mercredi 22 février 2012

«Freysinger trouve que je ne suis pas assez radicale contre l’islam»

Marine_Suisse

Le Matin

Par Marie Maurisse le 21/02/2012

Expulsion des étrangers criminels, maîtrise des frontières… Avec un programme largement inspiré du système suisse, Marine Le Pen, candidate à la présidentielle française, compte séduire un électorat déçu par Nicolas Sarkozy et par l’Union européenne.

Votre arrière-grand-mère était de nationalité suisse. Quels rapports entretenez-vous avec notre pays ?

J’y ai souvent rejoint mon père au bord du lac ou pour faire du ski dans des stations comme Crans-Montana, et j’en garde d’excellents souvenirs. Mais si j’aime la Suisse, cela n’a rien à voir avec mon arrière-grand-mère: je trouve simplement que c’est un pays splendide. Et bien sûr, c’est son système référendaire qui m’attire.

Voulez-vous copier le modèle suisse?

Le Front national (FN) défend la votation populaire depuis trente ans, avec une belle persévérance. Et nous faisons même des émules, puisqu’elle est devenue un vrai thème de campagne… Le FN réclame un système d’initiative populaire qui, compte tenu de la population, devrait être demandé par 500 000 personnes. Je crois que c’est à peu près ce qui se fait en Italie et cela me semble correct. Entre la Suisse qui a une tradition systématique du recours au référendum et la France qui n’en a pas, il y a un juste milieu à trouver – encore faut-il respecter l’avis de ceux à qui on demande leur opinion.

En Suisse, certaines votations sont difficiles à appliquer car elles sont contraires au droit international. Ce pourrait aussi être le cas de la peine de mort, que vous voulez proposer aux Français. N’est-ce pas un problème?

Rien n’est supérieur au peuple. Dans ce cas, il n’y a qu’à sortir de la convention qui nous contraint. Les traités internationaux n’ont aucune légitimité par rapport au peuple.

Est-ce une position défendable auprès des autres pays?

Bien sûr. Ou alors, on décide que les peuples ne sont plus souverains chez eux et on entre dans une sorte de phase post-démocratique, oligarchique, où quelques-uns décident à la place des autres. Ce n’est pas ma vision. La démocratie est pleine de défauts, mais c’est encore le système le plus performant que je connaisse.

Expulsion des étrangers criminels, retrait de Schengen… Beaucoup de vos propositions sont communes à l’UDC. La Suisse vous inspire-t-elle?

Le Front national a fait beaucoup de propositions depuis trente ans, à l’époque où l’UDC n’existait pas. C’est à se demander si le FN n’a pas été la source de toutes une série d’idées qui sont appliquées aujourd’hui en Suisse… Cela dit, il n’y a pas de honte à regarder ce qui fonctionne dans d’autres pays et à s’en inspirer.

Votre sympathie à l’égard de l’UDC embarrasse pourtant certains membres du parti, dont Yvan Perrin, qui a déclaré ne pas partager votre «antisémitisme»…

Il se trompe. En se faisant le relais d’accusations diffamatoires et calomnieuses à notre égard, il ne fait pas avancer la cause des nations et celle de la souveraineté. Aujourd’hui, beaucoup de gens luttent contre la dérive totalitaire de l’Union européenne et se réunissent, comme on le fait au sein de l’Alliance européenne des libertés avec le UKIP anglais, avec le FPÖ autrichien, avec le Vlaams Belang belge. Dans ce contexte, je regrette qu’un certain nombre de dirigeants de l’UDC continuent à jouer le jeu des adversaires de notre civilisation, en perdurant dans une diabolisation absurde et en répétant comme des perroquets ce que raconte l’extrême gauche.

Vous avez déclaré votre admiration pour l’action d’Oskar Freysinger. Allez-vous le rencontrer?

Je l’espère, mais d’après ce que l’on m’a rapporté, Oskar Freysinger trouve que je ne suis pas assez radicale contre l’islam .

Etes-vous opposée à son combat contre les minarets?

Pas du tout. Mais ce que je veux surtout, c’est que les fondamentalistes islamistes soient bloqués dans leurs revendications permanentes, eux qui cherchent à imposer leurs lois, leurs codes, leurs mœurs. Il faut donc leur expliquer qu’à Rome, on fait comme les Romains. Je pense qu’il peut y avoir des mosquées, mais sous certaines conditions. Elles ne doivent pas être obligatoirement ostentatoires – et on sait que le minaret est manifestement une volonté de visibilité politique plus que religieuse.

