mardi 21 février 2012

L’assassinat du peuple grec

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Contrepoints

Par Michel de Poncins le 21/02/2012

ous prétexte de l’aider, les politiques européens ont enfoncé et la Grèce et l’Europe. Si elle n’avait pas été aidée, elle aurait fait défaut depuis longtemps, un mal pour un bien.

C’est à un véritable assassinat auquel le monde entier assiste médusé, accompagné d’une véritable humiliation pour ce peuple, la police anti-émeute le matraquant sans pitié. Le meurtre est organisé et, même, célébré par un groupe de gens hétéroclites, sous le vocable imprécis et abusif de « communauté internationale ». Ses membres ont toutefois des points communs, le plus important étant leur adhésion à la démocratie, ce qui ne les gêne pas du tout pour bafouer la démocratie grecque à l’occasion de ces terribles événements.

Il s’ensuit qu’une fois encore, une rallonge, peut-être pas la dernière, va être accordée par l’Europe qui a déjà déversé beaucoup de milliards dans ce trou sans fond. Personne ne connaît exactement les chiffres qui bougent tous les jours au hasard des négociations. Il est question, pourtant, de 130 milliards s’ajoutant à bien d’autres qui ont déjà été prêtés. C’est en fait une inondation d’argent qui n’existe pas et est créé ex nihilo pour les besoins de la cause.

Ces milliards quels qu’ils soient sont des prêts ; le pays exsangue se ficelle donc par des intérêts condamnant tout effort de redressement. Les prêteurs, États ou Europe, auront de faux bilans avec à leur actif des créances pourries aussitôt que nées.

Les coupables

En premier lieu se trouvent les politiques grecs qui au sommet appartiennent à quelques familles ennemies-amies se partageant le pouvoir depuis des lustres et exploitant le pays au profit de leur clan. Les privilégiés qui bénéficient de leur soutien échappent à l’impôt et placent leurs actifs dans des paradis administratifs et fiscaux. Le résultat est que l’État n’obtient pas d’impôts des riches et doit frapper les classes moyennes. Le pays est, simultanément, soumis à un socialisme extrêmement tatillon quelle que soit la couleur apparente des gouvernements. Le produit de ces deux facteurs est que l’économie grecque se traîne depuis longtemps alors que l’ingéniosité des Grecs est célèbre dans le monde entier et ne peut s’épanouir normalement. Il en est résulté l’océan de dettes qui justement conduit au drame actuel.

Le FMI est largement responsable. Ce FMI, sous la direction de DSK, a bâti une méthode d’intervention qui a eu des effets médiocres et parfois désastreux dans beaucoup de pays faisant appel à lui. Christine Lagarde a suivi sans barguigner les mauvaises pratiques de DSK !

L’Europe avec, à sa tête, le couple franco-allemand porte une lourde responsabilité. N’oublions pas que les acteurs principaux de cette Europe ont l’œil rivé sur leurs échéances électorales, le sort cruel du peuple grec ne leur important guère.

Les prétextes

Les prétextes invoqués n’ont pas manqué. Le principal était que l’Europe ne puisse admettre qu’un pays de la zone euro et membre de l’UE fasse défaut, quelle que soit l’immensité des dettes créées par les prédateurs locaux. Se trouvait aussi affiché le souci de protéger les banques européennes. Ces banques, qui ont accordé des prêts d’une façon aventureuse,  ont, d’ailleurs, reconnu leur faute, ayant provisionné les mauvaises créances grecques. Ce raisonnement ne pourrait qu’encourager les mêmes à prêter avec légèreté à d’autres pays en danger.

Autre prétexte, la fausse idéologie européenne. La doctrine officielle est qu’il faut sauver l’euro, lequel n’est qu’un appendice de l’édifice européen ; lors de la création de cette monnaie unique maints analystes avaient prévu qu’elle était vouée à l’éclatement et nous n’en sommes pas loin.

Derrière l’euro se profile l’objectif fondamental de sauver l’Europe. Selon la propagande, l’édifice européen, qui n’en finit pas de se bâtir, serait l’horizon indépassable d’un continent de 500 millions d’habitants. C’est vraiment de la propagande, car maints signe, s’exprimant parfois dans les urnes, montrent que les peuples sont très réticents.

