mardi 14 février 2012

En France voisine, ils votent Front national et ils assument

FN_pupitre

"Grande Rue, à Cluses, face à la mairie. Une voiture heurte une jeune femme engagée pourtant sur le passage piéton. Elle se relève un peu groggy et la hanche douloureuse. Le conducteur, loin de s’arrêter, appuie sur l’accélérateur. «Sale bougnoule!» crie la femme. Sa colère est pour le moins légitime mais pourquoi ne pas avoir lancé le traditionnel «sale chauffard!»?

«Je l’ai vu, il conduit presque allongé derrière son volant, les Arabes font tous ça, la nuit ils tracent à 150 et la police ne fait rien, par contre si je stationne à 22 heures devant la mairie, dans les dix minutes j’ai une amende.»

Cluses (18 000 habitants), à 50 km de Genève, est la quatrième ville de Haute-Savoie et celle où le Front national (FN) réalise ses plus gros scores départementaux. Les 40% sont parfois atteints lors des scrutins locaux. La crise a frappé la capitale du décolletage, le bassin de l’Arve enregistre 5300 sans-emploi. Le quartier populaire des Ewües abrite une population essentiellement d’origine maghrébine. Les grands-parents et les parents qui formaient le gros de la main-d’œuvre regardent de loin les jeunes livrés à une oisiveté «mauvaise», dit Abdelmalek. (…)

Insécurité, défiance et racisme, comme dans de nombreuses villes de France la situation joue pour l’extrême droite et Dominique Martin, le patron départemental du FN, conseiller municipal de Cluses et conseiller régional Rhône-Alpes. A deux mois de l’élection présidentielle où Marine le Pen est créditée de 15 à 20% des voix, l’élu est à la fois à Paris – il est l’un des bras droits de la candidate – et au pied des HLM de sa commune sitôt qu’il se passe quelque chose.

«La drogue circule, des vieilles dames se font jeter à terre et il y a du racket devant l’école catholique où mon fils est scolarisé», dénonce-t-il. Il poursuit: «On dit que cette région est calme, sans gros problème, plutôt nantie, allez voir la queue devant les Restos du Cœur!»

Eduqué en Suisse, au Petit-Lancy (GE), Dominique Martin envie l’UDC qui peut aller loin dans la provocation lors des campagnes électorales

«En France, on finirait en taule avec leurs affiches sur les minarets ou avec le mouton noir.» (…)"

Fdesouche via Le Temps le 14/02/2012


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lundi 13 février 2012

Stéphane Hessel ou la bonne volonté totalitaire

HesselCommentaires.com

Par Olivier Delacretaz le 13/02/2012

Dans la foulée de sa brochure Indignez- vous!, M. Stéphane Hessel a publié successivement Engagez-vous!1 et Le Chemin de l’Espérance.2 Ce dernier ouvrage, écrit en collaboration avec le philosophe Edgar Morin, propose rien de moins qu’«une voie politique de salut public» et «une nouvelle espérance». La structure générale de leur pensée politique est celle du principe de subsidiarité: le pouvoir est distribué selon une échelle qui va de l’individu au gouvernement mondial en passant par la famille, la commune, la région et la nation ou la confédération de nations. L’idée est que chaque niveau de pouvoir règle les problèmes qu’il maîtrise, les autres passant sous le contrôle du pouvoir supérieur et le pouvoir mondial ne s’occupant que des problèmes concernant la terre entière. A chaque niveau de décision, sauf tout en haut, coexistent donc une part d’autonomie et une part de subordination à l’ensemble supérieur.

La dérive presque inévitable du système, c’est le préjugé que le pouvoir le plus vaste, en d’autres termes le gouvernement mondial, est le plus compétent en toute chose. C’est donc lui qui décide souverainement des limites de l’action des échelons inférieurs. L’autonomie qu’il leur concède à bien plaire est de nature essentiellement exécutive. La subsidiarité dévalorise réellement les États, en particulier les petits États, même si MM. Hessel et Morin prétendent qu’elle préserve leur souveraineté.

