A la mémoire du grand libérateur Pol Pot et du guide génial de l'humanité Staline !
L'auteur de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici.
Par Christian Millau le 29/01/2012
Pol Pot était un grand patriote qui a défendu courageusement son pays contre les impérialistes. Les Khmers rouges qui ont libéré Pnom Penh, sous les acclamations de la population, font l’objet d’un dénigrement diabolique, orchestré par les ennemis du peuple cambodgien.
Les soi-disants massacres où auraient péri plus d’un million et demi d’hommes et de femmes sont une pure invention. Durant la guerre de libération, on a déploré la mort de plusieurs milliers de civils mais il a été établi, grâce à d’innombrables témoignages, qu’ils ont été, en vérité, les victimes des bandits au service du régime Lon Nol, valet des impérialistes américains.
Moi, Christian Millau, ami du Cambodge et respectueux de la mémoire du grand libérateur Pol Pot et de ses glorieux combattants, je lance une pétition afin que soit rétablie la vérité historique. Je me propose d’intenter des actions en justice contre tous ceux qui continueront à répandre ces odieuses calomnies
Depuis des décennies, des historiens manipulateurs et des nostalgiques des criminels nazis, se livrent à des campagnes calomnieuses visant à ternir la mémoire du guide génial de l’humanité, le cher et regretté camarade Joseph Staline. La dénonciation de soi-disants camps de déportation, baptisés "goulags “ où auraient péri des millions de citoyens de la glorieuse Union soviétique, est pure calomnie.
Leur existence n’a d’ailleurs jamais été sérieusement établie. La vérité est que dans un esprit humanitaire, le “plus grand génie de tous les temps “, ainsi que l’avait nommé le camarade Etienne Fajon,membre du Comité central et représentant du PCF auprés du Kominform, avait créé des centres de rééducation pour les criminels, fondés non pas sur la détention mais sur le travail.
Une mesure saluée par les progressistes du monde entier, à l’image de Marie-Claude Vaillant Couturier, survivante des camps de la mort nazis, qui outrée par les mensonges du camp capitaliste, avait rétabli la vérité historique en déclarant solennellement, en 1951 : “Il n’y a jamais eu de camps de concentration en URSS”.
Moi, Christian Millau,d’origine russe par ma famille maternelle, je lance une pétition afin que soit niée enfin de façon définitive l’existence d’un régime concentrationnaire, baptisé “goulag “dans l’Union soviétique du camarade Joseph Staline. Avec mes amis, adhérents au mouvement “ Arrêt au mensonge du goulag!", nous poursuivrons en justice les falsificateurs et imposteurs de la réalité historique.
Je conseille à tous les imprudents qui seraient tentés de déposer des plaintes contre moi, pour négationisme, d’aller se rhabiller. Depuis la loi votée par le Sénat à la majorité absolue, seuls deux génocides sont reconnus, punissables d’un an de prison et d’une amende de 45 000 euros : la Shoah et le génocide arménien. Pour tous les autres, signés Staline ou Pol Pot, Mao ou Kim il-Sung, circulons : il n’y a rien à voir.
Juste le droit de garder dans l’oreille le bruit étouffé de dizaines de millions d’ossements qui s’entrechoquent.
Val-de-Marne : des élus communistes s’attaquent au mariage
L’Association des élus communistes et républicains du Val-de-Marne (Adecr94, organigramme) appelle ses membres à organiser des parodies homosexuelles du mariage civil les 11 et 14 février prochains.
« L’heure n’est plus aux seuls débats, mais pour les élus de gauche, à celle de prendre une initiative forte et rassembleuse qui soit une avancée réelle dans la lutte pour l’égalité des droits » estime-t-elle tout en sachant parfaitement que cette égalité existe : en France, tout le monde peut se marier à condition d’avoir au moins 18 ans et de respecter la règle du sexe opposé.
ndf.fr le 26/01/2012
Nigeria : chrétiens massacrés, tout le monde s’en fout !
