Triste patriotisme électoral !
Par Karim Ouchikh le 25/05/2012
En reléguant prophétiquement le drapeau tricolore aux marges de la liesse militante qui s'était exprimée place de la Bastille au soir de la victoire de François Hollande, la nuée de drapeaux étrangers agités avec ferveur aux abords de la colonne de Juillet a placé d'emblée le quinquennat du nouveau chef de l'Etat sous le signe d'une conception babélienne du monde et du gouvernement de la France. Du côté de l'ancien chef de file du Parti socialiste qui n'a jamais eu à cœur d'invoquer les mannes de la Patrie dans la vision qu'il se fait du devenir de la France, rien de nouveau sous le soleil !
Au sein de la gauche, jouant avec application le rôle de supplétif aboyeur qui lui fut réservé par le Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon aura tenté de ressusciter un patriotisme de gauche laissé en déshérence par un Jean-Pierre Chevènement dont les maigres forces s'étaient rapidement évaporées, sans que celui qui fut naguère le chantre du patriotisme républicain n'y oppose la moindre résistance. Au vu des résultats électoraux plutôt décevants enregistrés par le leader du Front de gauche, - qui firent mentir toutes les prévisions de la classe médiatico-politique - la grossière manœuvre aura fait long feu.
Alors que l'ancien ministre de l'Intérieur vient de perdre définitivement dans cette aventure toute visibilité médiatique, en se privant de surcroit du peu crédit politique qu'il conservait encore auprès de l'opinion publique française, Jean-Luc Mélenchon s'emploie aujourd'hui à faire diversion : ne parvenant pas à faire fléchir politiquement François Hollande, - à l'exemple d'un Arnaud Montebourg aujourd'hui rentré dans le rang - notamment en amenant le nouveau chef de l'Etat sur le terrain de l'euroscepticisme ou du patriotisme industriel, l'inlassable imprécateur doit se résoudre à présent, pour donner le change, à réserver sa hargne à Marine Le Pen dans une duel électoral à Hénin-Beaumont qui ne masquera en rien l'échec de ses ambitions initiales qui visaient voici peu à gauchir le programme présidentiel de Françoise Hollande.
Sur l'autre versant de l'échiquier politique, guidé par un opportunisme électoral à peine dissimulé, Nicolas Sarkozy n'aura eu de cesse dans la dernière ligne droite des présidentielles de multiplier les slogans patriotiques, en s'efforçant en vain de faire oublier un bilan marqué du sceau de l'infamie politique : de la mascarade du Traité de Lisbonne à la honteuse réintégration de notre pays dans le commandement intégré de l'OTAN, l'ancien locataire de l'Elysée n'aura-t-il pas en effet tenté d'épuiser méthodiquement les ressorts de la vitalité patriotique des Français ?
En prévision des élections législatives, avec le slogan de campagne « Ensemble, choisissons la France », l'UMPS de Jean-François Copé entend resservir aux Français les mêmes couverts, non sans s'appuyer, avec la Droite populaire, sur la frange droitière de sa formation politique à qui il a promis une autonomie de fonctionnement et des moyens financiers pour prix de sa fidélité. Pour quelques deniers et l'octroi de divers prébendes, confortant plus que jamais le piège mitterrandien visant à briser les forces de la droite en diabolisant le FN, les ultras de l'UMP s'apprêtent sans doute à trahir les attentes des quelques 64% des militants UMP qui réclament désormais, avant les législatives, une alliance sans réserves avec Marine Le Pen.
Une fois de plus, l'affaire européenne sera le révélateur des fidélités des uns comme des trahisons des autres. Dans les jours à venir, la crise grecque aidant, François Hollande admettra qu'il ne peut parvenir à obtenir, devant l'intransigeance de Berlin, l'ouverture d'une renégociation du pacte de stabilité budgétaire signé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy : anticipant cet échec prévisible, il s'apprête dès maintenant à accepter un compromis, - qui sera aussitôt présentée aux Français, le moment venu, comme la manifestation d'une victoire politique majeure...- qui assortira ce texte d'un vague accord entre les Vingt-sept visant à favoriser une politique de croissance dont la portée, vraisemblablement déclarative, lui ôtera dans les faits tout effet pratique. De cette réalité d'un système institutionnel irréformable avec lequel il refuse obstinément de rompre définitivement, François Hollande ne veut rien dire aux Français. Comme cela fut le cas naguère pour son prédécesseur, il se heurtera tout au long de son quinquennat aux logiques supranationales de fer qui fondent la construction européenne actuelle de sorte que vouloir composer aujourd'hui encore avec un système totalitaire bruxellois plus que jamais verrouillé par une Allemagne dominatrice, pour espérer regagner d'illusoires marges de manœuvres pour la France, relève assurément d'une vue de l'esprit que l'actuel chef de l'Etat n'ignore certainement pas.
