vendredi 18 mai 2012

Christiane Taubira : le double langage sur l’esclavage

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24 Heures/actu.com

La nouvelle ministre de la Justice de François Hollande, Christiane Taubira (dont les compétences pour occuper un tel poste sont fortement contestées), s’est faite connaître par les lois mémorielles sur la traite négrière qu’elle a poussé à l’Assemblée Nationale. Mais si la Garde des Sceaux veut que la France batte perpétuellement sa coulpe, sa position vis-à vis de la traite arabo-musulmane est beaucoup plus mesurée. Quand communautarisme et haine de la France se conjuguent.

Christiane Taubira n’a jamais de mots assez durs pour faire culpabiliser les Français sur la traite négrière. Elle fait partie de cette mouvance doloriste qui voudrait imposer à la France un repentir éternel pour des crimes qui ont plus de deux siècle… Pourtant son discours est très différent quand il s’agit de l’esclavagisme arabo-musulman.

S’il est établi que la traite négrière arabo-musulmane a été beaucoup plus massive et tout aussi inhumaine que celle mené par les puissances européennes, il est de bon ton de nier la première pour mieux faire culpabiliser les seconds. C’est tout le message de Christiane Taubira lorsqu’elle déclare :

Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes

Des propos hallucinants qui donnent un éclairage inédit sur la nouvelle ministre de la Justice et sa conception de l’Histoire et du devoir de mémoire.

A croire Christiane Taubira, les Français peuvent donc prendre sur leurs épaules tout le poids et la culpabilité de l’esclavage, mais les autres peuples en sont absous. Une position qui ajoute l’incohérence et le communautarisme à la haine de la France.

http://24heuresactu.com/ le 18/05/2012

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lundi 14 mai 2012

Kucheida : nouvel « abus de biens sociaux » au PS ?

Kucheida

24 Heures/actu.com

Le député maire socialiste de Liévin, Jean-Pierre Kucheida, fait l’objet d’une enquête pour « abus de biens sociaux », dans le cadre de l’utilisation de la carte bancaire de la Soginorpa, qui gère des dizaines de milliers d’anciens logements miniers.

Selon 20minutes, un « responsable du service de la comptabilité » et un « responsable du service trésorerie » ont été entendus par la police de Lille cette semaine.

Jean-Pierre Kucheida, membre influent du Parti socialiste, est soupçonné d’avoir utilisé la carte bancaire de l’organisme public à des fins personnelles. Il aurait retiré près de 47000 euros avec la carte de l’organisme.

Contrairement à Delphine Batho, Kucheida n’a bénéficié d’aucune indulgence de la part du PS et sa candidature aux législatives a été gelée jusqu’aux résultats de l’enquête.

Quatre autre enquêtes préliminaires ont été ouvertes, dont une concernant un autre élu socialiste, l’ancien maire d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, pour des accusations de financement occulte de la fédération PS du Pas-de-Calais, le département de Martine Aubry.

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samedi 12 mai 2012

Le mariage gay, ou la régression sociétale

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24 Heures/actu.com

Le Président des États-Unis, Barack Obama, a annoncé mercredi dernier qu’il était favorable au mariage entre personnes de même sexe. De son côté, François Hollande a clairement annoncé dans son projet qu’il ouvrirait le droit au mariage aux couples homosexuels, qui pourront, en prime, adopter. Les néerlandais, pour ne citer qu’eux, ont autorisé cette union depuis le 1er avril 2001. Beaucoup de militants pro-mariage gay érigent ce pays en exemple, arguant du fait que la France serait “en retard”, et défendant ainsi une certaine idée du progrès, largement contestable, car tout progrès n’est pas nécessairement profitable pour la société.

Mais pour certains bien-pensants qui déambulent dans le grand supermarché des “idées neuves” , la simple étiquette “progrès” suffit à les séduire. Mais sous l’étiquette, il y a un prix. Celui que devra payer la société.

Le mariage est une union, entre un homme et une femme, officialisée par un organisme d’Etat, juridique, ou religieux. Le mariage civil est un contrat passé entre les époux. Ils ”se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance”, comme le dispose l’article 212 du Code civil.

Dans la religion catholique, le mariage est un des sacrements les plus importants. En France, “fille aînée d l’Eglise”, cette union religieuse est d’une grande importance et marque la société française en contribuant à son identité. Charles de Gaulle a affirmé plusieurs fois son attachement aux racines chrétiennes de la France :

“Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs.”

« Nous avons une responsabilité, celle de jouer le rôle de la France ; ce rôle, dans mon esprit comme dans le vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu’il est, c’est presque banal de le dire, s’il n’était pas d’abord un pays catholique. »

Cité par B. Stora, Le transfert d’une mémoire, Ed. La découverte, 1999

On ne peut donc évoquer le mariage en France sans évoquer la religion chrétienne. “La République est laïque, mais la France est chrétienne”, disait encore l’ancien Président de la République Française.

