Sur un mot de M. Michel Rocard
Communiqué du Parti de l'In-nocence du 13 mai 2011
Le parti de l'In-nocence relève avec amusement et tristesse — mais surtout avec intérêt car il juge le mot infiniment révélateur de la conception du monde qui de toute part nous agresse et nous enserre et qui d'un même élan abolit la patrie et détruit la planète... — que selon M. Michel Rocard : « L'avenir de l'Arctique est l'affaire de tous ses futurs usagers ».
Le parti de l'In-nocence juge à l'évidence que si l'« avenir de l'Arctique est l'affaire de tous ses futurs usagers », l'Arctique est déjà perdu.
Mais la vision de notre présence sur la terre et la conception du futur de la planète qui se révèlent presque par accident dans ce mot terrible d'"usager", s'agissant d'un continent, est bien loin de ne s'exercer qu'à propos de l'Arctique.
La même est à l'œuvre quand Mme Laurence Parisot, présidente du Medef, explique qu'il faut à la France et à la meilleure exploitation de ses richesses davantage d'immigrés. Et c'est encore la même qu'on voit s'exercer dans la dévastation planifiée du territoire national, promis à un proche avenir de banlieue industrielle, commerciale et résidentielle généralisée : une conception purement comptable, des prétentions d'usager qui demande des comptes et du service, une appréhension de l'espace et de la Nation réduits à la somme de ce qui peut en être tiré pour le confort, la commodité et le profit.
Que ce soit pour la France, pour l'Europe, pour l'Arctique ou pour le monde, le besoin n'est pas d'"usagers", il n'y en a déjà que trop ; mais d'hôtes respectueux et aimants, conscients de n'être que de passage et d'avoir à l'égard du passé comme de l'avenir une responsabilité de conservation.
Sur les soupçons de la noyade de femmes par les migrants tunisiens
Communiqué du Parti de l'In-nocense publié le 6 mai 2011
Le parti de l’In-nocence, à l’heure où les moindres faits d’actualité font naître des polémiques bien souvent oiseuses, s’étonne du silence abyssal qui entoure certaines circonstances de la récente migration par mer des Tunisiens fuyant leur liberté recouvrée, notamment le fort soupçon que ceux-ci, au gré de leurs conditions de navigation calamiteuses, n’aient pas hésité à soulager à l'occasion leurs embarcations en jetant à la mer les femmes qui s’y trouvaient.
Le parti de l’In-nocence attend des pouvoirs publics qu’ils mettent tout en œuvre pour éclaircir ce point qui, si le fait se vérifiait, constituerait l’un des crimes les plus barbares qui soient, et qu'ils en tirent alors toutes les conséquences sur la responsabilité tant individuelle que collective des migrants concernés. Il espère que les médias habituellement si bien intentionnés sauront s'emparer de cette affaire et apporter tous les éclaircissements nécessaires.