En vérité, en entretenant la chimère d'une Europe puissance dans laquelle la France serait appelée à se dissoudre immanquablement, François Hollande est convaincu, comme hier Nicolas Sarkozy, que le temps des Etats souverains est désormais révolu. Ce dessein idéologique, que l'UMP comme le PS partagent pareillement, sera le marqueur d'une politique masquée qui conduira irrésistiblement la France, au fil d'un funeste quinquennat, à sortir peu à peu de l'Histoire si aucune force authentiquement patriotique ne devait demain lui être opposée à l'Assemblée nationale.
François Hollande veut rallumer la guerre scolaire
Par Karim Ouchikh le 11/05/2012
Sur les intentions bellicistes de François Hollande en matière d'enseignement scolaire, nul ne pourra dire demain : « Je ne savais pas ». Dans une lettre adressée le 16 avril 2012 au Comité national d'action laïque, le candidat socialiste détaille certaines des mesures qu'il compte prendre, une fois à l'Elysée, pour défendre « l'école laïque » :
- la révision du « forfait communal » consenti aux écoles privées. Selon ce système institué en 2009 par la « loi Carle », un maire est tenu de payer la scolarité d'un enfant résidant dans sa commune, lorsque celui-ci est scolarisé dans un établissement privé situé dans une autre ville. Si ce dispositif devait être révisé, les écoles privées devraient alors entièrement prendre en charge financièrement les quelques 250.000 élèves qui bénéficient aujourd'hui de ce régime particulier !
- l'abrogation des accords Kouchner-Vatican. Signés en 2008-2009, ces accords reconnaissent la valeur des grades et des diplômes canoniques ou profanes (toutes les autres disciplines) délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège. Motif de l'ire socialiste à l'endroit de dispositions qui ne révolutionnent en rien le modèle français de l'Education : ces accords remettraient en cause le monopole de l'Etat de la collation de grades et de diplômes universitaires !
- la dévolution autoritaire des moyens de l'Etat. François Hollande s'engage à affecter « en priorité à l'enseignement public » les 60.000 postes d'enseignants qu'il compte créer durant le prochain quinquennat, non sans vouloir soumettre par ailleurs les dotations publiques allouées aux établissements privés à un « impératif de mixité (scolaire)» ou à contraindre « une commune à prendre en charge le financement de la construction d'une école publique » !
Conçues pour satisfaire aux exigences catégorielles des syndicats de l'enseignement public, ces propositions électorales sont frappées en vérité du sceau du sectarisme le plus profond. En mettant en péril l'équilibre financier, déjà fort précaire, de nombre d'établissements catholiques, elles menacent gravement la paix scolaire. C'est sans doute pour cela, que le candidat socialiste s'est bien gardé d'assurer devant nos compatriotes la promotion de ces mesures idéologiques d'un autre âge.
Lors du duel télévisé qui l'a opposé à Nicolas Sarkozy, le 2 avril dernier, le chef de file socialiste s'était drapé abusivement dans les habits du candidat rassembleur des Français. Sous des dehors faussement bonhommes, François Hollande cache en réalité une volonté de fer qu'il mettra à coup sûr, s'il devait demain accéder à la Présidence de la République, au service d'un programme de démantèlement méthodique de l'une de nos libertés fondamentales : la liberté d'enseignement.
Bruno Gollnisch : « La gauche à besoin d’une bonne droite » avec Gaël Nofri
Bruno Gollnisch, député français au Parlement européen, membre du Bureau politique du Front National, candidat FN à dans la 3e circonscription du Var aux élections législatives des 10 et 17 juin, est l’invité de l’émission débat « La Voix est libre » sur France 3 Côte d’Azur.
Interpellé sur une pseudo « liste noire » de candidats issus de l’UMP qu’il faudrait mettre sous pression, Bruno Gollnisch rétorque : « Je crois que la gauche à besoin d’une bonne droite et la bonne droite ce sera Monsieur Gaël Nofri » dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes à Nice.