Nous avons souvent montré que l’hydre européenne et son extension permanente ne s’expliquent que par la voracité financière des eurocrates, leur nombre est si grand qu’il est impossible de les dénombrer vraiment. Le prix à payer pour cette cupidité est la ruine pour le continent par les impôts nécessaires et le déluge de lois imposées par l’Europe. Cette ruine se manifeste par la panne de croissance, même si de temps à autre une amélioration survient, ce qui est le cas pour l’année 2011 en France.

Un autre prétexte invoqué est le jugement des marchés. Ceux-ci ne supporteraient pas que la Grèce fasse défaut. Le plus surprenant dans ces péripéties est que les marchés saluent en général favorablement les actions engagées pour sauver la Grèce, comme les « hauts » et les « bas » quotidiens le montrent. Les politiques du sommet ne s’aperçoivent pas ou ne veulent pas voir que les marchés commencent toujours par porter un jugement hâtif. Plus tard vient le jugement définitif et il risque d’être dramatique au vu du champ de ruines qui va en résulter.

Des effets dévastateurs

Les effets dévastateurs ne vont pas tarder à émerger.

Indépendamment de l’assassinat programmé du peuple grec, se trouve la destruction de sa propre richesse : or, industrieux comme il est, il n’y a aucune raison que l’économie de l’Europe se prive de ses potentialités.

Derrière se profile le risque que d’autres pays comme le Portugal et l’Espagne soient à leur tour emportés dans la tourmente. Quant à la France, le premier ministre, François Fillon, a dit qu’elle était en faillite ; la charge insupportable de la Grèce ne peut qu’aggraver sa situation.

Pour prétendument l’aider, les politiques creusent la ruine de l’Europe par les impôts ou l’endettement qui en résulteront.

L’Europe est jugée dans la planète économique mondiale comme un « homme malade », sans d’ailleurs que les analystes en perçoivent bien les raisons profondes. Or, dans des marchés de plus en plus élargis, la pauvreté relative des uns nuit à la richesse des autres. Le capitalisme veut que la richesse ne soit nullement un gâteau fini que l’on se dispute pour avoir une plus grande part : la richesse globale est une construction et la richesse des uns rejaillit sur celle des autres ; la pauvreté fait de même dans l’autre sens.

Enfin, la Grèce affectant surtout l’Europe, nous observons avec tristesse que la Chine, pourtant encore communiste, vient à notre secours.

La conclusion est qu’il ne fallait surtout pas aider la Grèce. En l’aidant les politiques européens ont enfoncé et la Grèce et l’Europe. Si elle n’avait pas été aidée, elle aurait fait défaut depuis longtemps. C’est arrivé à d’autres pays lesquels ont brillamment rejaillit de leurs cendres.

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samedi 18 février 2012

Condamnation du maire gifleur: La France est-elle devenue allergique à l'autorité ?

Justice_balanceAtlantico

Le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe dans le Nord a infligé vendredi 1000 euros d'amende avec sursis à Maurice Boisart, maire de Cousolre, pour avoir giflé un adolescent en août 2010. Pour le philosophe Bertrand Vergely, c'est une dérive de la société française, qui n'ose plus éduquer. 

Atlantico: Pour vous, que signifie cette décision de justice où le maire de Cousolre a été condamné à 1000 euros d'amende pour avoir giflé un garçon de 15 ans ?

Bertrand Vergely: Cette décision de justice est lamentable. Elle signifie la victoire de l'idéologie dominante actuellement en Europe, qui considère qu'un père qui met une paire de baffes à ses enfants peut être traîné en justice pour des raisons de châtiments corporels. C'est le monde à l'envers. La société n'ose plus éduquer. Le discours idéologique anglo-saxon est en train de prendre le pouvoir, considérant qu'il ne faut absolument pas traumatiser l'enfant. Cela devient une sorte de phobie de la violence. Je pense que l'on est dans ce que Alain Minc avait appelé l'ivresse démocratique, où on n'ose plus critiquer quelqu'un, on n'ose plus rentrer dans le lard. Ce gamin qui a été giflé, il s'avère que c'est un multirécidiviste qui a dégradé le matériel de la commune et qui se permet, en plus, d'insulter le maire. Condamner ce dernier pour une baffe, avec une telle sévérité, alors qu'il n'a fait que réagir en bon père de famille, cela s'appelle de l'idéologie.

A votre avis, la justice avait-elle à intervenir ?