Les auteurs dénoncent en vrac la spéculation capitaliste, la prolifération des armes de destruction massive, la dégradation de la biosphère, les abus de la technique, l’agriculture industrielle, le recours excessif aux énergies fossiles et nucléaire, l’industrie de la guerre, notre mode de vie dilapidateur, l’hyperbureaucratisation des administrations publiques et privées, l’hyperspécialisation, les relations de travail dégradées, la peur des responsabilités, la carence d’empathie, de sympathie et de compassion, l’absence de courtoisie entre voisins et de compréhension dans les familles, la solitude, la croissance de la xénophobie, le stress sous toutes ses formes, la consommation effrénée de drogues, d’anxiolytiques et d’antidépresseurs, l’alcoolisme, etc.

Vers de nouveaux abîmes…

La liste des méfaits de la modernité s’étend sur plusieurs pages et se termine par un appel solennel et urgent (les intellectuels adorent invoquer l’urgence, car cela fait courir dans leurs veines le frisson de l’action directe): La conjonction de l’aggravation de la crise de civilisation, de la crise de société et de la crise économique aggrave les périls. Les lézardes sociales deviennent cassures, l’exclusion s’accroît, nous allons comme des somnambules vers des désastres que l’on pressent mais qui demeurent encore imperceptibles. […] La crise actuelle exacerbe tout ce qui est ruptures, peurs, haines, et nous achemine vers de nouveaux abîmes.

D’où, concluent-il, l’urgence d’une autre pensée et d’une autre politique en tous les domaines. «Autre» peut-être, mais en tout cas de gauche, on le voit en fin de volume où ils en appellent à une régénérescence à partir des quatre sources qui alimentent la gauche: la source libertaire, qui se concentre sur la liberté des individus, la source socialiste, qui se concentre sur l’amélioration de la société, la source communiste, qui se concentre sur la fraternité communautaire. En guise de quatrième source, ils annexent l’écologie, laquelle nous semble plutôt religieuse et conservatrice, voire réactionnaire, que laïque et progressiste, mais nos auteurs se placent à un niveau de généralité qui ignore de telles distinctions.

Le Café du commerce équitable

La source du mal, c’est l’individualisme. Le bien, c’est la solidarité avec autrui, en particulier les faibles, les immigrés, les jeunes. C’est aussi la solidarité de l’humanité avec la terre qui la porte et la nourrit. Il faut donc ressusciter les solidarités et faire reculer l’égoïsme. Il faut renverser l’hégémonie du quantitatif sur le qualitatif, viser l’épanouissement des autonomies tout en les insérant dans des communautés. Il faut se préoccuper non seulement du survivre (c’est-à-dire des obligations sans joies ni bonheur), mais aussi du vivre.

Il faut prévoir une «décompétitivisation» générale ainsi qu’une réforme «débureaucratique» qui dérobotiserait les travailleurs des administrations et des entreprises. Il faut donner initiative et souplesse aux fonctionnaires et employés.

Il faut réduire les espaces publicitaires. Il faut démanteler l’agriculture industrielle au profit de la production fermière de proximité. Il faut réanimer les villages par l’installation du télétravail, du retour de la boulangerie, du bistrot, de la poste, de l’école primaire, l’entretien des routes vicinales et le maintien des transports collectifs.

Dans la perspective d’une politique économique sociale solidaire cadrée par l’éthique économique, les auteurs prônent l’encouragement aux coopératives et mutuelles de production et de consommation, aux associations et métiers de solidarité, aux banques d’épargne solidaire et de micro-crédit. Il faut supprimer les intermédiaires prédateurs. Enfin, de grands travaux d’infrastructures créeront des emplois, abaisseront drastiquement le chômage et relanceront l’économie.

C’est le Café du commerce équitable ! En aucun moment on n’a le sentiment de s’élever à la politique et de dépasser l’énumération fatrasique de ce qui est souhaitable selon la bien-pensance rose et verte.

Le lecteur aura remarqué ce crépitement continu de «il faut», de «on doit», de «on fera».  Mais, qui est ce «on» qui «doit»? Où est ce «il» qui «faut»? C’est la question politique essentielle.