Vous pensez donc proposer un référendum sur les minarets en France?

Pourquoi pas? Si c’est la volonté du peuple, il faut la suivre.

Le référendum est une idée commune avec Nicolas Sarkozy, qui a annoncé sa candidature mercredi dernier…

Enfin! J’attends qu’il réitère, dans le cadre d’une récidive politique, les promesses qu’il a faites en 2007, pour que les Français puissent juger des résultats qui ont été les siens en matière d’immigration, d’insécurité, de pouvoir d’achat, de République irréprochable. Par exemple, il a été élu pour réguler l’immigration, alors qu’il n’y en a jamais eu autant dans notre pays. On en est à 203 000 entrées par an!

Mais 100 000 immigrés quittent la France chaque année.

Il en reste encore beaucoup. Or, on a 5 millions de chômeurs, 1,2 million de foyers qui attendent un logement social. Continuer à faire entrer une immigration massive, c’est une folie économique et politique.

Mais concrètement, comment feriez-vous?

En maîtrisant les frontières.

C’est coûteux, non?

Il faut couper les pompes aspirantes de l’immigration, pour que les immigrés n’aient plus intérêt à venir en France. Aujourd’hui, la France est le pays le plus attractif d’Europe à cause des aides sociales, médicales, de la scolarité gratuite pour les enfants – y compris ceux des clandestins, du fait de l’acquisition automatique de la nationalité. Cela ne sert à rien de vider la mer avec une petite cuillère.

En quoi consiste la «priorité nationale», que vous défendez?

A compétences égales et à diplôme égal, l’employeur doit montrer qu’il n’a pas pu trouver un salarié français pour avoir l’autorisation d’embaucher un salarié étranger.

Les hôpitaux de Genève veulent d’ailleurs appliquer le même principe, mais pour les Suisses. Qu’en pensez-vous?

Ils ont tout à fait le droit de le faire. Après tout, les Suisses n’ont qu’un pays et il est normal que, chez eux, ils aient une priorité d’accès à l’emploi et aux aides sociales. Même chose pour les Français en France ou pour les Béninois au Bénin. C’est d’ailleurs déjà appliqué en France, dans la principauté de Monaco, et cela ne suscite pas de critiques de la part de la classe politique française. Cela s’appelle le patriotisme économique et social.

En Suisse, une initiative de l’UDC propose de ne plus rembourser les avortements. Vous tenez le même discours en France. Pourquoi?

Si demain je suis obligée de faire un choix budgétaire, je préfère dérembourser quelque chose d’évitable plutôt que de dérembourser les médicaments pour des personnes âgées qui ne peuvent plus se soigner. Les femmes doivent avoir le choix de ne pas avorter, c’est pourquoi je propose aussi l’adoption prénatale. Une femme enceinte pourra confier son bébé à l’adoption plutôt que de le laisser traîner dans des orphelinats.

Avec votre idée de rémunérer les femmes au foyer, voulez-vous les inciter à rester à la maison?

Pas du tout, j’ai moi-même toujours travaillé en élevant mes enfants. Mais j’estime qu’elles ont le droit de choisir, de rester chez elles en gagnant leur vie. Je trouve ça légitime qu’elles puissent toucher 85% du SMIC pendant un certain nombre d’années à compter du deuxième enfant, encore une fois, si c’est leur choix.

Combien coûte cette mesure?

20 milliards, je crois.

Des milliers de personnes ont la double nationalité franco-suisse. Allez-vous les obliger à choisir?

Je suis contre la binationalité, mais je peux parfaitement accepter une exception à la règle, c’est-à-dire une double nationalité de pays européens: franco portugaise, franco-suisse, ou encore franco-polonaise.

D’autres Français vivent en France, mais ont des comptes en Suisse. Pensez-vous que la France doit accepter l’accord Rubik, qui prévoit de compenser les pertes fiscales ?

Nous n’avons pas la capacité de lutter comme il le faudrait contre la fraude fiscale, donc cette possibilité n’est pas complètement absurde car elle permettrait au peuple français de récupérer une partie de l’argent dont ils sont privés.

Beaucoup de Français sont au titre du forfait fiscal, comme Johnny Hallyday. Cela vous choque-t-il?

Evidemment que cela me choque. Ils ont fait fortune grâce aux Français et il est regrettable qu’ils quittent le pays pour des raisons financières. On devrait aussi les obliger à un peu plus de modestie et à ne pas intervenir à tort et à travers dans la politique française.