La tragédie ethnico-religieuse en cours au Nigeria, qui a fait des centaines de victimes ces derniers jours, mobilise guère les médias occidentaux. Que penser de cette tragédie oubliée où les chrétiens sont pris pour cible au nom de leur religion.
La France peut-elle laisser crever en silence la communauté chrétienne du Nigeria, persécutée par la secte islamiste de Boko Haram, après être intervenue militairement en Côte d’Ivoire et en Libye ? Sans même accepter les paradigmes de cette guerre de religion que tentent d’imposer les extrémistes musulmans, le simple devoir de compassion doit pousser à une réaction face au massacre organisé d’une minorité.
Pourtant tout le monde se fout du drame nigérian. Les médias d’abord, pour qui se conflit au fin fond de l’Afrique semble bien lointain… mais aussi et surtout les autorités politiques. Quand le gouvernement français prendra-t-il l’initiative pour exiger des autorités nigérianes à faire respecter les droits de sa minorité chrétienne ?
Car si les massacres observées au Nigeria ne sont pas le fait du gouvernement d’Abuja, l’Etat nigérian doit intervenir (militairement si nécessaire) pour faire cesser ces violences et assurer la sécurité à tous ses ressortissants.
http://24heuresactu.com le 26/01/2012
Yannick Noah au Bourget, une double faute de François Hollande ?
Par Philippe David le 22/01/2012
Dès samedi les médias relayaient la nouvelle tandis que les réseaux sociaux grouillaient d’impatience à ce qui allait se passer ce dimanche au Bourget : Yannick Noah serait aux côtés de François Hollande pour son premier grand meeting de campagne
Yannick Noah…Personne n’a oublié son service gagnant contre Wilander lors de sa victoire à Roland Garros en 1983 ou ses capitanats vainqueurs en Coupe Davis. Beaucoup ont oublié sa promesse non tenue de 2005 lorsqu’il déclarait : « Si Sarkozy passe, je me casse ». Noah est pourtant resté, certainement pour faire acte de « résistance », pas celle du plateau des Glières ou du Vercors, celle des plateaux de télévision et du café de Flore.
Ainsi donc vont cohabiter sur la même scène François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle et la « personnalité préférée des français ».
François Hollande, « l’homme qui n’aime pas les riches » qui gagnent plus de « 4000€ par mois » va donc être aux côtés du chanteur français la mieux payé qui a gagné 3 800 000€ en 2010 comme le révèle le magazine « Challenges » ce qui fait 10 410€ par jour…
Inutile de dire que soit Yannick Noah a un côté masochiste pour aller aux côtés d’une personne qui ne peut que le haïr vu ses revenus 80 fois plus élevés que « ceux qu’il n’aime pas en tant que riches », soit François Hollande prenait les français pour des imbéciles en affirmant cela sur un plateau de télévision. On peut légitimement penser que la seconde hypothèse est largement avérée, François Hollande gagnant largement plus de 4000€ nets par mois avec tous les mandats et fonctions qu’il cumule.
Ceci est d’autant plus surprenant que la gauche en général et le Parti Socialiste en particulier n’ont jamais de mots assez durs pour les exilés fiscaux alors que Noah fût longtemps exilé fiscal en Suisse, notamment lorsqu’il était tennisman professionnel (chose partagée par la quasi-totalité des tennismen et tenniswomen professionnels français).
Ainsi pour l’exil fiscal de Johnny Hallyday, François Hollande avait critiqué le choix du chanteur et affirmé « qu’un républicain doit payer ses impôts dans son pays ». On attend donc avec impatience la même leçon de morale à Yannick Noah qui pourrait, vu l’état des finances du pays, faire un geste en rattrapage de toutes ses années d’exil fiscal.
Inutile de dire que nous n’aurons ni le « rappel à l’ordre républicain » de François Hollande ni le chèque estampillé « Trésor public » de Yannick Noah mais ce duo contre nature montre à quel point tant de choses sonnent faux dans la campagne de François Hollande.