Pour les auteurs, il s’agit d’une batterie d’organismes qui prendraient en charge la totalité des problèmes qui se posent aux individus, aux familles, aux entreprises et à la société, y compris les problèmes moraux. Ainsi, des «Maisons de la Fraternité» regrouperaient toutes les institutions publiques ou privées à caractère solidaire existant déjà […] et comporteraient de nouveaux services voués à intervenir d’urgence auprès des victimes de détresses morales ou matérielles, à sauver du naufrage les victimes d’overdose non pas seulement de drogues, mais aussi du mal-être et du chagrin. Un «Service civique de la fraternité» serait chargé sur le plan international de s’occuper des victimes des désastres collectifs. Un «Conseil d’État éthique» programmerait un enseignement de la bienveillance confucéenne pour tous ceux qui voudraient embrasser une carrière publique.

Un «Office public de la consommation» éduquerait les consommateurs (et introduirait l’enseignement de la consommation dans le cycle secondaire), veillerait à la qualité des produits et au contrôle des publicités (et) susciterait l’union des associations existantes en une «Ligue nationale des consommateurs».

L’État partout

Un «Conseil permanent de lutte contre les inégalités» serait notamment chargé de veiller à l’élévation des revenus les plus bas et à l’abaissement des revenus les plus hauts, ainsi que de conduire une politique intensive de construction de logements. Un «Observatoire des inégalités» ferait annuellement ses recommandations3. Un «Conseil permanent chargé d’inverser le déséquilibre» s’occuperait de la relation capital-travail. Un «Conseil permanent traitant des transformations sociales et humaines», règlerait les problèmes sociaux résultant de la pollution. Dans Engagez-vous!, M. Hessel propose encore la création d’une OME, Organisation mondiale pour l’environnement, à laquelle se plieraient l’OMC et le FMI.

Quel que soit le problème qui se pose, MM. Hessel et Morin apportent une seule et unique réponse: l’État, et de préférence l’État mondial. «Il faut», c’est lui. «On doit», c’est lui. «On fera», c’est encore lui. Les divers Conseils, Observatoires, Offices, Services, Maisons, c’est toujours lui. C’est lui qui va faire reculer l’égoïsme, éduquer les consommateurs, promouvoir les PME, rapatrier les boulangers, réhumaniser les villes, abaisser les salaires excessifs et relever les salaires de misère, assainir les nappes phréatiques, réduire la compétitivité tout en maintenant la concurrence, juguler la spéculation, supprimer les paradis fiscaux, renverser l’hégémonie du quantitatif sur le qualitatif et tout et tout.

Nos deux auteurs font de jolies bulles avec des mots qui émeuvent. Mais ils évitent toute considération de fond sur la nature ambiguë du pouvoir, sur ses connivences étroites avec le mal et sur les risques monstrueux que sa concentration fait courir aux peuples. Pas la moindre évocation non plus de cet autre étatisme mondialiste et centralisateur que fut le marxisme soviétique. Lui aussi prétendait déjà tout régler et planifier d’en haut pour le bien de tous. Comme celle des pays communistes, la «voie politique de salut public» de MM. Hessel et Morin est pavée de bonnes intentions. On sait d’expérience où elle conduit.

* La Nation

1. Engagez-vous!, entretien avec Gilles Vanderspooten, 71 pages plus des annexes, 2011, les Editions de l’Aube.
2. Le Chemin de l’Espérance, en collaboration avec Edgar Morin, 61 pages, 2011, Librairie Arthème Fayard.
3. Appel du 19 octobre 2011 lancé par les auteurs sur Mediapart.

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dimanche 12 février 2012

L'immigration repart à la hausse en Suisse

passeport_suisseLa Tribune de Genève

Quelque 75'000 personnes ont élu domicile en terres helvétiques. La plupart d'entre elles sont originaires d'Etats membres de l'Union européenne (UE).

C'est la première fois depuis deux ans que l'immigration croît à nouveau, a indiqué dimanche Michael Glauser, porte-parole de l'ODM, confirmant une information publiée par la NZZ am Sonntag.

L'introduction en mai 2011 de la totale liberté de circulation pour huit nouveaux Etats membres de l'UE a provoqué une augmentation modérée de l'immigration des ressortissants de ces pays en Suisse.

Selon Michael Glauser, 4700 ressortissants hongrois, polonais, slovaques, slovènes, tchèques ou originaires des pays baltes se sont établis en Suisse l'an dernier. Roumains et Bulgares ne bénéficient pas de la mesure.