Ving-cinq mesures urgentes pour la France
Cinq préalables de souveraineté et vingt-cinq mesures d'urgence pour un Gouvernement de Salut Public
Face à l'impuissance des dits "pouvoirs publics", le SIEL entend faire respecter l'autorité de l'Etat, tant vis-à-vis des pouvoir extérieurs, que des féodalités intérieures de toutes sortes (médiatiques, partisanes, syndicales, régionales, communautaires aussi bien qu'idéologiques) . Dans le même temps, le SIEL est attaché aux libertés et entend faire en sorte que le Peuple français dispose du droit de s'exprimer librement sur les questions qu'il juge capitales. Un sursaut historique s'impose manifestement, par un nombre limité de mesure d'urgence, lesquelles ont pour préalable le rétablissement de la souveraineté.
Cinq préalables pour restaurer notre capacité à agir
Rétablir le primat de la souveraineté de l'Etat et de la Nation
1. Renégocier les traités européens, dès le traité de Rome (suppression de la Commission au profit d'agences de projets; parlement uniquement composé de délégués des assemblées nationales, suppression de la cour de Luxembourg, etc); faute de quoi, retrait de la France de l''Union européenne.
2. Transformer l'euro en monnaie commune, rétablir la monnaie nationale, arme indispensable à toute politique économique et industrielle. Restaurer la Banque de France dans ses fonctions de banque d'émission monétaire et de financement exclusif du budget de la nation.
3. Dénoncer les "accords" de Schengen, rétablir les frontières nationales en tant que de besoin; restaurer le service des douanes, étoffer la police des frontières, recouvrer notre souveraineté territoriale.
4. Dénoncer les accords de Marrakech créant l'OMC afin de substituer progressivement, en accord avec nos partenaires immédiats dans le cadre européen ou celui de la francophonie, des zones de protection commerciale déjouant la concurrence déloyale des pays sans protection sociale et environnementale.
5. Dénoncer les instances juridiques internationales, telles que le TPI ou les tribunaux internationaux dits "ad hoc". Renforcer les mécanismes traditionnels de l'ONU, rappeler le préambule de sa Charte proclamant le principe de non-ingérence et celui de l'égale souveraineté des Etats.
I. Cinq réorientations nécessaires de notre diplomatie et de notre politique de défense
1. Sortir de l'OTAN, proposer à nos partenaires européens, dont la Grande Bretagne, l'Allemagne et la Russie, des accords de coopération militaire, prioritairement en matière de conquête spatiale et d'industrie d'armement.
2. Retrouver les fondamentaux de la politique étrangère de la France : promouvoir une Europe des Nations en insistant sur l'inclusion de la Russie et de la Turquie, partenaires majeurs de l'équilibre européen
3. Réaliser une Union pour la Méditerranée, en la débarrassant de sa tutelle bruxelloise ; définir notamment dans ce cadre une nouvelle politique énergétique (énergie solaire), ainsi qu'une concertation multilatérale de la politique migratoire
4. Rénover la francophonie, centrée sur les pays dont la population est majoritairement francophone (pays d'Afrique principalement), concentrer sur ces pays notre politique de coopération, notamment en matière universitaire et éducative; relancer les sommets francopones selon un rythme annuel.
5. Restaurer l'armée française selon un format conforme à ses missions, notamment en matière de personnels et d'équipement ; Rétablir le service militaire, gage d'une cohésion nationale accrue (le choix sera donné entre un service civil en francophonie et un service militaire d'un an) ; Accorder de nouvelles missions et de nouveaux moyens aux services français de renseignements.
II. Cinq séries de mesures pour rénover nos institutions et restaurer l'Etat
1. Porter le mandat présidentiel à sept ans, non immédiatement renouvelable, pour délivrer le chef de l'Etat du permanent souci de sa réélection, et donner à la fonction suprême l'impartialité, la stabilité et la dignité que requièrent les devoirs de sa charge.
2. Abaisser à 200 le nombre de parrainages nécessaires à la candidature à l'élection présidentielle; imposer aux chaînes publiques de radio et télévision, sous contrôle du CSA, l'égale expression de tous les candidats ainsi admis, dans les 6 mois précédant l'élection.
