mercredi 30 mars 2011

Propos de Larry Smith sur le français: «Épouvantable», dit Duceppe

Duceppe

La Presse

Article de Paul Journet publié le 29 mars 2011

(Montréal) Ce qui importe pour les jeunes, c'est le monde, et non la protection des francophones, croit Larry Smith. Dans une interview au Devoir, le nouveau sénateur et candidat conservateur a affirmé que le Bloc incarnait un combat du «passé».

«Les gens veulent avoir plus qu'un protecteur. Ils veulent avoir un homme qui développe les opportunités pour les Québécois, spécialement les jeunes entre 25 et 40 ans. Pour cette génération, la chose importante, c'est le monde, pas la protection des francophones au Québec», y soutenait le candidat dans Lac-Saint-Louis.

La critique décourage le chef du Bloc. «Eh là là, pauvre Larry... L'ouverture sur le monde, ça voudrait dire de ne pas avoir une langue qui est la sienne ?», a lancé M. Duceppe ( photo ) ce matin, après un déjeuner avec les militants de la circonscription Jeanne-Le-Ber (sud-ouest de Montréal), où se présente le député sortant Thierry St-Cyr.

«Au Québec, c'est en français, Et tous les peuples du monde s'adressent à l'universel en partant de ce qu'ils sont», a-t-il ajouté.

M. Smith a démissionné samedi dernier pour se porter candidat dans Lac-Saint-Louis. Il y affrontera le bloquiste Éric Taillefer et le député libéral sortant, Francis Scarpaleggia, qui avait gagné en 2008 avec une très confortable avance de plus de 12 000 votes. L'ex-président des Alouettes de Montréal espère devenir le premier député conservateur de la région de Montréal.

Avant le jour du vote, Gilles Duceppe l'invite à «faire un tour un peu partout dans Montréal» pour y constater la place du français, précaire selon lui.

«Je pense que c'est aberrant, comme déclaration. Mais voilà quelqu'un qui rejoint Stephen Harper, celui qui avait financé les charges en Cour suprême contre la langue française et la loi 101, quand il était président de la National Citizens Coalition. Qui se ressemble s'assemble, n'est-ce pas !», a ironisé le chef du Bloc.

M. Duceppe assure être «foncièrement moderne». Il rappelle que sa fille parle cinq langues, et son fils en parle trois. «Qu'il vienne nous dire qu'on ne doit pas protéger la langue publique commune, le français, c'est épouvantable», conclut-il à ce sujet.

Pour protéger le français, le Bloc demande que la loi 101 s'applique aux entreprises sous juridiction fédérale, comme les télécommunications, les banques, le transport maritime et aérien. Quelque 3000 personnes travaillent dans ces secteurs au Québécois sans être soumis à la loi 101.

Le Bloc demande aussi que le français soit «pleinement reconnu devant les tribunaux administratifs et judiciaires de compétence fédérale» ainsi que dans la fonction publique, et il voudrait que les juges de la Cour suprême maîtrisent le français.

Loi 101 au cégep: Duceppe muet

Faut-il étendre la loi 101 aux cégeps ? M. Duceppe refuse de se prononcer. Par souci de cohérence, justifie-t-il. «Je multiplie les interventions à Ottawa pour dire aux partis fédéralistes : vous ne devriez pas intervenir dans ce qui concerne les compétences du Québec. C'est un débat qui se mène à l'Assemblée nationale. Et moi, je suis à la Chambre des communes», affirmait-il.

Or, peu avant, le chef du Bloc avait donné son avis sur un autre sujet qui relève du gouvernement du Québec. Il a rappelé que le Bloc appuie la motion unanime des élus de l'Assemblée nationale contre le kirpan dans l'enceinte des élus. En janvier dernier, la sécurité de l'Assemblée nationale avait exigé que quatre sikhs laissent leur kirpan à l'entrée avant de témoigner en commission parlementaire. À l'initiative de la péquiste Louise Beaudoin, les élus avaient par la suite adopté une motion en faveur de cette décision.

Précisons toutefois que le Bloc s'est  toujours porté en défenseur des motions unanimes des élus québécois, comme c'est le cas avec le kirpan.

De plus, le débat sur le kirpan existe aussi à Ottawa. Le kirpan y est autorisé, et un député libéral en porte un. «Il ne doit pas y avoir de (kirpan) à l'Assemblée nationale et à la Chambre des communes (...) Si c'est vrai dans les avions, ça devrait être vrai dans les enceintes démocratiques», estime M. Duceppe.

Loi 101: le PQ votera bientôt

À Québec, l'application de la loi 101 aux cégeps suscite la controverse. L'idée est défendue par le député Pierre Curzi. Pauline Marois y a donné son appui, mais au moins deux députés, Sylvain Simard et Marie Malavoy, s'y opposent. Les libéraux et les adéquistes n'hésitent pas quant à eux à parler de «radicalisme».

La question sera débattue au congrès national du PQ en avril. Elle figure dans sa proposition principale.

Selon des informations obtenues par La Presse, le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) se prononcera bientôt contre cette mesure.

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lundi 21 mars 2011

La langue française au second plan ?

Charest_JeanLe Journal de Montréal

édition du 21 mars 2011

Québec – Le Parti libéral du Québec (PLQ) se demande s’il n’est pas temps de reléguer la maîtrise de la langue française au second plan dans les critères de sélection des immigrants tentés de s’installer au Québec.

À l’occasion du dernier de ses quatre colloques thématiques, qui aura lieu le 3 avril à Boucherville, le PLQ a distribué un questionnaire à ses militants. «Quels sont les meilleurs moyens de miser sur l’immigration pour relever les défis économiques du Québec ?», demande-t-on dans le cahier du participant.

La première suggestion de réponse a de quoi surprendre. Il s’agit de «modifier les critères de sélection pour davantage tenir compte des besoins des employeurs et accorder moins d’importance à la maîtrise initiale de la langue française».

Les autres choix de réponses semblent plus consensuels. Les militants libéraux peuvent opter pour «régler le problème de la reconnaissance des qualifications et des diplômes obtenus à l’étranger», «investir davantage dans les ressources de prospection, d’accueil et d’intégration des talents venus d’ailleurs», ou encore «lutter plus efficacement contre la discrimination et les préjugés».

Que le gouvernement soit péquiste ou libéral, la maîtrise du français a toujours constitué un critère central permettant aux candidats à l’immigration d’obtenir — ou non — leur Certificat de sélection du Québec (CSQ).

Michel Rochette, directeur des communications du PLQ, a minimisé la portée de la suggestion libérale. «Pour briser la glace et susciter les débats, le groupe de travail organisateur des colloques a posé un certain nombre de questions et de choix de réponses. Ça reste un questionnement», a-t-il insisté.

Évoquant le bassin d’immigration européenne non francophone et le traité de libre-échange Canada-Europe initié par le Québec, M. Rochette a rappelé qu’on sera bientôt en situation de «pénurie de main-d'œuvre qui se chiffre par centaines de milliers de personnes. On n’a pas peur de poser des questions et les militants vont débattre de tout ça».

Après avoir parlé de création de richesse et d’éducation, les libéraux insisteront sur la santé, dimanche prochain, à Gatineau. Ils se réuniront ensuite le 3 avril à Boucherville au cours d’un colloque intitulé: «Un Québec ouvert sur le monde».

Ces quatre colloques thématiques déboucheront sur le congrès des membres en octobre, à Québec.

Note YR : Photo de Jean Charest, Premier ministre du Québec et chef du PLQ.

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vendredi 18 mars 2011

Un site souverainiste accusé d'antisémitisme

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La Presse

Article de Joël-Denis Bellavance publié le 16 mars 2011

(Ottawa) Le Comité Canada-Israël condamne le site souverainiste Vigile.net pour des propos qu'il juge «haineux» envers certaines minorités, en particulier les Juifs. Du même souffle, il exhorte les ténors souverainistes à cesser de faire des dons qui permettent à ce site de poursuivre ses activités.

Le Comité Canada-Israël a recensé plusieurs textes publiés sur ce site dans les derniers mois qui dénotent, selon lui, l'antisémitisme sans équivoque de certains auteurs.