On est dans la judiciarisation de tous les aspects de la société, même les plus banals, et dans l'exagération judiciaire. C'est une dérive, où la justice acquiert un pouvoir sans précédent. Dès que vous critiquez ou insultez quelqu'un, vous êtes susceptible d'être trainé en justice. La justice intervient tous azimuts. Des fois, il y a des gens qui méritent une paire de baffes, et cela leur fait grand bien d'en recevoir une. Cette histoire de maire montre que ce n'est plus possible. La justice, ici, n'avait qu'une chose à faire: dire que cet incident ne la regardait pas. L'enfant n'en est pas mort, et il l'avait bien cherché. Pourtant, son père a été porter plainte, considérant que c'était une atteinte au droits de l'homme. On est dans une sorte de délire droit-de-l'hommiste et populiste qui consacre le règne des médias et des avocats, une dictature bien-pensante et judiciaire. Ces affaires vont se multiplier dans les années à venir.

Depuis l'épisode de la gifle de Bayrou qui l'avait rendu populaire, la société française a-t-elle évolué dans son rapport à l'autorité ?

Lorsque François Bayrou avait flanqué une paire de claques à un gamin qui lui faisait les poches, c'est tout juste si on ne l'a pas traité de fasciste. Le problème de l'autorité consiste à, par moment, taper du poing sur la table, à dire de c'est inadmissible, et aussi, de temps à autres, à donner une paire de baffes. Ce n'est pas de la torture, et dire le contraire constitue du terrorisme intellectuel. D'un autre coté, cela l'avait aussi rendu populaire, car il avait osé ramener un peu de bon sens dans une société qui en fait trop. Les choses s'aggravent, comme le montre la condamnation du maire. C'est l'aboutissement d'une culture qui tend à dire que toute autorité est fasciste. Mais si toute autorité devient suspecte, comment éduquer ?

Propos recueillis par Xavier Venutolo

atlantico.fr le 18/02/2012

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vendredi 17 février 2012

Les banlieues en passe de devenir terres d’Islam (Adler)

Banlieue_fran_aise24 Heures/actu.com

Les banlieues françaises sont en passe de devenir des « terres d’Islam » et de nombreux musulmans français y aspirent, selon l’historien Alexandre Adler, qui s’inquiète de « l’auto-administration musulmane contre l’Etat » dans les quartiers sensibles.

Selon Alexandre Adler, les violences en banlieue ne s’expliquent pas seulement par des problèmes sociaux, mais il existe selon lui « une conception du territoire propre à l’Islam » : « Il y a l’idée dans la doctrine musulmane la plus traditionnelle qu’il existe une terre de l’islam. Là où l’Islam s’est répandu, là où les peuples l’ont accepté cette terre est désormais islamique », a-t-il expliqué lors d’une interview sur France Info.

Selon lui, la situation des banlieues françaises est comparable à celles des régions musulmanes de l’Inde qui ont fini par faire sécession et devenir le Pakistan et le Bangladesh. « C'est un peu ce qui se passe quand les quartiers essayent au fond de s’auto-administrer contre le pouvoir d’Etat. C’est une terre de l’Islam et à un moment donné effectivement, la République n’y pénétrera plus », a-t-il poursuivi.

Alexandre Adler a enfin conclu en relatant une anecdotique arrivée à Martine Aubry. La maire de Lille se rendait à Roubaix, dans un quartier à 90% musulman et « l’Imam l’a accueilli d’un bienvenue chez nous qui malgré toute la tolérance de Martine Aubry dans ce domaine ne lui convenait pas ».

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jeudi 16 février 2012

Et si on stigmatisait un peu l’Eglise catholique…

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Atlantico

Par Benoît Rayski  le 16/02/2012

Un journaliste arabe qui enquêtait sur les soldats du Christ-Roi en Irlande a été capturé par des fondamentalistes catholiques. Avant qu’on l’égorge devant une caméra il a été contraint de répéter : «  je suis Arabe, je suis Arabe ». Cette vidéo a fait fureur dans les banlieues catholiques de la région parisienne. Mais pour l’essentiel, le catholicisme demeure une religion de paix et d’amour.

Un hebdomadaire saoudien du nom de « Ahmed Hebdo » a publié une odieuse caricature montrant Jésus enlaçant de façon très suggestive Marie-Madeleine. Aussitôt, à travers le monde, des centaines de milliers de catholiques enragés se sont rués sur les ambassades arabes qui ont été saccagées et pillées. Mais il est important de noter que nombre de catholiques n’ont pas pris part à ses manifestations.