Et quel est votre avis sur les banques françaises installées en Suisse, dont les noms apparaissent régulièrement dans des affaires politico-financières?

C’est inadmissible. Je suis pour la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires. Je pense ainsi que nous serons amenés à nationaliser, à titre temporaire et partiel, les banques de dépôt.

Vous voulez donc leur interdire d’ouvrir des filiales en Suisse?

Je veux leur interdire de violer la loi. Après, je ne vais pas empêcher les Français de travailler en Suisse. Chacun a le droit de faire ce qu’il veut. La Suisse, par exemple, a choisi de maîtriser sa monnaie, et pas la France. C’est ce que je veux, moi, c’est retrouver la maîtrise de ma monnaie.

Mais la sortie de l’Europe ne serait-elle pas coûteuse à la France?

Et l’euro, il n’est pas coûteux pour notre pays? La zone euro a eu la croissance la plus faible depuis dix ans et la balance commerciale de la France affiche 70 milliards de déficit. Pour retrouver notre compétitivité, on peut dévaluer notre monnaie. L’autre possibilité est de baisser les salaires et le système de protection sociale. C’est un choix. Moi je ne fais pas ce choix-là. D’ailleurs je ne suis pas inquiète, car tous les peuples vont se rendre compte qu’on leur demande des milliards, à perte, pour sauver cette monnaie.

Vous parlez de la Grèce?

Je prends les paris: ils vont jeter la Grèce hors de l’euro et ce sera catastrophique. Je défends une sortie progressive de l’euro. Pour la France, cela pourrait prendre six à huit mois, en concertation avec nos partenaires.

Comment pouvez-vous convaincre l’Allemagne de mettre fin à l’UE?

Je n’ai pas à les convaincre, puisque le peuple allemand est pour la sortie de l’Union selon les sondages.

Et Angela Merkel?

Elle a un peuple derrière elle, qui sait qu’au fur et à mesure que les pays font faillite, le seul qui va rester pour payer est celui qui se porte le mieux – l’Allemagne. D’ailleurs un certain nombre de pays sont prévoyants et réimpriment déjà leur monnaie nationale, l’Allemagne y compris, qui est en train d’en fabriquer en Angleterre.

Des Deutsche Mark, vraiment?

Oui, regardez sur Internet.

N’est-ce pas paradoxal d’appeler à sortir de l’UE alors que vous en vivez depuis 2004?

Pas du tout, car je lutte contre l’UE tous les jours au sein du Parlement. Si on n’est pas là pour prévenir les Français de ce qu’on leur déclare dans le dos, comment le sauront-ils? Je n’attends qu’une seule chose de ce système, c’est qu’il implose.

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mardi 21 février 2012

«La violence monte crescendo»

Gen_ve_Suisse

20 minutes.ch

Deux femmes ont été agressées à deux jours d’intervalle dans la périphérie genevoise. Le quartier reste sous le choc. La justice, elle, est inquiète.

«Il semblerait qu’une certaine catégorie de délinquants qui commettaient des vols à la tire deviennent de plus en plus violents.» Au lendemain de l’annonce des actes de séquestration et de torture perpétrés sur une femme de 79 ans, la procureure genevoise en charge du dossier, Laurence Piquerez, ne cache pas son inquiétude. «Même s’il ne faut pas faire de généralités, la violence monte crescendo», lance-t-elle. Un cas similaire, survenu dimanche vient renforcer son sentiment.

Le cas dont s’occupe la magistrate est symptomatique. Les agresseurs présumés, âgés de 25 et 22 ans, ont multiplié les incivilités ces dernières années. A eux deux, ils cumulent 21 condamnations et 42 mois de prison ferme.

Un quartier sous le choc

A Chêne-Bourg, dans la périphérie genevoise où s’est déroulé le drame, certains commerçants comme Jean-Marc, ne cachent pas leur dégoût: «Ces gens-là ne s’attaquent qu’aux faibles». De son côté, la victime, toujours hospitalisée, vivait seule dans son appartement depuis trois ans. «Elle a son âge, mais continuait de sortir, pour faire ses courses notamment», raconte un locataire du même immeuble, choqué d’avoir appris la nouvelle samedi.

Aux alentours de 21h30, c’est le voisin du dessus, pompier de profession, qui a alerté la police. Dans le parc devant le lotissement, un ami de la dame violentée se demandait hier comment les assaillants ont pénétré dans l’appartement: «D’habitude, elle n’ouvre pas la porte facilement».