3. Rendre le Premier ministre responsable devant le Président de la République comme il l'est devant l'Assemblée nationale. Celle-ci sera par ailleurs composée pour moitié (300) de députés élus au suffrage proportionnel national -un minimum de 3% des suffrages étant requis.
4. Instaurer un Référendum d'initiative populaire dès lors qu'une proposition de loi aura recueilli un nombre suffisant de signatures -modalités à fixer par loi organique. Toute modification de la Constitution par voie référendaire est soumise à la majorité des deux tiers.
5. Réorganiser les services déconcentrés de l'Etat en restaurant les prérogatives inter-ministérielles des Préfets. Simplifier la décentralisation par le primat du canton (regroupement de communes) et du département, l'assemblée régionale, dont les exécutifs seront supprimés, n'en étant que le prolongement. Rétablir la DATAR, encourager la vie rurale, notamment par l'intensification du réseau de voies ferrées, et la réhabilitation du petit patrimoine rural.
III. Cinq mesures pour restaurer les Services Publics fondamentaux
1. Doter les forces de l'ordre et l'institution judiciaire de moyens financiers conséquents afin de faire respecter partout la loi et l'ordre public.
2. Refonder les ambitions des forces armées françaises, en renforçant durablement ses moyens et en relançant notre industrie militaire.
3. Restaurer la liberté de parole des Français, en abrogeant les lois mémorielles et en supprimant les organismes administratifs qui imposent une police de la pensée.
4. Mettre l'Institution Scolaire, les Universités et la Recherche au service d'une vision à long terme du développement de la France.
5. Bâtir un secteur public de l'audiovisuel qui soit indépendant des oligarchies politico-financières.
IV. Cinq décisions pour restaurer la démographie et la civilisation françaises
1. Instaurer une politique familiale active qui garantisse durablement les potentiels futurs de la France.
2. Imposer un contrôle réel des frontières de la France pour mieux maitriser son peuplement.
3. Mettre un terme à l'immigration incontrôlée qui défigure profondément l'homogénéité des caractères culturels de son peuple.
4. Affirmer catégoriquement le refus de la France à entrer dans une société multiculturelle et marchande si peu conforme aux traits de sa civilisation.
5. Honorer partout le socle identitaire et historique de la France et promouvoir une politique culturelle et d'éducation qui soit fidèle au génie de la civilisation française.
V. Cinq orientations de politique économique pour relancer l'économie française
1. Réorganiser le système bancaire en distinguant et en encadrant les fonctions des banques (projet Maurice Allais), les nationalisant en tant que de besoin; rendre à la banque de France son rôle de préteur public; faciliter l'accès au crédit des particuliers et des entreprises.
2. Restaurer une part d'autonomie à l'économie française en insistant sur l'agriculture extensive (notamment l'agriculture), la distribution de proximité (remise en vigueur de la loi Royer), les PME agro-alimentaire, et les PME en milieu rural ou semi-urbain.
3. Instaurer un protectionnisme clairvoyant afin de protéger les entreprises françaises des excès du libre-échange
4. Soutenir massivement les filières d'avenir dans leurs politiques d'expansion économique.
5. Forger une politique industrielle volontariste.
Communiqué du Bureau de SIEL
Communiqué du SIEL du 09/05/2012
Le 6 mai, les Français ont manifesté leur volonté de changement. S'ils ne l'ont pas fait dans le sens que préconisait le SIEL aux côtés de Marine le Pen, il faut souhaiter, au nom de l'intérêt supérieur de la France, que le Président de la République réussisse le redressement dont il a annoncé l'intention. Il devra pour ce faire résister aux idéologues et extrémistes de son camp pour n'avoir au coeur que les principes cardinaux de la politique de la France : l'indépendance nationale, la souveraineté populaire, l'autorité de l'Etat et la pérennité de la civilisation française.
De ce résultat ressort une évidence : la responsabilité de tous ceux qui, à l'UMP, ont jeté l'opprobre sur les candidats du Rassemblement Bleu Marine, allant dans certains cas, tel N. Kociusco-Morizet, jusqu'à déclarer leur préférer le candidat socialiste. Cet étrange "permis de voter socialiste" qu'ont manié certains responsables de l'UMP et leur obstination à maintenir la politique du cordon sanitaire constamment pratiquée contre la droite souverainiste et le Front national a coûté fort cher à Nicolas Sarkozy; celui-ci a certes bénéficié de nombreuses voix qui s'étaient portées au premier tour sur Marine le Pen, mais en aurait obtenu bien davantage et serait aujourd'hui réélu si lui-même et son entourage avaient tenu des propos inverses.
