complètement cette analyse. Les médias ne s'intéressent guère au fond, mais essentiellement à la forme, en quoi Marine Le Pen supplante son adversaire, et donc « fait vendre ». Quant à Sarkozy, son intérêt n'est absolument pas d'avoir comme adversaire une candidate créditée de sondages flatteurs à l'élection présidentielle et qui pourrait le placer largement derrière le candidat socialiste, ce qui constituerait un lourd handicap pour le second tour. Il n'en demeure pas moins que Marine Le Pen cherche à intégrer le Système et que le Front national ne peut plus être considéré, à partir d'aujourd'hui, comme un mouvement nationaliste et identitaire, mais comme l'équivalent du mouvement que Gianfranco Fini avait créé en Italie, trahissant son idéal, trahissant la mémoire de Giorgio Almirante.
Cela avait valu à Fini d'entrer au gouvernement avant d'être mis sur la touche par Berlusconi. Il se traîne aujourd'hui à 3% dans les sondages.
L'avenir du FN et du mouvement nationaliste.
Le FN ne disposera plus d'élus régionaux prochainement. Et quasiment d'aucun candidat présent au second tour des élections cantonales. La faute à un énième tripatouillage des modes de scrutin. Ce mouvement, qui aurait pu être le fanal de la résistance, a été incapable, par la volonté de Le Pen, de constituer une véritable école de cadres disposant d'une structure idéologique solide, et d'un enracinement local, gage de pérennité. Or, sans cadres formés, totalement habités par les enjeux du combat, insensibles au découragement, il est impossible de résister aux épreuves qui s'annoncent et aux tentations de rallier totalement le Système. Après tout, pourquoi ceux qui sont tentés par la collaboration ne le feraient-ils qu'à moitié ?
L'avenir du mouvement nationaliste ne passe plus par le Front national, mais par le rassemblement de toutes les forces de la résistance nationale et européenne, après une nécessaire clarification comportementale et idéologique. Au travail.
Le CRIF, un lobby au cœur de la République...
Article de Robert Spieler publié dans Rivarol n°2978 du 10 décembre 2010
Anne Kling ( photo ) est l’auteur de deux excellents ouvrages, La France Licratisée (2006) et Révolutionnaires juifs (2008) qui ont obtenu un grand succès. Succès mérité car son analyse de la puissance du lobby est imparable. Basée sur les revues et les sites internet des diverses officines, elle est servie par une langue claire et un style enlevé, qui rendent la lecture de ses ouvrages agréable et passionnante. Anne Kling récidive avec un livre consacré au CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, qui dispose d’une puissance considérable, parlant d’égal à égal avec les dirigeants politiques au plus haut niveau et exprimant des désidératas qui sont autant d’ordres que s’empressent d’exécuter ceux qui les reçoivent. Préfacé par Jean-Yves Le Gallou, le livre évoque les origines de l’officine, l’importance des années Mitterrand, l’ « invention » des dîners du CRIF, ses objectifs et décrit avec force l’incroyable activisme et l’influence totalement disproportionnée du lobby sur la vie politique française.
La naissance du CRIF.
Il faut remonter aux années d’avant-guerre et à une forte immigration juive de 140.000 personnes, en provenance d’Europe de l’est, les Juifs français étant au nombre de 190.000, pour comprendre les raisons de la création du CRIF en 1944. Cette immigration suscita des réactions violentes au sein de la communauté juive. Jacques Helbronner, alors vice-président du consistoire, accusera en 1936 les réfugiés juifs d’être « de la racaille, le rebut de la société, des éléments qui n’auraient pu être d’aucune utilité chez eux ». Emmanuel Berl, en 1938, dans un numéro de « Pavés de Paris », parlera d’une « immigration de déchets » et d’une « véritable catastrophe pour la France ». Ces amabilités devaient laisser des traces au sein de la communauté juive et entrainer la création durant la guerre d’une organisation juive à forte connotation communiste, qui allait contester le rôle prééminent de l’Union Générale des Israélites de France (UGIF), accusée de collaborer avec Vichy, et entraîner la création clandestine, en septembre 1944, à Lyon du Conseil Représentatif des Israélites de France. Le CRIF était né.