Selon nos informations, la malheureuse ne compte pas revenir habiter dans l’immeuble, mais souhaiterait entrer en EMS.

(hdc/tpi)

20min.ch le 21/02/2012

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lundi 20 février 2012

Le domaine de l'asile exige des corrections urgentes


Communiqué de l'UDC du 20/02/2012

La politique d'asile suisse est aujourd'hui marquée par des abus, des absurdités ainsi que par l'inaction et la confusion des autorités responsables. Les procédures durent en moyenne 1400 jours, le nombre de demandes d'asile explose, la criminalité augmente, les coûts de l'asile progressent d'année en année. Le malaise croissant de la population face à ces dysfonctionnements est justifié. Un groupe de travail de l'UDC a réfléchi aux mesures qui permettraient de corriger cette situation et formulé 45 propositions à l'intention de la CIP-CN qui examine les 23 et 24 février 2012 le projet de révision de la loi sur l'asile. Ces propositions ont été présentées à la conférence de presse d'aujourd'hui.

Ces propositions comprennent des mesures immédiates sous la forme de motions urgentes invitant le Conseil fédéral à agir dans les plus brefs délais:
  • un accord doit être conclu avec l'Italie pour accélérer le transfèrement des cas Dublin.
  • si les autres Etats Dublin n'appliquent pas correctement ce traité, comme c'est le cas de l'Italie, la Suisse doit réintroduire des contrôles frontaliers.
  • la Confédération doit mettre à disposition un plus grand nombre de places de détention pour agir contre les requérants d'asile criminels.
  • le forfait pour l'aide d'urgence versé aux cantons par requérant d'asile doit être réduit pour inciter les cantons à exécuter plus rapidement les décisions de renvoi.
  • les communes abritant un centre d'accueil doivent être indemnisées par un forfait pour leurs frais de sécurité.

Les modifications proposées pour la loi sur l'asile visent à réduire l'attractivité de la Suisse, à accélérer les procédures et à améliorer l'exécution des décisions, soit en particulier celle des renvois. Voici les principales exigences:

  • l'objection de conscience et la désertion ne sont pas des motifs d'asile.
  • une activité politique en exil n'est pas un motif d'asile.
  • la durée de séjour exigée pour l'octroi du permis d'établissement ne doit pas être plus courte que celle fixée dans la loi sur les étrangers.
  • seules les personnes ayant déclaré leur identité ont droit aux prestations sociales et à l'aide d'urgence.
  • l'aide sociale et l'aide d'urgence sont accordées uniquement sous la forme de prestations en nature.
  • l'aide d'urgence est limitée à quatre mois.
  • l'aide sociale est supprimée si la personne concernée a été condamnée à une peine privative de liberté ou si elle refuse de coopérer.
  • les personnes admises provisoirement n'ont pas droit au regroupement familial.
  • la procédure d'asile est classée si la personne concernée disparaît dans la nature.
  • les demandes d'asile doivent faire l'objet d'un examen préalable pour vérifier la présence de motifs d'asile.
  • l'effet suspensif des recours contre des décisions de non-entrée en matière et contre des procédures de reconsidération ainsi que des demandes multiples est supprimé. 
  • les demandes multiples sont exclues.
  • lesdits cas de rigueur donnant droit à une autorisation de séjour ne sont plus admis.
  • une base légale est formulée pour permettre le placement en établissement fermé des personnes délinquantes, réfractaires et asociales.

Ces propositions et bien d'autres encore visent à corriger un projet de révision de la loi sur l'asile inefficace, voire carrément contreproductif. Voilà la seule manière de mettre fin aux abus et de décourager les passeurs et les profiteurs.

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samedi 18 février 2012

Berne et Besançon signent un partenariat éducatif

francheLa Tribune de Genève

C'est la première fois que la France conclut un tel accord avec un canton suisse. Pour Berne, c'est le premier accord de ce type avec un pays étranger.

La convention porte sur le domaine de l'enseignement post-obligatoire (secondaire II), en particulier le secteur de la formation professionnelle. Elle prévoit notamment de promouvoir les échanges d'élèves, d'apprentis, d'enseignants et de membres des directions d'école.

L'accord concerne en premier lieu la partie alémanique du canton de Berne, a précisé le président du gouvernement bernois Bernhard Pulver lors d'une cérémonie à l'ambassade de France, mettant l'accent sur le «bilinguisme vécu» de son canton. Un atout aussi mis en exergue par le recteur de l'Académie de Besançon, Eric Martin.