Au coeur du drame de la droite française, il y a le mépris et la maladresse de l'UMP, non seulement vis à vis du Front national, mais aussi des souverainistes, Charles Pasqua, Nicolas Dupont Aignan ou Philippe de Villiers, qui avaient le tort d'avoir raison sur les errances de l'Europe supra-nationale et pour lesquels le traité de Lisbonne fut une véritable gifle. Nationaux, souverainistes, gaullistes authentiques : c'est un large segment de l'électorat que l'UMP a rejeté et insulté, alors qu'il aurait pu être, face à la gauche hégémonique, ce partenaire qui lui manque aujourd'hui. L'UMP récolte ainsi les fruits du mépris qu'elle a semé: ils seront plus amers qu'elle ne le croit.
L'implosion à terme de l'UMP est inscrite dans son vice initial, tel qu'il fut décrit par Philippe Séguin qui, refusant d'y adhérer, tenait pour impossible la fusion du RPR et de l'UDF opérée fin 2002. Cette fusion eut deux conséquences mortelles : d'abord l'absence de travail intellectuel -voire par exemple la suppression de la revue du RPR, "Une Certaine Idée" qui ne fut remplacée par aucune autre, signe que l'UMP n'était qu'une machine électorale faite pour la conquête ou la préservation de postes ou mandats : mais, entre NKM et Thierry Mariani, quelle unité ? Cette fausse "Union" au milieu de laquelle passe désormais la césure entre la droite et la gauche ne pouvait avoir de réalité que pour le temps des victoires. Aujourd'hui, après avoir perdu la majorité des villes, des départements, des régions, le Sénat et l'Elysée, l'UMP est partout en échec. Echec d'autant durable que cet impossible "parti majoritaire", en fusionnant UDF et RPR, s'est privé de tout partenaire, sauf à accepter de conclure avec le Rassemblement bleu marine cette alliance réclamée par 68% de ses électeurs et, en sourdine, par nombre de ses cadres et un nombre croissant de ses élus. Hélas, son état-major gauchisant préfère sombrer dans la guerre des chefs et la dislocation.
Le SIEL appelle les électeurs, les militants et les élus patriotes qui sont encore prisonniers de l'UMP à sortir du piège de Mitterrand et de la délétère division de la famille nationale qu'il a entretenu pendant trente ans et à s'engager dans une courageuse recomposition politique dont il se félicite que plusieurs personnalités telles Gérard Longuet et Jean-Paul Garaud esquissent déjà le vœu. Il souhaite que des accords électoraux soient trouvés au cas par cas selon le degré de bonne volonté des candidats. Le SIEL estime qu'une telle recomposition est la seule façon de former dans cet ultime espace de liberté qu'est l'Assemblée nationale, une majorité en effet nationale d'un format nouveau, d'empêcher l'application du programme socialiste et de retenir la France sur les pentes de la démagogie qui mènent toujours au précipice.
Communiqué du SIEL du 03/05/2012
La mise en examen pour homicide volontaire d'un policier tentant d'arrêter Amine Bentounsi, un criminel dangereux et armé, est la dernière illustration de l'abandon par les magistrats de gauche et les pouvoirs publics de leur mission de protection des personnes et des biens.
Ils préfèrents fermer les yeux sur les crimes et délits commis dans les quartiers de non-droit, espérant acheter une paix illusoire ou même encourager la destruction de la société française et de ses valeurs par des criminels en guerre contre les représentants d'un pays qu'ils haïssent.
Le SIEL exige que l'Etat exerce ses responsabilités vis-à-vis des Français et de la France en donnant les moyens juridiques et matériels aux forces de l'ordre et à la Justice pour faire respecter rigoureusement les lois et rétablir les valeurs de notre République.
Tous unis contre le naufrage
Communiqué de Paul-Marie Coûteaux du 23/03/2012
La France, au XXIème siècle, va affronter une impressionnante série de défis qui, d'ores et déjà, requièrent la mobilisation de toutes ses forces, l'union de tout son peuple, le courage et la lucidité de tous ses responsables, en un mot le service d'une grande politique. "Depuis qu'elle n'est plus au premier rang de la puissance, la France doit mener une grande politique ; sinon, elle ne sera plus rien". De Gaulle situe à bonne hauteur le choix présidentiel.