La montée en puissance du CRIF.
Le CRIF joue un rôle relativement modeste jusque dans les années 80, se contentant de défendre les intérêts de la communauté, la scène étant occupée par la LICRA qui elle, au nom de l’antiracisme, entend favoriser l’immigration musulmane massive. C’est l’arrivée en France d’un brillant activiste israélien, Avraham Primor, chargé par l’Etat d’Israël de redynamiser et politiser une communauté juive jugée trop timorée, qui va changer la donne. Araham Primor a pour mission de « réorganiser la communauté juive de France afin qu’elle occupe la place politique que lui confère son importance ». Voilà qui a le mérite de la clarté.
L’objectif est de créer un « lobby juif » tel qu’il existe aux États-Unis. Cela suscite la fureur du baron Guy de Rotschild, dirigeant historique de la communauté qui se voit contesté par une nouvelle génération d’activistes, tel Henri Hajdenberg, fondateur du Renouveau Juif qui sera élu président du CRIF en 1995. En attendant, les insultes pleuvent drues. Le baron Guy, fou de rage, déclare : « Je n’admettrai pas, en tant que responsable auprès du gouvernement français, la création d’un lobby juif par des marginaux soutenus par une racaille ! ». Mais ce sont bien ces « marginaux » qui allaient l’emporter et faire du CRIF l’organisation devant laquelle viennent se justifier la plupart des responsables politiques, économiques, médiatiques et institutionnels de France.
L’arrivée de Théo Klein à la présidence de l’officine en 1983 et les années Mitterrand vont donner au CRIF les orientations qui sont encore les siennes aujourd’hui. Le CRIF s’engage dans le soutien sans faille à Israël. Il est vrai que Théo Klein a tout pour rassurer Israël. Il a la nationalité israélienne et a milité dans les rangs du parti socialiste Rafi de Ben Gourion. Son objectif « Que la communauté juive de France se dote d’une politique qui exprime pleinement sa solidarité avec Israël, son peuple… ». C’est Théo Klein qui va « inventer » le dîner annuel du CRIF qui deviendra au fil des années le rendez-vous incontournable de la communauté juive organisée avec la « République ». Les bonnes habitudes sont prises dès le premier dîner, en 1985, qui voit Théo Klein apostropher Laurent Fabius et le réprimander vertement, l’accusant de légitimer le Front national en introduisant la proportionnelle. La lutte contre l’antisémitisme qui, comme nul ne l’ignore, « gangrène notre pays », est évidemment en toute première ligne, Roger Cukiermann, qui succède à Henri Hajdenberg à la présidence du CRIF en 2001 souhaitant en faire une grande cause nationale et allant jusqu’à déclarer : « Les Juifs sont les sentinelles de la République et des valeurs de la République. Nous sommes à l’avant-garde. Quand on s’attaque aux juifs, peu de temps après, on s’attaque à la liberté, à la démocratie ». Fermez le ban, et tenez-vous le pour dit…
Le CRIF, combien de divisions ?