Des initiatives ponctuelles existaient déjà, mais c'est la première fois qu'un tel cadre institutionnel est mis en place, ont souligné les intervenants.

Le canton de Berne et la Franche-Comté sont deux entités de taille similaire (autour d'un million d'habitants).

(ats/Newsnet)

tdg.ch le 18/02/2012

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vendredi 17 février 2012

Le fils caché d’Hitler fait son retour

Hitler_Vienne_194024 Heures

Parfois, le passé ressurgit et vient tout bouleverser. Au début des années 50, le Français Jean-Marie Loret, quidam inconnu, a dû faire face à une nouvelle terrible. Charlotte, sa mère, lui annonce un douloureux secret. Hitler serait son père. C’est Le Point qui revient sur l’histoire rocambolesque du fils caché du Führer. Une thèse controversée qui a déjà fait couler beaucoup d’encre dans les années 70.

Le journal français cite notamment le livre «Ton Père s’appelait Hitler» que l’homme parachuté en quelques secondes enfant du cruel et impitoyable dictateur, a publié en 1981.

Selon son propre récit, 20 ans après avoir avalé la dure nouvelle, J-M Loret s’est attelé à faire la lumière sur ses origines et à vérifier son lien de parenté avec Hitler. Les différentes expertises auraient toutes tendu à confirmer le triste lien. Par ailleurs, le « fils caché» du Führer aurait notamment retrouvé des tableaux signés «Adolf Hitler» dans la maison de sa mère.

Des toiles qui témoigneraient du lien privilégié entre Hitler et Charlotte Lobjoie, paysanne résidant dans les environs de Lille. Et rencontrée par le Führer en 1914. A la période où il est engagé comme caporal au sein de l’armée allemande, pour combattre les troupes françaises en Picardie.

Une thèse contestée

A l’occasion d’un congé, envoyé à Fournes-en Weppe, Hitler se serait lié d’amitié avec la jeune paysanne. La petite idylle aurait duré plusieurs semaine et une nuit de juin 1917, où l’alcool avait coulé à flot il se serait fait «très entreprenant auprès de Charlotte», comme le souligne diplomatiquement Le Point. L’année suivante, la paysanne donne naissance à un fils.

Un homme qui, 61 ans après sa naissance, s’est présenté devant l’avocat parisien François Gibault avec ces mots «Maître, je suis le fils d’Hitler ! Dites-moi ce que je dois faire», comme le révèle le quotidien français. Conseillé par l’avocat et ses enfants, Jean-Marie Loret a finalement décidé de renoncer à faire reconnaître son lien filial avec Adolf Hitler.

Sage et prudente décision, surtout que plusieurs historiens s’accordent sur le fait que cette thèse du fils caché, développée par Werner Maser, historien allemand spécialiste d’Hitler, ne tient pas la route. Selon un article paru sur Rue 89, deux Belges, le journaliste Jean-Paul Mulders et un passionné d’histoire hitlérienne, Marc Vermeeren, auraient démontré que Jean-Marie Loret ne partage pas le chromosome Y commun à tous les parents masculins d’Hitler. Le fils caché d’Hitler n’a, donc, pas encore fini de faire parler de lui. (Newsnet)

24heures.ch le 17/02/2012

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Chagaev faisait des dons à la mosquée au nom de Xamax

Neuch_tel_Xamax

Le Matin

Par Olivier Habimana le 16/02/2012

Le journal L'Express/L'Impartial a publié jeudi matin une quittance établie par Islam Satujev, alors vice-président de Neuchâtel Xamax, en faveur d'une association islamique du canton de Neuchâtel.

Près de 15 000 CHF sont allés garnir les caisses du Centre islamique de Serrières. «Bulat et Islam faisaient un don de 50 ou 100 francs à la sortie», confirme le responsable du centre qui précise également que les deux hommes se rendaient à Serrières de temps en temps pour la prière du vendredi accompagnés de quelques joueurs également de confession musulmane. Le quotidien rappelle qu'au moment où les dons ont été faits les finances du club montraient déjà des signes inquiétants.

Et pourtant, l'argent offert à la mosquée de Serrières serait sorti des caisses de NE Xamax. Sous l'ère Bernasconi, le club n'a jamais versé de l'argent à une organisation religieuse, assure un ancien dirigeant.