Ainsi, pour les catholiques, Dieu a créé l’homme et la femme l’un pour l’autre, pour qu’ils ne soient plus deux, mais une seule chair (Mt 18, 6). : ainsi ils doivent vivre dans l’amour et être féconds. Ce dernier paramètre étant, vous en conviendrez, difficilement réalisable pour des personnes homosexuelles. Les valeurs essentielles du mariage chrétien sont l’unité, l’indissolubilité, l’accueil d’une descendance – tout couple doit être prêt à accueillir des enfants et à les éduquer – et la recherche du bien du conjoint, qui doit toujours être visé.

Comment donc peut on occulter l’importance du mariage chrétien, tant la religion chrétienne a apporté pour l’identité française et l’Histoire de France ? Le jeudi 3 mars 2011, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), Nicolas Sarkozy avait rappelé que “la chrétienté a laissé» à la France «un magnifique héritage de civilisation», en ajoutant ceci :

«Cet héritage nous oblige, cet héritage, c’est une chance, mais c’est d’abord un devoir, il nous oblige, nous devons le transmettre aux générations, et nous devons l’assumer sans complexe et sans fausse pudeur»

S’opposer au mariage entre personnes de même sexe, ce n’est pas être homophobe, mais c’est respecter cet héritage de la chrétienté, c’est respecter l’âme de la France. Il serait donc bienvenu que les associations homosexuelles prennent leurs responsabilités en respectant l’institution du mariage, civil ou religieux. Le mariage a une définition, celle d’une union entre un homme et une femme. Ce n’est pas la communauté LGBT qui réformera le dictionnaire.

Le progrès n’est pas toujours bon à prendre, et la tradition doit parfois lui résister.

http://24heuresactu.com le 11/05/2012

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lundi 7 mai 2012

"Moi, salaud d'électeur FN..."

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Atlantico

Par Guillaume Bailly le 06/05/2012

Ils sont les stars incontestées de l’élection présidentielle. Depuis le premier tour, il est difficile d'échapper à un portrait sociologique des militants frontistes. Des ouvriers de peu de culture, travaillant de leurs mains, vivant en semi-autarcie dans un milieu rural, où l'immigration est totalement absente, effrayés par cet étranger qu'ils ne connaissent pas. En quelques heures, l’électeur du Front national est passé, dans l'imaginaire politique, du statut de néo-nazi raciste et haineux à celui de pauvre plouc ignorant à qui l’on n'a pas expliqué les choses avec des mots à sa portée.

Et depuis le soir du premier tour, je suis quelqu'un d'exceptionnel : je vis en ville, dans une zone d'immigration dense, comme depuis toujours, j'ai une bibliothèque très fournie pour un semi analphabète, des livres avec peu d'images, je vis de ma plume, et je suis même allé à l'université faire mes humanités. Malgré tout cela, j'ai voté Front national.

Vous voyez bien que je suis quelqu'un d'exceptionnel.

Bien sûr, il y a une autre explication : celle que les gens se trompent, mais pour des raisons d'ego je préfère l'ignorer. Il y a deux semaines, j’étais un salaud, je profite un peu de ma popularité aussi inattendue qu’éphémère. Vous avez remarqué ? Messieurs Sarkozy et Hollande multiplient les déclarations, ils veulent me parler, à moi ! M'expliquer que je me trompe, que mes valeurs ne sont pas républicaines, qu'il ne faut pas avoir peur, juste voter pour eux.

Mais enfin, un peu de cohérence : si je ne suis momentanément plus infréquentable, mon parti, lui, le reste : il suffit d'observer ce qui se passe lorsqu'un leader de la droite suggère que peut être, il serait possible d'envisager de discuter avec le Front national.

Et je suis républicain, me semble-t-il. Je n'ai pas marché sur l'Elysée avec un fusil pour en chasser l'occupant et installer Marine Le Pen à sa place, je me suis rendu dans un bureau de vote pour déposer dans une urne un bulletin à son nom. Expliquez-moi en quoi c'est antirépublicain. Et expliquez moi en quoi Messieurs Hollande, Mélenchon, Madame Joly, et j'en passe, ont le droit de dire ce qui est républicain ou pas. Ils ont des diplômes de République ?

Je ne l'ai pas fait non plus par dépit. Je crois vraiment que le programme de Marine Le Pen est bon, même si certains points ne m'agréent pas. Il n'y a rien d'exceptionnel à cela, voter ne consiste pas à choisir le candidat dont absolument toutes les idées ont remporté votre adhésion. Je ne peux m'empêcher de croire que quelqu'un qui est d'accord avec absolument tout ce que dit le candidat est soit victime d'un lavage de cerveau, soit un extrémiste. Je n'aime pas les extrémistes.

Je sais ce que vous pensez : ce garçon n'est pas net, il vote pour le Front national tout en se comportant en Zoïle de l’extrémisme. Et si vous faisiez erreur, et que le Front national n'était pas un parti extrémiste ? Imaginez que le Front soit un parti réellement gaulliste, et que c'est ce qui aurait pu m'attirer, en tant qu'ancien militant du RPR (celui d'avant la trahison de Chirac).