Ce n’est pas avec des people milliardaires et exilés fiscaux que la gauche regagnera les votes populaires, fût ce en tenant meeting au Bourget.
Cette erreur risque de coûter cher à François Hollande. Yannick Noah pourra lui confirmer qu’au tennis on appelle ça une double faute et que ses adversaires pourraient en profiter pour faire le break…
Barbie, mets ta burqa !
Par Benoît Rayski le 18/01/2012
Le régime iranien a décidé d’interdire à la vente les célèbres poupées. Leur crime : elles sont américaines, blondes et montrent beaucoup trop de leur corps. Des allumeuses pour les ayatollahs.
En ces temps moroses où il n’est question que de crise, de chômage, d’inflation et d’agences de notation, les occasions de rire sont excessivement rares. Heureusement il y a l’Iran, pays providentiel, qui fait de louables efforts pour dérider un peu l’Occident souffrant.D’habitude, quand il est question de ce pays c’est pour parler du nucléaire, d’un savant iranien qui se fait exploser par des agents israéliens ou de la fermeture du détroit d’Ormuz (que l’Iran, courageux mais pas téméraire, ne fermera, bien-sûr, pas). C’est ainsi que l’on passe à côté de l’essentiel qui en dit beaucoup plus long sur l’Iran que les informations catastrophiques dont on nous abreuve.
L’Iran a une armée, une police, des miliciens. Il dispose aussi - et on n’en parle pas assez - d’une police des mœurs. Un boulot plutôt peinard qui consiste à vérifier que les Iraniennes ne montrent pas trop leur visage et pas du tout leurs jambes. Or cette police des mœurs, sur l’ordre de très respectables ayatollahs, vient de faire une descente efficace dans toutes les boutiques du pays pour y confisquer des dizaines de milliers de poupées Barbie. Des salopes, absolument non respectueuses du code vestimentaire islamique qui donne quand même le choix aux Iraniennes entre le voile, le foulard, le niqab, et la burqa ! A la place il est demandé aux parents des petites Iraniennes d’acheter des Barbie locales, made in Allah, au visage recouvert et de prendre aussi leur pendant masculin un Ken iranien qui (car, lui, on voit son visage) a déjà l’air de l’adipeux personnage qu’il sera quand il prendra de l’âge. C’est peu dire que ces poupées-là n’avaient aucun succès et se recouvraient d’une épaisse poussière sur les rayonnages ou elles attendaient désespérément d’être achetées.
Maintenant que l’impudique Barbie a disparu il est sûr et certain qu’elles vont enfin trouver preneur. Mais on aurait tort de voir dans l’action de la police des mœurs de M. Ahmadinejad d’aussi basses raisons commerciales. Il s’agit à l’évidence d’une cinglante et audacieuse riposte du régime de Téhéran aux menaces du Grand Satan américain…
Africanisation de la France : la leçon de racisme d’Eva Joly
24 Heures/actu.com via Fdesouche
Que n’eut-on entendu si Claude Guéant ou Marine Le Pen avaient dénoncé une « africanisation de la France » comme vient de le faire la candidate écologiste Eva Joly pour qualifier le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy ! Mais la juge franco-norvégienne semble au-dessus des lois lorsqu’il s’agit de faire la leçon aux uns (les Africains) et aux autres (les Français).
Le débat politique, pour ne pas sombrer dans la démagogie, doit éviter les raccourcis faciles et les exercices de stigmatisation personnelle. Eva Joly, qui s’est auto-proclamée candidate de la morale publique, ferait bien de réfléchir à cela avant d’insulter un continent entier pour tenter (vainement) d’affaiblir un adversaire électoral.