Le CRIF se considère comme le partenaire privilégié et incontournable du gouvernement. Il n’a aucune raison d’en douter puisque le président de la République l’a dit et redit : « Le CRIF que vous présidez est un interlocuteur essentiel de l’Etat ». Mais que pèse ce « partenaire essentiel de l’Etat » ? Quelle est sa représentativité ? La population juive de France est de l’ordre de 600.000 personnes, soit un peu moins de 1% de la population totale. Le CRIF a admis en l’une ou l’autre circonstance représenter environ 100.000 personnes, soit 1/6ème de la communauté, chiffre probablement exagéré. Les 60 associations membres de l’officine et très diverses par leur nature et leur importance ne représenteraient ainsi que 0,02% et plus probablement 0,01% de la population française. Parmi les associations membres, relevons à titre anecdotique l’association Naguilah, qui rassemble « les juifs aveugles » en leur proposant « une nouvelle manière de voir (sic…), par la découverte des richesses de l’identité juive », ABSI Keren Or, qui milite « pour le bien-être des soldats israéliens » et « à la gloire de Tsahal » et le Mouvement juif libéral de France, dont le fondateur est le père du rabbin Gabriel Fahri qui s’était déclaré victime d’une agression antisémite en janvier 2003 et qui verra au cours de l’enquête le rabbin passer de l’état de victime à celui de suspect. La justice rendra cependant une ordonnance de non lieu…
Le fait que le CRIF soit archi minoritaire au sein de la communauté n’empêche pas le président actuel, Richard Prasquier, avec une incroyable houtspa (culot monstre en hébreu), de déclarer lors de la meurtrière opération Plomb durci que « 95% de la communauté juive de France est en accord avec la politique d’Israël et ce qu’entreprend son armée ». Devant le tollé, il nuancera son enthousiasme. Il aurait dû se contenter d’évoquer « la grande majorité des juifs de France »…
Les priorités du CRIF.
Anne Kling relève que les activités du CRIF s’ordonnent autour de trois axes qui en réalité ne forment qu’une seule et même colonne vertébrale visant la sauvegarde des intérêts du peuple juif, en Israël et dans la diaspora.. En premier, le soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël et à son gouvernement. Toute critique à l’encontre d’Israël se voit de plus en plus ouvertement assimilée à de l’antisémitisme. En deuxième, l’entretien de la mémoire des évènements survenus au peuple juif durant la seconde guerre mondiale, et bien sûr en corollaire, le rappel incessant de la culpabilité de la France à cet égard. En troisième, la lutte contre toute forme d’antisémitisme et d’antisionisme, personne n’ignorant bien sûr, qu’antisémitisme et antisionisme sont en réalité des synonymes…A ces priorités, il convient de rajouter un objectif qui n’est certes pas inscrit dans les statuts, mais qui est présent à travers toute l’action du CRIF : la promotion d’une société multiethnique et le soutien à un fantaisiste islam dit « républicain ». Le soutien obsessionnel à l’Etat d’Israël passe quant à lui, aux yeux du CRIF, par l’entretien tout aussi obsessionnel du souvenir de la shoah. L’objectif est d’imposer l’idée, la croyance qu’Israël n’est pas un Etat comme un autre et qu’il a, de ce fait, le droit à des comportements qui ne seraient admis chez aucun autre.
Dans cette incroyable opération de manipulation des esprits, le CRIF et Israël ont bénéficié de l’appui majeur de Jacques Chirac, en 1995. Jacques Chirac fait ce qu’aucun chef d’Etat français, fût-il socialiste, n’avait accepté de faire : accéder à la demande récurrente des lobbys dont le CRIF, et reconnaître la culpabilité de la France dans la shoah. A la grande joie du CRIF, Mgr Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis, lira le 30 septembre 1997 à Drancy une déclaration proclamant : « Devant l’ampleur du drame et le caractère inouï du crime, trop de pasteurs de l’Eglise ont par leur silence offensé l’Eglise elle-même et sa mission. Aujourd’hui, nous confessons que ce silence fut une faute… ».
La grande joie du CRIF s’explique aussi par le tsunami d’espèces sonnantes et trébuchantes que font pleuvoir ces repentances.
Le CRIF s’émeut considérablement de la vague d’antisémitisme que connaît la France. La lutte contre l’antisémitisme est son cheval de bataille, sa raison de vivre, son objectif sacré, certes avec une forte dimension hystérique… Que faire ? Le CRIF réagit en créant, avec d’autres institutions juives, un Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ). Cette officine travaille « étroitement avec les autorités », dont bien sûr le ministère de l’Intérieur. Aussi incroyable que cela paraisse, le recensement des actes antisémites en France et leur publication sont à l’heure actuelle non du ressort du ministère de l’Intérieur, mais du Service de Protection de la Communauté Juive. Les chiffres livrés par cette officine font évidemment état d’une forte augmentation d’ « actes antisémites ».