La majorité des immigrés en 2011 proviennent toujours des «anciens» membres de l'UE, a précisé le porte-parole. Selon le moniteur de l'immigration de l'ODM, 1,77 million d'étrangers vivaient en Suisse en décembre 2011, soit 3% de plus qu'à fin 2010.

(ats/Newsnet)

tdg.ch le 12/02/2012

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jeudi 9 février 2012

Les douaniers travailleront sans renforts

Fronti_re_Gen_ve20 minutes.ch

Les gardes-frontière genevois ne feront bientôt plus appel à des renforts venus de toute la Suisse. Dès 2013, ils disposeront d'un effectif «local» de 342 personnes, soit le nombre exact d'hommes que la Confédération attribue dans son budget au canton de Genève.

Le fait de ne plus devoir recourir à des renforts pour combler le fossé qui séparait jusqu'à présent l'effectif réel des gardes-frontière genevois de l'effectif autorisé par Berne va faciliter le travail des troupes, n'a pas caché mercredi devant la presse le commandant des gardes-frontière VI, Claude Meylan.

Les renforts envoyés chaque année depuis 2009 à Genève ne connaissent bien souvent pas le terrain et sont de ce fait affectés de préférence à des tâches administratives plutôt que d'être intégrés dans des patrouilles. La barrière des langues entraîne aussi des problèmes de compréhension entre les hommes.

Dès 2013, la donne va changer. «Nous voyons enfin le bout du tunnel», a souligné M. Meylan. Il sera beaucoup plus facile pour la conduite et l'engagement des troupes d'avoir des hommes attribués uniquement à Genève, a relevé Jérôme Coquoz, directeur des douanes du IIIe arrondissement.

(ATS)

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mercredi 8 février 2012

Réchauffement climatique ?

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Photo prise début février à Genève sur les bords du lac Léman (AFP)

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mardi 7 février 2012

Les musulmans de Suisse organisent leur «parlement»

Blancho_224 Heures

Comme décidé il y a près d’un an, les organisations préparent l’élection d’une sorte de parlement représentatif de tous les musulmans vivant en Suisse.

En arabe, Umma signifie «communauté de tous les musulmans». Pour l’heure une commission composée de spécialistes en droit public et de juristes islamiques planche sur les statuts en veillant à respecter le droit fédéral et les législations cantonales.

Ses travaux devraient être prêts d’ici l’été, a dit mardi Farhad Afshar, président de la Coordination des organisations islamiques de Suisse (KIOS).

Election-test

Une élection-test est envisagée à l’automne à Bâle-Ville. Le KIOS et son partenaire, la Fédération des organisations islamiques de Suisse (FOIS) ont choisi ce canton parce qu’il s’agit d’un petit territoire avec une forte présence musulmane, a précisé Farhad Afshar.

Si tout se passe bien, des élections au niveau suisse pourraient se dérouler à l’hiver prochain. Tout musulman domicilié en Suisse, quelque soit sa nationalité, pourra être candidat dès lors qu’il accepte les statuts, souligne le président du KIOS.

Représentatif des quelque 400’000 musulmans de Suisse, Umma permettrait à ces derniers de parler d’une seule voix et de transmettre leurs demandes aux instances politiques suisses, voire aussi de donner des recommandations lors de votations.

En s’unissant, les associations visent à être mieux reconnues par l’Etat et par la population. Le manque d’infrastructures islamiques et l’enseignement religieux constituent les principaux problèmes auxquels les musulmans sont confrontés, selon M. Afshar.

Séparation Eglises-Etat

Ce dernier n’attend pas que l’Etat intervienne dans la création d’une faîtière musulmane. Il respecte la séparation claire entre Eglises et Etat qui prévaut en Suisse. Chef du Service de lutte contre le racisme au Département fédéral de l’intérieur (DFI), Michele Galizia ne dit rien d’autre. Le dialogue avec la communauté musulmane entrepris en 2009 par la Confédération n’a pas lieu avec les organisations, mais avec la société civile, avec la population musulmane de Suisse, religieuse ou laïque, suisse ou étrangère.

Il va se pousuivre en 2012. «Nous inviterons nos partenaires à réfléchir à la mise en oeuvre aux niveaux cantonal et communal du document finalisé par consensus fin 2011», ajoute Michele Galizia.