On peut penser ce que l’on veut du bilan de Nicolas Sarkozy ; et l’opposition est dans son rôle en le critiquant vertement ; mais l’insulte (a fortiori raciste) n’est jamais la solution pour convaincre les électeurs. Les petites phrases méchantes d’Eva Joly faisaient sans doute recette dans les prétoires (où ses adversaires n’avaient certes pas le droit de lui répondre, ce qui facilite les choses) mais elles sont inadaptées au débat politique.
De toute façon, et au-delà de la campagne présidentielle, c’est tout un continent qu’Eva Joly a insulté avec sa morgue nordique. Que ça lui plaise ou non, tous les peuples du monde (à commencer par la France) n’ont pas pour destin de se transformer en démocraties scandinaves, et l’Afrique dans sa diversité (éhontément ignorée par Eva Joly) aurait bien des leçons de civisme, de démocratie et de respect de l’autre à donner à la candidate écologiste.
Le niveau de démocratie d’un pays ne se limite pas à son taux de corruption… Robespierre, Saint-Just et Anders Breivik étaient des incorruptibles !
http://24heuresactu.com le 02/01/2012
Marine Le Pen : comme l'UMP ou le PS, "François Bayrou a soutenu toutes les politiques qui nous ont menés à la crise"
Atlantico
Entretien avec Marine Le Pen, candidate du Front national à l'élection présidentielle 2012 le 13/01/2012
Atlantico : Vous avez présenté ce jeudi le chiffrage de votre programme pour la présidentielle. Vous aviez déjà exposé au printemps dernier votre programme économique. Pourquoi le refaire aujourd’hui ?
Marine Le Pen : Il ne s’agit pas d’un programme économique. C’est un plan de désendettement de la France. J’avais promis un chiffrage, je l’ai présenté ce jeudi matin, avec les mesures et le chiffrage qu’on accorde à chacune de ces mesures. C’est une question de transparence.
Au Front national, nous avons un candidat, un projet, un chiffrage. En face de nous, nous avons, côté UMP, pas de candidat, pas de projet, pas de chiffrage, et côté PS, un candidat certes, mais sans projet, ni chiffrage.
Quels sont les experts qui ont travaillé avec vous sur ce projet ?
On travaille avec des hauts fonctionnaires, des professeurs d’université comme Jean-Richard Sulzer, professeur de gestion à Paris-Dauphine ou le professeur Gilles Le Breton de l’Université du Havre. Le pôle économique du FN est constitué depuis deux ans maintenant par une série de personnalités qui ont une expertise très juste puisque nous avons été les seuls responsables politiques à prévoir dès juin 2008, dans une conférence de presse, la crise de 2008 et surtout à prévoir l'effondrement de la zone euro au moment où chacun nous expliquait que la crise était derrière nous.
Certains des experts qui travaillent à vos côtés restent anonymes. Pourquoi ?
Tout simplement parce que nous ne sommes pas aujourd’hui en France dans un pays démocratique. Si demain un haut fonctionnaire de Bercy expliquait qu’il travaille avec moi pendant ses week-ends et ses heures perdues, je pense qu’il serait immédiatement mis au placard, avec la serpillère !
C’est donc difficile pour vous de les recruter…
Ah non, on en a ! Mais ils ne travaillent pas de manière publique. Ce n’est pas très grave, l’important reste le résultat de leur travail.
Par ailleurs, nous nous sommes intéressés aux travaux d’un certain nombre d’économistes qui recoupaient nos analyses comme Messieurs Alain Cotta, Jean-Jacques Rosa, Gérard Lafait ou Jacques Sapir.
Quand vous citez des économistes de gauche comme Jacques Sapir…
Mais je ne crois plus au clivage gauche/droite. C’est un truc de ringard ! C’est dépassé. C’est éculé. Ca n’a plus de sens. Aujourd’hui, nous ne sommes plus confrontés à un choix de gauche ou de droite : les deux disent la même chose. La vraie question consiste à trancher entre le modèle économique ultra-libéral, libre-échangiste et fédéraliste qui est défendu par le Modem comme par l’UMP ou le PS et un choix national de protectionnisme et de patriotisme économique qui est le choix que le Front national défend avec un retour à la souveraineté monétaire. Sur ce choix là, il est vrai qu’un certain nombre de personnalités de gauche, conscients des dérives du modèle ultra-libéral, se retrouve sur les propositions qui sont les miennes.