Certains, naïvement ou tout simplement lucidement, s’autorisent, tel le sociologue et directeur de recherche au CNRS, Laurent Mucchielli, à commettre des écrits hautement subversifs. Il évoque avec une rare insouciance le discours « rituel » du CRIF. Et puis, dit-il, « Il n’y a pas d’augmentation tendancielle de l’antisémitisme en France ». Mais est-il fou ou complètement fou ? Il aggrave son cas, si tant est que cela soit possible, en dénonçant « une incapacité du CRIF à prendre ses distances avec l’Etat d’Israël ». La réplique ne tarde pas : « Le jeune sociologue » (bon, il a 42 ans, mais ceci est une formule destinée à le présenter comme inexpérimenté) « s’est aventuré sur un terrain dangereux. Dangereux pour tous les Français de toute origines ». Ah bon ? Dangereux sans doute surtout pour l’officine, dont on sait aujourd’hui, comme dans le conte d’Andersen, que le roi est nu, et qu’asséner et répéter des mensonges ne saurait constituer la vérité.
Le CRIF au quotidien : la samba des carpettes.
Anne Kling a, de façon fort intéressante, listé les activités du CRIF sur la période 2009/2010. Le lecteur découvrira les émotions émouvantes d’Enrico Macias qui déclare, en pleine opération israélienne Plomb durci sur Gaza : « « Machiah est arrivé le jour de la création d’Israël. Rien n’arrêtera le cours de notre histoire. Je serai toujours aux côtés d’Israël et si des épreuves personnelles ne m’en avaient pas empêché, je serais moi-même aujourd’hui à Gaza, aux côtés des soldats de Tsahal. Ils sont en train de mourir pour nous. Je veux mourir pour eux ! ». « Ils sont en train de mourir pour nous » ? Mais c‘est qui, « nous » ?
On découvre le fort peu charismatique Hervé Morin, qui fut ministre de la Défense. Il accueille le CRIF. On aborde des sujets de la plus haute importance, et qui, tous sont de la compétence du CRIF : la menace nucléaire iranienne, bien sûr, la France et l’OTAN, bien sûr, l’antisémitisme en France, bien sûr, et, entre autres thèmes importants, l’intégration au sein de l’armée française de jeunes issus de milieux défavorisés. En quoi ce dernier point concerne-t-il le CRIF ? A vrai dire, je n’en sais strictement rien.
En septembre 2010, Xavier Darcos, ministre du Travail, reçoit Richard Prasquier, président du CRIF, afin d’évoquer la possibilité de mettre en place des « actions de dialogue sur le terrain » dans le cadre de la campagne « Agir ensemble pour le vivre ensemble ». Quel charabia ! Mais, lisez le plus émouvant : « Des réunions informelles telles que le groupe de parole entre mères afro-antillaises et juives (…) se sont livrés à une première réflexion sur l’efficacité des programmes « là où ça se passe ». Ces groupes de parole sont mis en place par Yves-Victor Kamami, membre du comité directeur du CRIF.
La parole est souvent révolutionnaire. C’est ainsi que le président Shimon Peres se montre digne du roi Ubu d’Alfred Jarry quand il explique le plus sérieusement du monde à une délégation du CRIF: « J’aimerais transformer l’armée d’Israël en un grand campus universitaire. Chaque soldat devrait recevoir un diplôme de troisième cycle à l’issue de sa période militaire ». Les Palestiniens apprécieront… Et puis, voici Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, qui n’en peut plus. Son grand-père a sauvé le grand rabbin de Bordeaux, ce qui autorise Raymond Couderc de s’indigner qu’Israël, qui compte 17,5% de francophones, ne fasse pas partie de la francophonie et de réclamer qu’une action forte soit menée par le gouvernement.