Dans un texte publié le 6 janvier, l'un de ces collaborateurs, Ivan Parent, a dénoncé sans ménagement l'influence exercée par les organisations juives dans le monde: «Nous savons que les lobbies juifs sont très puissants et, en fait, contrôlent, par le biais des banques internationales, presque tous les États. Ils modifient les taux d'intérêt comme ils le veulent, c'est d'ailleurs pour ça que la zone euro est prise à la gorge. Ce sont des malversations ourdies par les banques.»

M. Parent est l'auteur de plus de quelque 190 textes sur Vigile.net.

Dans une autre lettre publiée le 17 février 2008, il affirme: «Je ne suis pas raciste mais quand je vois que par des détours hypocrites les juifs exploitent honteusement, vampirisent le pays dans lequel ils vivent, il n'est pas étonnant qu'ils aient été haïs partout où ils ont vécu.»

Le Comité Canada-Israël cite aussi Robert Barberis-Gervais qui, dans un texte publié le 13 décembre 2010, accuse le lobby juif d'être responsable des malheurs d'Yves Michaud: «Le lobby juif est responsable de l'Affaire Michaud en 2000 et en 2010. Si donc les riches Juifs de Montréal et de Laval traitent les Québécois français comme des Palestiniens sans respecter leur droit à l'autodétermination (et à leur langue et leur culture propre) avec le même mépris puisque les Juifs d'Israël ont tous les droits et que les Palestiniens n'ont aucun droit, il est grandement temps de dire la vérité: c'est le lobby juif qui s'appuie sur l'argent qu'il donne au Parti libéral et sur l'argent qu'il contrôle dans les banques et ailleurs dans la société qui est responsable de l'affaire Michaud.»

Selon le conseiller politique principal du Comité Canada-Israël, Richard Marceau, ces propos sont totalement inacceptables et doivent être condamnés par les ténors souverainistes.

M. Marceau, qui a été député du Bloc québécois de 1997 à 2006, demande aussi aux leaders souverainistes de cesser de faire des dons à ce site: «Le site Vigile.net franchit trop souvent la limite de l'acceptable et il fait preuve d'antisémitisme. Je ne suis pas sûr que les ténors souverainistes sont au courant de tout ce qui se retrouve sur ce site. Ce site se voulait au départ un lieu d'échange d'idées entre souverainistes, mais il a pris au fil du temps des tangentes extrêmes qui font en sorte qu'il ne peut plus jouer le rôle d'échange d'idées. Il a perdu toute crédibilité en publiant ces textes.»

Le site a reçu des dons de Bernard Drainville (500$ en janvier 2011), d'Agnès Maltais (100$ en octobre 2010) et de Louise Beaudoin (100$ en juillet 2010) ainsi que de l'ancien conseiller de Lucien Bouchard Jean-François Lisée (150$ en octobre 2010). La députée bloquiste Meili Faille est également une donatrice régulière, tout comme des associations de circonscription péquistes.

La Presse n'a pu obtenir les commentaires de M. Drainville, mercredi. En octobre, il avait ainsi justifié ses contributions financières au site: «Bien que je ne sois pas toujours d'accord sur les idées et propos véhiculés, j'encourage ce lieu de discussions et d'échanges parce qu'il est tout à fait démocratique. La journée où l'on prônera la violence, je me désengagerai.»

Note YR : Attention ! la censure pointe son nez !

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lundi 7 mars 2011

Non à l'immersion anglaise nationalement suicidaire en 6e année du primaire

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Parti Indépendantiste

 

Article d'Éric Tremblay publié le 7 mars 2011

 

Après s'être écrasé devant le jugement de la Cour suprême du Canada concernant les écoles passerelles, le gouvernement du Québec propose d'imposer l'immersion anglaise à tous les élèves de 6e année du primaire. Cette mesure antinationale visant à bilinguiser les générations futures de Québécois pave la voie à l'anglicisation complète de notre Nation de langue française vieille de 403 ans. Depuis la Conquête anglaise de 1760, notre Nation, contrairement aux Canadiens français hors Québec, a su résister au rouleau compresseur assimilationniste anglo-canadien. Mais cette résistance, dans un contexte où notre poids démographique ne cesse de chuter au Québec, particulièrement à Montréal où nous sommes minoritaires sur l'île et sur le point de le devenir dans la métropole, à cause du trio immigration massive - multiculturalisme constitutionnel canadien - bilinguisme officiel canadien qui transforme la majorité des immigrants en assimilateurs des nôtres, est fragilisée par ceux-là même qui ont la responsabilité ultime de défendre notre identité nationale ayant pour cœur la langue française, à savoir, le gouvernement et tous les élus de notre Assemblée nationale.

 

Que cette politique auto-assimilationniste soit proposée par le gouvernement libéral Charest n'étonne guère. Après tout, le PLQ est le parti servant les intérêts des Canadiens anglais, notre fausse minorité nationale, des anglicisés et des allophones de toutes origines ethniques du Québec qui ont opposé leur veto raciste à notre volonté nationale clairement majoritaire de faire du Québec notre Pays lors du référendum de 95. Sans cette clientèle acquise, le PLQ se trouverait déjà dans les poubelles de l'histoire et nous vivrions déjà dans un Québec indépendant. Ce qui choque davantage, c'est la trahison des élus péquistes et solidaires qui cautionnent le projet génocidaire de Charest. Fallait entendre Pauline Marois soutenir en anglais, en réponse à une question d'un journaliste, qu'elle croyait que l'immersion anglaise en 6e année était une bonne mesure. Que pouvait-elle répondre d'autre, elle qui en 2008 proposait justement que l'on enseigne l'anglais de façon intensive, notamment en donnant des cours de géographie et d'histoire dans la langue de nos conquérants. Fallait entendre le péquiste Gérald Larose se féliciter du fait que le premier ministre le plus canadien de l'histoire du Québec avait repris à son compte une mesure qu'il proposait en 2001 alors qu'il présidait la Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec.

 

Fallait aussi entendre le péquiste Gérard Bouchard, chantre du multiculturalisme québécois (interculturalisme) générateur de tensions interethnicoreligieuses qui finiront par plonger Montréal dans le chaos social, nous rappeler, en bon moraliste, qu'il serait criminel de ne pas bilinguiser tous les enfants québécois. Ni l'un, ni l'autre n'a cependant cru bon d'insister pour que tous les Anglais, les anglicisés et allophones du Québec maîtrisent parfaitement le français, notre seule et unique langue nationale, pour mieux s'intégrer à la seule Nation française de l'Amérique du Nord et en partager le destin.

 

Dans un contexte géopolitique et démo-linguistique comme le nôtre, ce qui est criminel, c'est de vouloir bilinguiser tous les Québécois, ce qui reviendrait à angliciser notre Nation au bout de quelques générations. Au Québec, mettre notre langue nationale sur le même pied que la langue des descendants de nos conquérants revient à garantir le triomphe de l'anglais et notre assimilation. Le bilinguisme mur à mur n'étant qu'un stade transitoire nous menant tout droit à l'anglicisation. Parlez-en aux Franco-Américains. De plus, aucun peuple au monde n'est bilingue. Les Québécois (ceux que nos civiques dénationalisés nomment les Québécois francophones ou simplement «les francophones») sont parmi les plus bilingues de la planète (selon Stat. Can., 85% des jeunes Québécois disent que leur connaissance de l'anglais est passable à excellente). Nos jeunes n'ont pas besoin d'un enseignement intensif de l'anglais pour s'épanouir, quoiqu'en pensent les anglophiles mondialistes. L'anglais «lingua franca» est un mythe. La planète n'est pas anglaise, mais multilingues. Elle comporte une multitude de langues nationales fortes qui s'opposent à l'impérialisme anglo-américain. De même pour internet, l'utilisation des langues comme l'espagnol, le français et le mandarin progressent. L'anglais n'imposera pas plus son empire sur la toile que dans le monde réel.