De cette grande politique, la France est aujourd'hui orpheline. Orpheline d'une diplomatie originale, protectrice de l'indépendance des peuples, dégagée de l'hégémonie politique, militaire et culturelle de l'empire états-unien et libre des prêts à penser intellectuels du mondialisme marchand ; orpheline d'une politique économique, industrielle et agricole qui, délivrée des dogmes de la supranationalité européenne, des carcans de la monnaie unique et des errances du libre-échange mondialiste, pourrait valoriser ses atouts naturels, la sagesse de ses traditions et le savoir faire de son peuple, si ingénieux quand il est libre, pour faire d'elle l'exemple d'une grande nation explorant, en coopération avec les nations de tous les continents, notamment les peuples francophones, les voies d'un autre modèle de développement, plus solidaire, plus respectueux des ressources de la planète et des véritables besoins des hommes, délié des engrenages du mondialisme marchand qui nie jusqu'à l'humanité de l'Homme. Face aux dérives du "tout-religieux" et à celles du "tout-marché", la France doit dire au monde qu'il existe une autre voie, celle de l'action collective, rationnelle et continue, la voie de la politique.
La France est orpheline de responsables qui l'apprécient assez pour l'aimer, qui connaissent assez son être historique la servir et ne servir qu'elle, ainsi que assez les points cardinaux de sa politique traditionnelle pour la défendre : souveraineté des nations face à toutes les formes d'hégémonie; souveraineté de l'Etat, seul détenteur du Bien Commun face aux féodalités; souveraineté du peuple et, pour commencer, souveraineté d'une civilisation originale dont les valeurs, le patrimoine et jusqu'à la langue sont aujourd'hui relégués dans les ténèbres d'une histoire systématiquement déformée et finalement oubliée. La France des monastères et des cathédrales, la France des villages et des champs, la France du souvenir pieux de ses serviteurs, soldats et créateurs, l'une des anciennes et prestigieuses nations du monde n'a plus de service. Il est désolant que, depuis qu'elle s'est fourvoyée avec le traité de Maëstricht dans l'impasse européenne, chacun de ceux qui ont tenté de relever son drapeau soient l'un après l'autre sortis de la scène.
Un nouveau mouvement, Souveraineté, Indépendance Et Libertés (SIEL), tient son congrès fondateur ce 24 mars, entendant ainsi relever et réunir une famille politique qui se veut héritière de la politique de la France. Réunissant des souverainistes dispersés, des gaullistes orphelins, des patriotes découragés, et soucieux de réaliser l'unité de tous ceux qui croient aux chances de la France, SIEL soutient la candidature de Marine Le Pen et a conclu avec le Front National une alliance législative aux termes de laquelle il présentera plusieurs dizaines de candidats sous une bannière commune, dont Marine Le Pen annoncera le nom à cette occasion.
Indifférent aux dogmes de la pensée dominante, le SIEL se situe résolument à la droite de l'échiquier politique. Il appelle au rassemblement de tous les Français face au naufrage de la France qui parait se profiler derrière l'élection du candidat des gauches. Il s'alarme de ce que, après la plupart des villes de France, la grande majorité des Conseils généraux et des Conseils régionaux et désormais le Sénat de la République, la coalition des gauches puisse aussi détenir la Présidence de la République puis l'Assemblée nationale, en sorte que, si l'on ajoute à ces pouvoirs institutionnels sa prééminence dans la plupart des moyens d'expression publique, c'est la totalité de la vie politique et culturelle française qui pourrait être sous son contrôle. La perspective de cette hégémonie est d'autant plus insupportable que l'immense majorité des Français la refuse et qu'elle ne règne que par notre incapacité à réunir une grande force nationale capable de rassembler sur l'essentiel de la France.