Je suis gaulliste, comme je crois, à la lire et à l'écouter, que Marine Le Pen l'est. Ce qui doit embêter son papa, qui lui ne pouvait pas supporter les gaullistes. Pauvre Marine : imaginez quel doit être son calvaire, partagée entre l'amour filial et l'impatience que le vieux Jean-Marie tire sa révérence et lui laisse le champ libre.

Bon, vous devez piaffer : évacuons, si vous le voulez bien, le sujet du racisme. Vous pensez que je vote Front national parce que je suis raciste ? Voyons... Vous ai-je dit que j'avais fait des études ? Et que n'étant point trop idiot, j'ai vite compris qu'il y avait génétiquement autant de différences, mettons, entre un homme noir et moi, qu’avec n'importe quel homme blanc qui n'est pas de ma famille. Le racisme est une chose idiote, d'un point de vue scientifique.

Je suis contre l'immigration pour des raisons pragmatiques qu'il serait trop long de détailler ici. On m'oppose des raisons idéologiques. L'idéologie est une bonne chose, quand on en a les moyens. Les caisses sont vides, et le chômage est à dix pour cent de la population active : désolé, les grandes et belles idées ne sont pas dans nos moyens.

Et l'idée qu'il puisse y avoir des Français blancs, des Français noirs, des Français jaunes avec les yeux bridés, ne me choque pas. Que mon voisin soit bouddhiste, chrétien, juif ou musulman, quelle importance ? C'est son choix, ça le regarde. Qu'il mange de la viande provenant d'un animal égorgé sans étourdissement et qu'on laisse agoniser vingt minutes avant que la mort ne vienne le délivrer n'est pas non plus un problème pour moi. Tant qu'on me laisse la possibilité de savoir que mon steak provient de cet animal, la possibilité de refuser de le manger et d'en obtenir un plus conforme à mes convictions, et le droit de dire que cette préconisation est barbare et rétrograde. Le droit, donc, de critiquer sa religion et celle des autres.

Je ne suis pas non plus contre l'Europe, je suis contre cette Europe. Qui sont ces gens qui constituent la Commission qui semble tout régenter ? Je ne me rappelle pas avoir voté pour eux. Je ne suis pas pour la peine de mort. Marine si, mais elle a déclaré qu'elle ferait un référendum. J'ai suffisamment foi en mes compatriotes pour croire qu'ils refuseront le rétablissement de la peine capitale, mais s'ils font un autre choix, en tant que républicain, je m'inclinerai.

Il y a tant d'autres sujets. Marine Le Pen m'a parlé de liberté, de démocratie directe, et d'amour de la France, tandis que les autres crachaient leur haine, tous à leur façon, du patriotisme. Comment parler de cela sans évoquer la bien-pensance, la pensée unique ? Sous couvert d'une noble cause, lutter contre le racisme, l'on a réussi à imposer un véritable lavage de cerveau aux élites. Demander un débat sur l'immigration aujourd'hui est un crime.

Que ferai-je dimanche ? Je voterai blanc. D'un côté, il y a Hollande, dont les projets sont opposés à mes convictions. De l'autre, Sarkozy. J'ai voté pour lui en 2007. Il m'a trahi. Voter contre Hollande ? C'est tentant, mais non. Je prends le pari d'une abstention record. Le report de voix des abstentionnistes serait proportionnel, je crois, pour chaque candidat. Je préfère un Hollande élu avec 60 pour cent des suffrages exprimés, qu'avec 95 pour cent. Mais j'irai voter, c'est un droit précieux.

Et dès lundi, je prendrai ma carte au Front National, pour préparer l'après, les législatives, et les cinq années à venir, sur les cendres de cet UMP qui n'a jamais été un parti gaulliste. Elles seront difficiles. Parce que, si pour l'instant, nous sommes des électeurs perdus qu'il faut convaincre, dès lundi, nous serons redevenus des fachos indésirables, et la chasse aux sorcières sera ouverte.

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mercredi 2 mai 2012

Le Trocadéro comparé à Nuremberg

kahn_AxelNouvelles de France

Par Pierre de Bellerive le 02/05/2012

Après le rapprochement Sarkozy-Pétain effectué par l’ancien quotidien collaborationniste L’Humanité, c’est le meeting de Nicolas Sarkozy au Trocadéro qui est comparé par la gauche aux rassemblements nazis de Nuremberg ! A l’origine de cette drôle d’« analogie », le généticien Axel Kahn, candidat socialiste aux législatives dans la 2e circonscription de Paris face à François Fillon.

Sur Twitter, il écrit : « Images et symboles sont mobilisés par le Nuremberg du tout petit d’hier, ceux de Résistance et du chant des partisans s’imposent à moi ». Dans un second tweet, il s’excuse à demi-mot : « Pardon à tous. J’avais promis de ne plus évoquer que l’avenir. Cependant, ce qui s’est passé hier m’a bouleversé, doit vous bouleverser ».