 

Par ailleurs, cette volonté obsessive, partagée par tous les partis siégeant à l'Assemblée nationale, d'imposer l'enseignement intensif de l'anglais à toute une Nation en dit long sur la conception que tous nos élus se font du Québec. Il apparaît de plus en plus évident que pour eux, le Québec ne saurait être autre chose qu'un État bilingue, indépendant ou non. Pour le PLQ et QS, cela va de soi. Lorsque l'on prône l'interculturalisme, on favorise nécessairement le pluralisme linguistique d'État. L'un ne va pas sans l'autre. Quant au PQ, ses dirigeants pro-immigration massive ont tellement intégré la pensée de Trudeau, qu'il ne présente plus de différence notable avec le PLQ. Ses appels au renforcement de la Loi 101 provinciale démantibulée par la Cour suprême du Canada sont non seulement insuffisants, mais en porte-à-faux avec sa volonté d'imposer l'enseignement intensif de l'anglais au secondaire, de transformer les cégeps français en cégeps bilingues (1 session sur 4 se déroulerait en anglais) et de soutenir le financement d'institutions étrangères anglaises qui agissent en véritables vecteurs d'assimilation de la majorité des allophones à la portion de la nation canadienne en territoire québécois. Ce n'est pas pour rien que l'anglais est devenu la langue commune à Montréal et la langue de travail d'une majorité des allophones. Aussi, est-il nécessaire de rappeler qu'aucun pays dans le monde ne finance un réseau institutionnel parallèle fonctionnant dans une langue autre que sa langue nationale.

 

Seul le Parti indépendantiste considère l'anglais, non pas comme une langue seconde ou quasi nationale du Québec, mais comme une langue étrangère parmi tant d'autres. Et comme toute langue étrangère, l'anglais comme l'espagnol, l'allemand ou le mandarin, sera enseigné dans des cours de langues étrangères optionnels au secondaire (le primaire servant à garantir la maîtrise de notre langue nationale) comme il se fait dans tant d'États à travers le monde. Pas plus que les États-Unis, la France ou l'Angleterre n'imposent l'immersion espagnole, allemande ou française dans leur réseau d'éducation national respectif, le Québec ne le fera avec l'anglais ou toute autre langue étrangère.

 

Seul le Parti indépendantiste propose de véritables politiques nationales visant à transformer la Province de Québec multiculturelle bilingue en État-Nation français mur à mur une fois l'indépendance nationale déclarée sans référendum préalable. Les voici: adoption d'une Constitution républicaine affirmant notamment que le français est la seule et unique langue nationale et officielle du Québec; abolition du bilinguisme institutionnel et imposition de l'empire de notre langue nationale sur l'ensemble de notre territoire national et dans toutes les sphères de notre vie nationale (administration et communications de l'État, justice, éducation, santé, travail, affichage, etc.); financement public d'un seul réseau d'éducation fonctionnant dans notre langue nationale des CPE à l'université et obligation pour tous de le fréquenter; francisation des entreprises peu importe leur taille; interdiction pour tout employeur d'exiger la maîtrise d'une autre langue que le français pour occuper un emploi, à moins qu'il ne fasse la preuve que cette langue ne soit nécessaire au poste en lien avec l'international; financement public d'un seul CHU français à Montréal; réduction de l'immigration (max.: 20 000 par année); sélection d'immigrants qui maîtrisent le français, partagent nos valeurs occidentales et possèdent les compétences répondant aux réels besoins du marché du travail québécois; rétablissement des COFI pour assurer l'intégration des étrangers à notre Nation; maîtrise du français et serment d'allégeance à la Nation et à la Constitution pour obtenir la citoyenneté québécoise et le droit de vote.

 

En terminant, ceux qui, diplôme secondaire en mains, voudront perfectionner la maîtrise d'une langue étrangère, ils pourront le faire en se payant des cours offerts par les divers instituts linguistiques privés. Ce qui fera rouler l'économie sans utiliser nos impôts pour mieux nous auto-assimiler.

 

Une Nation, une langue nationale, un État national indépendant: voilà ce que propose le P.I.

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vendredi 4 mars 2011

Les fermetures de postes frontaliers inquiètent des deux côtés de la frontière

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Bloc Québécois

Communiqué du Bloc Québécois du 3 mars 2011

Ottawa, jeudi 3 mars 2011 – Le Bloc Québécois s'inquiète des impacts de la fermeture projetée par le gouvernement Harper de postes frontaliers au Québec, et c'est pourquoi il a délégué aujourd'hui des membres de son Caucus frontalier afin d'échanger avec des membres du Congrès américain sur les enjeux entraînés par les éventuelles fermetures et les réductions de services.

Le chef de la délégation et député de Saint-Jean, Claude Bachand, est accompagné à l'occasion de cette visite du député de Brome–Missisquoi, Christian Ouellet, et du député de Drummond, Roger Pomerleau. Le président du Syndicat des Douanes et de l'Immigration, Ron Moran, est également du voyage. Le groupe entend profiter de cette initiative pour rencontrer au cours de la journée plusieurs sénateurs et membres du Congrès, notamment les représentants du Senate Committee on Homeland Security and Governmental Affairs, Committee on Transportation and Infrastructure, du Subcommittee on Transportation Security et du Judiciary Subcommittee on Immigration, Refugees and Border Security.

« La décision de fermer ou de réduire les heures d'ouverture parmi les services de douanes affectera neuf postes frontaliers au Québec et elle sera lourde de conséquences dans les communautés touchées. Elle se traduira inévitablement par une diminution de l'activité économique ainsi que par une immense réduction des services pour les Québécoises et les Québécois qui traverseront les frontières. Les commentaires recueillis jusqu'à présent convergent tous pour nous dire que les conséquences sur le commerce, le tourisme et la sécurité publique seront considérables et que la décision annoncée par le gouvernement de Stephen Harper est irréfléchie. Nous constatons aujourd'hui que le niveau de préoccupation est très grand également parmi les membres du Congrès américain », a déclaré, Claude Bachand.

« Les élus américains rencontrés jusqu'ici s'inquiètent énormément des risques au chapitre de la sécurité publique engendrés par les postes frontaliers laissés sans surveillance. Tout comme au Bloc Québécois, on s'explique mal que les conservateurs, qui se targuent de faire de la lutte au crime une de leurs priorités,favorisent les activités illicites en détournant le regard. Par ailleurs, ces gens sont également conscients que, à certains endroits, les Québécois et les Américains forment une seule et même communauté de chaque côté de la frontière. Heureusement que les Québécoises et les Québécois peuvent compter sur le Bloc Québécois pour défendre leurs intérêts ! Personne parmi les libéraux n'a cru utile de remettre en question ces fermetures injustifiables », relate pour sa part Christian Ouellet.

« À Drummondville, de nombreux gens d'affaires ont déjà fait savoir que la fin des opérations de dédouanement entraînée par la fermeture du bureau des douanes aura un impact très négatif sur les opérations quotidiennes de leur entreprise. La Société de développement économique de Drummondville compte notamment sur ce service pour l'aider à réaliser son ambition de faire de l'aéroport l'un des pôles aéronautiques du Québec. Or, le ministre n'a toujours pas fourni un argumentaire crédible pouvant expliquer sa décision. En fait, il n'a même pas daigné répondre à notre demande afin de le rencontrer à ce sujet. Il est bien évident qu'aucune évaluation n'a été faite de l'impact de la décision du gouvernement concernant les fermetures de postes frontaliers et les diminutions des services », a conclu Roger Pomerleau.

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mercredi 2 mars 2011

Immigration : un tabou explose

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Mathieu Bock-Côté

Article de Mathieu Bock-Côté publié le 2 mars 2011

L’immigration est un sujet piégé au Québec. Il suffit que vous exprimiez quelques réserves sur la hausse systématique des volumes d’immigration, pour qu’immédiatement, on vous prête les pires intentions, en plus de vous présenter comme un demeuré.

Ce tabou risque de se fissurer dans les prochaines semaines. Depuis hier, on trouve en librairie un ouvrage Le remède imaginaire, pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec, publié chez Boréal et écrit par Benoit Dubreuil et Guillaume Marois. Ce livre vient bouleverser le débat sur l’immigration.

La thèse est aussi simple que provocante : contrairement à ce que répète le discours officiel depuis quelques années, « économiquement et démographiquement, le Québec n’a pas besoin d’immigration » (p.307). L’immigration n’aurait pas un effet significatif sur l’économie. Elle ne pourrait non plus rajeunir véritablement la population.