Le Congrès fondateur du SIEL aura lieu le samedi 24 mars, de 13 à 18 heures, à la Maison de la Chimie (28 bis, rue saint Dominique à Paris). A cette occasion sera présentée une première série de candidats souverainistes. Deux anciens responsables du Mouvement pour la France liront la lettre que dix d'entre eux ont adressée aux membres du MPF pour qu'ils les rejoignent dans le rassemblement national en train de se créer; de même des anciens militants de DLR lanceront un appel à Nicolas Dupont-Aignan à renoncer à sa démarche solitaire, et des personnalités gaullistes et anciens cadres de l'UMP appelleront leurs compagnons à sortir des équivoques de la droite dite "de gouvernement". Seront notamment présents les professeurs Catherine Rouvier, Gilles Lebreton, plusieurs écrivains dont Renaud Camus, président du Parti de l'In-Nocence et Marine Le Pen, invitée d'honneur du Congrès.
Marine Le Pen présente le 24 mars au Congrès fondateur du SIEL à la Maison de la Chimie, Paris 7e
AFFIRMER LES VALEURS DE LA FRANCE
Samedi 24 mars 2012 de 13 h à 18 h 30
Le S.I.E.L (Souveraineté, Indépendance et Libertés) vous convie à son
CONGRES FONDATEUR
Auquel participeront les principales personnalités de l'Union des Patriotes, en la présence exceptionnelle
de Marine Le Pen
À la Maison de la Chimie 28, rue Saint Dominique – 75007 PARIS
(Métro : Invalides)
"Le Général de Gaulle appelle Français ceux qui ne veulent pas que la France meure".
C'est à cette hauteur que le SIEL entend réunir les patriotes, les républicains trahis, les gaullistes orphelins, les souverainistes dispersés contre les innombrables menaces qui pèsent sur les valeurs et principes essentiels de la France : l'indépendance de la Nation, la souveraineté du peuple, l'autorité de l'Etat, les libertés de la personne et par-dessus tout la pérennité de notre civilisation.
Réunissons enfin les Français sur la France !
Créé en janvier 2012, dans la perspective des élections présidentielle et législatives, le SIEL rassemble celles et ceux qui, partout en France, soutiennent nombreux la candidature de Marine le Pen et sont prêts à conclure avec le Front national, comme avec les autres forces nationales qui voudront s'y joindre, un pacte de gouvernement de salut public.
Contact : contact@siel-souverainete.fr
Site : www.siel-souverainete.fr
Sur le pape et l'immigration
Communiqué du Parti de l'In-nocence du 26 avril 2011
Le parti de l'In-nocence constate avec regret l'insistance du Souverain pontife et de l'Église catholique à appeler à toujours plus d'accueil des immigrés, toujours plus d'ouverture de l'Europe et des pays développés face à l'afflux des populations venues de terres moins favorisées, ou bien qui s'administrent avec moins de raison. Pareilles positions, qui se donnent pour une application de la parole évangélique, procèdent, comme celles qui se recommandent des lois de l'hospitalité, d'une interprétation aujourd'hui totalement caduque de la réalité des mouvements de masse assurant l'actuelle colonisation de la France et des pays voisins par le moyen de la substitution de population.
Ni les Écritures ni les règles traditionnelles de l'accueil ne préconisent ce qui est en train de se produire, qui relève hélas d'un tout autre ordre de phénomène, à savoir la conquête de fait, même si elle n'est pas délibérée. Les plus récents déferlements, en provenance d'un pays tel que la Tunisie, qui vient de se libérer de la dictature et dont l'État de droit comme la prospérité sont à bâtir ou rebâtir par ses citoyens, achèvent de prouver que les concepts de "réfugiés" ou de "droit d'asile" sont dépourvus de toute pertinence statistique, politique et morale face à ce qui survient.
L'Église catholique est certes étroitement liée à l'histoire et à la civilisation de notre pays et du continent. Cynisme ou inconscience de sa part, aveuglement ou appréciation erronée de son intérêt supérieur, par son attitude face au Grand Remplacement elle abandonne à leur sort les populations traditionnelles de l'Europe, qui ne peuvent que le relever avec tristesse et en tirer les conséquences.
Soutien à l'appel du RIF
Communiqué du Parti de l'In-nocense du 8 avril 2011
Le parti de l'In-nocence partage avec le RIF (Rassemblement pour l'Indépendance de la France) le sentiment de vive inquiétude que provoque l'état de notre pays, sa déréliction politique, son affaiblissement et son appauvrissement constants, son état de déculturation avancée, sa soumission au totalitarisme universaliste qui couvre la marche forcée vers une "gouvernance" mondiale échappant à tout contrôle démocratique et entraînant par force tous les peuples et toutes les cultures dans l’illusion d’un creuset universel qui ne saurait être qu’un melting-pot fallacieux, mortifère et gros des pires violences, n'ayant comme ultime débouché que l’alternative entre le retour à la barbarie dans la guerre de toutes les communautés contre toutes les autres, sorte de libanisation générale, et une nouvelle version d'un ordre total de la pire espèce.