A Madrid, sur la Puerta del Sol, cinq jeunes filles impudiques ont été fouettées par des curés. Motif : elles portaient des mini-jupes très provocatrices. Mais le catholicisme ne doit pas être réduit à ce châtiment, peut être légèrement excessif.

A Rome, le pape Benoit XVI a jeté l’anathème sur un catholique qui avait abandonné la foi de Jésus pour celle de Mahomet. Dans le droit canon, l’apostasie est en effet punie de mort. Mais il s’agit d’un cas isolé qui n’enlève rien au souffle bienveillant du catholicisme.

Le très catholique Land de Bavière, en Allemagne, a décidé que dorénavant les filles iraient dans des écoles spéciales où elles apprendraient la couture et l’art culinaire. Les autorités locales ont jugé, qu’il était inutile de polluer ces âmes pures et fragiles avec des fadaises telles que la littérature, la philosophie, les mathématiques, les langues étrangères. Mais le catholicisme n’en reste pas moins respectueux des femmes.

A Paris la Conférence des évêques de France a porté plainte pour blasphème contre un écrivain nommé Houellebecq. Il avait écrit que « le catholicisme est la religion la plus con ». Les tribunaux ayant- on se demande pourquoi- refusé de le condamner, les évêques ont alors excommunié le blasphémateur, demandant à tous les catholiques fervents de le faire passer de vie à trépas. Mais cela n’indique en rien que le catholicisme ne soit pas une religion irriguée par la bonté et par l’amour.

Au Caire, des chrétiens coptes ont incendié des mosquées avec leurs occupants à l’intérieur, ils n’ont pas été poursuivis, leur colère étant jugée compréhensible. Mais quelques mosquées brulées ne font pas du catholicisme une religion incendiaire.

Au Nigéria, dans le nord du pays, une secte d’extrémistes catholiques a massacré des centaines de musulmans aux cris de « nous sommes les nouveaux Croisés ». Mais il est évident que le message de Jésus n’est pour rien dans ces excès.

A la Mecque, un imam un peu dérangé a annoncé qu’il allait bruler le Nouveau Testament en public. Immédiatement une vague de peur a parcouru le monde, tétanisé par la réaction prévisible des catholiques. Le roi d’Arabie Saoudite, les plus hautes autorités religieuses de l’Islam, le secrétaire général des Nations Unies ont supplié l’imam de ne pas se livrer à cette intolérable profanation. Le commandant en chef des armées arabes engagées au Pérou dans une guerre contre des fanatiques catholiques a même mis ses troupes en état d’alerte. Finalement l’inquiétant trublion a renoncé à son funeste projet. On avait frôlé l’apocalypse mais on ne doit pas exagérer la peur que peut inspirer le catholicisme.

Enfin, car c’est tout récent, la Pologne a livré à l’Italie un bloggeur italien qui s’était, assez bêtement, réfugié chez elle. Il avait écrit sur Twitter qu’il n’était pas tout à fait d’accord avec tous les enseignements de Jésus. En Italie, pour ce genre de crime, on encoure le châtiment suprême. Mais il ne faut pas salir le catholicisme avec une histoire somme toute anecdotique, d’un quelconque bloggeur.

Cette chronique pourrait paraître christianophobe, mais les faits cités sont tous réels. Selon la formule consacrée il nous faut souligner, que toute ressemblance avec une autre religion que le catholicisme ne saurait être que fortuite. Pour revenir aux choses sérieuses, il semble évident que Claude Guéant, a eu l’autre jour, grandement tort de parler de l’inégalité des « civilisations ». S’il avait eu un peu plus de courage, il aurait dit « religions ».

PS : ce propos bien-sûr ne vise que les extrémistes et les fondamentalistes catholiques ! Si d'autres venaient à s'y reconnaître, qu'ils considèrent également que ça ne vise que leurs extrémistes et leurs fondamentalistes.

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mercredi 15 février 2012

Affaires : ces casseroles socialistes qui intéressent peu les médias

casserole

Atlantico

Par Bertrand Janicaud le 15/02/2012

Si les "révélations" de Mediapart et Libération sur le "système Sarkozy" font l’objet de très nombreuses reprises dans les médias, les journalistes se font bien plus discrets lorsqu’il s’agit d’évoquer les affaires qui plombent la gauche et le parti socialiste.