Brrr, c’est vrai ça, tous ces drapeaux tricolores… De quoi donner des frissons à la gauche !

Note BYR : Wvvvvooooo.....!!! le son du boomerang !

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mardi 1 mai 2012

Faudra-t-il que les électeurs fidèles à Nicolas Sarkozy demandent pardon à la gauche pour avoir choisi...

Sarko_arcole

Atlantico

Par Christian Millau le 30/04/2012

En découvrant la dernière Une de l’hebdomadaire Marianne, j’ai éprouvé comme une hallucination. Je me suis retrouvé soixante-dix ans plus tôt quand la presse collabo vomissait ses manchettes, trainant dans la boue et vouant à la mort les gaullistes, les "terroristes maquisards ", les juifs, les francs maçons et tous ceux coupables de ne pas lever le bras à la verticale devant les splendeurs de l’Europe Nouvelle.

Quand, la même semaine, L’Humanité passe la photo de Sarkozy à côté de celle de Pétain, quoi de plus naturel de la part de l’organe officiel des camarades qui pendant des décennies léchèrent le cul et les bottes du Génial Staline, nièrent l’existence du goulag et traitèrent le général de Gaulle de "fasciste "comparant même à Hitler l’homme du 18 juin ? Le vomi fut un des attributs les plus sûrs de son fonds de commerce. Qu’attendre d’autre de la part de ces grains de poussière étrangement échappés au grand coup de balai de l’Histoire ?

En revanche, comment un homme comme Jean-François Kahn dont je ne mets pas en doute honnêteté, peut-il prêter la main à l’opération du plus trivial des racolages lançé par le magazine dont il fut le créateur ? Après avoir lâché une première fois François Bayrou et à la seconde, s’être précipité dans les bras de François Hollande – son droit le plus strict- était il bien nécessaire de cautionner l’ignominie de cette couverture qui qualifie Nicolas Sarkozy de "Honte de la Vème République"?

Face aux 10,27 millions de hollandistes, les 9, 75 millions de Français qui ont voté en faveur du président sortant devront- ils avoir honte et demander pardon d'être demeurés fidèles au "Voyou de la République"?

Avant de se vautrer dans l’obscénité, Marianne ferait bien de faire le ménage sous les plis de sa robe virginale. J’ignore quelle a été la part de M.Joseph Macé-Scaron, le directeur adjoint de la rédaction dans ce pitoyable coup.

Puisque Marianne affiche pour devise la profession de foi d’Albert Camus "Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti ", faisons lui le plaisir de prendre parti en rappelant une vérité moins brillante.

Depuis que Jérôme Dupuis a courageusement levé le lièvre dans L’Express, on n’ignore plus rien des habitudes de M. Macé-Scaron à pomper pour en emplir ses livres comme ses articles des passages entiers écrits par d’autres. Voilà qui devrait inciter à la modestie.

Je ne suis pas certain que François Hollande fasse ses choux gras de ce puant brouet. Pour son image, c’est plutôt gênant. D’autant qu’on n’est plus là dans le débat d’opinion mais, à mon avis, dans une opération "marchand de soupe ", purement mercantile, destinée à faire grimper les ventes et remplir les caisses.

Note BYR : Il est certain que le déferlement anti-sarkozyste des médias dans cet entre-deux tours laisse pantois. toutefois, je rappelerai à Christian Millau et à tous-ceux qui vont voter pour le président sortant ce dimanche que durant des années ce déferlement n'avait pour cible qu'une seule et unique formation politique et donc ses dirigeants et militants. Le FN. Nicolas Sarkozy et ses partisans vivent à présent la même chose. Aï, ça fait mal le retour de boomerang !

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Téléphone rouge

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Nouvelles de France

Par Eric Martin le 30/04/2012

Nicolas Sarkozy, Queen Elizabeth et Vladimir Poutine meurent en même temps et se retrouvent en enfer.

À leur arrivée, ils repèrent un téléphone rouge et, immédiatement, demandent quelle en est l’utilité.

Le diable leur dit qu’il peut être utilisé pour appeler la terre dans des circonstances exceptionnelles.

Considérant tous les trois que les circonstances sont exceptionnelles car ils n’ont pas eu le temps de régler tous leurs problèmes, il décident de demander s’ils peuvent s’en servir.

Poutine demande donc d’appeler la Russie, il parle pendant 5 minutes et le diable lui dit qu’il lui doit 1 million de roubles. Poutine fait un chèque.

Queen Elizabeth demande à son tour d’appeler l’Angleterre. Elle parle pendant 20 minutes et le diable lui demande 6 millions de livres. Elle paye.

Nicolas Sarkozy, à son tour, prend le téléphone, appelle la France et parle pendant 4 heures. A la fin de l’appel le diable lui dit qu’il doit 5 euros.

Quand Poutine entend cela il rentre dans une rage épouvantable et demande au diable pour quelle raison Sarkozy serait-il traité de manière préférentielle.