Toujours selon Le remède imaginaire, pour améliorer les performances économiques des immigrants, on pourrait envisager de resserrer les critères d’admission. Cependant, tout resserrement des critères impliquera une baisse du nombre d’immigrants admis annuellement.

Dubreuil et Marois ne plaident évidemment pas pour l’immigration zéro, ni possible ni souhaitable. Ils nous invitent toutefois à dédramatiser une réduction éventuelle des volumes d’immigration. « Toujours plus » ne saurait être un slogan valable dans ce domaine.

Il faut en convenir, leur démonstration est convaincante, en plus d’être fondée sur une littérature scientifique abondante, multipliant les comparaisons entre le Québec et les autres sociétés occidentales. Les auteurs s’appuient sur des sources aussi variées impressionnantes.

Traditionnellement, ceux qui exprimaient des réserves envers l’impact de l’immigration le faisaient pour des raisons culturelles, identitaires. Dubreuil et Marois n’avancent pas sur ce terrain. Mais chose certaine, Le remède imaginaire reformulera profondément les termes du débat public.

Le politologue français Pierre-André Taguieff a appelé « immigrationnisme » l’idéologie selon laquelle l’immigration était nécessaire et nécessairement bonne. Cette idéologie risque de sortir amochée du débat qui accompagnera ce livre.

Le débat public vient de s’élargir. Une discussion rationnelle sur nos seuils d’immigration peut s’ouvrir. L’objectif : les adapter à nos capacités réelles d’intégration. Cette discussion oxygénera la démocratie en mettant de côté la rectitude politique.

Sur Cyberpresse, André Pratte a posé la question suivante à propos de ce livre : si « l’immigration n’entraîne pas de bienfaits économiques et démographiques, et si […] elle provoque une diminution de la place du français et une brisure entre Montréal et le reste de la province, pourquoi voudrait-on l’encourager ? ».

C’est une excellente question. Je me la pose aussi.

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lundi 28 février 2011

L’avantage d’être méprisés par le Canada anglais

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Vigile

Tribune libre de Jean-Jacques Nantel publié le 25 février 2011

Il est toujours bon d’être sous-estimé par un adversaire. Parce que leurs ancêtres de 1763 ont expulsé nos élites pour pouvoir plus facilement nous voler et nous exploiter, les Canadiens anglais ont pris l’habitude, depuis un quart de millénaire, de nous regarder comme un peuple d’incapables et d’ignorants. Pour eux, notre infériorité relève du domaine de l’évidence et ne se discute même pas. Toute une propagande a d’ailleurs été élaborée pour nous dénigrer et nous faire croire que nous n’en valions pas la peine.

Alors que le Fédéral et ses sbires québécois sont responsables de la quasi-totalité de nos scandales de corruption (commandites, industrie de la construction, gaz de schistes, pétrole du golfe, etc), les journalistes des autres provinces annoncent au monde que le Québec est la province la plus corrompue du Canada. Alors que le Canada anglais nous appauvrit artificiellement depuis un quart de millénaire, son gouvernement s’est récemment déclaré navré de découvrir que les six villes les plus mal foutues du Canada se trouvaient toutes dans le Québec francophone. Même si les deux paliers de gouvernement nous volent nos taxes pour enrichir les 8% d’Anglophones du Québec (villes défusionnées, trois universités,18 hôpitaux, un mégacentre hospitalier, etc), on ose se scandaliser du fait que les urgences des hôpitaux francophones sont plus bondées que celles du West-Island. Et ça continue avec l’Hydro-Québec qui serait mal gérée, notre endettement supposément intolérable, nos impôts plus lourds, etc.

Bien qu’agaçante, cette propagande a au moins le mérite de cacher à nos adversaires le fait que, dans de multiples domaines, le Québec a pris un net avantage sur eux.

Notre économie est plus solide que la leur

Cela commence par l’économie puisqu’une partie de la richesse du petit Canada anglais provient des vols commis chez nous : vol de notre voie maritime et de notre Transcanadienne qui servent à nos voisins mais dont on nous fait payer toutes les dépenses, transfert en Ontario de nos sièges sociaux, de notre bourse, de nos vols internationaux, de nos élévateurs à grains, de notre part du Pacte de l’automobile ; vols de nos taxes fédérales pour développer la région d’Ottawa, le Grand Nord ou les réseaux internationaux du Canada anglais ; etc. Toutes ces subventions déguisées aux économies de nos voisins ont obligé la nôtre à devenir plus performante et diversifiée ; ce qui lui a, entre autres, permis de mieux résister que ses concurrentes aux dernières crises économiques.

Comme tout ce qui pouvait être volé ou déménagé en Ontario l’a déjà été, les Québécois ont fini par prendre le contrôle de 80% de leur économie ; ce qui fait que la prédation du Canada anglais obéit désormais à une loi des rendements décroissants. Le découplage des deux économies est encore accentué par le fait que la croissance de nos échanges est plus forte avec les Etats-Unis qu’avec le Canada. De plus en plus, les contrats et les profits nous viennent du Sud et les embêtements, de l’Ontario et d’Ottawa.

L’immigration les affaiblit plus que nous

Si l’immigration massive affecte peu les régions du Québec et représente une nuisance dans la région de Montréal, son effet sur le Canada anglais est carrément catastrophique parce qu’elle y change la nature du peuplement. Fondé par des Britanniques qui s’appuyaient sur une culture et un empire dominants, le Canada anglais a longtemps pu assimiler ses immigrants avec grande facilité. Ce n’est plus le cas avec ceux d’aujourd’hui qui, non seulement réduisent l’influence de l’élément britannique et européen, mais en plus provoquent la balkanisation du pays en se regroupant, en fonction de leur origine ethnique, dans certaines villes bien spécifiques ; le cas le plus flagrant étant celui des Chinois de la région de Vancouver.

Les vieux Canadiens d’origine européenne, qui ne reconnaissent plus le pays de leur enfance, ne comprennent pas pourquoi l’immigration n’est pas encore venue à bout du Québec français. Quelqu’un devrait leur expliquer qu’en volant notre richesse, ils attirent à eux les immigrants qu’ils envoient pour nous submerger. Cet exode fait que, pour seulement affaiblir la majorité francophone du Québec, le Canada anglais doit accepter de se suicider.

Notre culture est plus forte que la leur

Lord Durham, qui nous décrivait comme un peuple sans histoire et sans littérature, serait bien surpris, s’il revenait parmi nous, de constater que le Québec moderne possède un star-system, que ses films se rendent régulièrement aux Oscars, que sa télévision réussit mieux que celle du Canada anglais à fidéliser sa clientèle ou que ses sportifs, ses chanteurs, ses comédiens ou ses clowns attirent partout les foules.

Si la culture québécoise est si forte, c’est parce qu’elle est une survivante qui a connu les tempêtes et la défaite. Elle est blindée contre l’adversité. Privé de ses élites, qui sont reparties en France après la Conquête, notre peuple écrasé a su développer une série de réflexes qui lui ont permis de survivre à toutes les agressions possibles et imaginables. Sa culture diversifiée forme aujourd’hui un bloc compact dont la puissance et la créativité nous permettent déjà de tenir notre rang sur la scène internationale.

De son côté, la culture du Canada anglais est devenue une simple excroissance de la culture américaine, principalement parce que ses éléments les plus talentueux émigrent aux Etats-Unis pour y faire carrière. Pour faire comme s’il avait quelque chose à dire, le Canada anglais a repris à son compte toutes les idées à la mode et s’est donné une idéologie multiculturaliste bancale où se mêlent dans un tout incohérent des idées comme l’égalité des sexes et l’interdiction de porter des armes avec le ¨droit¨ de porter l’humiliant voile islamique ou le couteau sikh. Il va jusqu’à soutenir que son unité nationale est assurée par sa désunion ; c’est-à-dire par son multiculturalisme. Que penser de l’âme d’un peuple qui clame que l’assurance maladie, qui est un simple système de paiement des soins de santé, est une des bases de sa fierté nationale ?