Le FN défendait le libéralisme au milieu des années 1980. Jean-Marie Le Pen se posait en « Reagan français » et défendait les mêmes idées que l’ancien président américain. Expliquez nous comment le FN a évolué de ce libéralisme très critique vis-à-vis de l’Etat providence à vos propositions économiques actuelles où vous insistez largement sur le rôle que doit jouer la puissance publique ?
Le contexte a changé. L’ultra-libéralisme, c’est-à-dire la disparition des frontières, a complètement changé la donne. Nous sommes partisans de défendre la liberté économique dans un État qui dispose de frontières qu’il régule et qui est en même temps arbitre et stratège. Nous ne sommes pas pour une économie communiste ou dirigée. Mais l’ouverture rapide, totale et sans régulation des frontières représente un changement majeur.
Vous ne considérez pas que « l’ ultra-libéralisme » que vous dénoncez aujourd'hui trouve sa source dans les idées de Ronald Reagan que défendait à l’époque Jean-Marie Le Pen ?
« A l’époque », c’était à l’époque ! Je vous signale tout de même que l’ultra-libéralisme a commencé à être mis en œuvre non pas par la droite, mais par la gauche qui a initié les premières privatisations. La confusion entre les banques de dépôt et les banques d’affaires, le Traité de Maastricht qui transmettait la souveraineté monétaire de la France, c’est la Gauche.
Vous voyez d’ailleurs bien que la gauche et la droite défendent la même idéologie depuis maintenant trente ans.
Et quand Jean-Marie Le Pen affirme aujourd'hui que le FN devrait revenir à ses fondamentaux (sécurité, immigration) plutôt que de mettre l’accent sur les questions économiques et sociales comme vous le faites, que lui répondez-vous ?
Je n’ai rien à lui répondre. D’une part, car je n’oublie pas les fondamentaux. D’autre part, car Jean-Marie Le Pen m’a toujours rendu grâce d’avoir dès 2002, travaillé et mis en avant ces thématiques économiques et sociales. Il faut replacer cela dans le contexte de la spirale économique dans laquelle nous ont enfermé l’UMP et le PS.
C’est l’un des thèmes que j’aborde dans mon livre « Pour que vive la France » qui devrait sortir lors de la première quinzaine de février.
Aujourd’hui, pour le FN, la priorité c’est l’économie, pas la sécurité ?
Bien sûr ! Si vous n’avez pas de souveraineté, comment voulez-vous faire appliquer la sécurité ?
Vous parlez de souveraineté monétaire ?
Oui, si on ne dispose pas de souveraineté monétaire, comment empêche-t-on l’immigration qui pèse à la baisse sur les salaires ? Comment sort-on de l’endettement ? Effectivement, la souveraineté monétaire est le nœud gordien de toute politique publique aujourd’hui.
D’un point de vue politique, comment faites-vous pour arbitrer entre les classes populaires qui vous suivent largement lorsque vous exprimez votre volonté de sortir de l’euro et les personnes âgées que cela ne séduit guère ? Il s’agit là de deux parties de la population susceptibles de voter pour vous et dont vous auriez besoin.
Je n’arbitre pas. Je ne me détermine pas en fonction de ce qui plaît et de ce qui ne plaît pas en fonction de tel ou tel électorat. Je ne suis pas de l’UMP ou du PS moi.
Vous faites tout de même de la politique, ce n’est pas anormal de s’intéresser aux aspirations différentes des Français…
Moi, j’arrive à convaincre. Je pense que si une partie importante des Français a aujourd’hui compris que l’euro était un handicap majeur, c’est justement parce que nous nous sommes battus pour le leur expliquer au moment où personne ne voulait rentrer dans ce débat, où face à mes arguments je n’avais que des incantations ou des insultes.