Le diable sourit et lui dit que depuis que François Hollande est devenu président, la France est devenue un enfer et que c’est donc un appel local.

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dimanche 29 avril 2012

Français, si vous saviez…

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Nouvelles de France

Tribune libre de Philippe Simmonot, ex-professeur d’économie du droit à l’Université de Paris-Dauphine, docteur ès sciences économiques du 25/04/2012

La France se prépare à des lendemains de fête qui ne chanteront guère. Les finalistes du second tour racontent finalement à peu près la même chose sans convaincre personne. Non, hélas ! l’équilibre des finances publiques de la France ne sera pas rétabli aux dates promises.

Les citoyens ont le pressentiment qu’on leur cache quelque chose et qu’ils découvriront le pot aux roses – un euphémisme – aux lendemains du 6 mai. En fait, ils ont été trompés. Français si vous saviez…

Au départ, en effet, le diagnostic a été mensonger. L’origine de la crise de 2008 était à trouver non dans des « défaillances d’un marché dérégulé », comme l’ont dit et répété les politiques et les médias, mais dans les excès de la Puissance publique. Dès lors, l’État dont on célébrait le « Grand Retour » sur la scène économique (qu’il n’avait en vérité jamais quittée) ne pouvait qu’enfoncer les pays malades dans leur propre maladie. Crise dans la crise, l’agitation au chevet de l’euro a poussé l’interventionnisme étatique, par le truchement de la Banque Centrale Européenne, jusqu’à la caricature et en violation flagrante des Traités – avec la complicité honteuse de « Merkozy ». Le fantôme de Keynes, le célèbre économiste britannique, a de nouveau été sorti de la tombe où l’on croyait l’avoir enfermé.

De deux choses l’une : ou bien les gouvernements prennent des mesures pour réduire le fardeau d’une dette qui n’est pas soutenable quand les taux d’intérêt sont supérieurs au taux de croissance de l’économie, et ces mesures briseront la « relance » annoncée. Ou bien les États poursuivent leur fuite en avant, les taux d’intérêt remonteront, le poids de la dette s’alourdira un peu plus, et la relance sera tout aussi molle. La Grèce a été le premier exemple de cette course à l’abîme. Aujourd’hui, l’Espagne s’engouffre dans cette voie calamiteuse quand elle doit payer pour sa dette des taux d’intérêt qui sont de nouveau en hausse. L’Italie est derechef entraînée par la spirale, et on ne voit pas comment la France pourrait lui échapper. Le « spread » – écart de taux entre les emprunts de Berlin et de Paris – est remonté à son plus haut niveau depuis deux mois. La rumeur d’une nouvelle dégradation de la note de crédit de la France s’est d’ailleurs propagée la semaine dernière, par le biais d’une note de la banque américaine Citigroup.

Voilà maintenant que les Pays-Bas sont entrés dans cette danse infernale après la chute du gouvernement Rutte. L’agence de notation Moody’s se tient prête, si le besoin s’en fait sentir, à dégrader la note néerlandaise. « Si nous venions à observer un engagement plus faible dans la discipline fiscale ou une abrogation répétée des règles fiscales du pays, cela pourrait exercer une pression négative sur la note du pays », explique l’agence. Cet avertissement vaut autant sinon plus pour la France, beaucoup moins vertueuse que les Pays-Bas.

Il s’agit bien d’une spirale infernale. Ce n’est pas la dette en valeur absolue qui compte mais le rapport entre produit national brut et dette, intérêts compris. La capacité de remboursement d’un État n’est rien d’autre que son économie, sa richesse, sa croissance. La spirale infernale commence lorsque, pour rembourser la dette, les gouvernements augmentent les impôts et diminuent les dépenses, ce qui impacte la croissance… Pour s’en sortir, notre Napoléon comptait sur le Grouchy de la croissance économique. C’est le Blücher de la stagnation qui est arrivé – avec un chômage record qui – sauf un miracle de dernière minute – le condamne à perdre l’élection présidentielle. Du côté Hollande, ce n’est pas en travestissant les récents propos du président de la Banque Centrale Européenne que l’on sortira la France de cette ornière.

Plus grave, si l’on ose dire, mais ni Hollande ni Sarkozy n’en parlent – pas même une allusion du bout des lèvres -, la crise actuelle est, en fait, l’ultime accès d’une fièvre qui s’est emparé du système monétaire international depuis qu’a été fermée la fenêtre d’or (golden window) le 15 août 1971 par Richard Nixon, alors président des États-Unis. La mémoire des politiciens et des économistes à leur service ou au service des banques qui les paient grassement est si courte qu’on est obligé de leur rappeler que, ce jour-là, le dernier lien qui existait entre le métal jaune et une monnaie (et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agissait du dollar) a été rompu.