Remarquons que, sous des dehors nobles et généreux, l’idéologie multiculturaliste canadienne est en fait basée sur le présupposé raciste voulant qu’à la longue, les immigrants n’auront pas le choix de s’assimiler à la culture supérieure du Canada anglais. Or, les nouveaux Canadiens proviennent presque tous de hautes cultures qui sont à la fois très anciennes et rajeunies. Voyant l’Occident reculer sur tous les fronts, les Chinois, les Indiens et les Musulmans n’ont guère envie de l’accompagner dans sa chute en adoptant ses valeurs et ses coutumes. Beaucoup insistent donc pour qu’on les laisse imposer leurs cultures religieuses à leurs enfants et, notamment, à leurs fillettes.

Vivre avec les innombrables interdits imposés par une société multiculturelle est si inconfortable qu’un récent sondage a révélé que Toronto, l’agglomération la plus cosmopolite du Canada, en était également la plus malheureuse. Détail révélateur : ses citoyens, dont plus de 50% sont nés à l’étranger, ont récemment élu un maire qui dit vouloir restreindre l’immigration. Sitôt entrés, les néo-Canadiens songeraient donc déjà à claquer la porte derrière eux. A l’évidence, le multiculturalisme n’est pas la source de bonheur et d’enrichissement qu’on nous décrit.

Nos débats intellectuels sont plus riches que les leurs

Notre débat national a atteint une telle vigueur au cours des cinquante dernières années que le Québec a fourni la quasi-totalité des penseurs des deux camps souverainiste et fédéraliste. Nommés à des postes de prestige par des Canadiens anglais qui désiraient profiter de nos divisions, des hommes comme Trudeau, Chrétien et Dion ont choisi de s’allier à eux pour pouvoir se venger de leurs ennemis québécois.

Puisque les indépendantistes travaillent à la libération d’un peuple qui gagne en puissance et en dignité, le simple passage du temps a amené la croissance des appuis à leur cause. Dans le processus, le fédéralisme a subi une baisse marquée de la qualité de ses défenseurs. La marche est en effet très haute entre la valeur intellectuelle des trois colombes des années soixante (Trudeau, Pelletier et Marchand) et celle de petits êtres mesquins comme Jean Chrétien et Stéphane Dion. Et on n’a pas parlé du vide intersidéral actuel !

Quand ils voient que nos représentants fédéralistes évitent non seulement de parler des ¨conditions minimales¨ de Bourassa, mais qu’ils sont prêts à toutes les bassesses et à tous les reniements, les Canadiens anglais doivent avoir l’impression que les Québécois gagnent en lâcheté et en nullité. Il est vrai que la structure géographique extrêmement étirée du pays et le déplacement vers l’ouest du centre de masse de la population canadienne anglaise n’aident guère ses leaders unilingues à comprendre les évolutions du Québec profond. Souvent, les seuls Québécois qu’ils connaissent sont les petits magouilleurs sans envergure qui fréquentent les meetings des partis fédéraux.

Totalement amorphe sur le plan intellectuel, le Canada anglais n’a jamais rien eu à proposer pour régler la crise. Aussi se contente-t-il de naviguer à vue en espérant, comme ses ancêtres, que l’immigration finira un jour par nous détruire.

Psychologiquement, nous sommes plus forts qu’eux

Trempé par deux siècles et demi de défaites et d’humiliations, le peuple québécois a grande envie de goûter aux joies de la victoire et du triomphe. Il n’est pas las de vivre.

L’expérience historique du Canada anglais est toute autre. Habitué à des victoires faciles par deux siècles d’une domination totale, rassuré par les propos défaitistes de tous nos Lucien Bouchard, certain de l’appui indéfectible et éternel des masses d’immigrants qu’il envoie pour nous affaiblir, notre petit voisin est mal préparé pour faire face à une défaite majeure. Nos deux solitudes communiquent si mal que, même après cinquante ans de débats, même après le référendum de 1995 qu’il a gagné par la peau des dents, même si l’appui à la souveraineté oscille entre 40 et 67% des intentions de vote depuis trente ans, le Canada anglais va quand même être pris par surprise quand un quelconque accident de conjoncture aura choqué notre opinion publique et provoqué la victoire du ¨oui¨.

N’ayant pas vu venir le train hurlant de la souveraineté, la première réaction du Canada anglais face à l’explosion de joie du peuple québécois sera un mélange de colère, de désarroi et de sentiment d’impuissance qui débouchera vite sur une dépression collective assez semblable à celles qu’a vécues le Québec après ses défaites référendaires de 1980 et 1995. Au trouble latent d’une société que l’immigration a profondément dénaturée viendra s’ajouter le sentiment diffus qu’il est vain de lutter puisque tout s’écroule.

Certains autres phénomènes psychologiques pourraient également jouer en notre faveur. Ainsi, beaucoup de Canadiens anglais seront satisfaits de voir que l’abcès aura enfin été crevé. Nombre d’entre eux seront heureux d’être débarrassés de l’hypothèque morale qu’ils ont contractée depuis 1760. On peut même s’attendre à ce que, par pur masochisme, certains se réjouissent de notre triomphe. L’histoire offre en effet de multiples exemples de personnes nées dans l’abondance qui se sont retournées contre leurs semblables pour lutter avec des opprimés. Rêvant de révolte héroïque, ces fils à papa gavés de richesses se sont joints aux victimes de leurs ancêtres pour pouvoir savourer avec elles l’ivresse de la victoire.

Ajoutons qu’en cas de victoire du ¨oui¨, les très nombreux immigrants originaires des pays pauvres, qui sont venus au Canada pour faire des sous, vont presque tous réagir en exigeant qu’on s’entende à l’amiable avec le lointain Québec.

Leur puissance est plus artificielle que la nôtre

Le seul fait que le Québec se voit imposer l’égalité des provinces avec une Île-du-Prince-Edouard cinquante-six fois (56) moins peuplée montre bien que la puissance du Canada anglais est artificielle. Sachant que toute négociation de bonne foi avec un Québec modernisé lui coûterait cher, le Canada cherche à gagner du temps en multipliant les obstacles, notamment dans le domaine constitutionnel. Une constitution – notons-le - a toujours pour fonction de retarder les changements en imposant aux nouvelles générations les valeurs et les rapports de force d’une époque révolue. Etant le débris d’un empire disparu, le Canada se sert de sa Cour suprême composée de juges âgés et inamovibles pour nous imposer des décisions régulièrement contraires à nos intérêts, notamment en matière de langue.

Ce système de blocage, qui a été conçu pour dominer le Québec à dix ou vingt contre un, sert uniquement les intérêts de l’Ontario et des Maritimes, deux régions qui, ENSEMBLE, sont seulement deux fois plus peuplées que le Québec. Déjà menacé d’éclatement par notre montée en puissance, le vieux Canada central doit en plus compter avec le développement rapide de l’Ouest ; un phénomène qui est en train de modifier en profondeur l’équilibre interne du pays. Dans l’Ouest, la domination de l’Ontario est si mal acceptée que le Canada est devenu incapable de se donner un gouvernement majoritaire ; l’Ouest votant massivement pour les Conservateurs, le Québec pour le Bloc Québécois et les voisins du Québec pour les Libéraux. Ayant peu de relations avec le Canada de l’Est, de plus en plus d’habitants de l’Ouest ne se gênent pas pour affirmer que l’indépendance du Québec servirait leurs intérêts en augmentant d’un coup leur poids politique relatif au sein de la fédération.

L’effondrement de la puissance canadienne anglaise

Dans l’histoire récente, le fait de mal connaître les autres sociétés a causé d’immenses surprises. Ce fut le cas lors de l’effondrement imprévu du communisme est-européen ou de celui, très actuel, des dictatures du monde arabe. Au Canada anglais, le mépris traditionnel pour les Québécois crée un aveuglement du même genre qui lui coûtera cher au lendemain d’une victoire du ¨oui¨. Assommé par sa défaite, le gouvernement d’Ottawa devra alors composer avec des revendications venues d’un peu partout. Cela commencera par les demandes de négociations des fédéralistes québécois dont l’écrasante majorité se sont toujours opposés, non au Québec, mais à l’indépendance. Cela continuera avec des requêtes similaires provenant des provinces maritimes et des Francophones hors Québec qui vont craindre l’isolement. Quant aux quatre provinces de l’Ouest, on les verra profiter de l’occasion pour exiger une participation accrue au pouvoir.