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jeudi 16 février 2012

Coopération internationale: le Conseil fédéral continue de verser de l'argent sans contrepartie

UDC_logoUDC

Communiqué de presse de l'UDC du 15/02/2012

Le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui le message et le crédit-cadre de 11,35 milliards de francs pour la coopération internationale, c'est-à-dire la coopération au développement, la coopération technique ainsi que l'aide financière et humanitaire durant les quatre années à venir. L'UDC exige que le versement des fonds d'aide au développement soit soumis à la condition que les pays bénéficiaires participent à la lutte contre l'immigration illégale en Suisse et appliquent effectivement les accords de réadmission. Il n'est plus tolérable que la Suisse soit dupe d'Etats qui acceptent volontiers notre argent, mais qui refusent de coopérer lorsque la Suisse veut renvoyer des requérants d'asile ou des immigrants clandestins originaires de ces pays. Les intérêts helvétiques doivent davantage être pris en compte, aussi dans le domaine de la coopération internationale.

L'UDC soutient les bons offices de la diplomatie, du CICR et du Corps d'aide humanitaire. Elle exige cependant que l'aide au développement soit liée à la conclusion et l'application d'accords de réadmission par les pays bénéficiaires afin que la Suisse puisse renvoyer les requérants d'asile refusés. La Tunisie et la coopération avec les pays de l'est, comme par exemple l'Albanie, le Kosovo ou la Serbie, sont des exemples choquants à ce propos. En janvier 2012, la Suisse a enregistré 319 demandes provenant de la seule Serbie alors que le Conseil fédéral avait déclaré en avril 2009 déjà la Serbie "pays sûr", c'est-à-dire pays où il n'existe pas de menace de persécution. Le Conseil national a approuvé une intervention parlementaire de l'UDC demandant que le versement de fonds humanitaires soit soumis à la condition d'une coopération plus efficace dans le domaine de l'asile. La balle est maintenant dans le camp du Conseil des Etats qui examinera cette motion durant cette session de printemps.

L'UDC identifie également un grand potentiel d'économie en ce qui concerne le versement de fonds aux bureaucraties multinationales sujettes à la corruption et dont les activités manquent de transparence. Cela fait des années que l'UDC demande que la Suisse concentre son aide au développement au niveau bilatéral plutôt que dans des opérations multilatérales. Voilà la seule manière de vérifier l'utilisation des fonds alloués et de prévenir la corruption.

Il est proprement incompréhensible pourquoi le Conseil fédéral refuse de lier l'aide internationale à la défense d'intérêts concrets de la Suisse. Seuls les pays acceptant de coopérer doivent pouvoir bénéficier de notre aide.

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mercredi 15 février 2012

Cinq ans de relations tendues avec la Suisse

France_Suisse_supporterLe Matin

Les relations entre Nicolas Sarkozy et la Suisse n’ont pas été particulièrement ferventes ces cinq dernières années. Dès son élection, le président français a lancé l’assaut contre le secret bancaire helvétique, reprochant à Berne son laxisme dans la lutte contre l’évasion fiscale.

En octobre 2008, lors d’une conférence sur la fraude fiscale à Paris co-organisée par la France et l’Allemagne, l’attaque avait été amorcée par le ministre français du Budget d’alors, Eric Woerth, qui avait déclaré que «le secret bancaire est une relique du passé».

Les relations entre la France et la Suisse s’étaient dès lors tendues, la traditionnelle rencontre annuelle entre les présidents français et suisse n’ayant du reste pas eu lieu cette année-là. Les efforts de la diplomatie suisse pour favoriser une visite du président de la Confédération Pascal Couchepin à Paris étaient en effet restés vains.

En novembre, le premier ministre français François Fillon avait tout de même effectué une visite officielle de travail en Suisse, où il avait été reçu par M. Couchepin. A cette occasion, il avait assuré que «la Suisse n’est pas un paradis fiscal ni pour l’OCDE ni pour la France», tout en avertissant Berne qu’il était dans son intérêt de respecter les standards de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La liste grise de l’OCDE

En mars 2009, la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy- Rey avait insisté auprès de son homologue français Bernard Kouchner pour que la Suisse ne soit pas considérée comme un paradis fiscal, mettant en avant la décision du Conseil fédéral d’assouplir le secret bancaire. M. Kouchner avait qualifié cette mesure de «pas dans la bonne direction».

Un mois plus tard, après une réunion du G20 à Londres, l’OCDE avait néanmoins inclus la Suisse dans sa «liste grise» des pays s’étant engagés à respecter les standards internationaux mais ne les ayant pas substantiellement appliqués. Cette décision avait suscité une vive colère à Berne.