Le silence de Hollande sur l’affaire Guérini

Un journaliste osera-t-il un jour demander à François Hollande de s’expliquer sur ses onze années de silence (ou d’ignorance ?) sur les dérives du système Guérini à Marseille ? Plus d’une décennie passée à la tête du parti socialiste et au cours de laquelle le candidat socialiste se sera montré particulièrement conciliant à l’égard de Jean-Noël Guérini.

François Hollande pouvait-il vraiment ignorer les agissements du président du Conseil général des Bouches du Rhône (et accessoirement patron de la fédération socialiste) ? Est-ce un pur hasard si le Premier secrétaire du PS obtenait des scores staliniens (plus de 80%) dans les Bouches du Rhône lors des scrutins internes. Le salaire de son silence ?

Car à en croire les premiers éléments de l’enquête policière ; mais aussi le témoignage d’Arnaud Montebourg (premier socialiste à avoir brisé l’omerta marseillaise) ; c’est une véritable organisation mafieuse qu’avaient mise en place Jean-Noël Guérini et son frère Alexandre Guérini, pour détourner des fonds publics et s’assurer le contrôle du département.

Sans faire de procès d’intention à François Hollande, les Français seraient en droit d’avoir des réponses sur ce mutisme long de dix ans… et les journalistes ont le devoir de gratter ce sujet embarrassant et de ne pas se contenter du "on ne savait pas" servi par l’entourage du candidat socialiste.

André Vallini : M. Justice de Hollande poursuivi pour « harcèlement moral »

N’est-il pas également troublant que le plus proche conseiller de François Hollande en matière de justice (à qui est d’ailleurs promis le ministère de la Justice en cas de victoire socialiste en mai prochain) fasse l’objet d’une plainte pour « harcèlement moral » de la part d’une ancienne collaboratrice… et qu’une deuxième plainte soit en passe d’être déposée en Isère pour « concussion » ?

C’est en effet dans l’indifférence générale qu’André Vallini, connu dans les couloirs de l’Assemblée Nationale (et aujourd’hui du Sénat) pour ses méthodes managériales « atypiques » (valse des collaboratrices et embauche d’une Miss comme attachée de presse) et ses coups de sang incessant, fait l’objet de deux plaintes et continue comme si de rien n’était à faire le programme Justice du candidat Hollande.

Alors que le syndicat des attachées parlementaires de l’Assemblée Nationale (Uncp-Unsa) a publiquement soutenu la plaignante et dénoncé la « grossière manipulation et les méthodes contestables » d’André Vallini, ne serait-il pas opportun que des journalistes demandent à François Hollande comment il voit les choses en matière de « harcèlement moral » et de « discrimination par l’âge » ?

Pas-de-Calais et financement occulte du PS

Les journalistes ne devraient-ils pas également s’intéresser d’un peu plus près au mode de fonctionnement de la fédération socialiste du Pas de Calais, empêtré dans un scandale de corruption dénoncé… par l’incontournable Arnaud Montebourg ?

François Hollande a-t-il découvert dans les journaux que le parquet de Lille avait ouvert au printemps dernier une enquête préliminaire sur un système d’emplois fictifs et de financement occulte du PS local (l’une des principales fédérations socialistes de France).

La justice s’intéresse notamment à la gestion par le député-maire de Liévin, Jean-Pierre Kucheida, de la Soginorpa, un important bailleur social financé par des fonds publics et dont M. Kucheida est président. Plus de 1,5 million d’euros de dépenses non justifiées poseraient notamment problème à la Chambre régionale des comptes.

Ne serait-il pas pertinent de demander à François Hollande, au titre de ses mandats à la tête du PS, de se positionner par rapport à des accusations gravissimes ? Ne serait-ce que pour les condamner et affirmer qu’il n’était absolument pas au courant de ce qui se tramait dans l’une des plus grandes fédérations socialistes de France.

Dans la même veine, les journalistes ne pourraient-ils pas demander à Martine Aubry, dont on nous assurait qu’elle contrôlait le PS du Nord (c’est en tout cas la version des amis de Ségolène Royal) si elle ne se doutait de rien ?

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lundi 6 février 2012

Peuple de gauche : déjeuner 4 étoiles pour Hollande et BHL

BHL24 Heures/actu.com

François Hollande et Bernard Henri-Lévy se sont retrouvés cette semaine pour un déjeuner en tête à tête au très bling-bling Restaurant Laurent. L’occasion sans doute d’évoquer ce brave « peuple de gauche » autour de l’une des tables les plus chères de Paris, et qui sait peut-être « ré-enchanter le rêve français » autour de la célèbre « salade de mâche » du chef… pour la modique somme de 140 euros.