Ce dernier ne partage pas l’analyse de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Dans son rapport publié mardi, l’OSCE affirme que le fait que les musulmans reconnaissent leur incapacité à créer une organisation faîtière ne devrait pas être une excuse à l’inaction du gouvernement.

Affaire des cantons

Le dialogue avec les communautés religieuses n’est pas l’affaire de Berne, mais des cantons. La Confédération ne fait pas du tout pression sur les musulmans pour qu’ils se fédèrent. Elle ne le demande pas non plus aux chrétiens.

Quand les experts de l’OSCE évoque l’incapacité des organisations musulmanes de Suisse à se fédérer, ils se réfèrent au Conseil central islamiste suisse (CCIS) de Nicolas Abdullah Blancho (photo). Le CCIS a du reste été parmi les premiers interlocuteurs qu’ont rencontrés les experts de l’OSCE, a précisé Abdullah Blancho.

Le CCIS a connaisance de l’idée de créer un Umma depuis 2009, a précisé Abdullah Blancho. «Mais nous n’avons pas été informés sur les détails de mise en oeuvre de ce projet, et nous ne voyons pas comment il pourrait être réalisé, vue que les organisations ne posèdent ni les moyens financiers, ni les structures nécessaires pour appliquer un tel projet».

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dimanche 5 février 2012

Trois arrestations après une course-poursuite

Police_Lausannoise20 minutes.ch

Trois hommes, soupçonnées de cambriolage, ont été arrêtés par la police vendredi dans l'est lausannois après une course-poursuite. Un quatrième cambrioleur a pu s'échapper. Les quatre hommes ont pris la fuite en voiture lors d'un contrôle d'identité. Le coffre du véhicule contenait du matériel volé.

Une patrouille a entrepris un contrôle à Lutry, a indiqué samedi la police cantonale vaudoise. Le conducteur de la voiture à plaques belges a alors pris la fuite en direction de Lausanne. Une course- poursuite s'en est suivie, au cours de laquelle la vie d'un policier et d'autres usagers de la route a été mise en danger.

Poursuite à pied

Alertées, d'autres patrouilles ont participé à l'opération. La voiture pourchassée s'est arrêtée à Pully. Les trois passagers ont pris la fuite à pied alors que le conducteur a pu être arrêté immédiatement.

Les policiers ont poursuivi les fuyards à pied et un policier a tiré deux coups de feu d'intimidation en direction du sol. Deux des trois suspects ont pu être arrêtés, dont un en gare de Lausanne. Le coffre de la voiture contenait de nombreux objets provenant de cambriolages d'appartements. Les investigations ont permis d'établir l'ensemble de leurs activités délictueuses.

Instruction judiciaire ouverte

Les hommes interpellés, âgés de 32 à 35 ans, sont deux Algériens et un Irakien domiciliés en Belgique. Les recherches se poursuivent pour tenter d'interpeller le quatrième individu. Une instruction judiciaire a été ouverte et les trois suspects seront présentés au Tribunal des mesures de contrainte en vue de leur détention provisoire pour les besoins de l'enquête.

(ats)

 

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dimanche 29 janvier 2012

Les cantons incités à ouvrir des centres

Centre_d_asile_suisse20 minutes.ch

L'Etat incite les cantons à ouvrir de nouveaux centres pour requérants d'asile, en tablant sur des mesures de compensation. Les cantons coopératifs pourraient recevoir plus d'argent. Une proposition que Simmonetta Sommaruga veut «prendre en compte».

«Nous avons déjà un modèle de compensation, mais il est possible qu'il soit adapté», a déclaré la conseillère fédérale dans une interview à la «SonntagsZeitung». Ce sera fait en consultation avec les cantons.

Ce que confirme Margrith Hanselmann, secrétaire générale de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales: «La CDAS examine conjointement avec la Conférence des chefs des départements de justice et police (CLDJP) et l'Office fédéral des migrations comment l'Etat peut compenser les places en plus créées par les cantons.»

Plusieurs modèles

Plusieurs modèles sont étudiés. Théoriquement, les cantons qui ouvrent des centres d'hébergement d'urgence ou des centres d'accueil de la Confédération pourraient recevoir plus d'argent, selon Margrith Hanselmann. Et d'ajouter que ces cantons pourraient aussi être déchargés, en ne devant plus accueillir les requérants d'asile en procédure ordinaire.