«Si le mouvement (initié par la Suisse) est terminé, la Suisse sera montée dans la liste blanche, sinon, elle sera descendue dans la liste noire», avait prévenu Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse à l’issue du G20.

L’affaire HSBC (HSBA 69.75 1.82%)

Fin août de la même année, le gouvernement français avait annoncé avoir obtenu 3000 noms de comptes détenus par des Français auprès de la filiale genevoise de la banque HSBC, des données dont il s’était avéré par la suite qu’elles avaient été volées par un ex- informaticien de l’établissement. La Suisse s’était alors insurgée contre l’utilisation de ces documents.

«Nous ne sommes pas là pour protéger les fraudeurs. Maintenant il y a des règles et elles doivent être respectées», avait rétorqué le président français, qui avait apporté son «soutien» à son ministre du Budget Eric Woerth.

Ce nouvel épisode avait rendu les échanges entre Berne et Paris encore plus houleux. En décembre, la Confédération avait décidé de bloquer la ratification par les Chambres fédérales de la nouvelle convention de double imposition récemment signée avec la France.

Accord à Davos

Afin de sortir de l’impasse, la présidente de la Confédération de l’époque Doris Leuthard avait rencontré Nicolas Sarkozy lors de Forum économique de Davos (WEF) en janvier 2010. Depuis 2007, aucune rencontre à ce niveau n’avait plus eu lieu. Parallèlement, le ministre des finances Hans-Rudolf Merz et la ministre française de l’économie Christine Lagarde s’étaient également rencontrées.

A l’issue de ces discussions, un accord avait été annoncé concernant l’affaire HSBC, accord qui se bornait à indiquer que Paris ne demanderait pas d’entraide administrative à la Suisse sur la base des fichiers volés. Ces documents avaient en outre été restitués à Berne.

De plus, il avait été convenu de reprendre le processus de ratification de la nouvelle Convention de double imposition.

En juillet 2010, Doris Leuthard avait rencontré Nicolas Sarkozy à Paris. Cette visite officielle de la présidente de la Confédération, avait été agendée dans un premier temps le 22 juin, jour du match de la Coupe du monde de football entre la France et l’Afrique du Sud. Mais elle avait été reportée en raison de «l’agenda» du président français, qui avait suivi le match.

«Un problème avec nous»

Lors de la rencontre avec Mme Leuthard, M. Sarkozy avait fait part de sa volonté de voir la Suisse intégrer les travaux préparatoires du G20, organisé par la France début novembre 2011 à Cannes. La Suisse est «un partenaire essentiel pour réformer le système financier international», avait affirmé M. Sarkozy.

Lors du sommet, auquel la Suisse n’avait finalement pas été invitée, Nicolas Sarkozy avait toutefois porté un nouveau coup à la Confédération, dénonçant ses «déficiences» en matière de fiscalité, malgré le fait qu’elle ne figure plus sur la liste des paradis fiscaux depuis septembre 2009. Les autorités helvétiques avaient vivement réagi à ces critiques.

La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey n’avait notamment pas pu cacher son agacement, affirmant à la TSR que «Nicolas Sarkozy a probablement un problème avec nous, je ne sais pas lequel». Elle avait indiqué avoir convoqué l’ambassadeur de France à Berne, pour lui signifier le «mécontentement» de la Suisse sur «cette manière de faire».

Autre pomme de discorde: l’accord fiscal dit «Rubik» que Berne souhaite conclure avec Paris, tout comme elle l’a fait avec Londres et Berlin en 2012. Depuis novembre 2010, Paris a fermé la porte à un cet accord qui permettrait aux Français concernés de conserver l’anonymat à condition de se mettre en règle avec le fisc.

lematin.ch le 15/02/2012

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mardi 14 février 2012

Le Conseil central islamique jugé indésirable en Argovie

Blancho_CCISLa Tribune de Genève

Après Bülach (ZH), la commune argovienne de Spreitenbach refuse à son tour la tenue du rassemblement «Islam Unity 2012» sur son territoire. Les autorités s’estiment «trompées» par la société de production mandatée par le Conseil central islamique suisse (CCIS), organisateur de l’événement.

Sur le formulaire adressé à la commune, cette entreprise a demandé la mise en location d’une place polyvalente pour un «événement privé organisé sous chapiteau par IMS Zurich», indiquent les autorités mardi.