Il rappelle que la conséquence la plus funeste à ses yeux de cette entreprise de liquidation est le Grand Remplacement en cours des peuples historiques en Europe, achèvement de ce que préparait la liquidation des nations. La première urgence est donc d'y mettre un terme et de redonner à notre peuple tous les moyens de se ressaisir, de reprendre en main son propre destin et de retrouver les voies de son histoire.
Parce que ce qui survient n'est inéluctable que dans le cadre d'un totalitarisme idéologique et d'une dépossession politique, il faut que la France recouvre sa souveraineté, reconstruise un authentique espace politique, et se dégage de l'emprise de l'idéologie mondialiste, de l'universalisme. "L'universel" n'est pas la catégorie phare des Lumières, c'est la catégorie désastreuse par excellence dès lors qu'il se veut un absolu politique, total et sans réplique.
Pour que vive la démocratie il lui faut un cadre qui épouse une communauté d'histoire et de destin, qui s'inscrive dans la tonalité fondamentale propre à chaque peuple, qui soit fondée sur un contrat de civilisation, sur un pacte d'in-nocence, et qui traduise une volonté commune de demeurer dans son être, une volonté qui prend corps dans la transmission, de génération à génération, d’une terre, de paysages, de patrimoines. Sans un tel espace bien défini et donc doté de frontières, pas de politique possible ; et l'on ne voit que trop bien comment le politique a perdu presque toute substance car presque toute possibilité opératoire suite à une perte de souveraineté non pas au profit d'une démocratie de niveau supérieur, mais d'une oligarchie elle-même jouet d'une mondialisation technique non maîtrisée, cependant que le socle de la société, le peuple, connaissait de profonds bouleversements désintégrateurs, le tout provoqué d'un même mouvement.
Que l'on incrimine au premier chef, ou pas, "l'Empire", ou même, tant qu'à faire, ceux qui le manipulent ; que l'on s'inscrive ou non dans une optique nationale, jacobine ; que l'on se pense culturellement européen ou occidental ; que l'on soit "patriote" ou que l'on conçoive plus largement ses racines ; qu'on y soit attaché par la "gauche" ou par la "droite", par conservatisme ou progressisme ; que l'on soit "humaniste" ou que l'on pense qu'il faut désormais dépasser cette conception ; qu'on prenne son départ à la Révolution ou bien avant ; que l'on réfléchisse en termes de chrétienté ou d'Occident : quelles que soient les limites et la configuration de l'horizon que l'on embrasse, quelles que soient les sources auxquelles on s'abreuve de préférence, il y a aujourd'hui pour tous un point cardinal qui est directement menacé de disparition complète. C'est celui de la maîtrise de notre destin, dont le naufrage est précisément organisé par la destruction de tout espace de jeu politique à proprement parler, tout premièrement la Nation, et pour nous la nation française.
Il faut reconstruire l'espace de la démocratie, l'espace du jeu politique, donc recouvrer notre souveraineté, et réaffirmer notre "être au monde" sans faiblesse, avec exigence, tout spécialement auprès des trop nombreux candidats à notre nationalité. Cela devra se faire dans un cadre d'abord "national", et autour d'un corps politique légitime, à redéfinir selon les exigences de cette reprise ; cela pourra ensuite s’élargir en un mouvement européen.
Malgré des analyses parfois divergentes sur la hiérarchie et à certains égards sur la nature profonde des problèmes qu'il faut affronter, ou encore sur certains aspects de l'analyse politique mondiale, au vu de l'urgence et de la gravité de la situation, et afin que la recomposition accélérée de la donne politique française telle qu'on la constate aujourd'hui ne débouche pas sur une étape supplémentaire dans l'effondrement de notre pays, le parti de l'In-nocence s'associe à l'appel du RIF et se propose de jouer tout son rôle dans ce travail d'élaboration, de rapprochement, et d'action politique, dans l'intérêt supérieur de notre pays.
Note YR : Photo en illustration de Renaud Camus le président du Parti de l'In-nocense