François Hollande l’assure : il « n’aime pas les riches ». Pas de quoi l’empêcher d’organiser ses mondanités avec le prince de l’intelligentsia bobo parisienne dans l’un des restaurants les plus chics… et les plus chers de la capitale. Si la rencontre devait permettre au candidat socialiste de reconquérir le coeur d’un BHL emballé par la fougue guerrière de Nicolas Sarkozy, elle aura surtout mis en évidence la déconnexion de François Hollande avec le quotidien des Français.

Car quelle cohérence peut-on trouver à un politicien qui prononce le dimanche un discours enflammé contre « l’empire de la finance » et une société pervertie par l’argent-roi… et qui déjeune le mardi dans un quatre étoiles parisien (aux prix ridiculement élevés) avec l’un des « intellectuels » les plus emblématiques de la pensée unique germanopratine ?

A lire le menu du restaurant Laurent, le peuple de gauche doit quelque peu tirer la langue en voyant les agapes de son représentant. La salade de mâche à 140 euros ne constitue en effet qu’une entrée. François Hollande et BHL ont ensuite pu déguster un petit carré d’agneau pour 92 euros avant de terminer sur une note sucrée avec un ananas rôti pour la bagatelle de 30 euros. Espérons qu’ils n’aient pas pris de vin…

On ne sait pas si le philosophe des beaux quartiers soutiendra finalement la candidature de François Hollande, mais une chose est certaine : le déjeuner aura été agréable et passé entre personnes de bonnes familles. Reste à savoir si ce sont les contribuables corréziens ou les militants socialistes qui ont réglé l’addition !

http://24heuresactu.com le 02/02/2012

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samedi 4 février 2012

Quand les journalistes arrangent les faits de peur d'alimenter le racisme

Singe_oreilles_bouch_esL'auteur de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici.

Atlantico

Par Paul-François Paoli le 04/02/2012

Le « racisme », ou ce qui passe pour tel, est semblable à ce qui était perçu autrefois comme une grossièreté ou vulgarité par les bourgeois et les honnêtes gens. Parler de sexe au XIXe siècle était réprouvé. Tenir des propos critiques sur telle ou telle communauté ethnique tient aujourd’hui lieu d’obscénité chez les gens bien élevés, même s’il est notable que tous les peuples ne sont pas logés à la même enseigne.

Blaguer sur les Japonais conformistes et disciplinés n’est pas toujours mal vu. Mais suggérer que les jeunes Africains seraient moins performants à l’école que les jeunes Chinois relève de la transgression. De fait, certaines popula­tions sont plus ou moins bien loties dans l’auberge espagnole de la mauvaise conscience occidentale et cela s’en ressent dans les mille précautions séman­tiques que nous utilisons.

Dans Les Yeux grands fermés, l’immigration en France [1], Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques, qui a participé aux travaux du Haut Conseil à l’intégration, décrit de l’intérieur ces méca­nismes d’auto-intimidation. « L’a priori idéologique est déterminant dans la manière d’aborder ce qui se rapporte à l’immigration en France. La réalité, la mise en évidence des faits ne comptent guère. […] Il faut vanter les mérites de l’immigration, se féliciter de ses apports multiples et de l’enrichissement qu’elle sus­cite. Ce bain idéologique enserre les sciences sociales qui ont appris, avec les années 1980, à se démar­quer absolument du FN. Travailler sur l’immigration, c’est partir en mission contre ceux qui pensent mal […]. L’antiracisme idéologique structure l’expression savante et ordinaire sur l’immigration. À une époque où l’on brise les tabous et où l’on valorise la trans­gression, le politiquement moral est paradoxalement dominant », écrit-elle.

Adoptant une démarche avant tout analytique, elle n’affirme pas que l’immigration est un mal en soi, sans pour autant conclure qu’elle est un bien en soi. Elle tente simplement de com­prendre dans quelle mesure elle peut être positive, sans exclure qu’elle puisse aussi être néfaste. Pour autant, son livre porte de graves accusations, notam­ment sur des médias, dont elle écrit « qu’ils répugnent généralement à livrer certaines informations, parce qu’elles pourraient dégrader l’opinion publique sur l’immigration et alimenter ainsi le racisme. Cette emprise morale de l’antiracisme se traduit par la rétention, l’arrangement des faits, l’abstention, sans compter la faible incitation à une connaissance déga­gée de tout enjeu idéologique ».