À gauche comme à droite, on parle beaucoup, pas toujours à bon escient et non sans démagogie, d’une coupure voire d’une opposition entre l’économie réelle et l’économie financière. S’il fallait trouver un sens contemporain à ces expressions, on le trouverait dans le renoncement des États-Unis à respecter leur propre engagement de fonder leur monnaie sur l’or, générant du même coup le « non système » des changes flottants, de la balkanisation monétaire et du mercantilisme déguisé des politiques monétaires nationales. Les banques et les entreprises ont dû alors inventer tout un système de couverture, toute une ingénierie financière très compliquée avec un système d’assurances complexes, qui font le bonheur des traders.

Le peuple a raison de se révolter. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont les vecteurs de cette colère légitime.

Sont soupçonnées à juste titre les banques de profiter de ce faux-monnayage généralisé. A l’abri de banques centrales qui jouent le rôle de prêteur en dernier ressort, elles produisent de la monnaie dite fiduciaire, créée ex nihilo. Autrement dit, des titres de propriété sont créés qui ne correspondent à aucune richesse réelle et perçus comme des propriétés alors qu’ils ne sont que des titres en papier. De rien ne peut rien sortir. Aucun bout de papier ne peut créer de la richesse. Il faut le rappeler sans cesse tant cela est méconnu ou nié – récemment encore par un célèbre Nobel américain. La monnaie de banque, dans ces conditions, est une fausse monnaie validée par la banque centrale et imposée par l’État, qu’elle soit libellée en dollar, en euro ou en yuan, et elle finance de faux investissements.

Evidemment, le premier bénéficiaire de cette fraude est le créateur de la monnaie fiduciaire, c’est-à-dire le banquier lui-même. D’où des privilèges éhontés, dignes de l’Ancien Régime : les institutions proches du pouvoir de l’État comme la haute fonction publique, le Trésor, la banque centrale, l’aristocratie bancaire et les petits malins du trading s’en mettent plein les poches. Les grandes banques s’enrichissent d’autant plus aisément qu’elles seront toujours sauvées de la faillite par les banques centrales ou l’État. Loin d’être dérégulées comme on l’a tant dit, les banques restent en général corporatistes, hyper-réglementées, cartellisées ; elles refusent instinctivement toute authentique concurrence et essaient de conserver cette rente. C’est particulièrement le cas dans notre pays qui pousse l’art du concubinage entre l’État et la finance à un haut niveau de baroquisme.

D’où, aussi, des inégalités de revenu et de patrimoine de plus en plus criantes, au profit des protagonistes de la sphère financière et au détriment des autres acteurs de l’économie – inégalités qui rendent impossibles des réformes pourtant indispensables.

Ainsi, grâce à nos néo-keynésiens patentés, bien en cour au gouvernement comme dans les médias, l’État a plongé mains jointes dans le piège que lui tendaient ceux qui tiennent la « pompe à Phynance ». Sous prétexte de risque systémique, la banque centrale à sa dévotion, aux États-Unis comme en Europe, a sauvé de la faillite des banques et des institutions financières qui ne méritaient pas de survivre à leurs erreurs et à leurs fautes, et il a permis aux cavaliers de la finance de faire un tour de piste supplémentaire. Ubu n’aurait pas fait mieux. Quel banquier peut rester vertueux quand le vice est systématiquement récompensé et oublié ?

De cette socialisation des pertes, correspondant à une privatisation de super-profits scandaleux de monopole, le contribuable est invité maintenant à solder les frais. Le peuple a raison de se révolter. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont les vecteurs de cette colère légitime.

La seule manière de sortir de cette gigantesque ornière est de mettre fin au faux monnayage issu de la coucherie incestueuse de la banque et de l’État et de rétablir une monnaie ancrée dans la réalité économique. L’obstacle est seulement politique : les princes qui nous gouvernent aujourd’hui n’y ont pas intérêt.

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vendredi 27 avril 2012

La droite pourra-t-elle encore à l’avenir gagner des élections sans s’allier avec le FN ?

 

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Atlantico

Entretien avec Frédéric Rouvillois, professeur de droit public, écrivain réalisé par Romain de Lacoste le 27/04/2012

.Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi que tous les candidats UMP seraient maintenus au second tour face aux candidats FN aux élections législatives. Pour combien de temps encore une telle fermeté peut-elle perdurer ?

Atlantico : Dans un article publié mardi sur le site Causeur,  vous écrivez que « le seul espoir pour la droite serait celui de la défaite ». Qu’entendez-vous par là ?

 

Frédéric Rouvillois : La droite se trouve piégée depuis les années 1980 par une manœuvre machiavélique géniale de François Mitterrand. Elle a consisté d’une part à faire monter le Front national, notamment avec la loi de 1985 instaurant le scrutin proportionnel, ce qui est un peu le point de départ de l’existence du Front national. D’autre part, à diaboliser ce Front national, et à laisser entendre que la droite perdrait son « âme républicaine » si elle tentait de s’allier, peu importe comment, avec lui.