Les autochtones, que le Canada anglais compte utiliser pour contrer le Québec, seront peut-être ses alliés les plus décevants, car ils ne manqueront pas de réclamer dans toutes les provinces un traitement aussi avantageux que celui obtenu par les aborigènes québécois. Loin d’être au banc des accusés, le Québec sera alors cité comme un exemple à suivre.

L’environnement international ne sera guère plus favorable à un Canada anglais qui, en plus d’être coupé en deux par le Québec, aura perdu d’un coup le quart de sa puissance et le contrôle de grandes voies stratégiques comme le Saint-Laurent ou la Transcanadienne. Sans parler des alliés du Québec qui se feront entendre, Ottawa devra également rassurer les Etats-Unis qui, parce qu’ils craignent les attaques terroristes, vont exiger des négociations pacifiques et rapides de manière à ne pas créer d’instabilité le long de leur immense frontière nord.

Voyant une occasion d’affaiblir l’empire américain, des pays comme la Chine, l’Iran ou Cuba vont se mettre à grenouiller en notre faveur dans les assemblées internationales où le Canada sera régulièrement montré du doigt. Ce sera notamment le cas quand il sera question de son catastrophique bilan environnemental que les excellentes statistiques du Québec aident présentement à tempérer. Ici encore, le Québec sera traité comme une sorte de référence continentale.

Pour accéder à une position de négociation aussi avantageuse, les indépendantistes doivent convaincre seulement 5 à 10% de la population. Il faut vraiment que la propagande fédéraliste soit efficace pour qu’ils croient cette petite tâche impossible à réaliser.

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Le miracle de l’immigration n’aura pas lieu

Immi_QuebecLe Devoir

Article de Robert Dutrisac publié le 26 février 2011

Québec — Une idée fait consensus au Québec : l'immigration peut atténuer les effets du vieillissement de la population sur les finances publiques. Or cette proposition, qu'aucun politicien ou éditorialiste au Québec ne conteste, est une idée fausse, vigoureusement démentie par les travaux des scientifiques. L'idée que l'arrivée d'immigrants peut résorber les pénuries de main-d'œuvre est tout aussi bancale. Sur le strict plan économique, le Québec n'a pas besoin de plus d'immigrants.

C'est la thèse iconoclaste que défendent Benoît Dubreuil, chercheur postdoctoral en philosophie de l'UQAM, et Guillaume Marois, démographe doctorant à l'Institut national de recherche scientifique (INRS), dans un ouvrage qui paraîtra mardi et intitulé Le Remède imaginaire - Pourquoi l'immigration ne sauvera pas le Québec.

À l'automne 2007, Benoît Dubreuil fut frappé par la consultation publique sur la politique d'immigration du Québec menée par la ministre l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James. «Il y avait un décalage entre ce que les gens disaient et ce que nous, on lisait dans la littérature», raconte-t-il. Deux points communs ressortaient des 70 mémoires reçus : d'une part, le Québec devait investir fortement dans l'intégration des immigrants et, d'autre part — c'est le lieu commun qui l'intéressait —, le Québec vieillit et il a besoin d'un grand nombre d'immigrants pour faire face aux pénuries de main-d'oeuvre. C'est à la suite de cette consultation que le gouvernement Charest haussa de 43 000 à 55 000 par an le seuil d'admission des immigrants pour 2008-2010.

Il est vrai que les nouveaux arrivants peuvent rajeunir la population puisque leur âge moyen est inférieur à la moyenne. Mais l'effet est marginal, calculent les démographes. En passant de 43 000 à 60 000 immigrants, par exemple, selon les calculs des démographes du ministère en 2008, on ne retrancherait en 2030 que deux personnes âgées par 100 habitants (44 plutôt que 46 par 100), un effet négligeable.

En 2008, Jean Charest répétait que d'ici 2011, c'est 700 000 emplois au Québec qui devront être comblés en raison des départs à la retraite des baby-boomers, rappellent les auteurs. Or, penser que les immigrants vont occuper ces postes est simpliste, soulignent les auteurs. Le problème, c'est que le marché du travail est complexe; rien n'indique qu'un départ à la retraite va mener à de nouvelles embauches. Impossible de savoir combien de ces 700 000 emplois ont été comblés par des immigrants.

La réalité, c'est que l'écart entre les taux de chômage qui touchent les immigrants et les natifs s'est élargi depuis les années 1980. À cet égard, le Québec fait moins bien que le reste du Canada. Même chose pour les salaires. Et la situation s'est dégradée depuis 30 ans. En 2005, les immigrants récents avaient un revenu inférieur de 20 % à celui des immigrants récents en 1980. De plus, les immigrants au Québec paient en moyenne 61 % des impôts payés par les natifs.

Un effet nul sur le PIB

L'immigration fait accroître la population, cela va de soi, et, conséquemment, le produit intérieur brut (PIB). Mais les études convergent : l'effet de l'immigration est nul sur la croissance du PIB par habitant, celui qui compte, signalent les auteurs. Tout porte à croire que sur le plan des finances publiques, l'immigration a un «effet modestement négatif», avance Benoît Dubreuil.

Dans les démocraties libérales, l'immigration est un phénomène normal, mais «l'augmentation de l'immigration ne saurait être une finalité en soi», écrivent-ils.

«Il faut s'attendre au Québec d'avoir des populations assez nombreuses qui, de manière durable, vont avoir des difficultés d'intégration en emploi», croit Benoît Dubreuil. Et accueillir au Québec plus de 50 000 immigrants en période de récession peut engendrer bien des désillusions. «Ils vont en porter les stigmates pendant plusieurs années. Les inégalités, les insuccès, c'est quelque chose qui nourrit la rancoeur. Évidemment, ça peut nuire à la cohésion sociale», prévient le philosophe.

Pourquoi cette idée que l'immigration pourrait sauver le Québec s'est-elle imposée ? «Le premier facteur, c'est que l'idée à la base est quand même séduisante et intuitive: les immigrants sont plus jeunes, donc ils vont faire rajeunir la population si on en a beaucoup. En plus de ça, c'est que le Québec a toujours été un pays d'immigration

Il y a aussi une question de «rectitude politique», croit-il. «Les chercheurs n'ont pas tendance à intervenir dans le débat. C'est un sujet sensible».

C'est sans doute cette rectitude politique qui a entraîné «l'adhésion du Parti québécois au mythe de l'immigration miracle», soulignent les auteurs. Pour le Parti libéral, la perspective est tout autre. «Malgré la francisation relative de l'immigration, l'appui au Parti libéral du Québec demeure proportionnellement plus fort chez les immigrants que chez les natifs. Le gouvernement a donc un intérêt objectif à faire diminuer la part relative des natifs dans la population», jugent Benoît Dubreuil et Guillaume Marois.

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vendredi 25 février 2011

Les Pieds nickelés

Quai_d_Orsay

Le Devoir

Article de Christian Rioux publié le 25 février 2011

On se souvient de l’incident qu’avait provoqué Nicolas Sarkozy à Québec en octobre 2008 dans l’enceinte de la Citadelle. Contrairement à la tradition diplomatique française de non-ingérence instaurée après De Gaulle, il était sorti de son discours et s’était laissé aller à exprimer, à mots à peine couverts, son amour d’un Canada uni.

L’affaire avait fait du bruit. Mais pas autant que ses déclarations encore plus provocantes lors de la cérémonie de remise de la Légion d’honneur à Jean Charest. Cette fois, il accusa les souverainistes de sectarisme et de pratiquer la détestation de l’autre. Quelques jours plus tard, l’Élysée fut d’ailleurs obligé d’envoyer une lettre d’excuse à Gilles Duceppe et à Pauline Marois.

J’avais alors expliqué que ce que certains prenaient pour un changement d’orientation stratégique mûrement réfléchi ne relevait que de l’opinion et du style provocant d’un seul homme. Il était en effet facile de constater que le point de vue du président reflétait moins les orientations du Quai d’Orsay, qui n’avait jamais songé à un tel virage, que son amitié personnelle avec le financier Paul Desmarais.