Le CRIF mène aussi des opérations efficaces pour empêcher l’ennemi de pénétrer dans la place. C’est ainsi qu’il empêche, avec succès, la nomination d’Hubert Védrine, en 2007, au ministère des Affaires Etrangères ; au prétexte que celui-ci était « le pire des anti-israéliens habituels du Quai d’Orsay » et menaçant : « La communauté juive prendrait la nomination de Védrine comme un casus belli ». Et c’est ainsi que le président Sarkozy obtempéra.
Anne Kling raconte aussi, par le menu, la réunion où l’exceptionnel patriote Éric Raoult intervient « Pour Gilad et pour Israël ». Un morceau d’anthologie : « Éric Raoult fera une brève apparition à la tribune ». Brève, mais oh combien remarquable et remarquée.
Que dit-il ? « Ce soir, j’avais le bureau politique de mon parti et Xavier Bertrand me dit : « Mais tu t’en vas ? On parle des retraites, c’est important » et je lui fais passer un papier en lui disant : « pour moi, Israël, c’est plus important que les retraites ».
Commentaire d’Anne Kling : « Édifiant, n’est-ce pas ? Si jamais les électeurs se décident un jour à sanctionner ces priorités si clairement affichées, il pourra toujours poursuivre sa brillante carrière de l’autre côté de la Méditerranée. »
Comment se résoudre à devenir des Français comme les autres ?
Dans sa conclusion, Anne Kling pose la question. Elle cite le président du CRIF, Richard Prasquier, qui, tout en déclarant abhorrer le communautarisme… chez les autres, évoque une « identité collective » pour les Juifs que la nation se doit de leur reconnaître. Refuser de reconnaître cette « identité collective » reviendrait à « nier tout ce qui fait qu’il y a entre les Juifs un socle commun de références, d’attachements et de valeurs qui les rend non pas à part, mais distincts ». Se revendiquer « distincts » ne revient-il pas à se placer « à part » ? La nuance est pour le moins subtile. En réalité, conclut Anne Kling, lorsque le président du CRIF parle d’identité collective, c’est l’utilité, la pertinence et le pouvoir considérable de l’officine qu’il entend défendre avec acharnement. Quelle horreur de devenir des Français comme les autres, sans davantage de droits et de passe-droits ! Ne plus pouvoir tempêter, exiger, palabrer au sommet de l’Etat. On comprend, écrit Anne Kling, que le spectre de l’assimilation soit de ceux qui hantent les nuits de certains dirigeants communautaires.
Pour commander le livre :
Le CRIF, un lobby au cœur de la République
Editions Mithra, 295 pages, 18,00 € plus 3,00 € de frais de port.
Chèques à l’ordre d’Anne Kling,
Adresse : Mithra, BP 60291 - 67008 Strasbourg cedex
La France licratisée : cliquez ici
4ème journée de Synthèse nationale
JEUDI 11 NOVEMBRE 2010
Forum de Grenelle
5, rue de la Croix-Nivert 75015 Paris
Métro Cambronne
Résistons à la
colonisation de l’Europe !
Contre les diktats de Bruxelles :
Faisons sécession !
Invité d’honneur :
Mario Borghezio,
député européen de la Lega Nord,
ancien vice-ministre de la Justice italienne
11 h 00 : Ouverture des portes...
(entrée, 10,00 €, toute la journée : stands d’associations, de publications, de mouvements, de libraires d'éditeurs, bar et restauration rapide… liste des stands ci-dessous)
11 h 30 – 12 h 15 : Première table ronde :
Où en sont les mouvements
nationalistes et identitaires en Europe ?