«Une politique réunissant la migration et les affaires étrangères» est impérative, a également remarqué la ministre du département de justice et police (DFJP) au journal «NZZ am Sonntag». Le renvoi des requérants devra être «plus fortement lié à la coopération pour le développement et aux accords économiques».

Alcool interdit

En attendant de les renvoyer, des mesures sont prises à l'encontre des requérants d'asile «récalcitrants», a annoncé à l'ats Joachim Gross, porte-parole de l'Office fédéral des migrations, confirmant une information du journal «Sonntag».

Depuis quelques semaines, des mesures préventives ont déjà été prises dans les centres d'enregistrement et de procédure de la Confédération, à Chiasso (TI) et Kreuzlingen (TG), selon Joachim Gross. Une interdiction totale d'alcool a par exemple été décidée et les requérants revenant de l'extérieur sont fouillés, a-t-il précisé.

Les dossiers prioritaires de la politique d'asile de Simonetta Sommaruga concernent en ce moment principalement la Tunisie, l'Algérie, le Nigeria et les Balkans, a précisé la conseillère fédérale.

20min.ch le 29/01/2012

 

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vendredi 27 janvier 2012

«Nous resterons dans le château fort pour le défendre»

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La Tribune de Genève

Par Xavier Alonso le 27/01/2012

C’est demain samedi à Berg, dans le canton de Thurgovie, que l’Assemblée des délégués de l’Union démocratique du centre (UDC) doit trancher. Le premier parti de Suisse va-t-il veut-il rester au Conseil fédéral ou claquer la porte?

La question prégnante après le fiasco UDC du renouvellement du Conseil fédéral le 14 décembre dernier ne semble pourtant plus d’actualité. Bien qu’Ueli Maurer a déjà dit qu’il respecterait la décision du parti et démissionnerait le cas échéant.

«La position du groupe parlementaire UDC aux Chambres fédérales est quasi-unanime. Nous devons rester dans le gouvernement», réaffirme Guy Parmelin, le tout nouveau vice-président de la «fraction» UDC.

En effet, les élus fédéraux UDC ont déjà émis un préavis pour rester au Conseil fédéral lors d’une séance fin décembre. «Sans doute, certains militants exprimeront un avis contraire lors de l’Assemblée des délégués. Mais l’opinion majoritairement exprimée par la base nous dit: ne faites surtout pas cette erreur», résume Guy Parmelin. «Vu le caractère de notre base, le plus indiqué est de ne pas renoncer à la moindre parcelle de pouvoir», quittance Oskar Freysinger.

Le conseiller national valaisan était pourtant l’un des tenants d’une politique jusqu’au-boutiste. «Nous ne sommes pas un parti révolutionnaire qui veut tout changer. Au contraire, nous sommes un parti institutionnel, le dernier garant de la souveraineté suisse mis à mal par les autres. C’est comme si on se plaçait à l’extérieur du château pour défendre la place forte», image Oskar Freysinger.

L’UDC dans l’opposition, pour marquer son mécontentement de n’avoir pas obtenu gain de cause dans sa quête d’un deuxième siège UDC au gouvernement, marquerait de fait le passage à un gouvernement de coalition centre droit – gauche. «L’alternance est un système qui existe dans de nombreux pays qui nous entourent et force est de constater qu’ils fonctionnent moins bien que nous», nuance Oskar Freysinger.

De fait, les élus UDC ont déjà rôdé leur discours et intégré la nouvelle donne. «Rester au Conseil fédéral, même avec un seul représentant alors que nous aurions droit à deux, nous donne certains avantages», analyse Guy Parmelin.