Ce que nous ne savions pas à l’époque, c’est qu’il ne fallait pas le prendre « personnel ». Les Québécois n’étaient que les premiers à goûter à cette nouvelle diplomatie faite de provocations et de coups médiatiques. On le sait aujourd’hui, nous n’étions que de sympathiques cobayes.

Après trois ans de cette médecine intensive, on ne compte plus les incidents internationaux provoqués par un président qui, tel un adolescent mal dans sa peau, ne résiste jamais à la tentation de se faire remarquer. Les récents échecs diplomatiques français en Tunisie, en Égypte, en Libye et au Mexique ont mis en évidence le caractère totalement erratique et finalement contre-productif de cette diplomatie qui est en train d’isoler la France un peu partout dans le monde.

Ce qui vient de se passer en Tunisie relèverait du Grand-Guignol si les faits n’étaient avérés. Afin de faire oublier les voyages de sa ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, « sur le bras » des amis du dictateur tunisien, Nicolas Sarkozy s’est empressé de nommer un nouvel ambassadeur à Tunis. Le président l’a fait sans respecter l’usage, qui veut que l’on demande l’accord du pays hôte avant de confirmer une nomination. Ensuite, il a court-circuité les réseaux classiques en choisissant un ancien « Sarko boy » nommé Boris Boillon.

Dans le plus pur style sarkozyste, le nouveau venu profita de sa première conférence de presse pour traiter de « débiles » les questions d’une jeune journaliste tunisienne. Le lendemain, des Tunisiens manifestaient devant l’ambassade et le jeune diplomate dut s’excuser publiquement à la télévision.

Les diplomates s’arrachent aussi les cheveux devant l’escalade que vient de provoquer le président avec le Mexique. Au lieu de négocier discrètement le rapatriement de Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison au Mexique, pour qu’elle purge sa peine en France, Sarkozy a choisi l’affrontement. Résultat : l’année du Mexique prévue en France est compromise, des centaines de manifestations culturelles sont annulées et la jeune femme risque de passer de longues années dans les geôles mexicaines. Tout cela pour une banale affaire de droit commun !

Le soulèvement en Libye a aussi mis en évidence la diplomatie très personnelle menée par Nicolas Sarkozy auprès de Mouammar Kadhafi. Si, à la fin de 2007, le président a permis au tyran de planter sa tente pendant cinq jours à deux pas de l’Élysée, c’était pour service rendu. Un service qui avait permis, quelques mois plus tôt, au président français et à son épouse de poser en libérateurs des infirmières bulgares.

On pourrait aligner d’autres exemples qui ont poussé une trentaine de diplomates, dont une vingtaine en exercice, à signer cette semaine une lettre anonyme dans Le Monde. Ils y dénoncent une diplomatie fondée sur « l’amateurisme », « l’impulsivité » et les seules « préoccupations médiatiques ». Exactement comme à Québec en 2008 !

Selon les auteurs, c’est parce qu’il a fait fi des notes diplomatiques qui remontaient des ambassades et tout centralisé sur sa personne que Nicolas Sarkozy est passé à côté du printemps arabe. Alors que le secrétariat d’État américain autorisait les ambassades à rencontrer les représentants de l’opposition, Nicolas Sarkozy l’interdisait. Sarkozy a ainsi congédié l’ambassadeur Jean-Christophe Ruffin, jugé trop critique à l’égard du président sénégalais qui, à 84 ans, s’apprête à briguer un troisième mandat. Aux diplomates habitués à décoder les évolutions politiques, Nicolas Sarkozy préfère les réseaux d’intérêts privés et les visiteurs d’un soir. Avec pour résultat, écrivent les diplomates, que « la voix de la France a disparu dans le monde ».

Une telle débandade diplomatique alors même que le vent de la démocratie se lève enfin dans des pays membres de la Francophonie ne peut représenter qu’un échec pour tout le monde francophone. La Francophonie n’avait vraiment pas besoin de ça !

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mercredi 23 février 2011

Abolir le multiculturalisme : une nécessité vitale

Drapeau_Qu_bec_paraParti Indépendantiste


Article d'Eric Tremblay, Chef du Parti indépendantiste du Québec, publié le 21 février 2011


Enfermée dans la fédération canadienne, notre Nation est soumise au multiculturalisme constitutionnel canadien. L'État provincial québécois ne peut adopter des lois allant à l'encontre de cette idéologie inscrite dans la Charte à Trudeau à son article 27, même si nous n'avons jamais signé la Constitution de 1982 rapatriée unilatéralement par Ottawa. Une province, ce n'est pas un pays indépendant. C'est en vertu de ce concept que les tribunaux accordent des accommodements religieux aux fondamentalistes islamistes, sikhs et juifs hassidiques. Ces derniers, au nom de la liberté religieuse, profitent du multiculturalisme canadien pour mieux refuser l'intégration à notre Nation et nous imposer leurs signes, symboles, coutumes, valeurs et idéologies contraires à nos valeurs occidentales fondamentales issues de la civilisation hellénico-chrétienne que sont la séparation de l'État et des religions, la laïcité de l'État et de ses institutions, l'égalité de tous devant la Loi (incluant l'égalité des hommes et des femmes), la liberté d'expression, la dignité de la personne humaine et la démocratie libérale.


En récompense, ces fondamentalistes obtiennent la citoyenneté canadienne. Pour obtenir cette dernière, un immigrant résidant au Québec n'a pas besoin de parler français et peut continuer à vivre chez nous comme il le faisait dans son pays d'origine.

Le multiculturalisme et l'interculturalisme, son équivalent québécois prôné à divers degrés par tous les partis siégeant à l'Assemblée nationale, sapent la cohésion nationale nécessaire au «vivre-ensemble» harmonieux (basé sur le partage non seulement de notre langue, mais aussi de notre culture et de nos valeurs civilisationnelles) en favorisant un modèle du «vivre-séparés» générateurs de tensions communautaristes interethnicoreligieuses qui menacent la paix sociale. Pire, combiné à l'immigration massive à forte proportion non-occidentale et au bilinguisme officiel canadien, le multiculturalisme menace la conservation même de notre Nation occidentale de langue française vieille de 403 ans.

 

Nous n'avons qu'à regarder la situation à Montréal pour constater les effets assimilateurs de cette idéologie antinationale: les Québécois sont minoritaires sur l'île de Montréal et sur le point de l'être dans la ville de Montréal; sur fond de babélisation, l'anglais y devient de plus en plus la langue commune; près de 60% des allophones fréquentent les cégeps et universités anglaises grassement subventionnés par l'État québécois et l'État canadien, travaillent et vivent en anglais; les ghettos ethniques, culturels et religieux sont en constante progression; les mosquées sont plus nombreuses que les églises catholiques opérationnelles; le voile islamique (hidjab, nikab, etc.) y prolifère au point que la ville de Montréal est la ville nord-américaine qui compte le plus de femmes voilées au pro rata de sa population, ce qui inquiète les musulmanes venues s'établir au Québec pour fuir les islamistes de plus en plus puissants dans le monde arabo-musulman; de plus en plus de jeunes filles voilées fréquentent les écoles; les jeunes sikhs portent leur kirpan (une arme blanche) dans les écoles; des salles de prière pour les musulmans sont réservées dans les cégeps et universités; la viande halal a remplacé le porc dans les cafétérias des écoles; la polygamie se répand; les gangs de rue se renforcent au point où des zones sensibles se développent; les règlements municipaux sont contournés dans certains arrondissements au nom du différentialisme juridique; des imams fanatiques prononcent des prêches anti-occidentaux invitant au djihad; des tribunaux islamiques parallèles s'installent graduellement; des écoles privées islamistes subventionnées par l'État québécois enseignent les vertus de la Charia qui préconise le fait de trancher les mains des voleurs, la lapidation des femmes accusées d'adultère, le droit pour l'époux de battre sa femme, la mise à mort des apostats, la mise à mort pour blasphème, la conversion des infidèles ou leur mise à mort afin d'instaurer progressivement un État islamique théocratique, etc.


Pendant ce temps, les cours d'Éthique et cultures religieuses bourrent le crâne de nos enfants, minoritaires dans les classes, en leur chantant les vertus de tolérance de l'islam.