Avec :
- Hilde de Lobel, représentante du Vlaams Belang flamand
- Alberto Torresano, représentant de la revue espagnole Identidad
- Olivier Grimaldi, Président du Cercle Franco-hispanique
- Robert Vesterlund, fondateur du Salemfonden (Suède)
- Lionel Baland, spécialiste des mouvements nationalistes en Europe
De nombreux représentants et militants de mouvements européens seront présents lors de cette journée (Ukraine, Portugal, Pays-Bas, Allemagne, Italie, etc…)
13 h 45 – 14 h 30 : Deuxième table ronde :
Comment combattre l’invasion ?
Avec :
- Jean Alcader, écrivain (Le vrai visage de l’islam)
- Anne Kling, écrivain (La France Licratisée)
- Arnaud Raffard de Brienne, écrivain (La désinformation autour de l’immigration)
- Marc Rousset, écrivain (La Nouvelle Europe, Paris-Berlin-Moscou)
- Franck Abed, écrivain (La réconciliation impossible)
- Philippe Randa, éditeur
- Christian Perez, président du Parti Populiste
15 h 00 – 15 h 45 : Troisième table ronde :
La nécessaire dimension sociale
du nationalisme.
Avec :
- Francis Bergeron, écrivain (biographies de Béraud, Daudet, Montfreid…), nous parlera de sa bio de Saint-Loup et de son prochain livre consacré à Tintin et Hergé.
- Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol, évoquera l’avenir du camp national.
- Jean-Claude Rolinat, écrivain, sera interrogé sur sa bio d’Evita Peron. Question : le justicialisme est-il un fascisme sud-américain ?
- Serge Ayoub, dirigeant de Troisième Voie : la nécessité d’un syndicalisme nationaliste et solidariste.
- André Gandillon, directeur de Militant : le nationalisme à la pointe du combat social.
- Luc Pecharman : l’exemple de la Vlaams Huis, la Maison flamande de Lille, qui mêle de façon remarquable engagement social, festif et politique.
Nous évoquerons aussi le remarquable projet communautaire de la Desouchière, dans la Nièvre, plusieurs animateurs du projet seront présents.
16 h 30 – 18 h 00 :
MEETING UNITAIRE
des responsables de la
Résistance Nationale et Européenne.
Invité d’honneur :
Mario Borghezio, député européen de la Lega Nord.
- Markus Wiener, secrétaire général de Pro-Bewegung, conseiller municipal de Cologne (Allemagne)
- Mario Borghezio, ancien vice-ministre italien de la justice, député européen de la Lega Nord
- Pierre Vial, président de Terre et peuple
- Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France (PDF)
- Annick Martin, secrétaire générale du MNR
- Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire (NDP)
Roland Hélie,
directeur de Synthèse nationale,
conclura la journée.
Un apéritif sera offert aux participants à 18 h 00.
La liste des stands : L’Alliance pour la résistance nationale, le Cercle Franco-hispanique, le Club français du livre, Diffusion du Lore, Fier de l’être, Flash, Fraternité franco-serbe, le Front comtois, Laissez les vivre, La Librairie du Savoir, La Licorne bleue, Le Local (qui s’occupera du bar), la Nouvelle Droite Populaire, la NDP Alsace (qui assurera la restauration rapide), le Parti de la France, la librairie Primatice, les éditions SEMIS, Rivarol, Terre et peuple, Troisième voie, le Vlaams belang, Alternative’s, Patriote Production, les éditions Le Retour aux sources, Militant, Méridien zéro… et bien sûr le stand de Synthèse nationale sur lequel vous retrouverez de nombreux écrivains collaborateurs de la revue et aussi où vous pourrez vous abonner.
Le soir, à partir de 20 h 00, un dîner amical privé se déroulera dans un restaurant parisien. Les amis de Synthèse nationale qui désirent continuer cette journée avec les organisateurs et les orateurs sont invités à le faire savoir au plus vite :
synthesenationale@club-internet.fr
(participation : 30,00 €, nombre de places limité).
Imprimez et diffusez ce programme : cliquez ici
Roland Hélie interrogé par Franck Abed
Franck ABED reçoit Roland HELIE
envoyé par GENERATIONFA. - L'actualité du moment en vidéo.






