Agriculture 5

La multiplication des mouvements de colère des agriculteurs un peu partout dans notre pays est le reflet d’une crise agricole sans précédent qui puise ses racines dans des décennies de politique européenne destructrice.

Un système inadapté et nocif pour l’agriculture française

Cette crise est d’abord celle de la concurrence déloyale massive qui frappe avec une particulière sévérité les filières de l’élevage. Le marché français est ainsi inondé de produits étrangers qui tirent les prix vers le bas, ce qui interdit aux producteurs de simplement pouvoir vivre de leur travail. En cause : les fermes usines en Allemagne et leurs bataillons de travailleurs détachés, les coûts dérisoires de la main d’œuvre dans les pays du sud de l’Europe et les distorsions des conditions de production à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Union européenne.

Cette crise est ensuite celle de la bureaucratie coupée des réalités, avec ses normes sans cesse mouvantes et intenables pour les petites exploitations. Ces dernières meurent de ne pouvoir s’adapter et se font imposer le passage d’une agriculture de taille humaine à une agriculture intensive, qui fait le malheur des hommes, des bêtes et de la nature.

A ces difficultés systémiques viennent s’ajouter des inepties politiques tels que l’embargo russe ou l’interdiction de l’étiquetage mentionnant l’origine des produits.

Cette crise, profonde, nécessite à présent une réponse de grande ampleur des pouvoirs publics. Il faut résoudre la crise agricole à sa base.

Les aides financières sont trop faibles, n’arrivent pas toujours aux agriculteurs et risquent la censure de Bruxelles.

Il faut définitivement tourner le dos à un système qui est en train de broyer notre modèle agricole et de détruire, au sens propre, des vies humaines. La France, hier encore première puissance agricole d’Europe, sous le coup d’une politique européenne soutenue et mise en œuvre par l’ex-UMP et le PS, est en train de perdre cet atout stratégique et vital pour un pays.

L’urgence d’un nouveau modèle

Les agriculteurs français ne réclament que de pouvoir vivre de leurs productions, il est donc nécessaire :
de pratiquer une forme intelligente de protectionnisme agricole pour permettre aux filières en péril de se rétablir.
de limiter l’afflux de produits étrangers,
de mettre en place l’étiquetage obligatoire,
de favoriser l’accès des producteurs nationaux aux marchés publics,
de valoriser nos productions nationales,
d’aider à l’innovation agricole

Sans ce protectionnisme et ce patriotisme économique, rien ne pourra être résolu !

Prenons le contrepied du modèle européen actuel ainsi que du projet de Traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis !

Mobilisons-nous pour nos agriculteurs et demandons d’urgence un nouveau modèle agricole pour sauver la paysannerie française !

Signez la pétition sur le site du Front National