 

À 55 000 immigrants par année dont plus de 45 000 s'installent à Montréal (le plus haut taux au monde au pro rata de la population), pas besoin d'un doctorat en études démographiques pour comprendre que nous ne serons plus, dans un avenir rapproché, qu'une ethnie parmi tant d'autres dans une métropole post-nationale balkanisée où les différentes communautés ethno-religieuses auront dépasser le stade des tensions sociales avec accrochages sporadiques pour passer à celui de l'affrontement direct perpétuel comme le vivent présentement les citoyens de plusieurs villes européennes. Sachant que le Québec compte plus de 200 000 musulmans dont plus de 180 000 habitent l'île de Montréal (soit environ 10% de la population), et que leur nombre va plus que tripler d'ici 20 ans en raison des naissances importantes encouragées par l'endogamie et un taux de fécondité des femmes musulmanes plus élevé que les femmes québécoises, mais surtout, de l'immigration massive et des politiques de sélection qui ne tiennent pas compte de la compatibilité culturelle et civilisationnelle des candidats à l'immigration, pas besoin non plus d'un doctorat en sciences religieuses pour comprendre que l'islam radical progressera rapidement à Montréal au point d'en faire une ville aux mille mosquées où les femmes musulmanes non pratiquantes et les femmes non-musulmanes feront l'objet d'agressions physiques et psychologiques de plus en plus courantes de la part des islamistes, et que le risque d'attentats terroristes, comme ceux qu'ont subi Paris en 1995, Madrid en 2004 et Londres en 2005, ira en augmentant. Aurions-nous déjà oublié l'arrestation des islamistes en 2010 dans la région d'Ottawa qui appartenait à une cellule terroriste projetant notamment de faire sauter le métro de Montréal ?

 

Maintenant que les chefs d'État des trois principaux pays européens (Merkel en Allemagne, Cameron en Grande-Bretagne et Sarkozy en France) ont admis l'échec du multiculturalisme en ce qui concerne l'intégration des immigrants à leur nation respective tout en appelant au renforcement de leur identité nationale et au resserrement de l'immigration, donnant ainsi raison au Parti indépendantiste qui réclame l'abolition de cette idéologie dangereuse depuis sa fondation le 3 février 2008, que devons-nous faire pour garantir la conservation de notre Nation présentement menacée non seulement par les autorités politiques étrangères d'Ottawa, la Cour suprême du Canada et la Constitution canadienne, mais par tous nos élus collabos siégeant à l'Assemblée nationale qui appuient une immigration de plus en plus massive, une forme plus ou moins assumée de multi/interculturalisme et le financement d'institutions étrangères anglaises, ce qui revient à favoriser notre suicide national pour mieux obtenir des votes ethniques ?

 

Élire aux prochaines élections québécoises des candidats qui proposent l'adoption des politiques nationalistes suivantes, qui passent nécessairement par l'indépendance politique, afin de garantir l'assimilation des immigrants à notre Nation sur la base du proverbe À Rome, fais comme les Romains:

 

- Constitution républicaine garantissant notamment les principes suivants: séparation de l'État et des religions; laïcité de l'État, des institutions publiques et parapubliques, des écoles, des hôpitaux et des services publics; égalité de tous devant la Loi (égalité homme-femme et fin de la discrimination positive); le français est la seule et unique langue nationale et officielle du Québec; liberté religieuse cantonnée à la sphère privée (domicile et lieu de culte); protection du patrimoine culturel et historique chrétien (ex.: églises, croix sur le Mont-Royal, croix sur le fleurdelysé, crucifix de l'Assemblée nationale, nom des villages, des rues, des écoles, Noël, Pâques, etc.).

 

- Réduction de l'immigration et intégration des immigrants à notre Nation: contrôle entier de l'immigration (réfugiés, réunification familiale, immigrants économiques); réduction de l'immigration au niveau de notre capacité d'accueil et d'intégration (maximum: 20 000 par an); sélection des immigrants en fonction de leur maîtrise du français, du partage de nos valeurs occidentales, de leurs compétences et des réels besoins du marché du travail; fin de la sélection de fondamentalistes religieux (islamistes, sikhs, juifs hassidiques, etc.); abolition du multiculturalisme, de l'interculturalisme et des accommodements religieux; interdiction du port de signes religieux ostentatoires par les employés de l'État et les usagers dans les écoles, hôpitaux, tribunaux, institutions, entreprises et services publics et parapublics; interdiction du hidjab, nikab, burka et kirpan dans tout l'espace public; abolition du financement public des institutions ethno-religieuses et fermeture des écoles islamistes antioccidentales; abolition du cours d'Éthique et cultures religieuses et son remplacement par un cours d'histoire et de culture nationales; résidence permanente continue de 5 ans, maîtrise du français, réussite d'un test de citoyenneté, renoncement à sa nationalité d'origine et serment d'allégeance à la Nation et à la Constitution républicaine pour obtenir la citoyenneté québécoise et le droit de vote; expulsion des immigrants réfractaires à l'assimilation républicaine.

 

- État-Nation français mur à mur: abolition du bilinguisme institutionnel et imposition de l'empire de notre langue nationale sur l'ensemble de notre territoire national et dans toutes les sphères de notre vie nationale (administration et communications de l'État, justice, éducation, santé, travail, affichage, etc.); financement public d'un seul réseau d'éducation fonctionnant dans notre langue nationale des CPE à l'université et obligation pour tous de le fréquenter; francisation des entreprises peu importe leur taille; financement public d'un seul CHU français à Montréal; rétablissement des COFI pour assurer l'intégration des immigrants à notre Nation.

 

- Politique nataliste favorisant le renouvellement de notre Nation (2,1 enfants par femme), seule façon de rajeunir le Québec et d'assurer la main-d'œuvre qualifiée et la croissance économique nationale de demain en garantissant aux femmes désireuses d'avoir des enfants une allocation de 12 500 $ par année par enfant jusqu'à majorité tout en conservant les programmes d'aide familiale actuels.

 

Pour le Parti indépendantiste, l'adoption de l'ensemble des politiques précédentes est nécessaire afin de garantir non seulement la pérennité de notre langue, de notre culture, de nos valeurs occidentales et de notre identité nationale, mais la conservation même de notre Nation. Sans ces mesures de redressement national radical, notre Nation succombera sous le poids des 1,5 millions d'étrangers qui viendront s'installer au Québec d'ici 2035. Mais le temps presse pour réussir à nous imposer chez nous.

 

Lors du référendum de 1995, le veto canadien-anglais et ethniques à renverser notre volonté nationale majoritaire de faire du Québec un État-nation indépendant. Nous étions alors 61% à voter Oui et Eux étaient 95% à voter Non. Sachant que plus de 90% des immigrants s'opposent toujours à notre indépendance nationale, c'est près de 50 000 votes par an contre notre indépendance nationale qui entrent au Québec. Alors que nous formions 82% de la population du Québec en 1995, nous représentons désormais 77% de la population. Pour gagner un référendum en 2011, nous devrions voter à 66% pour le Oui. Plus les années passent, plus notre vote national devra prendre de l'ampleur. Voilà où nous mène le piège à cons référendaire qui donne à des non-nationaux citoyens canadiens le pouvoir de bloquer notre volonté nationale majoritaire de nous donner un pays indépendant. Si nous voulons faire triompher notre droit à l'autodétermination, nous devons renoncer au référendum provincial péquiste et procéder à une déclaration d'indépendance à la suite de l'élection d'une majorité de députés indépendantistes à l'Assemblée nationale. C'est pourquoi le Parti indépendantiste offre le choix électoral de l'indépendance: un vote pour le P.I. est un vote pour un Pays libre et indépendant bien à nous, pour nous et par nous.

 

En terminant, voici, pour réflexion, deux citations du général de Gaulle que l'on pourrait adapter au Québec:

«C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.» - C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994 (ISBN 9782213028323), p. 52

«Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !» - Le transfert d'une mémoire, Benjamin Stora, éd. la Découverte, 1999 (ISBN 2707129682), p. 35

Comme quoi, le fait pour un immigrant de parler français ne suffit pas à en faire un Québécois.

Posté par Redekker à 23:10 - - Commentaires [0]
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