Les militants de l’antiracisme idéologique détestent la complexité comme la peste. Eux voient le monde en noir et blanc : les méchants racistes contre les bons immigrés. Tribalat écorche le moralisme paresseux des journalistes, qui s’en tiennent souvent à des stéréotypes, mais elle met aussi en cause cer­taines institutions. Parmi elles, la Commission natio­nale consultative des droits de l’homme, chargée, chaque année, de remettre un rapport au gouverne­ment sur le prétendu racisme des Français.

À la lec­ture du chapitre que Michèle Tribalat consacre aux sondages pratiqués par cette institution qui, depuis la loi Gayssot de 1990, peut poursuivre en justice les manifestations et les écrits considérés comme racistes, on a le sentiment inquiétant d’habiter l’un de ces régimes soviétisés qui avaient choisi de museler le réel pour se rassurer. Ainsi, « la CNCDH a réglé la ques­tion du rapport au réel en le congédiant purement et simplement », écrit la démographe. (...)

À cette aune, c’est non seulement des mil­lions de Français qu’il faut incriminer, mais aussi une bonne partie du personnel politique vivant, sans oublier les morts eux-mêmes, à commencer par de Gaulle qui aurait assuré à Alain Peyrefitte : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes tout de même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne [2]. » Nul doute que selon les critères ésotériques de la fameuse commission, de Gaulle aurait eu quelques comptes à rendre ! Il serait probablement rangé parmi les mauvais Français par des gens que nous n’avons pas élus…

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mercredi 1 février 2012

Éva Joly, budget : nouveau mensonge de la gauche française

Joly_mains_sur_la_t_te24 Heures/actu.com

Éva Joly et les Verts se sont encore couverts de ridicule en faisant réaliser une étude sur le programme économique présidentiel de la candidate par un militant du parti. Une étude forcément élogieuse pour les écolos mais dénoncée vivement par la communauté scientifique.

L’équipe de la Joly dame présentait l’évènement comme une « opération crédibilité », il s’est transformé en opération Titanic. Le 4 octobre, les écolos présentaient donc fièrement à la presse le résultat d’une étude censée être réalisée par plusieurs économistes de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), à travers une méthodologie appelée ThreeME et développée par l’OFCE.

Et curieusement pour qui a un minimum de notions d’économie et qui a déjà plongé dans le programme de l’ancienne juge, les conclusions de cette « simulation des effets macroéconomiques du budget d’Eva Joly » présentent le programme des Verts comme un bon modèle de sortie de crise.

Malheureusement pour nos amis écolos, le 27 janvier, Paul Mailliet, Frédéric Reynès et Yasser Y. Tamsamani, trois des quatre économistes cités dans l’étude, ont publié sur le site internet de l’OFCE une note au titre éloquent, « Quand les économistes sont pris pour des pommes ». Ils y dénoncent l’usage de leurs noms associés de manière mensongère à l’étude en question, précisant qu’ils n’ont « ni participé, ni signé, ni contribué directement ou indirectement au travail d’évaluation proposé par Europe Écologie-Les Verts ».

« Ce travail est la responsabilité pleine et entière de Gael Callonec, et n’engage que lui », ont-ils ainsi expliqué. Oh ! Surprise ! Le Gael Callonec en question est un militant EELV. Il a été investi par le parti d’Éva Joly pour les prochaines législatives dans le département des Yvelines et est par ailleurs le porte-parole du groupe de Conflans-Sainte-Honorine. Vous avez dis curieux ?

Au final, les Verts ont essayé de se justifier dans un communiqué pathétique qui ne trompe personne quant à la malhonnêteté et au mensonges d’Éva Joly et de ses sbires :

« A la demande de l’OFCE, et pour lever toute ambiguïté, j’ai modifié la présentation des signataires de l’étude. Dans la version modifiée mise en ligne vendredi, il est précisé que le modèle a été conçu et développé par quatre économistes, mais que seul l’un d’entre eux a réalisé, à notre demande, la simulation, poursuit M. Canfin. La version initiale présentée mercredi à la presse comportait donc un amalgame dont j’assume la responsabilité, puisque l’important est bien le modèle et non la personne qui y entre les données. Mais cela contrevient aux conventions habituelles dans le monde universitaire comme cela a été relevé sur le blog de l’OFCE. »

Ce genre de méthode bolchévique de manipulation du peuple n’est plus vraiment une surprise venant de la gauche française qui nous a depuis longtemps habitués, de LO au PS, à un dangereux sectarisme. A trop prendre les français pour des moutons ou des « pommes » selon les économistes manipulés, la gauche pourrait avoir une petite surprise en avril prochain…

http://24heuresactu.com le 01/02/2012

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dimanche 29 janvier 2012

A la mémoire du grand libérateur Pol Pot et du guide génial de l'humanité Staline !