Si vous évoquez un peu moins la sortie de l’euro ces derniers temps, c’est justement pour ne pas vous couper d’une partie de votre électorat ?
Pas du tout. J’en parle à chacun de mes meetings et de mes interventions. L’euro va mourir. Il est donc irresponsable de ne pas préparer la sortie de l’euro. La Banque centrale suisse la prépare, la Grande-Bretagne aussi, des marques comme Adidas également.
Vous avez des éléments précis à ce sujet ?
Oui, un article du Monde extrêmement précis. La France ne prépare pas ce scénario. On va subir ce cataclysme économique et financier. Pendant ce temps là, on discute du sexe des anges, on se traite de « sale mec », de « pauvre con »… Gouverner c’est prévoir. Et ne pas prévoir lorsqu’on est à la tête d’un État, c’est être criminel.
Ce jeudi, vous avez chiffré le coût de la sortie de l’euro à 200 milliards d’euros sur cinq ans. Une telle mesure ne risque-t-elle pas de plonger la France dans une situation économique très compliquée avec les niveaux d'endettement qui sont déjà les nôtres ?
Je prône une sortie de l’euro organisée, concertée et préparée. L’UMP et le PS nous expliquent qu’ils arrivent à 0% de déficit en 2016 pour l’un, 2017 pour l’autre. Cela correspond à 120 milliards d’économie par an, soit le saccage social absolu. J’ai chiffré la sortie de l’euro. J’aimerais aussi que les autres partis chiffrent leur maintien dans la zone euro. On peut le chiffrer : c’est la part correspondant à la France dans les fonds d'aide européen MESF et MEF.
Vous avez également proposé jeudi de taxer les importations à hauteur de 3%. La législation européenne ne le permet pas aujourd’hui…
La législation européenne ne le permet pas aujourd’hui mais il existe un article européen qui considère que lorsqu’il y a atteinte aux intérêts vitaux d’un pays, on peut sortir d’une contrainte européenne. Je sortirai de cette contrainte européenne. Je ne laisserai pas mourir mon pays sous prétexte que des fous et des incompétents ont créé des traités qui ont fait de nous le continent qui a vu le chômage exploser le plus vite, la croissance la plus molle du monde depuis dix ans, l’effondrement industriel le plus marqué.
L’utopie des traités européens, d’accord, mais je pense avant tout au pragmatisme de la survie économique et sociale de notre pays.
Vous ne craignez pas une réplique de nos partenaires si vous taxez les importations ?
Mais les États-Unis, le Canada, la Chine, ont déjà des droits de douane et des quotas d’importation. Nous ne ferions en réalité qu’appliquer la réciproque. Ce ne serait donc qu’une mesure de justice.
Vous proposez d’augmenter de 200 euros nets les salaires allant jusqu’à 1,4 fois le smic. L’Institut de l’Entreprise a chiffré cette mesure à 20 milliards d’euros…
Ils se trompent. Ce n’est pas 20 milliards. On a fait le calcul avec les derniers chiffres des salaires allant jusqu’à 1,4 fois le smic, en appliquant le retour de TVA et on arrive à 11 milliards (NDLR : cliquez ici pour voir le chiffrage réalisé par l’Institut de l’Entreprise).
Qu’en est-il des signatures de parrainage pour votre campagne ? Vous avez évoqué moins de 300 signatures recueillies. Est-ce la réalité ou un coup de bluff ?
J’ai lancé un appel solennel. Je n’ai pas pour habitude de dire n’importe quoi aux Français. Je suis très loin du compte.
Si vous éprouvez des difficultés à recueillir 500 signatures d’élus pour être candidate. Comment comptez-vous gouverner une fois élue ? Seule ?
Le parrainage n’est pas un vote. Si vous faisiez un sondage au près des maires de petites communes qui votent pour moi vous seriez étonnés. Le problème ne se pose pas en termes d’adhésion aux idées.