Ces dernières, qui ont accepté la demande dans un premier temps, avaient compris que cette abréviation représentait une école d’informatique à Zurich, portant les mêmes initiales.

«L’exécutif communal se sent trompé par la société de production qui met la tente à disposition du CCIS», explique à l’ats le maire de Spreitenbach, Josef Bütler. Les autorités ont donc dénoncé le contrat de location passé avec cette firme, le rapport de confiance ayant été rompu.

Les manifestations réunissant plus de 1000 personnes nécessitent en outre une autorisation spéciale. Or, le rassemblement du Conseil central islamique, prévu le 25 février, doit accueillir 1800 participants. Aucune demande d’autorisation spéciale n’a pourtant été déposée, selon la commune.

Manifestation de protestation

Les organisateurs ne l’entendent pas de cette oreille. Selon eux, toutes les autorisations nécessaires ont été délivrées et le règlement de la police communale ne prévoit aucune demande d’autorisation spéciale.

Le CCIS maintient donc la tenue d’»Islam Unity» pour l’instant, écrit-il. Si l’autorisation devait lui être retirée, il organisera le même jour à Spreitenbach une manifestation «contre l’islamophobie et le racisme».

Cas précédents

La semaine dernière, le CCIS s’était vu refuser définitivement la location de la salle communale de Bülach (ZH) pour l’organisation d’»Islam Unity». Le tribunal de district a rejeté son recours contre la décision des autorités de la bourgade zurichoise.

L’exécutif de la ville avait justifié son refus en affirmant que le CCIS constitue un «groupement religieux extrême».

«Islam Unity» n’est pas la première réunion du CCIS à susciter la polémique. Il y a deux ans, le Volkshaus de Zurich avait refusé de louer une salle au prédicateur islamiste Pierre Vogel pour un symposium du CCIS.

L’Allemand avait déjà été interdit d’entrée en Suisse en raison de propos religieux haineux. Le président du CCIS, le Biennois Nicolas Blancho (photo) a lui été fortement critiqué pour avoir cautionné la lapidation en tant que châtiment.

tdg.ch le 14/02/2012

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En France voisine, ils votent Front national et ils assument

FN_pupitre

"Grande Rue, à Cluses, face à la mairie. Une voiture heurte une jeune femme engagée pourtant sur le passage piéton. Elle se relève un peu groggy et la hanche douloureuse. Le conducteur, loin de s’arrêter, appuie sur l’accélérateur. «Sale bougnoule!» crie la femme. Sa colère est pour le moins légitime mais pourquoi ne pas avoir lancé le traditionnel «sale chauffard!»?

«Je l’ai vu, il conduit presque allongé derrière son volant, les Arabes font tous ça, la nuit ils tracent à 150 et la police ne fait rien, par contre si je stationne à 22 heures devant la mairie, dans les dix minutes j’ai une amende.»

Cluses (18 000 habitants), à 50 km de Genève, est la quatrième ville de Haute-Savoie et celle où le Front national (FN) réalise ses plus gros scores départementaux. Les 40% sont parfois atteints lors des scrutins locaux. La crise a frappé la capitale du décolletage, le bassin de l’Arve enregistre 5300 sans-emploi. Le quartier populaire des Ewües abrite une population essentiellement d’origine maghrébine. Les grands-parents et les parents qui formaient le gros de la main-d’œuvre regardent de loin les jeunes livrés à une oisiveté «mauvaise», dit Abdelmalek. (…)

Insécurité, défiance et racisme, comme dans de nombreuses villes de France la situation joue pour l’extrême droite et Dominique Martin, le patron départemental du FN, conseiller municipal de Cluses et conseiller régional Rhône-Alpes. A deux mois de l’élection présidentielle où Marine le Pen est créditée de 15 à 20% des voix, l’élu est à la fois à Paris – il est l’un des bras droits de la candidate – et au pied des HLM de sa commune sitôt qu’il se passe quelque chose.

«La drogue circule, des vieilles dames se font jeter à terre et il y a du racket devant l’école catholique où mon fils est scolarisé», dénonce-t-il. Il poursuit: «On dit que cette région est calme, sans gros problème, plutôt nantie, allez voir la queue devant les Restos du Cœur!»

Eduqué en Suisse, au Petit-Lancy (GE), Dominique Martin envie l’UDC qui peut aller loin dans la provocation lors des campagnes électorales

«En France, on finirait en taule avec leurs affiches sur les minarets ou avec le mouton noir.» (…)"

Fdesouche via Le Temps le 14/02/2012


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