 

Ce piège incroyable de Mitterrand a marché depuis cette date-là. C'est l’une des explications les plus importantes des défaites successives de la droite et de la fréquente arrivée au pouvoir de la gauche - alors même qu’elle a presque toujours été minoritaire en termes de voix. De fait, la droite se porterait mieux s’il n’y avait pas cette diabolisation du Front National.

 

Alain Duhamel déclarait sur RTL ce jeudi que le Front national était un parti comme les autres, qu’au fond il n’avait rien de spécial, que les autres partis avaient le droit de refuser une alliance mais qu’ils pouvaient tout à fait s’allier avec le FN. Lorsqu’on regarde attentivement le programme et l’organigramme du FN, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Le programme actuel de Marine Le Pen est, je dirais presque en plus « soft », celui du RPR dans les années 1970-1980. L’anti-européisme de Marine Le Pen est plus mesuré que celui de Jacques Chirac au moment de l’Appel de Cochin.

 

La droite doit se sortir de cette espèce de malédiction lancée par Mitterrand, et le meilleur moyen pour qu’elle s’en guérisse est peut-être qu’elle se fasse battre aux élections. De fait, cette défaite serait de sa faute. Si cette droite républicaine osait sortir de ce piège des années 1980 ; si elle tendait la main, en toute logique et en toute raison, au Front national tel qu’il est devenu, spécialement depuis que Marine Le Pen le dirige, alors elle pourrait revenir au pouvoir dès maintenant. Une défaite absurde, puisque la droite est majoritaire en voix, ferait sans doute un électrochoc qui lui ferait comprendre la situation -et ranger au musée cette vieille manipulation mitterrandienne.

 

Jean-François Copé semble accepter l’idée d’une droite homogène, tout en excluant un rapprochement avec le MoDem. Où se situent les frontières de la droite pour l’UMP, entre le FN et le MoDem ?

 

La question est de savoir si la droite veut gagner et veut  être au pouvoir, ou, pour des raisons absurdes, perdre en refusant tout lien possible avec le Front national. Ce n’est d’ailleurs plus possible avec Marine Le Pen qui frôle les 20 % et qui a de fortes chances de s’imposer durablement dans le paysage politique. Si la droite continue dans ce refus strict vis-à-vis du FN, elle se condamne de manière automatique à être dans l’opposition, et pour de mauvaises raisons.

D'aucuns, comme Jean-Pierre Raffarin, préfèrent recentrer l’UMP pour aller chercher les voix du MoDem. Est-ce aussi efficace politiquement parlant ?

C’est moins efficace car le MoDem est un parti plus compliqué que le Front national. Il regroupe, en effet, le centre gauche comme le centre droit. En outre, le MoDem pèse la moitié du score du FN. C’est donc forcément moins bénéfique.

Parallèlement il existe des raisons personnelles. Jean-Pierre Raffarin vient de l’UDF classique. Il est centriste de toujours, malgré son ralliement à l’UMP il y a quelques années. Mais le centre reste sa vraie famille politique.

Si Nicolas Sarkozy échoue au deuxième tour, cela signifiera-t-il qu’il n’a pas su ramener à lui les voix du FN ? Qu’adviendra-t-il de la droite et de l’UMP ?

Même si la droite échoue, cela n’enlève rien au fait qu’elle est soutenue par une majorité de la population. Ce sera au parti concerné d’en tirer les leçons, et de voir s’il veut de nouveau gouverner. Sur ce point, je pense que chaque matin en se rasant, Jean-François Copé pense à 2017, et que par conséquent, il ne pourra pas faire comme si de rien n’était. La droite doit voir les choses avec lucidité en sortant de ce mythe que je vous ai expliqué, et d’accepter de composer avec le Front national.

En cas de défaite, la recomposition de la droite passera donc forcément par une sorte d’alliance avec le Front national ?

L’UMP aura en effet le choix entre tendre la main au Front national ou renoncer au pouvoir et devenir un courant du Parti socialiste. Soit elle se décale vers la gauche et se fait absorber par un PS devenu social-démocrate sous l’égide d’Hollande, soit elle accepte l’isolement dans lequel elle risque de se trouver ; soit enfin elle veut retrouver le pouvoir, mais doit alors passer l’éponge sur ce mythe trentenaire du FN fasciste avec qui on ne peut ni ne doit traiter.

C’est tout de même énervant, lorsqu’on est dans une droite honnête et lucide, de se prendre des leçons de morale par le PS. A côté du Parti communiste, le Front national reste une troupe d’agneaux. N’oublions pas qu’il y a encore quelques années, le PC prônait la dictature du prolétariat, et qu’il était l’un des partis staliniens les plus durs d’Europe. Le Front national n’a jamais pactisé avec un parti totalitaire, ennemi de la France, descendant d’un système qui a des millions de morts sur la conscience (le tout sans changer de nom, d’ailleurs). Le FN n’est rien de tout cela. Il est donc agaçant que la droite modérée se fasse duper par cette situation absurde : le PS, qui pactise avec les communistes, ose lui donner des leçons et lui reprocher de vouloir s’associer avec le FN.