Les maires ont été obligés de rentrer dans des communautés de communes ou d’agglomération, ils ont peur de devoir subir des pressions s’ils m’accordaient leur vote.
Si vous êtes élue, vous serez la première femme président de la République. Êtes-vous féministe ?
Je pense que la situation des femmes régresse pour des raisons de violence économique et sociale. C’est aussi pour cela que je propose la mise en place du revenu parental. Les femmes se sont beaucoup battues pour travailler et je suis la première à me réjouir de pouvoir en bénéficier. Le problème est qu’aujourd’hui elles n’ont plus la possibilité de ne pas travailler.
Le terme « féministe » ne me choque pas outre mesure, mais il faut faire attention avec ce mot, car il consisterait à dire que le sens de mon action vise uniquement à l’amélioration de la condition des femmes. Or, je vise tous les Français, hommes ou femmes.
Jean-Marie Le Pen faisait souvent des pronostics avant une élection présidentielle. Quel est le votre pour le second tour de 2012 ?
Je ne fais pas de pronostic, je préfère laisser se dérouler la primaire mondialiste entre Nicolas Sarkozy et François Hollande…
La perspective évoquée récemment par Jacques Attali ou Dominique Paillé d'un second tour Marine Le Pen/François Bayrou, vous y croyez ?
Je ne sais pas. En tout cas, je ne crois pas que François Bayrou ait une responsabilité atténuée dans le modèle économique et politique qui existe aujourd’hui : il a soutenu tous les traités, toute la construction européenne, le fédéralisme ou la monnaie unique.
Ce rapport français sur les liens entre immigration et chômage que personne n'avait voulu voir
Par Michèle Tribalat le 12/01/2012
La question de l’immigration est au moins aussi disputée au Royaume-Uni qu’en France. L’immigration étrangère s’y est considérablement accrue dans les années 2000 comme l’indique ce graphique. Les Britanniques sont les Européens les plus « remontés » contre l’immigration. En 2011, 68 % des Britanniques considéraient l’immigration comme un problème plutôt que comme une opportunité (46 % en France). A partir de 2008, le gouvernement a introduit un système à points, censé prendre en compte les qualifications et les besoins du Royaume-Uni. Il s’est adjoint un Migration Advisory Committee (Mac), composé d’économistes et d’experts des migrations, présidé par David Metcalf, professeur à la London School of Economics. Les avis rendus par ce comité indépendant sont publics, accessibles sur le site du Home Office et commentés dans la presse britannique.
(Cliquez sur le graphique pour l'agrandir)
Le Mac vient de rendre public son dernier rapport répondant à la question posée par le Home Office le 3 mai 2011 sur l’impact de l’immigration en provenance des pays hors de l’espace économique européen (EEE) sur le marché du travail et les services sociaux et publics. Le Mac a consulté et mené des analyses économétriques originales qu’il a soumises à la critique de deux autres économistes (Stephen Nickell d'Oxford et Mark Stewart de Warwick). Sa publication sur l’impact de l’immigration n’a pas échappé à la presse britannique. Cette dernière relate les conclusions saillantes de ce rapport, dont certaines rappellent celles du rapport de la chambre des Lords de 2008. Ainsi, le Mac insiste pour que l’impact économique de l’immigration ne se limite pas à celui sur le PIB. Comme l’avaient déjà souligné les Lords, il est normal que le PIB s’accroisse avec l’augmentation du nombre de travailleurs. Ce qui compte c’est l’enrichissement de ceux qui sont déjà là. Le Mac a passé en revue les études économétriques réalisées au Royaume-Uni et y a ajouté la sienne pour déterminer l’impact sur le marché du travail.