Cambodge_t_tes_de_mortsAtlantico

L'auteur de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici.

Par Christian Millau le 29/01/2012

Pol Pot était un grand patriote qui a défendu courageusement son pays contre les impérialistes. Les Khmers rouges qui ont libéré Pnom Penh, sous les acclamations de la population, font l’objet d’un dénigrement diabolique, orchestré par les ennemis du peuple cambodgien.

Les soi-disants massacres où auraient péri plus d’un million et demi d’hommes et de femmes sont une pure invention. Durant la guerre de libération, on a déploré la mort de plusieurs milliers de civils mais il a été établi, grâce à d’innombrables témoignages, qu’ils ont été, en vérité, les victimes des bandits au service du régime Lon Nol, valet des impérialistes américains.

Moi, Christian Millau, ami du Cambodge et respectueux de la mémoire du grand libérateur Pol Pot et de ses glorieux combattants, je lance une pétition afin que soit rétablie la vérité historique. Je me propose d’intenter des actions en justice contre tous ceux qui continueront à répandre ces odieuses calomnies

 Depuis des décennies, des historiens manipulateurs et des nostalgiques des criminels nazis, se livrent à des campagnes calomnieuses visant à ternir la mémoire du guide génial de l’humanité, le cher et regretté camarade Joseph Staline. La dénonciation de soi-disants camps de déportation, baptisés "goulags “ où auraient péri des millions de citoyens de la glorieuse Union soviétique, est pure calomnie.

Leur existence n’a d’ailleurs jamais été sérieusement établie. La vérité est que dans un esprit humanitaire, le “plus grand génie de tous les temps “, ainsi que l’avait nommé le camarade Etienne Fajon,membre du Comité central et représentant du PCF auprés du Kominform, avait créé des centres de rééducation pour les criminels, fondés non pas sur la détention mais sur le travail.

Une mesure saluée par les progressistes du monde entier, à l’image de Marie-Claude Vaillant Couturier, survivante des camps de la mort nazis, qui outrée par les mensonges du camp capitaliste, avait rétabli la vérité historique en déclarant solennellement, en 1951 : “Il n’y a jamais eu de camps de concentration en URSS”.

Moi, Christian Millau,d’origine russe par ma famille maternelle, je lance une pétition afin que soit niée enfin de façon définitive l’existence d’un régime concentrationnaire, baptisé “goulag “dans l’Union soviétique du camarade Joseph Staline. Avec mes amis, adhérents au mouvement “ Arrêt au mensonge du goulag!", nous poursuivrons en justice les falsificateurs et imposteurs de la réalité historique.

Je conseille à tous les imprudents qui seraient tentés de déposer des plaintes contre moi, pour négationisme, d’aller se rhabiller. Depuis la loi votée par le Sénat à la majorité absolue, seuls deux génocides sont reconnus, punissables d’un an de prison et d’une amende de 45 000 euros : la Shoah et le génocide arménien. Pour tous les autres, signés Staline ou Pol Pot, Mao ou Kim il-Sung, circulons : il n’y a rien à voir.

Juste le droit de garder dans l’oreille le bruit étouffé de dizaines de millions d’ossements qui s’entrechoquent.

Posté par Redekker à 21:50 - - Commentaires [0]
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samedi 28 janvier 2012

Val-de-Marne : des élus communistes s’attaquent au mariage

logo_pcfNouvelles de France

L’Association des élus communistes et républicains du Val-de-Marne (Adecr94, organigramme) appelle ses membres à organiser des parodies homosexuelles du mariage civil les 11 et 14 février prochains.

« L’heure n’est plus aux seuls débats, mais pour les élus de gauche, à celle de prendre une initiative forte et rassembleuse qui soit une avancée réelle dans la lutte pour l’égalité des droits » estime-t-elle tout en sachant parfaitement que cette égalité existe : en France, tout le monde peut se marier à condition d’avoir au moins 18 ans et de respecter la règle du sexe opposé.

ndf.fr le 26/01/2012

Posté par Redekker à 00:08 - - Commentaires [0]
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