«Nous disposons d’informations essentielles sur les dossiers en préparation. Nous pouvons essayer de peser sur les orientations au Conseil fédéral. Mais si les compromis élaborés sont par trop éloignés de notre ligne politique, nous avons une légitimité entière pour attaquer les décisions du Conseil fédéral. Le Parlement a décidé de nous marginaliser: nous sommes ainsi nettement moins liés politiquement et pourrons garder notre ligne dure», avance Guy Parmelin. (Newsnet)

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dimanche 22 janvier 2012

Adrian Amstutz présidera le groupe parlementaire UDC

Amstutz_UDC_BerneLa Tribune de Genève

Le conseiller national bernois Adrian Amstutz, 58 ans, sera dès dimanche le nouveau président du groupe parlementaire UDC.Ce représentant de la droite dure a été élu samedi au 4e tour de scrutin avec 28 voix, contre 23 pour Luzi Stamm (AG). Il succède à Caspar Baader (BL).

L’élection pour la première moitié de la législature (2012-2013) par les 62 membres du groupe parlementaire «n’était pas un exercice alibi. La discussion a été intense et bonne», a déclaré Adrian Amstutz devant les médias à Berne. «Si j’avais été élu à l’unanimité, ça aurait été un mauvais signal», contraire à la démocratie.

Le conseiller national n’a pas souhaité présenter un programme pour les deux ans à venir. «Vous me jugerez sur mon travail». Le point fort de la session parlementaire de ce printemps sera la discussion sur la Banque nationale suisse (BNS), a-t-il toutefois lâché. Et de citer aussi les questions énergétiques, migratoires et les assurances sociales.

Après avoir passé dix ans à la tête du groupe, Caspar Baader, également partisan de la ligne blochérienne, a symboliquement passé le témoin à son successeur. «Tu devras être à la fois un coureur de marathon, d’obstacles et de relais», a-t-il dit à Adrian Amstutz.

Mauvaise maîtrise du français

Luzi Stamm a affirmé qu’il n’était absolument pas déçu. L’élection d’Adrian Amstutz est «excellente». Comme lui-même, le Bernois est «un politicien fidèle à la ligne de l’UDC», a dit l’Argovien. Seul son style et son rapport à la Suisse romande et au Tessin le différencient du nouveau président du groupe, a ajouté Luzi Stamm.

Alors que Caspar Baader s’exprimait correctement en français, le Bernois rechigne à parler dans la langue de Molière.

Outre Luzi Stamm, Pirmin Schwander (SZ) et Jürg Stahl (ZH) briguaient la présidence du groupe. Les élus qui ont critiqué les cadres du parti après la défaite de l’UDC aux élections fédérales, l’affaire de l’ex-candidat au Conseil fédéral Bruno Zuppiger et la stratégie lors du renouvellement du gouvernement n’étaient pas en lice.

Pas de division

«On ne peut pas parler de division» au sein du parti, a estimé Adrian Amstutz. Les élus sont d’accord sur 99% des thèmes et tout le monde peut s’exprimer ouvertement, selon lui. Le Bernois entend encourager cette discussion.

Adrian Amstutz a accédé au Conseil national en 2003 et siège à la vice-présidence du parti suisse depuis 2008. En mars dernier, l’entrepreneur de Sigriswil et président central de l’Association suisse des transports routiers (ASTAG) avait été élu au Conseil des Etats lors d’une élection complémentaire. Mais ce succès a été de courte durée puisqu’il a été battu en novembre par le socialiste Hans Stöckli.

Guy Parmelin vice-président

Le groupe parlementaire a aussi élu samedi quatre vice-présidents pour la première moitié de la législature (2012-2013). Seul romand, le Vaudois Guy Parmelin succède à Jean-François Rime (FR). Natalie Rickli (ZH) et Peter Spuhler (TG) remplacent Bruno Zuppiger (ZH) et Hansruedi Wandfluh (BE), qui ne se représentaient pas. La sortante Yvette Estermann (LU) est reconduite. Tous les âges, les régions et les langues sont représentés, s’est réjoui Caspar Baader.

Les élus ont par ailleurs décidé que le président du groupe du Conseil des Etats, actuellement Alex Kuprecht, sera à l’avenir aussi vice-président du groupe UDC. Le règlement sera modifié en ce sens.

Le groupe a aussi désigné pour les années 2012/2013 les sept membres de son comité. La genevoise Céline Amaudruz, le Bernois Albert Rösti, le Zurichois Jürg Stahl et le Soleurois Walter Wobmann rejoignent les sortants Sylvia Flückiger (AG), Pirmin Schwander et Luzi Stamm.

(ATS/Newsnet)

tdg.ch le 21/01/2012

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