Pour lire le compte rendu du débat suscité en Grande-Bretagne, c'est ici
En matière de salaire, le Mac suit Dustmann, Frattini, Preston (The Effect of Immigration on Occupational Wages : Evidence from Britain, 2008) : il n'y a pas d’impact sur le salaire moyen reflétant la compensation entre un effet positif sur les salaires les plus élevés et un effet négatif sur les bas salaires. En matière d’emploi, le Mac a mené sa propre analyse qui le conduit à penser que l’immigration serait liée négativement à l’emploi des natifs, mais seulement en période de renversement de conjoncture : entre 1995 et 2010, l’ajout de 100 migrants non-EEE sur le marché du travail serait associé à une perte d’emploi pour 23 natifs. Cet effet ne vaut que pour les migrants récents et disparaît pour ceux qui résident au Royaume-Uni depuis plus de cinq ans. De ce fait, les emplois perdus par les Britanniques suite à l’ajout des 2,1 millions de nouveaux migrants non-EEE sont ainsi évalués à 160 000, soit un rapport de 1 à 13. Le Mac insiste également pour que les analyses d’impact s’intéressent à d’autres aspects que les seuls aspects économiques classiquement retenus, même si certains sont très difficiles à monétiser : effets de congestion dans les services publics, les transports, l’immobilier et plus généralement sur la cohésion sociale.
Hollande à la rencontre de ses soutiens
Hollande et socialisme : les vérités de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon, le meilleur atout de Nicolas Sarkozy pour la prochaine présidentielle, a expliqué dans un entretien avec l’AFP que les vrais socialistes voteraient pour lui et non pour François Hollande. Une déclaration qui sonne particulièrement juste quand on sait que derrière la posture de gauchiste du communisticide se cache un socialiste pur sang…
La démagogie sans borne de Jean-Luc Mélenchon le pousse donc à attaquer les moindres traces de réalisme économique dans le projet de François Hollande. En se drapant dans le costume du révolutionnaire, du Che Gevarra à la française, le comédien Jean-Luc Mélenchon a fait oublier aux observateurs son histoire et sa réelle position politique, celle d’un socialiste libéral qui a appartenu au gouvernement de Lionel Jospin spécialiste des privatisations.
Voici donc un petit florilège des attaques de l’ancien sénateur socialiste envers François Hollande :
« C’est le cri d’alarme que je lance: si la gauche ce n’est pas la retraite à 60 ans, l’augmentation des petits salaires et plus de démocratie, c’est quoi au juste? »
« Quand le candidat de gauche qui est à 30% dans les sondages pense qu’il faut de l’austérité comme le candidat de droite, tous les repères sont brouillés et pour nous le travail est plus difficile. L’arme de conviction massive des chefs socialistes c’est le trouillomètre du vote utile. Mais cette élection est d’une volatilité inouïe. Ceux qui rejettent tout le système n’ont jamais été aussi nombreux. En toute hypothèse, déjà, il n’y pas de victoire de gauche possible sans le Front de gauche ».
« Quand on a un cœur et une tête socialistes, on est plus proches de Mélenchon que de Hollande ».
« Je suis le candidat de la gauche traditionnelle. Je suis autant le candidat des électeurs socialistes que François Hollande et, à certains égards, davantage. Quand on a un cœur et une tête socialistes, on est plus proches de Mélenchon que de Hollande, ils sont nombreux à me le dire. Il veut donner un sens à la rigueur, je veux donner un sens à la gauche ».
« Les partis du Front de gauche se prononceront puis je m’exprimerai le dernier. A titre personnel je le répète, je ne siègerai dans aucun autre gouvernement que celui que je dirigerai. Et je préviens: aucun accord d’appareil d’aucune sorte ne pourra tordre le bras des Français ».
En bref, Mélenchon est le seul à représenter la gauche et les militants socialistes devraient logiquement voter pour lui. Espérons que ce socialiste mou, transformé en révolutionnaire pourfendeur de journalistes et de puissants en tous genres par ambition politicienne, tienne pour une fois ses engagements et n’entre jamais plus dans aucun gouvernement français…
http://24heuresactu.com le 06/01/2012