Justement, ces « leçons de morale » sont-elles un frein dans une éventuelle alliance entre l’UMP et le FN ?

Oui, c’est une curieuse culture politique, spécifique à la France. La droite a honte d’elle-même et considère qu’au fond la gauche est là pour lui donner des «leçons de morale. Par conséquent elle continue d’obéir docilement à la gauche, en tout cas sur ces questions.

Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi que tous les candidats UMP seraient maintenus au second tour face aux candidats FN aux élections législatives. Qu’en pensez-vous, d’un point de vue stratégique ? Même après les présidentielles, n’est-ce-pas se tirer une balle dans le pied ?

L’image de la balle dans le pied correspond parfaitement au comportement de la droite depuis des années. Sauf que le calibre augmente : avant elle se tirait avec un pistolet à air comprimé, aujourd’hui c’est avec un 357 Magnum. Si Nicolas Sarkozy dit cela, c’est qu’il n’est prêt à aucune ouverture avec le Front National. Par conséquent il justifie alors la position de Marine Le Pen qui ne donne pas de consigne précise de vote pour les présidentielles, et maintiendra tous ses candidats aux législatives.

Ce qui provoquera des triangulaires qui risquent d’être fatales à l’UMP…

C’est certain. Il y aura sûrement très peu d’élus du Front National, mais on assistera en revanche à une véritable bérézina des députés UMP. Ce sont également des problèmes de contradictions. Aujourd’hui il y a 48% d’électeurs à droite (dont 20% pour le Front National), mais on prend le risque de faire comme s’ils n’existaient pas…et de perdre beaucoup. Les estimations parlaient de 300 circonscriptions dans lesquelles le FN pourrait se maintenir au second tour. Ce serait une catastrophe pour l’UMP, électoralement comme financièrement.

Néanmoins, l’UMP est en train de se disperser un peu, entre ceux qui chassent les voix du centre et ceux qui prêchent une récupération des électeurs FN. Nicolas Sarkozy ne devrait-il pas taper du poing sur la table pour clarifier la position de l’UMP vis-à-vis du FN, et sortir de cet entre deux feux ?

Vous avez raison, mais sur tous ces plans-là, l’UMP me paraît extraordinairement incertaine. C’est inquiétant pour la suite, en cas de défaite le 6 mai prochain, et avec dès lors un départ de Nicolas Sarkozy, chacun partant dans son sens… Le problème est que Nicolas Sarkozy n’est déjà plus en mesure de le faire. On peut imposer un principe et une ligne conductrice quand on est le patron, et pour longtemps. Cette combinaison d’éléments fait que les lendemains risquent de ne pas chanter très juste pour l’UMP.

Posté par Redekker à 23:46 - - Commentaires [0]
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mercredi 25 avril 2012

Hamon : les électeurs FN sont « xénophobes et islamophobes »

Hamon

24 Heures/actu.com

En une phrase, Benoit Hamon a réussi à résumer l’incompréhension et le mépris du Parti socialiste envers les électeurs de Marine Le Pen. Une déclaration qui pourrait couter cher à François Hollande.

« Une grande partie de l’électorat de Marine Le Pen est un électorat xénophobe, qui exprime à travers son vote une pensée, une conviction, une humeur xénophobe et islamophobe. » Voilà l’analyse fine et mesurée, de l’un des principaux dirigeant du PS, au sujet du vote démocratique des Français. Au Parti socialiste, on estime donc que 20% des Français sont racistes et xénophobes. Des gros cons de ploucs racistes qui ne comprennent rien à la vie, trop loin qu’ils sont des beaux quartiers de Paris et des évènements culturels de la gauche des artistes et des journalistes.

Il est clair que dans ses beaux quartiers parisiens, Benoit Hamon n’est pas confronté aux mêmes problèmes que l’électorat populaire de Marine Le Pen, qui paye chaque jour le laxisme de la gauche en matière d’insécurité.

L’élitisme du Parti socialiste est une honte pour la démocratie. Hamon n’est-il pas lui-même incompatible avec la République en accusant de la sorte un peuple qu’il ne connait visiblement pas, en remettant en question le choix du suffrage universel ? Plus rien n’étonne avec le Parti socialiste.

Louis Aliot, vice-président du Front national, a réagit aux propos honteux de Hamon qui sont, selon le frontiste, ceux « d’un extrémiste de gauche camouflé au PS qui ne trouve aucun problème à s’aligner avec les trotskistes. Il est là pour calmer Mélenchon ».

De son côté, Bruno Gollnisch a expliqué que les électeurs de Marine Le Pen « sont surtout crétinophobes. Ils ne sont pas xénophobes, ils sont francophiles ! » L’homme politique a commenté les propos du porte-parole de monsieur Hollande qu’il juge « indigne d’être un homme politique ». Pour Gollnisch, Benoit Hamon, « c’est le degré zéro du raisonnement politique »

http://24heuresactu.com le 25/04/2012

Posté par Redekker à 22:34 - - Commentaires [0]
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